Malgré le rebond de l’inflation, malgré une croissance économique robuste, les taux de rendement de l’épargne restent proche de 0%.

Il y a quelques jours, Generali expliquait même que le rendement 2021 du fonds euros pourrait approcher 0.50% en 2021. Voilà ce que c’est l’euthanasie des épargnants.

Les épargnants sont les victimes de la situation actuelle et seront probablement les véritables payeurs de la pandémie. Pas besoin d’augmenter les impôts pour solvabiliser les états. Ce sont les épargnants avec la faiblesse des taux de rendement qui vont payer.

Maintenir des taux d’intérêt suffisamment bas pendant très longtemps dans un environnement économique dynamique est bien plus efficace pour effacer la dette excessive, et faire payer les excès aux épargnants.

Nous vivons dans une drôle de période caractérisée par :

  • Des taux d’intérêt excessivement faibles (même si ces derniers ont tendance à augmenter depuis quelques jours – Le taux de l’OAT 10 est passé de -0.05% à +0.12% ce matin) ;
  • Une croissance économique de rattrapage très forte estimée à plus de 6% pour 2021 et encore 4% en 2022 après une baisse de 7.9% en 2020. Une croissance économique post Covid-19 qui n’aura pas le même visage qu’avant : Relocalisation, remise en cause des excès de la mondialisation, développement durable, …
  • Une inflation anticipée à 1.40% pour l’année 2021, mais des hausses de prix qui peuvent laisser penser qu’elle pourrait être plus forte dans les prochains mois. (du fait même de cette nouvelle croissance plus locale et plus écologique).

Nous vivons une situation idyllique pour le financement de la dette publique et la croissance économique :

  • Des taux incroyablement faibles qui réduisent le coût de l’investissement et ne sont pas de nature à freiner les envies d’investir; et en même temps, une réglementation stricte sur l’octroi des crédits immobiliers pour éviter que ces taux bas ne soient à l’origine d’une bulle immobilière dont l’éclatement serait un désastre ;
  • Une croissance économique forte qui donnent l’envie d’investir ; C’est le retour de l’espérance avec deux années de pandémie ;
  • Et une inflation encore faible et affirmée comme « temporaire » qui permet de justifier les taux excessivement bas qui alimentent la machine économique.

Bref, les acteurs de l’économie s’enrichissent, l’économie dispose du carburant nécessaire pour accélérer la croissance économique, l’état rembourse sa dette sans effort … et ce sont les épargnants qui s’appauvrissent en subissant des taux de rendement de leur épargne très inférieur au taux de croissance de l’économie.

Cette situation est idéale et les états vont essayer de la prolonger le plus longtemps possible. Nous sommes dans un cercle vertueux pour la croissance économique qui faut entretenir pour qu’il se prolonge le plus longtemps possible.

Depuis 2008, nous vivons dans la tristesse d’une économie sclérosée dans la déflation et dans une croissance économique faible. Une situation qui n’est pas tenable tant l’impact sur l’ordre social et le vivre ensemble est devenu impossible à gérer.

Nous vivons l’euthanasie des épargnants en direct.

Période insupportable pour l’épargnant dont l’argent n’est pas investi dans l’économie, mais bienheureuse pour les actifs (entreprises et autres salariés) qui profitent pleinement de la situation pour s’enrichir.

L’inflation, c’est l’augmentation généralisée des prix, mais c’est surtout le symptôme d’une économie dynamique dans laquelle l’offre n’arrive pas à satisfaire la demande. C’est le symptôme heureux d’une économie en pleine forme.

Nous devons nous en réjouir.

Bien évidemment, l’inflation et donc le dynamisme de la croissance économique devra être contrôlée pour éviter un dérapage non souhaitable, mais pour le moment les forces déflationnistes sont tellement fortes qu’il n’y a vraiment pas urgence.

L’euthanasie des épargnants ne fait que commencer.

Un redressement durable de l’inflation qui justifierait une hausse des taux d’intérêt raisonnable.

Pour le moment, tous affirment que l’inflation est temporaire. Cette affirmation est indispensable pour justifier une maintien des taux au plus bas malgré une situation économique qui mériterait une hausse des taux.

Plus l’écart entre l’inflation+ croissance économique et les taux d’intérêt est grand, plus l’euthanasie des épargnants est forte… et plus les emprunteurs s’enrichissent sans effort.

Lorsque l’inflation sera annoncée comme « durable », les taux augmenteront mécaniquement, réduisant ainsi la puissance du cercle vertueux dont nous avons tant besoin dans cette période d’après crise.

Pour autant pas de panique. Les taux resteront faibles. L’objectif est de maintenir les taux d’intérêt à un niveau inférieur à l’inflation. Une éventuelle hausse des taux d’intérêt ne sera pas catastrophique dès lors que les taux restent inférieurs à l’inflation.

Les taux d’intérêts réels négatifs sont une source d’enrichissement puissant pour les entreprises et les états.

Bref, tout va bien pour la croissance économique et les acteurs endettés comme le sont structurellement les états et les entreprises.

En revanche, nous entrons dans une longue période complexe pour les épargnants qui risquent de s’appauvrir lentement et surement. Les épargnants sont les victimes de ce cercle vertueux favorable à l’économie.

Il est urgent de modifier en profondeur votre stratégie d’épargne comme nous vous l’expliquions sans relâche depuis 2016 « Pour ne pas subir les taux d’intérêt négatifs, il faut s’endetter et investir… » ou encore « L’épargne est une erreur, débarrassez vous en avant qu’il ne soit trop tard !« 

Depuis plus de 5 ans, nous vous expliquons ce qui est en train de se passer !

Il n’est pas encore trop tard pour agir.

A suivre.

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