Au début de l’année 2018, avant même le lancement de cet interminable grand débat, nous vous avons proposé deux textes engagés dans lesquels je vous faisais part de mon inquiétude devant « l’étrange défaite » qui se profilait.

Ces articles, je vous invite à les relire :

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A l’époque, je vous faisais part de l’analyse suivante sur le mouvement des #giletsjaunes : Il s’agit, et dans le prolongement d’un mouvement mondial illustré par le Brexit, ou l’élection de TRUMP, d’une crise sociétale puissante de remise en cause d’une société au service d’une économie néo-libérale qui met la priorité sur le libre échange, la mondialisation, l’accumulation des richesses des quelques uns au détriment de l’intérêt général.

L’économie qui ne doit être qu’un moyen a service de l’intérêt général et du commun, est devenue une finalité que le commun doit servir. Le populisme des #giletsjaunes vient simplement rappeler l’ordre des choses d’une économie qui doit redevenir au service de la vie de la cité.

C’est alors que devant la réaction budgétaire du gouvernement et du président Emmanuel MACRON, nous vous avions fait part de notre grande déception. Le gouvernement ne semblait pas entendre cette demande de changement de logiciel politique et avait alors apporté une réponse d’expert-comptable construite sous forme de bricolage budgétaire qui consistait à augmenter la solidarité nationale dans un pays qui en crève, augmenter l’impôt des uns pour financer la hausse des aides sociales des autres.

Cette mascarade budgétaire n’est pas la solution ; Augmenter les impôts de ceux qui en payent déjà de trop, ne réglera pas la situation ; Augmenter les aides sociales de ceux qui demandent juste de pouvoir vivre correctement de leur travail, ne réglera pas la situation ; Réduire les dépenses publiques publiques en réduisant les services publiques ne réglera pas la situation.

La seule solution, c’est d’accepter de remettre en cause le dogme néolibéral et les excès de mondialisation qui détruisent la vie de la cité. S’entêter à imposer ces dogmes contre la volonté profonde des peuples aura pour conséquence de favoriser l’extrémisme (qu’il ne faut pas confondre avec le populisme). Nous vivons un moment de remise en cause de la mondialisation excessive, une remise en cause d’une forme de capitalisme de connivence que nos gouvernants doivent accompagner ; Il est vain de lutter contre la mutation de la société, il faut l’accompagner.

Nous devons entrer dans une nouvelle ère d’innovation politique dans laquelle nos gouvernants démocrates se libéreront de leurs dogmes néo-libéraux et mettront l’économie au service du bien commun et non le bien commun au service de l’économie. La société évolue, les gouvernants doivent accompagner cette évolution et non la combattre.

La semaine prochaine, Emmanuel MACRON doit nous prouver qu’il est un « vrai jeune » (en référence à l’étrange défaite de Marc Bloch) ; Il doit innover ; Il doit expliquer aux Français qu’il a fait le choix de la victoire en s’engageant dans l’accompagnement de la mutation de la société au profit de l’intérêt général.

Emmanuel MACRON doit faire sa révolution qu’il nous avait promis dans son livre dont voici l’extrait de la première page

(Ps : Vous noterez, régulièrement la référence à une « grande transformation », faut il y lire une référence à Karl Polanyi et son livre « La grande transformation », écrit en 1944 dans lequel l’auteur démontre, entre autre, que l’excès de libéralisme est à l’origine de la montée du fascisme et communisme dans les années 30) ?

 

Extrait des premières pages du livre Révolution d’Emmanuel Macron :

« Affronter la réalité du monde nous fera retrouver l’espérance.

D’aucuns pensent que notre pays est en déclin, que le pire est à venir, que notre civilisation s’efface. Que le repli ou la guerre civile constituent notre seul horizon. Pour se protéger des grandes transformations du monde, nous devrions remonter dans le temps et appliquer les recettes du siècle dernier.

D’autres imaginent que la France peut continuer de descendre en pente douce. Que le jeu de l’alternance politique suffira à nous faire respirer. Après la gauche, la droite. Les mêmes visages et les mêmes hommes, depuis tant d’années.

Je suis convaincu que les uns comme les autres ont tort. Ce sont leurs modèles, leurs recettes qui ont simplement échoué. La pays, lui, dans son ensemble, n’a pas échoué. Il le sait confusément, il le sent. De là naît ce « divorce » entre le peuple et ses gouvernants.

Je suis convaincu que notre pays à la force, le ressort, l’envie d’avancer. Il a l’histoire et le peuple pour le faire.

Nous sommes entrés dans une nouvelle ère. La mondialisation, le numérique, les inégalités croissantes, le péril climatique, les conflits géopolitiques et le terrorisme, l’effritement de l’Europe, la crise démocratique des sociétés occidentales, le doute qui s’installe au cœur de notre société : ce sont les symptômes d’un monde en plein bouleversement.

À cette grande transformation nous ne pouvons répondre avec les mêmes hommes, les mêmes idées. En imaginant que revenir en arrière serait possible. En pensant simplement réparer ou ajuster nos organisations et notre «modèle », comme certains aiment à l’appeler, alors que personne, et au fond pas même nous, ne désire plus s’en inspirer.

Nous ne pouvons pas non plus demander aux Français de faire des efforts sans fin en leur promettant la sortie d’une crise qui n’en est pas une. De cette attitude indéfiniment reprise depuis trente ans par nos dirigeants viennent la lassitude, l’incrédulité et même le dégoût.

Nous devons regarder ensemble la vérité en face, débattre des grandes transformations à l’œuvre. Où nous devons aller et par quels chemins. Le temps que ce voyage prendra. Car tout cela ne se fera pas en un jour.

Les Français sont plus conscients des nouvelles exigences du temps que leurs dirigeants. Ils sont moins conformistes, moins attachés à ces idées toutes faites qui assurent le confort intellectuel d’une vie politique.Nous devons tous sortir de nos habitudes. L’État, les responsables politiques, les hauts fonctionnaires, les dirigeants économiques, les syndicats, les corps intermédiaires. C’est notre responsabilité et ce serait une faute que de nous dérober ou même de nous accommoder du statu quo.

Nous nous sommes habitués à un monde qui nous inquiète. Qu’au fond nous ne voulons pas nommer ni regarder en face. Alors on se plaint, on râle. Des drames arrivent. Du désespoir aussi. La peur s’installe. On en joue. On veut le changement, mais sans vraiment le vouloir.

Si nous voulons avancer, faire réussir notre pays et construire une prospérité du XXIe siècle dans le droit fil de notre Histoire, il nous faut agir. Car la solution est en nous. Elle ne dépend pas d’une liste de propositions qui ne se feront pas. Elle ne saurait émerger de la construction de compromis bancals. Elle se fera grâce à des solutions différentes qui supposent une révolution démocratique profonde. Elle prendra du temps. Elle ne dépend que d’une chose : notre unité, notre courage, notre volonté commune.

C’est cette révolution démocratique à laquelle je crois. Celle par laquelle, en France et en Europe, nous conduirons ensemble notre propre révolution plutôt que de la subir.

C’est cette révolution démocratique que j’ai entrepris de dessiner dans les pages qui suivent. On n’y trouvera pas de programme, et aucune de ces mille propositions qui font ressembler notre vie politique à un catalogue d’espoirs déçus. Mais plutôt une vision, un récit, une volonté. Car les Français, eux, ont une volonté, souvent négligée par leurs gouvernants. C’est cette volonté que je veux servir. Car je n’ai pas d’autre désir que d’être utile à mon pays. C’est pourquoi j’ai décidé de me porter candidat à l’élection du président de la République française.Je mesure l’exigence de la charge. Je sais la gravité de notre époque. Mais aucun autre choix ne me paraît plus honorable, parce qu’il est à l’unisson de celui que vous voulez faire, celui d’une France à rebâtir, retrouvant dans cette action notre énergie et notre fierté. Celui d’une France entreprenante et ambitieuse.

Je suis intimement convaincu que le XXIe siècle, dans lequel enfin nous entrons, est aussi plein de promesses, de changements qui peuvent nous rendre plus heureux.C’est cela que je vous propose.Ce sera notre combat pour la France et je n’en connais pas de plus beau ».

 




26 Comments

  1. Bonjour,

    « le dogme néolibéral en France » a failli me faire exploser de rire et j’ai compris après coup que vous étiez ironique, n’est ce pas?

    • Il y a bien un dogme libéral en France, mais pas en ce qui concerne l’économie. Ce dogme concerne les moeurs et la spécificité de chaque individu.
      Il faudrait dire dogme libéral-sociétal.

  2. investisseur lambda says:

    Gardons à l’esprit qu’une révolution complète fait revenir au point de départ…

  3. Si je lis bien , le programme de Macron était basé sur l’unité, le courage et la volonté commune? Et bien il a tout fait pour aboutir à l’inverse! La France n’a jamais été autant divisée, le courage n’est plus récompensé et la volonté commune c’est plutôt chacun pour soi! Rien ne peut fonctionner car les Français de souche se sentent dépossédés de leur pays , de leurs valeurs . La liberté d’expression est de plus en plus censurée , l’entreprenariat se heurte de plus en plus à la pression fiscale . Où va notre argent? L’état dépense notre argent dans notre propre perte avec tous ces milliers de pauvres qui débarquent chez nous , tout cela semble voulu , sans être complotiste , on voit bien que ca ne tourne pas rond et qu’on nous prend pour des cons. Le grand débat ou plutôt le grand blabla ne débouche sur rien et a coûté une fortune . Les vrais sujets étaient interdits sous peine de se faire traiter de raciste . Et maintenant ils vendent toutes les sociétés qui étaient rentables à leurs petits copains ! Comment voulez vous que ça tourne rond quand depuis 40 ans nos politiques ne pensent qu’à leur personne et méprisent le peuple . Ils ont tous pactisé avec le diable depuis qu’ils ont signé Eurabia , ils vont au Quatar et reviennent avec des malettes de billets et après font des lois contre le peuple français. Dommage que le mouvement des gilets jaunes soit maintenant gangrainé par l’extrême gauche car ce mouvement était la colère de la Vraie France, celle qui travaille et qui n’y arrive plus, celle qui voulait redonner la parole au peuple. Maintenant prochaine étape , les élections européennes, peut être le prochain coup de pied au cul pour Macron et sa politique mondialiste et immigrationniste!

  4. Guillaume résume bien la situation mais je ne crois pas une seule seconde aux incantations politiques pré électorales de Monsieur Macron dans son livre Révolution. Il suffit de lire la bombe de Juan Branco « Crépuscule » pour s’en convaincre; et l’on en sort pas indemne sur la capacité des élites à rouler sur le peuple pour des intérêts simplement vénaux et par des attitudes mercantiles.

    Le mal français vient de l’attitude de ces élites qui, grâce ou à cause de la mondialisation, internet, etc se désintéressent de plus en plus du village gaulois mais savent profiter du système en arrosant savamment les politiques. Ces élites, qualifiées aujourd’hui d’oligarchie, sont organisées pour se partager le gâteau en toute légalité par copinage et retour d’ascenseur depuis 40 ans. Tout cela avec la protection de l’état grâce, entre autres, au verrou de Bercy.

    Les évasions, fraudes et optimisations fiscales n’ont jamais aussi bien fonctionnées qu’en 2018.

    Où va notre pognon demandent certains ?

    Si l’on fait les comptes nous pouvons totaliser en milliards pour 2018 (source OXFAM, ATTAC, IRIS, Eric Vernier, Monique et Michel Pinçon-Charlot, Juan Branco, Gabriel Zucman, Antoine Peillon) :
    – 100 Fraude fiscale
    – 30 Optimisation fiscale
    – 30 Evasion fiscale
    = 160Mds€
    Ce chiffre est sous estimé puisqu’ATTAC/Gabriel Zucman (ENS Cachan) annonce 250Mds€ par an, ce qui représente plus que le déficit annuel national ou 10% du PIB national.
    Lisez donc le dernier ouvrage d’Eric Vernier de IRIS « Fraude fiscale et paradis fiscaux – 2e éd », tous ces chiffres sont sourcés et là encore on n’en sort pas indemne.

    Avec ces financements il y aurait largement de quoi répondre aux problèmes soulevés légitimement par les GJs.

    Le peuple gronde …

    • Parmi les fraudeurs fiscaux, il y a de purs bandits mais il y a aussi tout simplement des gens qui savent compter.
      Quand sur 300 euros de richesse créée par vous, l’état vous prend 200 euros avant que vous n’ayez reçu cet argent, il y a de quoi se révolter.

    • Merci pour cette synthèse qui nous ramène aux réalités que certains semblent oublier, charmés qu’ils sont par les extrêmes racistes prompts à trouver des boucs émissaires comme aux heures les plus sombres de l’Europe.

    • Ce ne sont que des hypothèses car si nous pouvions comptabiliser ces montants nous en connaîtrions les sources et elles auraient été rectifiées depuis par l’administration fiscale. Les organismes et noms cités sont tous violemment de gauche, comme d’habitude, ceux qui veulent le tout état. Et, si, même ces sommes existaient et qu’elles puissent être récupérées, imaginer un instant les moyens à développer pour cela et penser vous sincèrement qu’elles seraient employer dans l’intérêt commun ?

      • « si nous pouvions comptabiliser ces montants nous en connaîtrions les sources et elles auraient été rectifiées depuis par l’administration fiscale»
        J’aime bien votre humour. Ces chiffres et «hypotheses ??» sont ceux d’un syndicat de salariés des finances. Leur défaut majeur est d’être de gauche, d’avoir les yeux et oreilles ouverts.

        • Le fait qu’ils soient de gauche et qu’ils considèrent pour une bonne partie d’entre eux que la propriété c’est le vol, les rend suspicieux.
          Après, je suis d’accord avec le commentaire précédent, si on fait une estimation, c’est que l’on ne sait pas exactement quel circuit empruntent ces sommes. Or, je vous rappelle tous les dispositifs mis en place pour lutter contre la fraude, le blanchiment et le financement du terrorisme.
          A ce stade, dire qu’il y a 80 milliards de fraude fiscale sans présenter la méthode utilisée revient à émettre une opinion et à faire une affirmation gratuite.
          Honnêtement, avez-vous un jour songé à être critique vis-à-vis de ce montant?
          Je pense que comme la plupart d’entre nous la réponse est négative.
          La raison est qu’on vous prive des moyens de critiquer l’affirmation.
          Sachant le penchant pour le totalitarisme de la gauche (ceci est avéré en revanche), je prendrai cette affirmation avec des pincettes.

          • « La raison est qu’on vous prive des moyens de critiquer l’affirmation. » Je vous retourne la remarque. Cette privation de moyens s’appelle : fraude fiscale sous couvert d’optimisation fiscale.

  5. Bonsoir

    Suivre le débat

  6. Désolé mais j’ai pas pu aller au bout de la « pensée » d’Emmanuel Macron… J’ai décroché au bout des 3 premières lignes.

    Par contre, je suis complètement d’accord avec votre analyse.

    Les effets bénéfiques de la mondialisation et du libéralisme financier s’estompent et les défauts commencent à apparaître… Et ils sont malheureusement immenses. Par exemple, les états nation sont condamnés dans ce système. Donc forcément, à un moment, ça va chauffer.

    En attendant….

    La France est un pays pivot. C’est le seul pays qui peut arrêter la farce qu’est l’Europe, c’est un pays qui rayonne au delà du continent européen avec l’Afrique, c’est également un des rares pays capable d’articuler une politique concurrente au capitalisme néo-libéral.

    Donc pour les néolibéraux, La France a une capacité de nuisance folle. Elle ne peut pas tomber dans le camp des populistes. On nous passera donc tous nos caprices…. Alors pourquoi s’en priver?

    Il faudrait donc que notre président arrête de brasser du vent et se mette sérieusement au travail. On verra mais je n’y crois guère.

  7. Ange LERUAS says:

    Dans ce post Guillaume reproduit l’introduction du livre d’Emmanuel MACRON -Révolution-
    Je réduis cette introduction à ce qui suit :
    1° fait l’analyse suivante
    Les Français sont plus conscients des nouvelles exigences du temps que leurs dirigeants. Ils sont moins conformistes, moins attachés à ces idées toutes faites qui assurent le confort intellectuel d’une vie politique. Nous devons tous sortir de nos habitudes. L’État, les responsables politiques, les hauts fonctionnaires, les dirigeants économiques, les syndicats, les corps intermédiaires. C’est notre responsabilité et ce serait une faute que de nous dérober ou même de nous accommoder du statu quo.

    2° Annonce nos actions futures.
    Si nous voulons avancer, faire réussir notre pays et construire une prospérité du XXIe siècle dans le droit fil de notre Histoire, il nous faut agir. Car la solution est en nous. Elle ne dépend pas d’une liste de propositions qui ne se feront pas. Elle ne saurait émerger de la construction de compromis bancals. Elle se fera grâce à des solutions différentes qui supposent une révolution démocratique profonde. Elle prendra du temps. Elle ne dépend que d’une chose : notre unité, notre courage, notre volonté commune.

    Comme un grand nombre Guillaume constate que les événements ne démontrent en rien cette analyse et quant à l’action qui a suivit l’élection de Macron elle aussi ne paraît pas être la posologie annoncée.

    Notre hôte conseille alors ce qui suit :

    La seule solution, c’est d’accepter de remettre en cause le dogme néolibéral et les excès de mondialisation qui détruisent la vie de la cité. 
    Nous devons entrer dans une nouvelle ère d’innovation politique dans laquelle nos gouvernants démocrates se libéreront de leurs dogmes néo-libéraux et mettront l’économie au service du bien commun et non le bien commun au service de l’économie.

    Tout compte fait soyons réaliste nous sommes, les uns comme les autres de pur individualistes et au mieux des corporatistes, ce qui ne fait pas de nous des dévots de l’intérêt général.

    Mais Il est vrai que cet intérêt général n’est que la satisfaction individuelle, de chacun de nous, à satisfaire ses besoins en biens et services utiles et agréables, dans un monde où la production des uns devient la consommation des autres, ce qui nous oblige à produire dans notre vie autant pour les autres que les autres produisent pour nous, ce qui nous condamne, nous individualiste, à considérer que l’intérêt général est de produire, individuellement, un maximum de biens et de services, utiles et agréables, aux autres pour, individuellement, satisfaire un maximum de nos besoins.

    Quand Guillaume nous demande de mettre  »l’économie au service du bien commun » en fait : l’économie se limite à ce maximum de production pour les autres pour en profiter en retour.

    C’est en fait ce principe qui est notre réalité vrai si bien que nous observons vous comme moi que :
    Notre vie en société nationale (somme des comportements individuels), où la production des uns devient la consommation des autres,se résume à ce qui suit où les uns ne produisent qu’un certain temps mais consomment toute leur vie, repose à 100 % sur nos actifs du moment qui offrent 46 % de la consommation nationale à ceux qui ne produisent pas, il nous reste donc à nous préoccuper de contrôler que :
    Les rétributions entre les actifs sont cohérentes, par rapport à leurs devoirs de produire. Et cela regarde, en priorité, l’ensemble des actifs dans chaque unité de production.
    Les attributions, entre les différents temps d’inactivité répertoriés et entre les ayants droit dans chacune des catégories, sont équitables. Ce contrôle doit être essentiellement celui des inactifs, entre eux, sans individualisme ni corporatisme.
    Ne soient produites que des choses agréables et utiles à la vie en société nationale.
    Les comportements de ceux qui nous obligent à produire, sans que cela nous apporte la satisfaction de nouveaux besoins.

    La réalité de notre vie sociale est donc de produire des biens et des services, c’est-à-dire toutes ces choses utiles et agréables à la vie quand elles deviennent des consommations que nous allons nous partager. Et la monnaie n’est qu’un moyen. La réalité vraie, c’est que quelques-uns produisent lors de temps d’activité et d’autres ne produisent pas durant des temps d’inactivité, ce qui oblige ceux qui produisent, les actifs, à ne consommer qu’une partie des consommations nationales et à en laisser une partie à ceux qui ne produisent pas, c’est-à-dire les inactifs (au cours de certains temps d’inactivité, qui leur donneront le droit de consommer, en tant qu’ayants droit). Notre société est donc essentiellement celle d e la solidarité des actifs envers les inactifs.

    La fiscalité ainsi que tous les prélèvements actuels sont inutiles au regard de l’usage que nous en faisons, qui se traduit par le partage de la consommation nationale. Pour assurer ce partage, il suffit de comprendre que les actifs ont des rétributions, qui leur accordent 54 % de la consommation nationale, et les inactifs des attributions, qui leur accordent 46 % de la consommation nationale. De plus, des contributions (13 et 32 %), prélevées sur ces rétributions et attributions, financent nos consommations mutuelles (santé) et nos consommations collectives. Par ailleurs, les ménages les plus aisés transfèrent, au travers d’une contribution de transfert (IR et ISF), 11 % de leurs consommations familiales, auxquelles ils renoncent, au profit des ménages en difficulté. Si ces pourcentages sont validés, alors ils ne sont plus imposés, mais démocratiquement décidés.L’imposition est remplacée par l’acceptation collective de nos solidarités.

    Ce qu’il faut retenir, c’est la réalité ; il faut comprendre que c’est en payant un bien ou un service que le consommateur national (et non d’autres que lui) va payer les attributions destinées aux inactifs nationaux, et qu’en aucun cas cette valeur ne doit sortir de l’Hexagone.

    Actuellement, ce n’est pas le cas. Voilà pourquoi nos prix manquent de compétitivité à l’exportation et que les prix des importations sont attractifs. Là encore, la technique de la construction du prix des choses a supplanté l’usage que nous faisons de ce prix. C’est structurellement que sont mises en place les raisons de nos problèmes ; d’où la nécessité essentielle de déstructurer ces causes structurelles (simple à faire) et non d’en réduire les effets.

    Il ne faut pas chercher dans le libéralisme, le néo-libéralisme le supra libéralisme, la mondialisation, la sur-mondialisation les causes de notre situation sociétale puisque notre société n’est que le reflet de la somme de nos comportements individuels. Encore fallait-il le savoir mais hélas cela est absent du programme de notre éducation nationale puisque elle nous enseigne : l’Etat est providence, notre société celle des droits acquis par la lutte des classes et où les entreprises payent ce que le consommateur ne payerait pas ?

  8. Ange LERUAS says:

    Certain voient dans le combat de la fraude fiscale la panacée il se leurre !

    La fraude fiscale dont chacun est libre de faire son estimation est un sujet qui fait couler beaucoup trop d’encre et perdre beaucoup temps de temps comme la préoccupation de décider d’augmenter les impôts ou de baisser les dépenses publiques, qui ont en commun de n’être qu’un détournement d’un usage vers un autre usage.

    Parler de ces sujets c’est faire preuve de peu de réalisme puisque c’est oublier que notre vie en société est un perpétuel recommencement (l’économie n’est pas stagnante mais dynamique) où la production de bien et de services par les uns devient la consommation des autres.

    Dans cette réalité, incontestable, détourner un flux financier, pour récupérer la fraude, c’est enlevé un pouvoir d’achat comme la sur-fiscalisation enlève la consommation du contribuable et moins de dépenses publiques c’est enlevé des consommations collectives pour en faire des consommations par d’autres.

    Que ce soit la consommation issue de l’usage supprimé ou de l’usage nouveau nos avons à faire à la fois
    * des actifs qui produisent ces productions dans des organismes différents : l’un réduit sa production et débauche, l’autre produit d’avantage et embauche. Mais avons-nous, au préalable, anticipé cela ? Est-on sûr qu’en changeant de type de production nous aurons davantage d’embauché que de débauché ou si ce changement ne va pas être profitable à plus importer qu’exporter ?
    * Usage supprimé ne servait-il pas de recette sociale fiscale, et de revenue d’actifs, pour en devenir d’autre dans l’usage nouveau quel est le bilan entre les plus d’un côté et les moins de l’autre ?

    C’est ce bilan entre les plus et les moins qui constituent notre réalité et non la masse de monnaie détournée qui est prise en considération par ceux qui, avec leurs préjugés idéologiques, affirment que ces milliards détournés sont les causes de notre manque de production nationale, et la récupération capable d’améliorer le sort de notre société C’est idéologue ne cherchent même plus à raisonner.

    La fraude est immorale, la combattre est nécessaire : mais compter sur ce combat pour améliorer le fait que la nation est en déficit, c’est à dire consomme plus de produits importer qu’elle exporte ne changera rien à cette situation qui ne peut être résolue que quand nous augmenteront nos temps de production pour produire davantage pour exporter ou moins importer.

    Détourner des usages de monnaie, c’est détourner des consommations des uns vers les autres non pas uniquement de ceux que l’on croit, mais de celui qui produit l’usage détourné vers l’usage nouveau : il n’y a aucun gain financier, ni gain d’emplois.

  9. investisseur lambda says:

    Une révolution efficace doit être soutenue par le haut, c’est-à-dire, par l’élite. Sinon, les têtes changeront, contrairement au modèle, qui restera quasiment inchangé. La Révolution Française de 1789 a-t-elle changé le modèle tant que cela ? Une structure pyramidale très étroite. Un élite dirigeant très restreint. Une base très large. Imposition très lourde des classes moyennes. Peu d’ascenseur social. Pour que le modèle évolue véritablement, il faut une prise de conscience radicale venant du HAUT. Je vois plutôt des dirigeants qui veulent à tout prix préserver le système en place pour garder une place privilégiée. Les mesures proposées ne sont toujours que des rustines. Si l’explosion vient du bas, on verra la reconstruction du même modèle, avec quelques nouvelles têtes. Une révolution complète fait revenir au point de départ.
    Les solutions, et le changement, doivent venir du haut. La volonté du changement doit être profondément ancrée dans toute la classe dirigeante, pas uniquement dans la porte-parole. Cela nécessiterait un changement radical de mentalité. Sans cela, la France n’arrivera pas à s’accorder sur le nouveau modèle à mettre en place. Le système éducatif est naturellement conçu pour soutenir le modèle actuel. Le vrai changement est-il possible sous ces conditions ? Je me permets d’en douter. Il est bien plus facile pour les citoyens insatisfaits qui en ont les moyens d’émigrer ailleurs que de changer le modèle en France.

  10. Je ne suis pas sûr que les mots ou phrases employés comme : « société au service d’une économie néo-libérale qui met la priorité sur le libre échange, la mondialisation, l’accumulation des richesses des quelques uns au détriment de l’intérêt général » « capitalisme néo-libéral, mondialisation etc. » soient bien appropriés dans un pays où nous cumulons depuis 1974 un déficit chronique qui pourrait dépasser 100 milliards en 2019, avec une dette de 2.300 milliards et une dépense publique de 57 % du PIB et qui ponctionne 1.035 milliards de prélèvements sociaux, l’on nous dit que nous sommes champions de monde !
    Ces mots éculés relèvent d’un vocabulaire militant socialiste destructeur mais ne se justifient jamais dans les propos avancés. Ce sont des généralités propagandistes que l’on voit trop souvent sur les pancartes des revendications syndicales dans nos rues.
    Parlez-moi plutôt d’une économie socialiste administrée ayant déjà fait un pas considérable vers le communisme et c’est de cela dont souffre les catégories défavorisées. L’Etat a été phagocyté par l’ENA qui compte environ 5.000 des leurs dans tous les postes clés, et qui se servent, devant caser chaque année 170 de nouveaux diplômés de leur école (qui doivent 10 années à l’état c’est à dire au corps qui les a enfantés…). C’est de Bercy et de l’ENA dont la France doit se débarrasser et c’est la demande des Gilets jaunes sans oublier tous ces corps intermédiaires, syndicats, associations, comités pilotés par les mêmes et vivant de subventions sans oublier la presse. A ce propos, lors des réunions du « grand débat » (qui n’en a pas été un, car tout était organisé et piloté par les membres des conseils municipaux affûtés pour ce type d’exercice -c’est dire le niveau de démocratie à l’échelon local- il fallait faire du chiffre en collectant le maximum de doléances mais aucun débat possible…j’ai participé ou tenté de participé à 4 d’entre eux) ; donc la presse en France : Le rapport de la Cour des Comptes https://www.ccomptes.fr/sites/default/files/2018-01/12-aides-presse-ecrite-Tome-2.pdf vise : « Le secteur de la presse écrite regroupe environ 3 350 entreprises, emploie 59 000 personnes dont 21 000 journalistes, et publie 8 000 titres. Son chiffre d’affaires qui dépassait 10 Md€ en 2000 n’atteint plus aujourd’hui que 7,5 Md€. La dégradation apparente de sa situation s’explique principalement par la diminution de la vente de journaux imprimés : alors qu’il s’élevait en moyenne à 7 milliards au cours de la décennie 1990, le nombre annuel d’exemplaires diffusés est actuellement de 4,3 milliards, tandis que les recettes publicitaires sont passées dans le même temps de 3,8 Md€ à 2,4 Md€. En regard de ces chiffres, le montant total des aides dont bénéficie le secteur est élevé en valeur absolue et représente une part croissante de son chiffre d’affaires.
    Selon le périmètre et les conventions retenus, leur montant total en 2017 oscille donc entre 580 M€ (documents budgétaires) et 1,8 Md€, dont un peu moins de 130 M€ d’aides budgétaires directes »
    Si je m’arrête à des ratios simples 59.000 / 3.350 = 17,6 personnes par entreprise de presse dont 6,27 journalistes en moyenne ! Les subventions de 580 M€ à 1,8 Mds€ soit 9.830 € à 30.508 € par personne ! Ils n’ont plus besoin de travailler puisqu’il s’agit de l’équivalent d’un salaire.
    Ce que l’on peut aussi constater c’est :
    • Le rapport de l’INSEE : « Les Revenus et le Patrimoine des français, édition 2016 (la plus récente !) file:///E:/Institut%20des%20Libert%C3%A9s/REVPMEN18.pdf
    Page 10 « les 10 % de personnes les plus aisées ont un niveau de vie supérieur à 37 510 euros,…, les 5 % de personnes les plus aisées ont, quant à elles, un niveau de vie supérieur à 46 850 euros. En 2015, les 10 % de personnes les moins aisées ont un niveau de vie inférieur à 10 860 euros, soit 905 euros par mois. »
    Où sont les inégalités ? toujours selon l’INSEE https://www.insee.fr/fr/statistiques/2491918 L’indice de Gini en 2016 est à 0,288 ! Attention il s’agit de l’indice après redistribution.
    Le rapport interdécile (qui met en évidence l’écart entre le revenu plancher des 10 % les plus aisés et le revenu plafond des 10 % les plus modestes) du niveau de vie s’établit à 3,5 en 2015 contre 6,2 pour le revenu initial par UC. (page 61 file:///D:/PAYS/France/INSSE%20revenus%20patrimoine%20REVPMEN18_D1_tres-hauts-revenus.pdf
    • « En 2015, la France a toujours un taux de pauvreté qui se situe dans le bas de l’échelle européenne. Selon l’enquête SILC, il s’élève à 13,6 % contre 17,3 % en moyenne en Europe
    Les prestations sociales non contributives (distinctes de celles accordées en contrepartie de cotisations et qui correspondent à un revenu de remplacement – allocations chômage, pensions de retraite, etc.) constituent un des éléments du système de redistribution français. Leur montant global s’élève, en 2015, à 59 milliards d’euros répartis entre prestations familiales, allocations logement et minima sociaux »
    Ces prestations sociales de 59 Mrds rapportées aux revenus des 14 millions de foyers fiscaux ne payant pas d’impôt sur le revenu qui disposent de 106 Mrds de revenus ! Soit une augmentation de 56 % !
    • le poids terrible des taxes sur la production (91 milliards en France, 19 en Allemagne, 34 au Royaume-Uni, à ne pas confondre avec l’impôt sur les bénéfices (IS) qui intervient au final, pour 27 Mrds.
    • 1,4 million d’agents publics supplémentaires depuis 1980. C’est le constat fait par la Cour des comptes,
    • Nombre d’élus : Si on additionne le nombre de conseillers municipaux, communautaires, métropolitains, départementaux, régionaux, les assemblées territoriales d’Outre mer, les députés, les sénateurs, les députés européens et un président de la République, on arrive à un peu plus de 600.000 élus aujourd’hui en France, dont au moins 350 000 élus exercent leur mandat de manière bénévole. Le très libéral think thank Ifrap estime à 618.384, le nombre précis d’élus en France. Leurs indemnités se montent à 1,7 Mrds €
    • Pour les 925 députés et sénateurs en France (USA 100 sénateurs et 425 représentants pour 326 millions d’habitants, soit 5 fois plus d’habitants que la France) proportionnellement la France devrait avoir 20 sénateurs et 85 députés.

    L’Etat dépenses 40 milliards € en subventions par an (1.056 € par contribuable) ! Dépenses sans considération des payeurs nommés les contribuables car quand l’Etat paie c’est avec l’argent de nos impôts, l’argent public n’étant qu’une fiction.
    Qui autorise à subventionner la presse, les syndicats, les associations (40 Mrds euros), les 387 comités Théodule encore appelées « commissions et instances consultatives et délibératives » etc. avec nos impôts ? Il est absolument nécessaire de pouvoir contrôler l’emploi de nos impôts autrement qu’avec la représentativité parlementaire au service du pouvoir en place mais pas de celui du peuple.
    Vous pouvez continuer la recherche et vous découvrez un pays totalement socialisé et phagocyté par l’ENA, incapable de se réformer sans Bercy, qui n’y tient pas. C’est le thème le plus récurrent des Gilets jaunes qui veulent plus de participation à la vie publique ils ont bien compris qu’ils se faisaient voler, mais ont bien du mal à chercher et pointer exactement les dérives, il y a tellement d’abus et de raisons. Les énarques se sont appropriés le pays depuis 1945. Tout ce qui en découle, c’est ça le mal français. Mais prenez votre temps, trouvez tous les boucs émissaires que vous souhaitez, tient je vous en donne un nouveau le RAC, pour réchauffement d’origine anthropique. Le CO2 qui est source de vie, mais il faut l’éradiquer d’ici 2050 ! Chercher l’erreur. Même les gosses y croient (la jeune suédoise de 16 ans Greta Thunberg a été reçue à l’Elysées le 22 février 2019 et récemment l’adolescent Charlie (14 ans) a interpellé E. Macron sur le sujet lors d’un débat) ! Malgré plus de 3.000 publications scientifiques à comité de lecture depuis 2014, totalement passées sous silence (de connivence) de la presse. Pensez donc à ces 20 à 40.000 participants aux COP dont la grande majorité sont des promeneurs mais peu, très peu de scientifiques (j’allais écrire marcheurs mais non ils se déplacent en avions…) (il y a eu 24 COP’s à ce jour dans le monde, depuis Kyoto, pour un coût moyen de 200 millions à chaque fois) mais indice carbone non communiqué… Au fait deux chiffres pour réfléchir à la grande escroquerie climatique, la Banque mondiale a chiffré à 89.000 Mrds $ les besoins de financement pour un écart maîtrisable probable de 0,17 ° C, dans…100 ans (nous serons tous morts, sauf ceux qui paieront les dégâts de la plus grande escroquerie de l’histoire) et le PIB mondial en 2017 était selon le Fonds monétaire international estimé à 79.865 milliards de dollars ! Début 2018, la dette des Etats Unis atteignait 16.000 milliards $, celle du Japon 12.000 milliards, l’Allemagne 2.800 milliards, la Grande-Bretagne 2.800 milliards et la France 2.500 milliards, celle de l’Italie en est proche, tout cela est-il bien raisonnable ? Bon dimanche.
    Depuis 24 ans se tient chaque année la réunion de la dernière chance pour sauver la planète (COP’s)
    La conférence de Katowice du 2 au 15 décembre 2018 a réuni, sans compter les 1.500 journalistes accrédités, qui sont rémunérés par leurs médias, pas par les contribuables (Ah bon !), 22.771 participants sont environ pour 14.000 de délégués des gouvernements, pour 6.000 des représentants d’ONGs prétendument intéressées et compétentes. (Le solde est composé de membres d’organisations du système des Nations-Unies). Le nombre exact est 22.771 participants, soit à 10.000 € / personne, 227,71 millions €, sans évoquer le coût carbone, vous avez dit bizarre
    L’expertise de ces participants n’est ni technique ni économique : elle est politique et médiatique.
    Maintenant j’aimerais citer Nassim Nicolas TALEB dans son dernier ouvrage « Jouer sa peau » : « Pour l’heure considérons que les prévisions, surtout quand elles invoquent des critères « scientifiques », sont souvent l’ultime refuge du charlatan, et il en va ainsi depuis la nuit des temps »
    et aussi Warren Buffett : «Les prévisions vous en disent beaucoup sur ceux qui les font, elles ne vous disent rien sur l’avenir. »
    « Il est effrayant de penser que l’on pourrait ignorer quelque chose, mais plus effrayant encore de penser que dans l’ensemble, le monde est dirigé par des individus persuadés qu’ils savent exactement ce qui se passe » Amos Tversky

  11. Un jour où l’ Il faudra bien qu’il y ait la guerre, la nature humaine étant ce qu’elle est les tensions finissent par se libérer dans la violence

  12. Amha,
    Les tensions societales actuelles sont aussi une consequence des politiques monétaire menées pour empecher le reset financier apres le krach de 2008.
    Des taux nuls ne font que drainer le crédit pour racheter des actifs qui existent déjà (pourquoi risquer de l’argent dans un projet long terme quand racheter ses actions fait grimper les cours mécaniquement), ca tue la croissance de long terme et ca fait des bulles d’actifs rendant toujours plus riches une population et une finance devenue obscène au point que ca en devient insupportable pour ceux qui n’ont que leur salaire qui végète.
    Foutu pour foutu en 2008 il aurait peut etre encore mieux valu faire de la bonne vieille relance keynésienne grands travaux helicopter money etc par monétisation directe (i.e oublier la fiction de rembourser un jour des montagnes de dettes publiques), au prix d’un reset du système financier.
    Au lieu de ça on fait durer le plaisir depuis 10 ans

    • Les politiques monétaires sont inefficaces. Elles n’ont pas pour conséquences d’enrichir qui que ce soit, car lors de la correction inévitable, les compteurs sont remis à l’heure et les bulles créées se dégonflent ainsi que les actifs correspondants et ils ne pourront se cacher nul part. Elles n’influencent pas plus la production ou la croissance de celle-ci, elles peuvent seulement en faire varier le prix c’est tout. Si une politique monétaire avait le pouvoir d’enrichir, nous serions tous riches et tous les problèmes évoqués seraient solutionnés de facto, ce qui n’est pas le cas.
      Je ne vois pas dans les chiffres, une population et une finance que vous qualifier d’obscène, pouvez-vous me guider dans vos sources ?
      En 2008, c’est bien d’une politique keynésienne qui a été faite ou alors la définition en aurait changé, là aussi pouvez-vous m’éclairer ?
      Expliquer nous aussi votre « reset du système financier »
      Merci de votre retour

  13. – « car lors de la correction inévitable, les compteurs sont remis à l’heure et les bulles créées se dégonflent ainsi que les actifs correspondants« : toute l’action des banques centrales est justement d’empêcher cette saine correction, et ca marche ! (documentez vous sur le put de la fed).

    -« Si une politique monétaire avait le pouvoir d’enrichir, nous serions tous riches et tous les problèmes évoqués seraient solutionnés de facto, ce qui n’est pas le cas.
    Je ne vois pas dans les chiffres, une population et une finance que vous qualifier d’obscène, pouvez-vous me guider dans vos sources  » :
    L’effet richesse procuré par l’augmentation des indices boursiers est carrément mis en avant par la fed pour justifier sa politique.
    https://www.lesechos.fr/2016/03/les-politiques-des-banques-centrales-ont-cree-de-linegalite-selon-la-bri-214672
    Et encore la BRI a l’air de considerer l’effet richesse immobiliere comme reduisant les inegalites, en oubliant pour le cas de la France les 45% de français locataires au passage.
    Autres effet de la politique de zirp: les pauvres qui épargnent 4 sous sur des livrets A à 0,75% se les font manger par l’inflation a2%.
    On ne prete qu’aux riches, c’est donc eux qui profitent de la politique monétaire laxiste, et en corolaire les petits épargnants se font bouffer leurs économies par des taux négatifs inflation deduite.
    Je ne parle meme pas des bonus des traders …
    On peut pratiquement calquer le blian de la fed sur les indices boursiers depuis 2009.

    -En 2008, c’est bien d’une politique keynésienne qui a été faite ou alors la définition en aurait changé, là aussi pouvez-vous m’éclairer ?:
    Allez en parler au grecs aux espagnol aux italiens…

    -Expliquer nous aussi votre « reset du système financier »:
    Simple c’est l’eclatement des bulles la baisse des marches action , immobiliers, obligataires, la faillite des endettés et du système financier ainsi que de bon nombre d’entreprises zombie.

  14. julien bonnetouche says:

    Bonjour,

    Comme d’habitude je ne suis pas d’accord avec l’auteur :

    Le grand débat accouchera d’une souris, mais ce n’est pas important, car son unique but était de calmer le jeu des « revendications des « gilets jaunes » de la première heure.

    La victoire de Macron, c’est d’abord celle sur l’opposition droite /gauche, et plus particulièrement sur la gauche.

    En effet, depuis des dizaines d’années la politique économique de la France est obérée, paralysée par les tenants de la lutte des classes, qui pour se faire élire, n’hésitent pas à promettre des choses invraisemblables telles que l’égalitarisme, la « justice sociale », la « justice fiscale », « prendre aux riches pour donner aux pauvres », bref la haine du plus nanti que soi.

    Et ils ont d’ailleurs très bien réussi dans leur lutte contre le « néo-libéralisme » puisque la France est maintenant à la traine de l’économie mondiale par manque d’investissements.

    Par contre ils ont échoué dans la lutte contre la pauvreté puisqu’il n’y en a jamais eu autant !!

    Et donc, aujourd’hui les partis représentant ces idées populistes, (Mélanchon, PS, verts ..) sont marginalisés par l’arrivée de Macron.

    Il s’agit là d’une très grande victoire pour le pays, puisque enfin, nous sommes libérés de ces démons castrateurs.

    L’interprétation que l’on peut faire du mouvement des gilets jaunes est multiple et a été largement commentée déjà, mais je voudrais en rajouter une :

    Les gilets jaunes, ne sont pas autre chose qu’un succédané des cette pensée bolchevique dont on voit qu’au final elles n’est représentée que par quelques dizaines de milliers de casseurs/ pilleurs néandertaliens.

    Par conséquent, on peut penser sans trop de risques de se tromper, que le fameux « néo-libéralisme » n’en est qu’à son début chez nous ( j’emploie ce terme volontairement provocateur dans les bouche des gauchistes ) car il nous faut bien nous mettre au diapason du monde qui lui, est libéral dans sa quasi totalité, et par conséquent beaucoup plus performant sur le plan économique.
    C’est une question de survie.

    Juste un chiffre : il y a un nouveau milliardaire tous des deux jours en Chine. Vous voyez qu’on a encore pas mal de retard …

  15. Ange LERUAS says:

    Ce que j’en dis n’intéresse personne, puisque chacun ne peut comprendre que ce qu’il a où crois avoir déjà compris pour lui permettre d’être pour ou contre ce que l’autre dit.
    Mais en aucun cas le débat s’instaure pour atteindre un consensus. Chacun reste avec ses préjugés ce qui a fait dire à Einstein  »il est plus facile de désagréger un atome qu’un préjugé ».

    Mes préjugés personnels ne sont certainement pas les vôtres si j’en crois vos commentaires dans ce blog.

    Vous parler de néo- libéralisme, de mondialisation, de la Fed, de la politique financière, moi je me fous de ces termes pour ne voir que ce que notre vie en société me fait observer.

    L’intérêt général c’est la satisfaction des besoins individuels de chacun de nous, en biens et en services, matériels ou ludiques, mais essentiellement utiles et agréables.

    Ceci dit : puisque j’observe que la production des uns devient la consommation* des autres (*une satisfaction de besoin) cela implique que je dois produire autant pour les autres que les autres produisent pour moi ! Donc dans ma vie je dois produire équivalent ce que je consomme.

    Donc ma consommation est tributaire de ma production. Si je produis de l’inutile et de du désagréable dois-je prétendre à des besoins utiles et agréable ?

    Si je souffre d’un manque de satisfaction de besoin ceci est-il du ressort de la finance, du néo libéralisme, de la mondialisation ?

    Non ce n’est qu’a causse de l’organisation de la vie en société. Personnellement, moi, je satisfais mes besoins de trois façons
    * familialement,
    * mutuellement, pour mes besoins de santé
    * collectivement, pour des usages communs avec les autres.
    Et vous ? Avez vous d’autre façons de satisfaire vos besoins ?

    Personnellement pour satisfaire ces besoins, hors ceux que je m’auto-produits, j’ai recours à de la monnaie qui provient
    * de mes rétributions, en contre-partie des biens ou des services que je produis pour les autres.
    * de mes attributions que les règles de la société m’accordent comme ayant droit suit,e à des temps d’inactivité répertoriés.
    Et vous avez-vous d’autres moyens que les miens pour satisfaire vos besoins ?

    Supposez alors que mon cas personnel soit aussi celui des autres nous pourrions alors dire :

    Avec nos rétributions et nos attributions nous allons pouvoirs satisfaire nos besoins (consommer) c’est à dire notre production nationale, moins nos exportations, plus nos importations, lesquelles sont financées par nos exportations. Et pour satisfaire nos besoins utiliser nos modes de consommation familialement, mutuellement, collectivement.

    Et c’est de la façon qui suit que nos statistiques reflètent notre mode de vie en société.
    Notre vie en société nationale (somme des comportements individuels), où la production des uns devient la consommation des autres,se résume à ce qui suit : les uns ne produisent qu’un certain temps mais consomment toute leur vie, alors notre consommation repose à 100 % sur nos actifs du moment qui offrent 46 % de la consommation nationale à ceux qui ne produisent pas, il nous reste donc à nous préoccuper de contrôler  :
    *Les rétributions entre les actifs sont cohérentes, par rapport à leurs devoirs de produire. Et cela regarde, en priorité, l’ensemble des actifs dans chaque unité de production.
    *Les attributions, entre les différents temps d’inactivité répertoriés et entre les ayants droit dans chacune des catégories, sont équitables. Ce contrôle doit être essentiellement celui des inactifs, entre eux, sans individualisme ni corporatisme.
    *Ne soient produites que des choses agréables et utiles à la vie en société nationale.
    *Les comportements de ceux qui nous obligent à produire, sans que cela nous apporte la satisfaction de nouveaux besoins.

    La réalité de notre vie sociale est donc de produire des biens et des services, c’est-à-dire toutes ces choses utiles et agréables à la vie quand elles deviennent des consommations que nous allons nous partager. Et la monnaie n’est qu’un moyen. La réalité vraie, c’est que quelques-uns produisent lors de temps d’activité et d’autres ne produisent pas durant des temps d’inactivité, ce qui oblige ceux qui produisent, les actifs, à ne consommer qu’une partie des consommations nationales et à en laisser une partie à ceux qui ne produisent pas, c’est-à-dire les inactifs (au cours de certains temps d’inactivité, qui leur donneront le droit de consommer, en tant qu’ayants droit). Notre société est donc essentiellement celle d e la solidarité des actifs envers les inactifs.

    La fiscalité ainsi que tous les prélèvements actuels sont inutiles au regard de l’usage que nous en faisons, qui se traduit par le partage de la consommation nationale. Pour assurer ce partage, il suffit de comprendre que les actifs ont des rétributions, qui leur accordent 54 % de la consommation nationale, et les inactifs des attributions, qui leur accordent 46 % de la consommation nationale. De plus, des contributions (13 et 32 %), prélevées sur ces rétributions et attributions, financent nos consommations mutuelles (santé) et nos consommations collectives. Par ailleurs, les ménages les plus aisés transfèrent, au travers d’une contribution de transfert (IR et ISF), 11 % de leurs consommations familiales, auxquelles ils renoncent, au profit des ménages en difficulté. Si ces pourcentages sont validés, alors ils ne sont plus imposés, mais démocratiquement décidés.L’imposition est remplacée par l’acceptation collective de nos solidarités.

    Ce qu’il faut retenir, c’est la réalité; il faut comprendre que c’est en payant un bien ou un service que le consommateur national (et non d’autres que lui) va payer les attributions destinées aux inactifs nationaux, et qu’en aucun cas cette valeur ne doit sortir de l’Hexagone.

    Actuellement, ce n’est pas le cas. Voilà pourquoi nos prix manquent de compétitivité à l’exportation et que les prix des importations sont attractifs. Là encore, la technique de la construction du prix des choses a supplanté l’usage que nous faisons de ce prix. C’est structurellement que sont mises en place les raisons de nos problèmes ; d’où la nécessité essentielle de déstructurer ces causes structurelles (simple à faire) et non d’en réduire les effets.

    Au fait : la crise de 2008, la cause ?

    C’est simple nous recevons nos rétributions et nos attributions (assise sur les prix des choses) avant que ces choses ne soient consommées donc vendues : les rétributions et attributions sont avancées par l’entreprise . Supposez que d’affreux jojo vous mettent dans la tête que la crise des subprime (endettés qui consomment plus qui ne produisent) et de la dette souveraine en Grèce (nation qui consomme plus qu’elle produit) va anéantir notre économie, vous vous affolez vous épargner en vu de lendemains incertains, vous consommer moins, l’avance aux entreprises n’est plus remboursé, l’entreprise stocke, n’a plus à produire, c’est du chômage, c’est LA CRISE.

    Fort heureusement l’État pour une fois a su agir et par des liquidités à relancer la consommation, fait revenir la confiance, l’épargne ressort, les finance injectée sont retirées. Mais la consommation non faite n’est jamais rattrapée. L’économie n’étant que des successions continues de productions/consommations dans le temps, le temps non employé à consommer, s’est traduit par du temps de production sans production.

    Votre crise Keynésienne ou autre moi je m’en balance…

    Connaissez-vous les deux fonctions de la monnaie ?
    * fonction circulation
    * fonction partageant
    Connaissez- vous les trois-composantes de l’économie ?
    L’économie patrimoniale ( passive)
    L’économie production/consommation (active)
    L’épargne (neutre) une interface entre l’économie active et l’économie passive deux économies indépendante de l’une ou de l’autre.

    Et même si vous ne connaissez-pas : pourquoi vouloir en savoir plus que ce que vous en connaissez puisque notre vie en société c’est nettement améliorer depuis quarante ans et le mouvement des gilets jaunes comme le grand débat que des fictions qui n’ont aucune réalité.

  16. julien bonnetouche says:

    Monsieur LERUAS,

    Vous nous avez expliqué le mal qui vous atteint, et je comprends parfaitement que votre vision de la société soit auto centrée, comme c’est le cas de beaucoup d’intervenants sur ce blog et dans la vie d’une manière générale. D’ailleurs vous en avez pleinement conscience.

    Mais, la caractéristique de l’humanité, laquelle ne date pas d’hier, c’est l’inégalité des individus qui la composent, non pas du point de vue de leurs ressources, parce que cela est une conséquence, mais plutôt de leur potentiel à acquérir , à s’arroger le pouvoir.

    la notion de pouvoir précède celle d’argent, et ensuite, l’argent devient une des formes du pouvoir.

    La capacité à obtenir du pouvoir distingue les forts des autres. Seuls un petit pourcentage de la population a cette possibilité ancrée dans sa personnalité, peut être innée, ou acquise dès les premières années de vie.

    Or c’est cette petite partie de la population qui est de nature à faire bouger les lignes, à établir des règles pour les autres, bref à décider.

    Et pour ceux (dont je fais partie) qui s’intéressent à cette notion de pouvoir, alors, l’ensemble des ces données, étrangères pour vous, que sont les banques centrales, la mondialisation, le libéralisme…. deviennent essentielles pour la compréhension de l’évolution de notre planète, et comment en épouser les contours et en tirer profit si possible.

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