Au début de l’année 2018, avant même le lancement de cet interminable grand débat, nous vous avons proposé deux textes engagés dans lesquels je vous faisais part de mon inquiétude devant « l’étrange défaite » qui se profilait.
Ces articles, je vous invite à les relire :

 
A l’époque, je vous faisais part de l’analyse suivante sur le mouvement des #giletsjaunes : Il s’agit, et dans le prolongement d’un mouvement mondial illustré par le Brexit, ou l’élection de TRUMP, d’une crise sociétale puissante de remise en cause d’une société au service d’une économie néo-libérale qui met la priorité sur le libre échange, la mondialisation, l’accumulation des richesses des quelques uns au détriment de l’intérêt général.
L’économie qui ne doit être qu’un moyen a service de l’intérêt général et du commun, est devenue une finalité que le commun doit servir. Le populisme des #giletsjaunes vient simplement rappeler l’ordre des choses d’une économie qui doit redevenir au service de la vie de la cité.
C’est alors que devant la réaction budgétaire du gouvernement et du président Emmanuel MACRON, nous vous avions fait part de notre grande déception. Le gouvernement ne semblait pas entendre cette demande de changement de logiciel politique et avait alors apporté une réponse d’expert-comptable construite sous forme de bricolage budgétaire qui consistait à augmenter la solidarité nationale dans un pays qui en crève, augmenter l’impôt des uns pour financer la hausse des aides sociales des autres.
Cette mascarade budgétaire n’est pas la solution ; Augmenter les impôts de ceux qui en payent déjà de trop, ne réglera pas la situation ; Augmenter les aides sociales de ceux qui demandent juste de pouvoir vivre correctement de leur travail, ne réglera pas la situation ; Réduire les dépenses publiques publiques en réduisant les services publiques ne réglera pas la situation.
La seule solution, c’est d’accepter de remettre en cause le dogme néolibéral et les excès de mondialisation qui détruisent la vie de la cité. S’entêter à imposer ces dogmes contre la volonté profonde des peuples aura pour conséquence de favoriser l’extrémisme (qu’il ne faut pas confondre avec le populisme). Nous vivons un moment de remise en cause de la mondialisation excessive, une remise en cause d’une forme de capitalisme de connivence que nos gouvernants doivent accompagner ; Il est vain de lutter contre la mutation de la société, il faut l’accompagner.
Nous devons entrer dans une nouvelle ère d’innovation politique dans laquelle nos gouvernants démocrates se libéreront de leurs dogmes néo-libéraux et mettront l’économie au service du bien commun et non le bien commun au service de l’économie. La société évolue, les gouvernants doivent accompagner cette évolution et non la combattre.
La semaine prochaine, Emmanuel MACRON doit nous prouver qu’il est un « vrai jeune » (en référence à l’étrange défaite de Marc Bloch) ; Il doit innover ; Il doit expliquer aux Français qu’il a fait le choix de la victoire en s’engageant dans l’accompagnement de la mutation de la société au profit de l’intérêt général.
Emmanuel MACRON doit faire sa révolution qu’il nous avait promis dans son livre dont voici l’extrait de la première page
(Ps : Vous noterez, régulièrement la référence à une « grande transformation », faut il y lire une référence à Karl Polanyi et son livre « La grande transformation », écrit en 1944 dans lequel l’auteur démontre, entre autre, que l’excès de libéralisme est à l’origine de la montée du fascisme et communisme dans les années 30) ?
 
Extrait des premières pages du livre Révolution d’Emmanuel Macron :

« Affronter la réalité du monde nous fera retrouver l’espérance.

D’aucuns pensent que notre pays est en déclin, que le pire est à venir, que notre civilisation s’efface. Que le repli ou la guerre civile constituent notre seul horizon. Pour se protéger des grandes transformations du monde, nous devrions remonter dans le temps et appliquer les recettes du siècle dernier.

D’autres imaginent que la France peut continuer de descendre en pente douce. Que le jeu de l’alternance politique suffira à nous faire respirer. Après la gauche, la droite. Les mêmes visages et les mêmes hommes, depuis tant d’années.

Je suis convaincu que les uns comme les autres ont tort. Ce sont leurs modèles, leurs recettes qui ont simplement échoué. La pays, lui, dans son ensemble, n’a pas échoué. Il le sait confusément, il le sent. De là naît ce « divorce » entre le peuple et ses gouvernants.

Je suis convaincu que notre pays à la force, le ressort, l’envie d’avancer. Il a l’histoire et le peuple pour le faire.

Nous sommes entrés dans une nouvelle ère. La mondialisation, le numérique, les inégalités croissantes, le péril climatique, les conflits géopolitiques et le terrorisme, l’effritement de l’Europe, la crise démocratique des sociétés occidentales, le doute qui s’installe au cœur de notre société : ce sont les symptômes d’un monde en plein bouleversement.

À cette grande transformation nous ne pouvons répondre avec les mêmes hommes, les mêmes idées. En imaginant que revenir en arrière serait possible. En pensant simplement réparer ou ajuster nos organisations et notre «modèle », comme certains aiment à l’appeler, alors que personne, et au fond pas même nous, ne désire plus s’en inspirer.

Nous ne pouvons pas non plus demander aux Français de faire des efforts sans fin en leur promettant la sortie d’une crise qui n’en est pas une. De cette attitude indéfiniment reprise depuis trente ans par nos dirigeants viennent la lassitude, l’incrédulité et même le dégoût.

Nous devons regarder ensemble la vérité en face, débattre des grandes transformations à l’œuvre. Où nous devons aller et par quels chemins. Le temps que ce voyage prendra. Car tout cela ne se fera pas en un jour.

Les Français sont plus conscients des nouvelles exigences du temps que leurs dirigeants. Ils sont moins conformistes, moins attachés à ces idées toutes faites qui assurent le confort intellectuel d’une vie politique.Nous devons tous sortir de nos habitudes. L’État, les responsables politiques, les hauts fonctionnaires, les dirigeants économiques, les syndicats, les corps intermédiaires. C’est notre responsabilité et ce serait une faute que de nous dérober ou même de nous accommoder du statu quo.

Nous nous sommes habitués à un monde qui nous inquiète. Qu’au fond nous ne voulons pas nommer ni regarder en face. Alors on se plaint, on râle. Des drames arrivent. Du désespoir aussi. La peur s’installe. On en joue. On veut le changement, mais sans vraiment le vouloir.

Si nous voulons avancer, faire réussir notre pays et construire une prospérité du XXIe siècle dans le droit fil de notre Histoire, il nous faut agir. Car la solution est en nous. Elle ne dépend pas d’une liste de propositions qui ne se feront pas. Elle ne saurait émerger de la construction de compromis bancals. Elle se fera grâce à des solutions différentes qui supposent une révolution démocratique profonde. Elle prendra du temps. Elle ne dépend que d’une chose : notre unité, notre courage, notre volonté commune.

C’est cette révolution démocratique à laquelle je crois. Celle par laquelle, en France et en Europe, nous conduirons ensemble notre propre révolution plutôt que de la subir.

C’est cette révolution démocratique que j’ai entrepris de dessiner dans les pages qui suivent. On n’y trouvera pas de programme, et aucune de ces mille propositions qui font ressembler notre vie politique à un catalogue d’espoirs déçus. Mais plutôt une vision, un récit, une volonté. Car les Français, eux, ont une volonté, souvent négligée par leurs gouvernants. C’est cette volonté que je veux servir. Car je n’ai pas d’autre désir que d’être utile à mon pays. C’est pourquoi j’ai décidé de me porter candidat à l’élection du président de la République française.Je mesure l’exigence de la charge. Je sais la gravité de notre époque. Mais aucun autre choix ne me paraît plus honorable, parce qu’il est à l’unisson de celui que vous voulez faire, celui d’une France à rebâtir, retrouvant dans cette action notre énergie et notre fierté. Celui d’une France entreprenante et ambitieuse.

Je suis intimement convaincu que le XXIe siècle, dans lequel enfin nous entrons, est aussi plein de promesses, de changements qui peuvent nous rendre plus heureux.C’est cela que je vous propose.Ce sera notre combat pour la France et je n’en connais pas de plus beau ».

 

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