L’inflation peut-elle sérieusement baisser alors que les taux d’intérêt réels sont encore très négatifs ?

Oui, il est vrai que les taux montent, c’est incontestable, mais en réalité, ils restent encore excessivement négatifs.

Alors que l’inflation est annoncée autour de 6%, l’État français emprunte à seulement 3.15%. C’est historique.

Des taux d’intérêt négatifs qui permettent aux emprunteurs de rembourser leurs dettes sans effort et qui sont sponsors de la croissance économique. Il est encore excessivement intéressant d’emprunter.

Les taux d’intérêt réels négatifs sont le signe d’une politique monétaire particulièrement accommodante. Une politique monétaire qui facilite la croissance économique et qui doit pouvoir expliquer pourquoi la récession tant attendue de ne matérialise pas encore.

N’est-il pas illusoire de croire que l’inflation va retrouver son niveau cible de 2%, alors même que la politique monétaire est encore exagérément accommodante ? Les taux d’intérêt négatifs alimentent la croissance économique et donc l’inflation.

Nous avons l’habitude de vivre avec des taux réels négatifs. C’est pourtant une situation extra-ordinaire.

L’inflation ne pourra sérieusement refluer tant que les taux d’intérêt seront inférieurs à l’inflation. C’est alors que l’on doit se poser la question essentielle : Et si la hausse des taux ne faisait que commencer ?

La croissance économique est puissante. L’argent est abondant, partout. Le taux de chômage est au plus bas. Rien ne semble pouvoir justifier des taux réels négatifs. La politique monétaire est encore beaucoup trop accommodante pour réellement ralentir l’économie et donc l’inflation.

En réalité, j’ai parfois le sentiment que les banques centrales font semblant de lutter contre l’inflation alors même qu’elles ne font que gagner du temps. La situation est idéale pour tout le monde. Elles en profitent et font durer le plaisir.

Des taux d’intérêt réels négatifs permettent aux états de se désendetter sur le dos des épargnants sans effort. De leur côté, les entreprises, structurellement endettées, profitent des taux bas pour investir massivement dans l’adaptation de leur modèle économique face aux enjeux et aux besoins d’investissement.

Des taux d’intérêt négatifs qui soutiennent les cours de bourse et les capacités bénéficiaires des entreprises tout en assainissant les excès d’endettement des états. C’est parfait.

Des taux d’intérêt négatifs qui encouragent les épargnants à investir leur épargne dans l’économie, alimentant alors le cercle vertueux de la croissance. C’est parfait.

Bref, non seulement j’ai l’impression que la croissance économique n’a pas fini de nous surprendre favorablement, mais surtout, j’ai l’impression que l’inflation n’est pas prête de sérieusement refluer.

Aujourd’hui, le consensus se projette dans la perspective d’une baisse prochaine de l’inflation et même du retour prochain de la baisse des taux des banques centrales. C’est le scénario qui explique l’incroyable tenue des marchés financiers actuellement.

Et si le consensus se trompait ? Et si la hausse des taux ne faisait que commencer ? Ce scénario serait assurément synonyme d’une baisse des cours de bourse après les excès auxquels nous assistons depuis quelques semaines.

Pour approfondir cette question, je ne peux que vous encourager à la lecture de cette excellente tribune publiée par Véronique RICHE-FLORES sous le titre « Les sirènes des marchés et les raisons de leur euphorie« 

A suivre.

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