Je suis effrayé par cette information diffusée par le magazine Capital et les Echos ce matin : L’AMF vient de reconnaître le statut réglementé de CIF (conseil en investissement financier) à une société, filiale d’une plateforme d’échange de cryptomonnaies, spécialisée dans le conseil financier en cryptomonnaie !

L’obtention de ce statut CIF pour une société de conseil en cryptomonnaie est une grave erreur qui risque bien de finir de détruire l’image de sérieux de cette activité réglementée déjà en difficulté.

 

Probablement satisfaite de la multiplication des scandales tels que Fairvesta, Aristophil, Maranatha, Bio c Bon, et compagnie… l’AMF ouvre la boîte de pandore de l’arnaque aux cryptomonnaies !

En autorisant, l’activité de conseil financier sur les cryptomonnaies, l’AMF légitime cette activité et confère le statut d’investissement à un sous-jacent dont personne ne connaît la nature réelle.

 

Cette reconnaissance pose de très nombreuses questions :

 

  • Les autres CIF peuvent ils se mettre à distribuer des cryptomonnaies ? Demain, pourront ils aussi faire du conseil en jeux de hasard (loto) ou en PMU ? A mon sens, le science qui entoure la valorisation des cryptomonnaies est proche de la science qui entoure le PMU ou le loto ! Comment peut on légitimer une activité de conseil sur un produit aussi spéculatif et hasardeux que les cryptomonnaies. Comment peut on prétendre faire du conseil sur un tel sous-jacent !

 

  • Une société, filiale d’une plateforme de distribution de cryptomonnaie, peut elle être objective dans son conseil ? Comment peut on prétendre réaliser un conseil lorsque votre modèle économique repose sur la distribution d’un actif ? Conseiller, c’est conseiller de faire … mais c’est aussi conseiller de ne pas faire ! Le conflit d’intérêt est d’autant plus grand, que l’activité de conseil financier de cette société sera réservé aux meilleurs clients de sa plateforme ! C’est comme si je réservais mon activité de conseil œnologique aux seuls clients alcooliques !

 

  • Comment peut on prétendre réaliser un conseil financier lorsque l’activité est centrée sur la cryptomonnaie ? Quid du conseil financier sur les marchés financiers réglementés ?

 

 

Et pendant ce temps là, les CIF traditionnels, qui essaient de bien faire leur activité de conseil en investissement financier, sont harcelés et cumulent les obligations réglementaires rédhibitoires pour le moindre de leur conseil ! Lettre de mission à rallonge ; profil de risque mis à jour annuellement ; justification du moindre arbitrage par un rapport de conseil interminable ; …

Pour info, cette société est ARIZEN, dont le code NAf est Programmation informatique (6201Z) – sic – est membre de la CNCIF – CHAMBRE NATIONALE DES CONSEILLERS EN INVESTISSEMENTS FINANCIERS –

 




85 Comments

  1. Quelqu’un à l’AMF a dû recevoir un crypto pôt de vin à quelques semaines de la retraite.

  2. Qu’est-ce qui vous étonne ? depuis le projet de la loi de Sécurité financière téléguidée par les banques et les compagnies d’assurance, qui veulent se réapproprier les encours et la clientèle des CGP, les réglementations, les directives européennes etc. viennent alourdir le travail des CGP (souvent à juste titre vu l’absence de culture financière d’une grande majorité, quand j’écris culture il s’agit de savoir dument sanctionné par des cours et diplômes et non une pratique qui ne sait pas où est son origine), mais surtout intentionnellement, à moins d’être myope.
    Commencez donc par demander à la population des CGP ce qu’est une monnaie et ensuite comment peut-on nommer ce concept numérique une crypto-monnaie et d’en justifier l’existence par rapport à quoi ?
    C’est bien vrai que cela va accélérer la chute de ceux qui s’en serviront, …, et cela n’en serra donc que mieux.

    • N’avez-vous pas le sentiment que les principales cryptomonnaies aujourd’hui sont l’euro, le dollar et le yen, les 3 premières devises mondiales?

      • Les cryptomonnaies, pour celles qui seront un jour probablement reconnues comme « monnaies », n’ont rien de différent d’un bout de papier ou d’une pièce en cuivre sauf et c’est très important qu’elles ne DEPENDENT de personne et notamment les banques centrales qui ont creusées leur propres tombes avec leur manipulations et « arrangements ».

      • Si les nouvelles cryptomonnaies prennent leur place j’aimerais voir comment vous justifierez d’avoir investi ne serait-ce qu’un euro dessus.

        • Ca s’appelle des phases de transition, des swaps ou tout autres noms pour passer d’un système à l’autre, avec probablement beaucoup de couacs, d’arnaques et autres manipulations …. mais c’est la vie !

        • Ceci étant si j’investis un Euro sur une crypto, c’est dans le but que celle-ci monte pour la revendre plus cher, de la spéculation en quelque sorte.
          Mais je peux également changer mon Euro en BTC pour acheter un actif tangible (au sens de valeur intrinsèque), sachant que le BTC est l’avenir.

  3. Guillaume,

    C’est logique. Cela va dans le sens de la protection du consommateur. Ne serait-ce que pour dire de ne pas y aller….il faut être CIF !

    Par contre lourde responsabilité pour le CIF. Bien ecrire en gros et en gras : HAUTEMENT SPÉCULATIF

    • « Ne serait-ce que pour dire de ne pas y aller….il faut être CIF ! »

      Non, je ne suis pas d’accord. Ce n’est pas un produit financier, ce n’est donc pas un support susceptible de conseil financier, CIF ou pas CIF. Un CIF peut il faire du conseil en forex ?

      • Bonsoir Guillaume

        Au moins ce post fait causer.
        Sortant d’un contrôle CIF et rentrant dans mon deuxième j’assimile le conseil aux crypto à la gestion des passifs.
        Selon le contrôleur pour pouvoir écrire à un client : remboursez votre prêt, ou renégociez le il faut être IOBSP…. j’en déduis……qu’à partir du moment où l’AMF installe les crypto dans le champ du CIF, la question ne se pose plus. (Sauf jurisprudence contraire comme pour l’assurance-vie)
        Et l’exercice d’une mission de CIF sans être CIF c’est douloureux !

        Pourquoi l’AMF publie cet avis : pour contrôler les acteurs. Et ce n’est vraiment pas un mal vu les publicités reçues entre décembre 2017 et mai 2018.

        My two cents…

        • IOBSP pour faire une multiplication et une soustraction ?
          x € * n années au taux de i (3%) = Coût global
          x € * n années au taux de i (1,5%) = Coût global
          Delta = gain
          on marche sur la tête. Logique ?

          • Si vous évoquez un crédit en particulier, oui il faut être IOBSP.
            Si vous faites des hypothèses générales pas besoin sinon effectivement on marcherait sur la tête.
            Ou alors, vous écrivez : « Il convient de prendre des dispositions pour améliorer votre passif ». Car on ne peut pas vous empêcher d’exécuter votre obligation de conseil.

        • Sans vouloir rajouter d’huile sur le feu, trouvez-vous normal que votre concessionnaire automobile (qui est IOBSP) puisse techniquement vous dire de rembourser un crédit, mais qu’un CGP diplômé mais non inscrit à l’Orias, car ne souhaitant pas commercialiser de crédit, ne puisse pas le faire?

  4. Premier enseignement de l’article : même Guillaume Fonteneau ne comprend rien aux cryptomonnaies. Ce qui démontre le besoin de CIF spécialisés qui pourront bien conseiller les très rares investisseurs français qui seraient suffisamment courageux pour s’y aventurer.

    • Puisqu’il ne comprend rien, allez-y dites-nous ce que c’est.
      La disruption perturbe même le bon sens.
      2080 dans les ebook d’histoire : « les années 20 étaient une période de folie financière où de très nombreux investisseurs ont payé pour avoir de la monnaie qu’ils obtiendront par la suite en travaillant » ou
      « Les années 20 étaient une période de folie généralisée où non contents de la progression rapide du réchauffement climatique, les hommes ont inventé des cryptomonnaies dont les techniques de minage ultraénergivores nous ont ramené à une ère proche du moyen-âge ».

    • De très rares investisseurs qui seront prompts a vous coller un procès avant même avoir eu le temps de réagir. Quant à la grande majorité, n’en parlons pas. Crypto quoi ?

  5. Cet article m’amènes à 2 réflexions:
    1- il sera intéressant de voir les réponses de l’AMF à « l’attaque en règle » que votre article a développé,

    2- Guillaume vous écrivez :
    « A mon sens, le science qui entoure la valorisation des cryptomonnaies est proche de la science qui entoure le PMU ou le loto ! Comment peut on légitimer une activité de conseil sur un produit aussi spéculatif et hasardeux que les cryptomonnaies. Comment peut on prétendre faire du conseil sur un tel sous-jacent ! »

    Cet avis un tant soit peu subjectif pourrait être remplacé par :
    « Est-il novateur/ intéressant qu’une autorité donne aux CIF la possibilité de développer, former/ instruire la population (investisseurs, épargnants, entrepreneur, …) à ce qui sera demain, la MONNAIE des pays développés progressistes ?

    • La réponse est dans la question. Novateur oui, intéressant oui pour ceux qui font du business avec les cryptomonnaies.
      Ce qui n’est pas dans la question c’est :
      – quelle cryptomonnaie choisir et pourquoi?
      – quels sont les facteurs limitants des cryptomonnaies?
      – quel bilan coût/avantage?

      Une question encore plus importante et c’est là que je rejoins un des commentaires précédents de Pascal :
      – les cryptomonnaies ont-elles un caractère fiduciaire?

      Avec la défiduciarisation (barbarisme ne me frappez pas) programmée de notre monnaie par les mêmes progressistes, se pourrait-il que le caractère fiduciaire d’une monnaie prenne une tout autre forme?
      Si on a plus confiance en ces cryptomonnaies qu’en nos monnaies défiduciarisées, alors les crypto s’imposeront naturellement.

      • Beaucoup de questions, ceci paraît normal quand une « innovation » ou nouvelle pratique voit le jour.
        1- quelle crypto ?
        Elle(s) s’imposera (ront) de fait par leur sécurité et la confiance entre les acteurs,
        2- facteurs limitants ?
        Les mêmes que toutes autres monnaies avec avantages et contraintes spécifiques non rédhibitoires dès l’or que les 2 qualificatifs ci-dessus sont actés.
        3- coût/ avantages ?
        Coûts : insignifiants dans la création et la mise en oeuvre, plus compliqués pour la sécurisation.
        Avantages: ne dépend de personne, traçabilité quasi illimitée, très compatible avec les systèmes informatiques / numériques, pas de frais (ou peu) de stockage, banques devenues inutiles ou presque, etc …

        4- (dé) fiduciairasation ?
        fiduciaire définition: Se dit de valeurs fictives, fondées sur la confiance à celui qui les émet.
        Quelle différence avec le système actuel si comme dit précédemment il y a confiance et sécurité (le 1ère dépendant aussi de la 2ème) !

        Aussi, je pense comme vous, quand la confiance (donc la sécurité) sera revenue, elles s’imposeront. Cela pourrait demander quelques années !
        Attention toutefois aux nouveaux ordinateurs quantiques ou autres systèmes super perfectionnés qui pourraient être un frein à la sécurité des cryptos telles qu’elles sont aujourd’hui. Elles devront probablement s’adapter !
        Et rappelez-vous: « On ne peut pas « DÉSINVENTER » ce qui a été inventé.

        • Je reviens sur la notion de fiduciaire et de la raison pour laquelle je m’interroge sur les nouvelles formes de fiduciarité.
          Effectivement est fiduciaire la monnaie en laquelle les parties ont confiance. Mais ce qu’on appelle la monnaie fiduciaire proprement dite c’est la monnaie papier, celle que l’on peut palper, toucher, échanger de la main à la main. Elle existe!
          Quand je parle de défiduciarisation programmée, je parle du projet de notre chère U.E. qui voudrait faire disparaître les espèces.
          Les monnaies virtuelles ne sont donc par essence pas fiduciaires, au même titre que les chiffres que vous avez sur votre compte en banque.
          Alors qu’est-ce qui pourrait les rendre fiduciaires sans pour autant que l’on puisse les palper, toucher, échanger de la main à la main?
          En somme qu’est-ce qui les rendrait plus dignes de confiance que les monnaies traditionnelles?
          A ce jour, il n’existe qu’une raison idéologique de leur faire plus confiance : elles ne sont pas émises par les banques.
          Au-delà de ça, j’ai lu quelque part qu’on ne pourrait même pas assurer des transactions à un péage un vendredi soir avec ces crypto. Trop lourd, trop lent. Dans un monde où la vitesse prime c’est fâcheux.
          Par ailleurs, ces monnaies sont en quantité limitée aujourd’hui. Si on réfléchit en termes de monnaie ceci signifie qu’elles ont intrinsèquement une nature déflationniste (pardonnez la redondance).

          • Vous mettez le doigt sur le problème ou en tous cas sur l’un des problèmes majeurs, celui de la confiance.
            Comment avoir confiance dans des monnaies qui deviennent de plus en plus des monnaies de singe?
            Et qui ne tiennent et ne durent (pour le moment) que parce qu’il se trouve (encore) des pays (comme la Chine) pour les soutenir ?

          • Vous confondez me semble t-il fiduciaire et « tangible » si l’on admet que le cash papier est du tangible.
            Mais peu importe.
            Vous appréciez comme beaucoup de monde, notamment en Allemagne le papier que l’on peut palper, toucher, échanger de la main à la main. En fait si on y réfléchis, ce ne sont pas ces caractéristiques (toucher, main à la main,…) qui plaisent mais bien le fait que ce n’est pas contrôlé. Vous auriez un pot de confiture à la place d’un morceau de papier, ce serait la même chose, sauf que ça prendrait beaucoup plus de place ! Ce n’est qu’un simple support d’échange sans aucune valeur intrinsèque (contrairement à l’or ou l’argent physique par exemple)

            Les générations à venir, vous voyez celles qui n’ont plus dans leurs poches, qu’un petit bout de plastique ou un Iphone pour partir en vacances et payer, vont très rapidement (et c’est bien dommage!) ringardiser la monnaie papier. Elle n’a pas d’avenir donc; c’est le progrès que pouvons nous y faire ?

            Seulement, à force de vouloir trop contrôler, surveiller pour mieux taxer, et avec toutes les arnaques qui s’amplifient avec ce modèle, beaucoup de voies et de sentiments de liberté vont s’élever. Quelle sera la réponse ?
            Les cryptos ou système équivalent sécurisé qui n’aura pas les inconvénients de la monnaie « numérique » d’aujourd’hui et dès que les consommateurs-contribuables-investisseurs, … auront compris les avantages et notamment sa structure libérale.

            Vous dites:  » il n’existe qu’une raison idéologique de leur faire plus confiance : elles ne sont pas émises par les banques. »
            Au risque de vous déplaire, je pense exactement le contraire. On est bien dans le pragmatisme…. si on sait comment ça marche !
            Quant aux limites et autres lenteurs, péchés de jeunesse !

            • En ce qui me concerne, je ne l’ai pas dit mais qu’importe, je peux le penser!
              Vous avez confiance vous dans les banques et au-delà de celles-là, dans tout le système financier actuel ?

              • Justement NON, c’est bien pour cela que les cryptos ont une forte probabilité d’avenir !
                Après est-ce que ce sera avec ou sans les banques ???
                En tous cas si c’est avec, ce ne sera pas sur le même modèle, sinon aucun intérêt.

                • C’est donc bien ce que je disais ce qui fait la force des cryptomonnaies est un choix par défaut : je ne fais pas confiance aux banques.
                  Quand on pourra leur faire confiance, à ces cryptomonnaies, elles ne seront plus limitées et nous les utiliseront couramment. Cela veut dire que certains y auront mis des millions pour rien.

                  • Il faut pas toujours être les premiers à embarquer …. sur le Titanic !

                  • Ce n’est pas que la confiance aux banques, c’est aussi et surtout plus confiance en nos dirigeants dirigistes !

                    • Je comprends, d’autant plus, que les actions combinées des 3 derniers présidents, dont l’actuel, nous endettent à plus de 100% du PIB sans que personne ne tire de leçons des erreurs passées que ce soient les politiques, les syndicats, les journalistes…
                      Une hausse des taux d’intérêt pourrait être l’étincelle qui fait exploser la manufacture (n’y voyez pas de jeu de mots).
                      Il n’est absolument pas normal que dans un pays comme la France, seuls 49% des foyers payent l’IR avec une intensité qui est due à François Hollande.

                    • En fait, cela a commencé avec Mitterand et je l’accuse d’être le premier responsable sinon celui qui a montré la voie, de cette « manufacture » comme vous dites

            • Non je ne confonds pas fiduciaire et tangible puisqu’est fiduciaire ce qui est tangible.
              Et c’est bien le nom de vos espèces, pièces et billets : monnaie fiduciaire.

              Sinon quelle est la valeur intrinsèque de la cryptomonnaie?
              Si c’est une monnaie elle sert de moyen de paiement n’est-ce pas?
              Et de ce fait, elle sert à payer quelquechose qui a une valeur intrinsèque.
              Mais la monnaie en elle-même n’a de valeur que parce-qu’elle inspire suffisamment confiance pour que quelqu’un d’autre accepte d’aliéner une chose qui a une valeur intrinsèque contre ce moyen de paiement.
              Pour moi, le simple fait d’accorder une valeur intrinsèque à une monnaie est un défaut de logique, ou un défaut de fabrication du cerveau. Je peux me tromper bien entendu, mais en l’espèce je ne crois pas que je me trompe.
              Quand j’accepte de payer cher quelquechose qui n’a pas de valeur intrinsèque et que d’autres personnes font pareil, je fais de la spéculation.
              On en revient à l’histoire du pantalon à une jambe, quoique ce pantalon peut avoir une valeur d’usage.
              Avez-vous entendu parler d’Orania (ou un nom proche)? C’est un village en Afrique du Sud qui vit en totale autarcie et qui a créé sa propre monnaie.

              • Le sens des mots et de leurs ‘extension » est parfois important. Pour moi tangible, je l’interprétais comme ce qui a de la valeur vraie, j’aurais dû dire « valeur intrinsèque » à la place.
                Un billet n’est pas non plus forcément fiduciaire. Les Deutschemarks de la période de Weimar ou les dollars argentins ou du Zimbabwe sont tout sauf fiduciaires.
                Sur le reste ou presque, on est d’accord, une crypto n’a pas de valeur intrinsèque, bien évidemment. Son principal avantage, je le répète, c’est le fait qu’elle ne dépend de personne et qu’elle n’est pas falsifiable ou créée à outrance (manipulable donc).

                Vous dites: « Quand j’accepte de payer cher quelquechose qui n’a pas de valeur intrinsèque et que d’autres personnes font pareil, je fais de la spéculation. »
                NON, vous faites d’abords de l’échange ! A moins que vous vouliez acheter un veau avec 1000 douzaines d’oeufs !!! (LoL)

                • Là nous sommes plutôt dans le cas où je vous échange 1000 douzaines d’oeufs contre 10 douzaines d’oeufs pour faire monter la côte de vos 10 douzaines d’oeufs.

                  • Désolé, je ne connais pas d’imbéciles qui échangerait 10 dz contre 1000 même pour faire monter la cote !
                    Que voulez-vous dire plus précisément ?

                    • Justement c’est que j’essaie de vous dire depuis le départ et c’est pour cette raison que je ne comprends pas qu’on puisse acheter de la monnaie à utilisation limitée avec de la monnaie à utilisation illimitée.

                    • Non il n’y a pas de monnaie (masse monétaire) illimitée, c’est le crédit qui peut/est illimité !

                      https://fr.wikipedia.org/wiki/Masse_mon%C3%A9taire

                      Ca ne changera rien avec une crtypto si elle est correctement « dimensionnée » avec une faculté d’adaptation.

                    • Je ne parle pas de monnaie limitée mais d’utilisation limitée de la monnaie. Pour l’instant, les crypto ne couvrent pas toutes les transactions.

          • Et attention : ce n’est pas parce que les monnaies actuelles sont fiduciaires au sens où elles sont matérialisées par du papier ou des pièces (dans un matériau sans aucune valeur j’entends) que celles-ci doivent inspirer confiance.
            Même si fiduciaire vient du mot latin fiducia qui signifie confiance précisément.
            Il me semble capital qu’une monnaie, quelle qu’elle soit, soit indexé sur un étalon, qu’il soit or, argent, platine, ce qu’on veut mais pas du vent.

            • Exact. D’où ma question du changement de nature du caractère fiduciaire de la monnaie.

            •  » Il me semble capital qu’une monnaie, quelle qu’elle soit, soit indexé sur un étalon, qu’il soit or, argent, platine, ce qu’on veut mais pas du vent. »

              Vous avez raison et tord à la fois.
              Quand en août 1971, l’Amérique a abandonné l’adossement du dollar à l’or, dans une économie en bonne santé, tout en restant la monnaie de référence notamment dans les échanges pétroliers et n’en déplaise à De Gaulle, cela a été un formidable vecteur de croissance et de commerce international.
              Mais quand le navire est à la dérive, il en est tout autrement ET là, l’adossement à des actifs de valeur prend toute son importance dans le fait que mes bouts de papier sont échangeables en or ou Ag, … !

              • Eh bien voilà nous y sommes.
                1971 ! Si DeGaulle n’était pas chaud, c’est peut-être précisément parce qu’il avait compris qu’on avait ouvert la boîte de Pandore. Et à présent, il faudrait vite la refermer cette boîte avant qu’elle ne nous pète à la gueule !

                • Vous avez raison mais c’est probablement trop tard avec 250 000 Milliards de dollars en circulation dans le monde.
                  Il faudra probablement passer par « Reset », ou un « Hair cut » disent d’autres!
                  Donc, ça va nous péter à la gueule comme vous dites mais quand ?

                • Il y a quelque fois des coïncidences bizarres, en l’occurrence cet article de l’Agefi que je viens juste de lire:

                  https://www.agefi.fr/asset-management/actualites/hebdo/20180906/apres-crise-dette-255089?utm_source=newsletter&utm_medium=quotidienne_17h&utm_campaign=06092018

                • Ca va vous intéresser, extrait:

                  [Les cycles sont à l’activité économique ce que la respiration est à l’humain. Expansion, effervescence, surinvestissement puis récession et destruction des mauvais investissements dus à l’excès d’enthousiasme.

                  Mais depuis Keynes, gouvernements et banques centrales s’efforcent d’empêcher les cycles de se produire. Ils prétendent pouvoir adoucir une correction, relancer l’économie. Ce faisant, ils empêchent l’économie de respirer, ils l’étouffent et la rendent asthmatique. C’est le syndrome de la « croissance molle ».

                  Cela donne lieu à de jolie phrases comme celle-ci, des archives du journal Le Monde :

                  « La récession a été évitée et le gouvernement revoit ses prévisions à la hausse, mais les perspectives restent moroses ».

                  Le poids de la dette augmente, les taux d’intérêt sont abaissés de force pour la rendre supportable mais d’autres acteurs profitent des taux bas pour s’endetter à leur tour.

                  La crise du crédit subprime ou des « subprimes », comme disent les commentateurs, a été mal nommée. Les journalistes et experts français semblent d’ailleurs ignorer que subprime est – dans la langue de Shakespeare – un adjectif et donc invariable.

                  Plus grave, cette mauvaise dénomination implique que le mécanisme n’a toujours pas été compris. Il s’agit en fait d’une crise de surendettement généralisée rendue possible par le système monétaire et financier et aggravé par les politiques keynésiennes contracycliques.

                  Ce n’est pas la première fois qu’une crise est mal nommée. Durant la Régence, entre 1716 et 1720, John Law avait développé et appliqué en France un « système ». Il est important de se souvenir qu’on parlait bien du « système de Law ».

                  Le régent, face à des caisses vides et un Etat surendetté par les guerres de Louis XIV, était confronté au problème classique du pouvoir : comment avoir de l’argent contre rien ? La solution classique est l’avilissement de la monnaie métallique et l’endettement. Crésus, l’Empire romain, Philippe Le Bel, et bien d’autres en étaient passés par là avec toujours une issue désastreuse.

                  John Law et son système pour dissoudre les dettes

                  John Law a réellement inventé la méthode moderne : monnaie papier, banque centrale, endettement, création monétaire et « assouplissement quantitatif ».

                  La Banque Royale était une banque centrale qui s’est livrée à de la création monétaire et a participé au rachat des créances du Trésor (contre des actions de la compagnie du Mississipi). Le « système » connut une telle faillite que, par la suite, la France traumatisée n’osait même plus appeler une banque « banque ». Après Law, les banques furent appelées « caisses ».

                  A tort, la faillite du « système de Law » fut appelée « bulle du Mississipi » ; pourtant, cela n’avait rien à voir avec une bulle purement boursière comme celle de la tulipe.

                  Le « système de Law » a été ressuscité depuis la fin des accords de Bretton Woods, qui a acté le décrochage de toutes les monnaies d’un repère réel (une contrepartie métallique en or ou argent).

                  « Si Law revenait parmi nous, 300 ans après son premier séjour terrestre, il aurait quelques motifs de satisfaction.

                  On retrouve en effet dans l’histoire économique et monétaire de l’après-guerre, en particulier depuis 1971, la plupart des ingrédients qui ont fait la réussite et l’échec de son système : la démonétisation de l’or, une bulle d’actifs entretenue par une politique de taux bas en totale déconnexion de l’économie réelle, des émissions d’actions et de billets qui, sans toujours atteindre la sophistications de nos produits dérivés, n’avaient de contrepartie que dans la titrisation de dettes anciennes et nouvelles. »

                  Nicolas Buat, John Law, La dette ou comment s’en débarrasser

                  Le « système de 1971 » connaîtra la même faillite que le « système de Law ». L’immense tas de dettes publiques et privées accumulées par le délire des politiques contracycliques – rendues possibles par une orgie de monnaie adossée à rien – sera un jour déclaré sans valeur.

                  Voltaire – qui avait vu le désastre de Law – ricanera dans sa tombe :

                  « Le peuple reçoit la religion, les lois, comme la monnaie : sans l’examiner ».

                  Cette fois, ce n’est pas différent.]

                  • Ben voilà! Les cryptomonnaies n’y échapperont pas non plus. C’est humain, il faut laisser vivre.
                    Les politiques ont mis le doigt dans un engrenage puis au lieu de laisser le doigt partir, ils y ont mis l’autre main, puis un pied etc…
                    Désolé pour la violence de l’image.

                    • Je pense que c’est avant tout un problème de dettes et de banques centrales plutôt que de la monnaie

    • « à ce qui sera demain, la MONNAIE des pays développés progressistes ? » Sans doute mais par certain et quand ? Dans l’esprit des françaisn je pense qu’on est très loin de l’acceptation de cette monnaie. La moindre crise, ils foncent sur l’or qui n’a rien de commun.

      • S’ils se ruent sur l’or, ils n’ont peut-être pas tout-à-fait tort !!…

      • S’ils se ruent sur l’or c’est justement parce que les monnaies actuelles ne sont adossées à rien !
        Des personnes bien renseignées pensent qu’il se prépare une « réaction » forte aux hégémonies et « guerres /sanctions » de l’Amérique et de son dollar super puissant.
        Cette réaction pourrait se traduire entre autres par une nouvelle monnaie Russo-Chinoise et pays satellites, qui probablement serait construire sur la technologie de la blockchain ou équivalent (en mieux) adossé à des actifs tangibles (or ?).

        • Nous sommes d’accord…
          Le pire pour une monnaie consiste à ne reposer sur rien, à n’être adossé à rien si ce n’est la confiance. Quand celle-ci s’étiole…

  6. Attention à la tendance à la simplification type Facebook de ce blog.
    « multiplication des scandales tels que Fairvesta, Aristophil, Maranatha, Bio c Bon
    … », « qui risque bien de finir de détruire l’image de sérieux de cette activité réglementée déjà en difficulté. ».

    Mon propos ne vise pas à défendre ou porter un jugement de valeur sur tel ou tel support ou société, cependant il n’y a aucun scandale sur Fairvesta ou Bio C Bon, contrairement à Aristophil et Maranatha.
    Une alerte AMF sur les risques, les méthodes de vente et par là-même la qualité du réseau de distribution n’est pas un scandale mais une mise en garde.
    Trafiquer les comptes et/ou les valeurs, faire de la cavalerie ou du Ponzi est un scandale.
    Tout mettre dans le même sac est donc une vision simpliste, Fairvesta et Bio C Bon n’ont strictement rien à voir avec Aristophil et Maranatha jusqu’à PREUVE du contraire (et non pas ressenti de certains qui étalent largement leurs manques de connaissance et leur surplus de ressenti).

    Vous désirez donner un aspect juridique à votre blog ? J’espère que vous êtes alors conscient que vous entrez dans le cadre de la diffamation publique et des nouvelles lois sur les Fake-news en parlant de scandale lorsque ce terme ne s’applique pas.

    En parlant « qualité du réseau de distribution », être CIF implique de lourdes contraintes administratives notamment de présentation des risques, mais pour autant vous sous-entendez que cette profession qui se règlemente justement pour éviter ce que reproche l’AMF, a « mauvaise image ».
    Vous vous basez sur quelle étude pour sortir cette remarque ?

    Expliquer et mettre en avant des risques est une TRES bonne chose, mais il ne faut pas basculer dans la médisance ou l’outrage sinon on a vite fait d’interdire l’utilisation de l’automobile sous prétexte que certains conduisent mal.

    • Thierry,
      Sans vouloir polémiquer sur le statut de CIF. Ce statut qui est réglementé (c’est bien), n’impose justement que des contraintes administratives.
      Comme Guillaume l’a fait remarquer, une société d’informatique peut être CIF.
      Il est donc légitime pour des professionnels mais aussi pour des investisseurs de se poser des questions sur le sérieux de ce statut. D’autant plus que la CNCIF est connue pour avoir de nombreux CIF qui peut-être la semaine dernière étaient encore prof d’histoire-géo ou de tennis de table.
      N’est-il pas logique qu’à un moment certains se posent la question de savoir s’il ne s’agit pas d’une attaque en règle contre ceux des CGP qui ont le statut de CIF?

  7. Merci Guillaume ! Je sors ma boite de pop-corn….. Ca commence fort !!! Je sens qu’on va bien s’amuser…

  8. Et si l’objectifs était de pousser les clients à passer par un CGP pour les crypto en sachant que très nombreux y perdront beaucoup et qu’ainsi cela salira l’image de cette profession pour le plus grand profit des banques et compagnies

    • Ah complot, quand tu nous tiens !
      En fait rien d’impossible !!!

    • Mettez : « Passer par un CIF » CIF et CGP sont deux professions totalement différentes.

      • Avec des interactions quand même. Depuis le temps qu’on nous explique qu’un CGP non CIF n’est pas CGP !…

        • Des interactions si le CGP le veut.
          Il peut très bien être uniquement intermédiaire en assurance et en OBSP.
          Il peut même choisir de n’être intermédiaire en rien.
          Pour être CGP il n’y a qu’une seule condition valable : avoir au moins une licence en droit. Tout le reste c’est de la littérature et du défaut de conseil.

          • S’il est courtier en assurance et OBSP, il ne peut faire alors qu’une partie du travail

            • Ok mais il fait l’essentiel. Pour l’immobilier il peut être apporteur d’affaires.

            • Et pour les titres il y a MiFID 2 pour les CIF et si vous n’êtes pas CIF rien ne vous empêche de donner un conseil sur ces mêmes titres et de laisser ensuite votre client voir avec les services de sa banque pour les souscriptions ou de l’accompagner.

              • Donner un Conseil ( en Investissement) necessite d’être CIF. C’est le prérequis du statut. Pas le texte avec moi mais s’il faut….

                • Nous sommes bien d’accord

                • En investissement ou en investissement financier?
                  De quel conseil parlez-vous?
                  Relisez le texte oui.

                • « La caractéristique principale de l’exercice de conseiller en investissements financiers réside dans son caractère
                  habituel et s’inscrit comme une prestation de conseil stricto sensu. En effet, l’activité de conseil consiste à fournir
                  des recommandations personnalisées à un tiers, soit à sa demande, soit à l’initiative de l’entreprise qui fournit le
                  conseil, concernant une ou plusieurs transactions portant sur des instruments financiers. »
                  La notion clef est « recommandations personnalisées ».
                  C’est une notion floue qui n’a pas de sens juridique. Autrement dit, on peut recommander la souscription d’un contrat d’assurance-vie du moment qu’on ne désigne pas un ou plusieurs contrats en particulier.
                  D’ailleurs c’est une évidence de pouvoir recommander l’assurance-vie, puisque nul n’est censé ignorer la loi.

  9. CIF, invention du diable. Cela n’engage que moi naturellement

  10. CAPL conseils says:

    Personnellement je suis partage entre la vision de Guillaume avec l’étrangeté d’accorder a une entreprise informatique le statut de CIF pour délivrer du conseil sur les cryptomonnaies. En effet, malgré vos très bons commentaires et nos lectures respectives, il est compliqué de voir en quoi on peut conseiller ce sous-jacent basé sur une confiance en un avenir différent et dont les cours peuvent varier sans logique économique ou politique mais par le simple accord généralisé de gros propriétaires qui décident de ce qui veulentquand ils veulent ! Un conglomérat qui s’amuse…
    Le côté spéculatif peut faire vendre du rêve a des personnes crédules qui se feront sans aucun doute avoir… Quelle rémunération pour le conseil ? Des honoraires ? Des frais d’entrée supplementaires alors que les plateformes actuelles se rincent ?

    Ensuite les arguments concernant la volonté d’encadrer le conseil en cryptomonnaie par des CIF ou CGP tient la route. Nous orientons et accompagnons nos clients sur la diversification avec des projections s dans le futur pour des éventuelles valorisations. Pourquoi ne pas nous intéresser a ce sujet (thème qui sera développé a la fin du mois a Patrimonia) ? Ça signifie bien que nous devons nous y intéresser et avoir la capacité d’expliquer a nos clients néophytes le « fonctionnement » et les bases de la blockchain ou d’un ripple BTC etc (même si c’est pas gagné 😁)

    Il est clair que le statut de CIF est extrêmement lourd d’administravement mais cela pousse la profession a avoir une éthique et une méthodologie sérieuse et protectrice de nos clients ! ou est le problème.
    Un CGP = CIF + CJA + COA voire carte T sinon comment être le chef d’orchestre du patrimoine sans toutes les compétences (pour la nouvelle génération)!? EX : Je fais de l’assurance vie en conseil mais ne connaît pas le principe des régimes matrimoniaux alors quand Guillaume parlent de la RM Ciot, le CGP ne comprends pas de quoi il s’agit, c est impossible?

    Je suis las d’avoir des nouveaux clients très méfiants et inquiets de nous faire confiance parce qu’ils sont tombés sur un énième vendeur de produits qui ne connaît même pas le principe d’audit sur une approche globale… Il faut se battre pour ses réglementations qui apporteront a nos prospects/clients, une confiance et une déontologie.
    Les français (certains CGP) ne marchent apparemment qu’à la contrainte et a la répression… Dommage mais on est tous mieux protégé !client et professionnels du patrimoine) je m’en félicite.

    • Ce qui me ferait arrêter de rager sur le statut de CIF serait de le rattacher à des compétences de base.
      Personne n’aurait l’idée d’aller voir un chirurgien orthopédiste qui il y a deux semaines ou 5 ans était garagiste ou plombier.
      Alors pourquoi l’accepte t-on pour le CGP?

  11. julien bonnetouche says:

     » les conseilleurs ne sont pas les payeurs » vieil adage bien connu.

    Et les payeurs c’est nous les clients, les gogos…
    Car ne vous y trompez pas, CIF, CGP banquier, ou autre conseilleur, voit d’abord en vous un client.
    Parfois on cherche même à vous « plumer » carrément.
    Alors avant de faire confiance à qui que ce soit, on se renseigne !!
    Gérer son argent est aussi important que de le gagner.
    Il serait utile donc de passer du temps à apprendre la finance et le droit tout comme pour le métier que l’on a choisi d’exercer.
    Et surtout de rester vigilant, les yeux bien ouverts, et de ne pas écouter le chant des sirènes.

    • Nous sommes assez d’accord, mais je vous rassure quand même, il existe encore des CGP qui travaillent dans l’intérêt exclusif de leurs clients malgré le volumineux chant des sirènes.

      • CAPL conseils says:

        Encore gent, merci pour nous !
        Il est vrai que la professionnalisation du métier et la réglementation va permettre quand même aux clients de faire confiance pour commencer sur les compétences, ensuite la déontologie et le sérieux se fait au bouches a oreilles 🙂

        • Rattacher le statut de CIF à un diplôme en prérequis pour être CGP n’est aujourd’hui pas possible vu le nombre de CIF n’ayant pas ces prérequis.
          Un nouveau statut pourrait voir le jour et mettre fin à la confusion. De cette manière, les CIF pourraient continuer à être CIF (certains sont très bien dans ce domaine) et ceux qui seraient sous ce nouveau statut + celui de CIF pourraient se faire appeler CGP.
          Fidroit oeuvre en ce sens avec le projet de statut de COP (Conseil en Organisation Patrimoniale) dont le prérequis est la CJA.
          On aurait alors une vraie réglementation avec la possibilité de normaliser les tarifs pour le conseil, et d’apporter une plus grande transparence aux clients tout en permettant au métier d’être reconnu.
          Ce serait plus lisible de mon point de vue. Qu’en pensez-vous?

  12. julien bonnetouche says:

    Oui mais le diplôme donne la garantie de connaissances minimum, c’est tout.
    Il ne garantit en rien ni l’honnêteté, ni la volonté de travailler pour l’intérêt du client.

    • Rien ne garantit jamais l’honnêteté, ni la volonté de travailler pour l’intérêt du client.
      Il y a tant d’interstices et de failles dans le statut de CIF actuel, et il y en aura toujours.
      Seule l’expérience et le sérieux du CGP fait la différence dans ce domaine. Encore une fois, comment mesurer le sérieux?
      Madoff avait l’air lui aussi très sérieux.
      Des notaires, des avocats, des experts-comptables, des médecins doivent prêter serment et pourtant certains ne sont pas honnêtes et n’agissent pas dans l’intérêt du patient/client.
      Toutefois, donner un socle minimum de compétences est un premier gage de sérieux.
      Souvenez-vous du fameux chirurgien orthopédiste, si je sais qu’il n’a pas son diplôme je ne veux pas en entendre parler.
      Pour être CGP ce devrait être pareil, donc COP + CIF.

      • CAPL conseils says:

        Complètement d’accord et j’adhère a la Charte de Fidroit en tant que Conseiller en Organisation Patrimoniale avec mon cabinet, je trouve l’iniative remarquable, dommage qu’elle vienne d’un organisme privée plutôt que d’une des Chambres ou des pouvoirs publics

      • julien bonnetouche says:

        Évidemment ! ce que je veux dire, c’est que le diplôme n’est qu’une garantie minimum, qui doit aller de soi, mais que le client ne doit pas s’arrêter à cela uniquement.

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