La baisse des cours de bourse n’est pas un moment très agréable à vivre pour celui qui est investisseur en actions. La cotation de son portefeuille titre baisse et les mauvaises nouvelles qui accompagnent cette chute ne permet pas d’être optimiste.

Pourtant, ces phases de baisses sont particulièrement recherchées pour l’investisseur qui souhaite profiter des errements de la confrontation de l’offre et de la demande pour devenir propriétaire de belles entreprises qui s’adaptent à la conjoncture pour générer toujours plus de bénéfices à long terme.

Le marché, c’est le fruit de la confrontation de l’offre et de la demande d’actions.

  • Lorsque le marché baisse, c’est parce qu’il y a plus de vendeurs que d’acheteurs.
  • Lorsque le marché monte, c’est parce qu’il y a plus d’acheteurs que de vendeurs.

Au milieu de ce marché qui fixe les prix en fonction de la quantité d’acheteurs et de vendeurs, il y a la valeur fondamentale des entreprises, déterminées en fonction de la capacité des entreprises à augmenter leur chiffres d’affaires et leurs bénéfices futurs.

L’investisseur de long terme aime profiter de ces situations qui voient le cours de bourse des entreprises chuter ; C’est le moment d’acheter des actions et de construire les plus-values futures.

Il suffit de consulter le palmarès des 10 plus fortes baisses du CAC40 depuis le 01 Janvier pour s’en rendre compte :

Libellé Dernier Var. 1er Janv.
KERING 442.450 (c) -37.41%
HERMES INTL 1 015.000 (c) -33.92%
SCHNEIDER ELECTRIC 121.900 (c) -29.32%
DASSAULT SYSTEMES 37.740 (c) -27.85%
WORLDLINE 35.650 (c) -27.26%
SOCIETE GENERALE 22.000 (c) -27.16%
ALSTOM 22.760 (c) -27.10%
L’OREAL 304.400 (c) -26.99%
RENAULT 22.455 (c) -26.49%
LVMH 542.600 (c) -25.36%

L’investisseur de long terme pourra se réjouir de prendre des participations de long terme dans ces très belles entreprises Française pour un prix très inférieur à son niveau du début de l’année.

Bref, ce sont les soldes. La question est alors de savoir si nous sommes à la première démarque ou déjà à la seconde démarque ? Faut il profiter de la baisse actuelle ou attendre une prochaine baisse pour profiter d’une baisse de cours encore plus forte ?

En effet, la baisse actuelle est parfois forte… mais la hausse précédente était tellement puissante qu’il est parfois trop tôt pour affirmer que l’entreprise en bon marché.

Nous effaçons simplement les excès passés et c’est déjà pas mal.

C’est le moment d’investir car la survalorisation semble tout ou partie effacée, mais les cours dévoient encore pas mal baisser pour affirmer une décote.

Prenons l’exemple de KERING, en baisse de -+37% depuis le 01/01/2022.

Et la droite de régression de Kering depuis 1995

PS : Il s’agit d’un exemple et surtout pas d’un conseil d’investissement !

Idem pour la droite de régression du CAC40. Nous retrouvons des niveaux de valorisation acceptables pour l’investisseur de long terme. Cela ne signifie pas que la baisse est terminée, cela signifie seulement qu’à partir de ce niveau de valorisation, nous entrons dans une période de juste valorisation et de sous-valorisation si les cours devaient continuer à baisser.

Bref, c’est le moment d’investir, mais sans précipitation car il n’est pas impossible que la baisse se poursuive (ou pas … car en réalité, personne n’en sait rien, moi le premier)

Droite de régression du CAC40

Spéculer ou investir ? Faites le bon choix

Lorsque vous placez votre argent pour le faire fructifier sur les marchés financiers, deux choix s’offrent à vous : spéculer ou investir. Comment choisir ?

La spéculation partage avec l’investissement la recherche de rendement. En revanche, il existe plusieurs différences de fond entre ces deux approches.

Court terme vs. Long terme

Alors que la spéculation recherche des gains rapides à court terme, l’investissement est plutôt orienté vers le long terme.

La spéculation est un pari à court terme sur l’évolution des prix, tandis que l’investissement mise sur la valorisation à long terme des entreprises. La spéculation tire ses gains des évolutions de court terme tandis que l’investissement profite de la tendance de long terme positive des actifs.

Il en découle que le spéculateur aura tendance à multiplier les ordres d’achat et de vente tandis que l’investisseur se montrera plus patient… Voire paresseux.

Par conséquent, les spéculateurs mobiliseront des outils et des supports permettant d’acheter et de vendre rapidement mais aussi de gagner (ou perdre) plus. Par exemple, ils utiliseront donc l’effet de levier et la vente à découvert au sein d’un compte titres. Les investisseurs, eux, auront plutôt tendance à investir dans des contrats d’assurance vie pour bénéficier d’une fiscalité allégée. Ils pourront aussi mettre en place des versements programmés pour se constituer un capital au fil du temps.

Pari vs. Analyse

La spéculation est un pari sur des évolutions à court terme. L’objectif n’est pas de comprendre ces évolutions mais de les anticiper. C’est une démarche très risquée qui s’assimile peu ou prou à un pari.

L’investissement se décide quant à lui après une analyse fondamentale. S’il est risqué, c’est en connaissance de cause. Cela permet une prise de risque calibrée en fonction du profil de risque et des objectifs de l’investisseur. Attention cependant, « prise de risque calibrée » ne signifie pas absence de risque. Vous pouvez aussi perdre de l’argent avec vos investissements.

C’est la raison pour laquelle la spéculation accorde une importance si grande au market timing (la tentative de prévoir la direction du marché) alors que l’investissement s’en préoccupe assez peu.

  • Pour le spéculateur, les fluctuations de court terme priment. Les gains qui seront retirés proviendront des anticipations de ces fluctuations. Le market timing est donc essentiel.
  • Pour l’investisseur, c’est la tendance de long terme qui importe. Le point d’entrée conjoncturel n’est qu’accessoire puisqu’à long terme, la tendance domine les fluctuations.

Et c’est parce que le market timing est particulièrement difficile que la spéculation est une activité très risquée pour les particuliers non professionnels des marchés financiers. Elle est donc à réserver aux plus audacieux, avec des montants qui restent raisonnables.

Il faut noter que c’est aussi parce que le market timing est compliqué que la gestion passive s’est développée. Alors que la gestion active utilise le market timing pour battre le marché, la gestion passive considère que c’est trop risqué et préfère se contenter des performances du marché.

Spéculer c’est mal, investir c’est bien ?

La spéculation est souvent mal considérée et assimilée à une activité stérile, voire nuisible. L’investissement serait quant à lui une activité noble qui soutiendrait la croissance et la prospérité.

Il ne faut cependant pas oublier que la spéculation peut être utile à plusieurs titres :

  • Les spéculateurs déchargent les autres agents du risque lié à l’évolution des prix.
  • Les spéculateurs favorisent la liquidité des marchés, ce qui accroît théoriquement leur efficacité.
  • Les spéculateurs pourraient également contribuer à stabiliser les marchés. Cet avantage demeure cependant controversé et une action déstabilisante de la spéculation ne peut être exclue.

Par ailleurs, nombreux sont ceux qui se pensent investisseurs et se comportent comme des spéculateurs : recherche d’opportunités de gain à court terme, réflexion insuffisante qui conduit à prendre des paris, etc.

La frontière entre investissement et spéculation est plus poreuse qu’il n’y paraît. Il n’est pas question de morale ni d’utilité entre ces deux approches mais plutôt de réflexion et d’analyse. Ainsi, comme le souligne Benjamin Graham, considéré parfois comme l’investisseur le plus doué de la planète,

« Une opération d’investissement est de celles qui, après analyse approfondie, promettent une bonne garantie sur le principal ainsi qu’une rentabilité adéquate. Les opérations ne satisfaisant pas à ces critères seront considérées comme spéculatives. »

Si le risque ne vous fait pas peur et que vous recherchez des gains rapides, nul doute que la spéculation vous attire. Ayez néanmoins bien conscience que sans connaissance ni formation, vos chances de réussite seront infimes.

Si vous cherchez plutôt à vous constituer un capital sur le long terme sans risquer la ruine, alors vous êtes plutôt un investisseur. Ne négligez cependant pas les risques de l’investissement et n’hésitez pas à vous former et à vous informer avant d’investir.

Arnaud SYLVAIN et Guillaume FONTENEAU

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