– Avertissement : le « Défi 6 % » est une initiative pédagogique qui vise à montrer qu’une prise de risque maîtrisée permet d’obtenir un rendement supérieur à celui des placements sans risque. Le défi 6 % ne fournit aucun conseil ou recommandation d’investissement. – – Un article rédigé par Arnaud SYLVAIN, Conseiller financier indépendant, qui propose une gestion conseillée de vos assurance-vie ou PER

Rappel des faits. Qu’est ce que le Defi6% ?

4 000 euros ont été investis sur un contrat d’assurance vie. L’objectif est de montrer qu’une prise de risque maîtrisée permet d’obtenir un rendement supérieur à celui des placements sans risque.

Le défi 6 % vise une rentabilité annuelle moyenne de 6 % et une volatilité maximale de 10 %.

Pour en savoir plus sur cette initiative, vous pouvez consulter les articles suivants :

et aussi : « Bourse : Défi 6 % toujours en forte hausse depuis le début de l’année« , le reporting du mois de décembre 2021.

Vie du contrat d’assurance-vie support du #defi6%

Comme annoncé lors du précédent reporting et parce qu’un repli des marchés est anticipé,

  • Le contrat a été sécurisé : La part des obligations privées a été réduite de moitié et réinvestie sur le fonds en euros.
  • Les versements programmés ont été modifiés et dynamisés.

Versement mensuel du 8 janvier 2021

L’ordre passé le 21 décembre n’avait pas encore été pris en compte le 8 janvier.

Situation du contrat au 16 janvier 2022

Le contrat est composé de 55 % d’unités de compte et de 45 % de fonds en euros. Le niveau de risque s’établit à 4 sur une échelle de 7 (SRRI).

Source : Quantalys

Quelle articulation entre le SRRI, le Max drawdown et la volatilité ?

À la suite d’un commentaire sur l’article « Bourse : Comprendre la volatilité et le max drawdown pour estimer le risque » voici quelques précisions sur l’articulation entre SRRI, Max drawdown et volatilité.

  • La volatilité d’un fonds ou d’un portefeuille, c’est l’écart-type de son rendement. La volatilité est donc une mesure de la dispersion du rendement. Plus elle est élevée, plus le rendement sera susceptible de s’écarter de son niveau moyen.
  • Le SRRI (Synthétic Risk and Reward Indicator) est un indicateur compris entre un 1 et 7 en fonction du niveau de la volatilité.
  • Le Max Drawdown correspond à la perte maximale que vous auriez subie si vous aviez acheté au plus haut et vendu au plus bas.

Ces trois mesures se calculent à partir du rendement.

  • La volatilité représente la dispersion des rendements
  • Le SRRI est un découpage en classe de la volatilité
  • Le Max drawdown est un cumul de rendements. Il correspond à la chronique des rendements permettant de passer du point le plus haut au point le plus bas.

Le SRRI et la volatilité renseignent sur le risque que le rendement s’éloigne de sa valeur moyenne. Plus ils sont élevés, plus ce risque est grand. Il est à rapprocher des fluctuations que vous pouvez accepter.

Le Max Drawdown renseigne sur la perte maximale qui a pu être subie. Il est à comparer avec la perte maximale que vous pouvez tolérer.

Performances

Historique base 100 du 16 janvier 2019 au 13 janvier 2022

Source : Quantalys

Le portefeuille a gagné 9,94 % en 2021 et affiche un gain de +14,83 % depuis sa création. Par contre, il s’inscrit en baisse de -1,21 % depuis le début de l’année.

Le portefeuille a perdu -1,38 % depuis le dernier reporting. La baisse généralisée, à l’exception de l’Eurostoxx 50 et dans une moindre mesure du fonds flexible prudent. À noter la baisse de valeur de près d’un tiers du fonds cantonné H2O Multibonds SP.

Performances du 9 décembre 2021 au 13 janvier 2022

Source : Quantalys

Contrôles

Tous les indicateurs restent au vert.

La volatilité attendue du portefeuille s’établit désormais à 5,11 %. La perte maximum attendue s’élève à 9,42 % et reste sous contrôle.

Historique du contrat

4 000 euros ont été versés initialement sur le fonds en euros en juin 2018, puis deux versements trimestriels de 500 euros ont été effectués. Un investissement progressif a été mis en place pour basculer chaque mois et pendant 5 mois 600 euros du fonds en euros vers des unités de compte.

Cet investissement progressif devait permettre de converger progressivement vers l’allocation cible. La baisse des marchés a contrarié cet objectif et plusieurs arbitrages ont été réalisés pour aboutir à fin décembre 2018 à une allocation plus prudente. Alors que l’allocation cible comporte 90 % d’unités de compte et 10 % de fonds en euros, une répartition avec 30 % d’unités de compte et 70 % de fonds en euros a été privilégiée.

En juin 2019, l’orientation prudente du portefeuille a encore été renforcée. Les fonds les plus volatils (actions États-Unis, obligations internationales, fonds flexible) ont été cédés et les sommes réinvesties sur le fonds en euros.

Depuis janvier 2019, des versements mensuels ont été mis en place, pour un montant de 167 euros chaque mois. Ils correspondent aux versements trimestriels de 500 euros par mois prévus initialement. Depuis juillet 2019, ces versements sont composés à 100 % d’unités de compte, actions comme obligations.

En janvier et février 2020, 150 euros ont été basculés du fonds en euros vers des unités de compte afin d’accélérer la convergence vers la cible. En mars et avril, compte tenu de la baisse des marchés, ce sont 300 euros qui ont été arbitrés vers les unités de compte. En prévision d’une baisse des marchés qui pourrait durer, seuls 200 euros ont été arbitrés en mai.

En juin, à la suite de la forte hausse observée, la part des unités de compte a été réduite à 40 %. La crainte d’une rechute des marchés explique cet arbitrage.

En juillet, août et septembre, le versement programmé en unités de compte a été maintenu. Aucun arbitrage supplémentaire n’a été réalisé.

En septembre, les versements programmés ont été modifiés. Leur montant global reste identique mais les fonds sont réorganisés. Ainsi, les fonds H2O Multibonds, M&G Lux Optimal Income et R Valor sont sortis des versements programmés au profit de Varenne Global, Axa International Obligations, et Lyxor Nasdaq 100 ETF. Cette modification décidée en août répond à plusieurs préoccupations :

  • Accroître le poids des actions US dans le portefeuille car il reste très éloigné de sa cible (7 % actuellement pour une cible à 20 %).Pourquoi le Nasdaq ? Parce que cet indice affiche des performances impressionnantes depuis plusieurs années et que sa volatilité pourra être atténuée par des versements réguliers. II a néanmoins fortement chuté depuis que les versements programmés ont été modifiés.
  • Remplacer H2O Multibonds par un véritable fonds obligataire, moins rentable mais moins volatil. Au vu des derniers déboires des fonds H2O, cette décision semble judicieuse.
  • R Valor est remplacé par Varenne Global, moins volatil.

En novembre 2020, il a été décidé d’augmenter progressivement la part des unités de compte dans le contrat jusqu’à obtenir une volatilité attendue de 10 %, qui correspond à la limite à ne pas dépasser dans le cadre du défi 6 %. La perspective d’un vaccin a agi comme une piqûre de rappel sur le défi 6 % : Pour atteindre l’objectif d’un rendement annuel moyen de 6 %, il faut prendre plus de risques.

En mai 2021, de nouveaux ajustements ont été décidés (ils ont donné lieu à l’arbitrage du 13 mai présenté dans le reporting correspondant).

Le remplacement d’obligations d’État par des obligations privées, moins sensibles à une remontée des taux d’intérêt. L’ETF Lyxor Euro Gvt Bd a été remplacé par l’OPC Lazard Euro Credit.

  • Le couple « Dow Jones + Nasdaq » a été remplacé par le seul S&P 500. Ce basculement est motivé par la volonté de s’exposer aux valeurs technologiques via le S&P 500 et non plus via le Nasdaq. La remontée des taux d’intérêt pourrait en effet bousculer les valeurs technologiques et avoir un impact significatif sur cet indice. Les deux ETF Lyxor DJ Industrial Average et Lyxor Nasdaq-100 ont donc été remplacés par l’ETF Lyxor S&P 500.
  • Les actions émergentes ont été remplacées par des actions chinoises. Le fonds JPM Greater China Fund se substituera au fonds JPM Emerging Markets Equity.
  • La structure du versement mensuel a également été modifiée pour tenir compte de l’allocation cible. Les fonds flexibles ayant atteint leur niveau cible, ils sont remplacés dans les versements mensuels par un fonds flexible prudent, Lazard Patrimoine.

En juin 2021, le portefeuille a été légèrement sécurisé. Afin de réduire la perte maximum attendue aux alentours de 15 %, trois fonds ont été intégralement cédés et les sommes correspondantes basculées vers le fonds en euros.

La sécurisation a été poursuivie en août et en octobre.

  • La part des actions US a été réduite aux alentours de 17 % et celle des actions européennes de 10 %. Les sommes désinvesties sont placées sur le fonds en euros.
  • Le fonds M&G Lux optimal Income est soldé. La moitié des sommes est placée sur le fonds en euros, l’autre moitié est investie sur le fonds Lazard Patrimoine.
  • H2O Multibonds est soldé et la somme récupérée est investie sur le fonds Varenne Global.

En octobre, afin de maintenir une performance correcte en 2021, la part des actions est réduite de -10 points (-5 points pour le S&P 500, -5 points pour l’Eurostoxx 50) et celle du fonds en euros augmentée d’autant.

A suivre.

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