Le temps et notre capacité d’attention sont des actifs rares et limités. Gérer son patrimoine, c’est être capable de gérer l’utilisation de son temps et allouer son « temps de cerveau disponible » aux activités qui nous sont véritablement prioritaires.
J’emprunte cette idée du temps de cerveau disponible à Patrick Lelay, ancien PDG de TF1, qui expliquait que les programmes télévisés devaient être construits de manière à libérer du temps de cerveau disponible pour les annonceurs publicitaires. Il s’agissait, déjà à l’époque, des prémices de l’industrie de l’attention.
« Le temps de cerveau disponible » est une expression qui exprime parfaitement le combat quotidien de chacun qui, face à des sollicitations multiples et de plus en plus nombreuses, doit être capable de sélectionner les activités pour lesquelles il accepte de consacrer son temps de cerveau disponible.
A titre personnel, c’est un exercice auquel je m’astreins tous les jours. Entre une vie professionnelle bien remplie, trois enfants en bas âges, du sport et la vie de tous les jours à essayer d’assurer, il est indispensable d’optimiser l’allocation de mon temps de cerveau disponible, limité par nature. Par exemple, pour éviter de tomber dans le piège de l’économie de l’attention, je n’ai pas de smartphone, ni de tablette à la maison. Mon temps de cerveau disponible est limité et déjà insuffisant au regard de ce que je voudrais faire, je ne veux pas le gaspiller dans une activité sans intérêt ou d’un intérêt moindre.
Cette digression sur ma vie personnelle me permet simplement d’introduire le sujet du temps de cerveau disponible appliqué à la gestion de son patrimoine. Il s’agit là d’une notion fondamentale qui doit guider vos choix.
C’est une question de sens des priorités face à un don d’ubiquité limité par notre capacité d’attention. Être partout en même temps, n’est ce pas la meilleure manière d’être nulle part ?
Ainsi, gérer son patrimoine, c’est gérer le sens de ses priorités et ne pas oublier ce qui est vraiment important. A titre d’exemple, hier dans cet article « SCI à l’impôt sur les sociétés (IS) : Le risque d’une triple imposition lors de la succession ! », j’ai fait l’éloge de la simplicité avec ces mots :

« En matière patrimoniale, le mieux est souvent l’ennemi du bien. La simplicité est bien souvent créatrice d’une valeur nettement plus importante que tous les montages complexes dont la pertinence à un moment donné sera remise en cause par la moindre évolution législatives ou fiscales.

A long terme, gérer la complexité est source de difficultés, alors même que la simplicité est source d’agilité et de liberté. Ainsi, si gérer son patrimoine c’est gérer sa liberté, cela suppose donc des stratégies patrimoniales simples qui ne seront pas privatives de liberté à long terme.

Un patrimoine pérenne se construit sur le temps long. Lentement, mais surement.  Ce sont là deux valeurs qui ne sont pas à la mode dans une société ou l’on veut tout, tout de suite, et sans contrainte, mais c’est pourtant le secret de la pérennité patrimoniale. »

Gérer la complexité au quotidien consomme du temps de cerveau disponible que vous ne pourrez pas allouer à des activités que vous estimez comme plus importantes. La simplicité, au contraire, libère votre attention et vous autorise à choisir l’activité qui sera au centre de votre attention.
Il pourra s’agir de consacrer du temps de cerveau disponible pour vos enfants et votre famille ou pour l’activité économique qui sera véritablement votre source de revenu, et donc l’origine de votre patrimoine.
La question de l’investissement dans une résidence principale et surtout secondaire peut permettre d’illustrer cette idée. Il s’agit d’investissement immobilier, non rentable, qui permettent néanmoins de satisfaire des objectifs de vie prioritaires comme le bonheur des enfants et la vie de famille (cf »Acheter une résidence secondaire, un investissement au rendement non financier inestimable »).
Pendant longtemps, lorsque j’étais salarié, je ne comprenais pas pourquoi les chefs d’entreprises dont le patrimoine était rarement optimisé malgré des revenus importants. Aujourd’hui, je crois que la raison est à chercher du côté du temps de cerveau disponible et de la priorité donnée au développement de l’entreprise plutôt qu’à essayer de gagner 2 ou 3% de plus en optimisant la gestion de patrimoine.
Les chefs d’entreprises sont accaparés par le développement de leur entreprise. Ils consacrent une partie très importante de leur temps de cerveau disponible à cette activité qu’ils jugent, à juste titre, prioritaire. Ils n’ont pas de temps de cerveau disponible à consacrer à d’autres activité, et notamment à la gestion de leur patrimoine.
D’ailleurs, les chefs d’entreprises réussissent rarement tout seuls. C’est très souvent une affaire de couple car sans un époux ou une épouse capable d’absorber les sollicitations de la vie du quotidien, et donc de lui libérer du temps de cerveau disponible, un chef d’entreprise ne pourra que difficilement s’investir à 200% dans le développement de son entreprise, et ne pourra pleinement réussir.
Le temps de cerveau disponible d’un chef d’entreprise est consommé par la gestion de son entreprise, il n’a pas d’attention à consacrer à autre chose et notamment à la gestion de son patrimoine.
 

La gestion de votre patrimoine ne doit pas être consommateur de temps de cerveau disponible.

Gérer votre patrimoine ne vous enrichira jamais. On ne devient pas riche en gérant son patrimoine. On s’enrichit en travaillant. Certains seront salariés, d’autres chefs d’entreprises, mais ils ont un point commun : Leur travail leur permet de générer un revenu mensuel qui, épargné mois après mois, permettra d’accumuler un patrimoine plus ou moins conséquent.
Votre véritable source d’enrichissement est votre travail.
Ainsi, la gestion de votre patrimoine ne doit pas avoir pour conséquence de limiter le temps de cerveau disponible que vous devez allouer à l’activité qui génère votre source principale de revenus. A quoi bon dépenser votre attention dans une gestion de patrimoine chronophage, si cela doit réduire votre capacité à vous investir dans votre activité professionnelle à l’origine de votre train de vie ? Dépenser votre énergie dans une activité finalement peu rémunératrice, c’est prendre le risque de ne pas pouvoir s’investir dans votre activité professionnelle réellement rentable.
Ainsi, la gestion de votre patrimoine ne doit pas être consommateur de votre temps de cerveau disponible, sauf si vous estimez qu’il s’agit là de votre source principale de revenu. Malheureusement, je crains qu’il s’agit là d’une chimère.
Gérer votre patrimoine ne vous rendra jamais riche. Le travail me semble être la seule solution, si telle est votre ambition. La richesse, n’est qu’une conséquence hasardeuse, rarement un choix car celui qui a pour objectif d’être riche ne le sera jamais suffisamment.

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