« Vendre au son du clairon, acheter au son du canon » est un adage boursier parfaitement applicable à l’investissement immobilier.

Entre le deuxième semestre de l’année 2016 et la fin du premier semestre de l’année 2017, nous avons subi l’euphorie du marché immobilier : C’était le grand retour de la spéculation et des acheteurs opportunistes qui croyaient au grand retour de la fortune facile grâce à l’immobilier ! Nous ressentions les premiers signes d’une nouvelle bulle immobilier alimentée par la psychologie des foules.

Ces périodes d’euphorie ne sont jamais (ou très rarement) une bonne nouvelle pour l’investisseur immobilier, par nature investisseur de long terme, qui ne peut pas faire de bons investissements lorsque les prix augmentent de manière excessive et déraisonnable.

Investir dans l’immobilier, c’est investir à long terme dans l’évolution de la société. Il ne peut s’agir d’un investissement « coup de tête » qui ne serait le fruit d’une analyse des fondamentaux du marché. En effet, comme nous vous le détaillons dans notre livre « Investir dans l’immobilier« , investir dans l’immobilier, c’est être capable de comprendre la qualité d’un emplacement, de se projeter sur l’évolution de la demande locative, sur les exigences d’habitabilité et de confort des locataires, …

Bref, investir dans l’immobilier, c’est faire une véritable étude de marché pour espérer se donner les moyens de réussir son investissement immobilier. Malheureusement, dans une période de douce euphorie spéculative, les investisseurs oublient ces fondamentaux et se précipitent pour acheter n’importe quoi, à n’importe quel prix, pour la simple raison que de toute manière, les prix ne peuvent que monter à l’avenir (c’est un discours qui devient minoritaire en France, sauf à Paris, Lyon ou quelques grandes métropoles encore dominées par la bulle immobilière, dans lesquelles, la raison n’est pas la vertu principale du marché).

 

 

Le ralentissement du marché immobilier et surtout l’explosion de la bulle « psychologique » autour de l’immobilier, actif sans risque à haut rendement, est une excellente nouvelle pour les vrais investisseurs immobilier.

Depuis le début du second semestre de l’année 2017, nous vivons probablement le véritable éclatement de la bulle immobilier.

Il ne s’agit pas de l’éclatement de la bulle des prix de l’immobilier alimentée par des taux de crédit immobilier excessivement bas et des facilités d’octroi, mais de l’éclatement de la bulle « psychologique » de l’immobilier. Cette bulle « financière » des prix de l’immobilier ne pourra pas se dégonfler tant que les conditions de financement sont aussi excellentes (cf »barème des meilleurs taux de crédit immobilier actuellement« ).

Petit à petit, aidé par le discours du gouvernement, manifestement opposé à l’idée que les français aiment investir dans l’immobilier, le regard des Français vis à vis de l’immobilier change.

Entre la détermination affichée du gouvernement à faire de l’immobilier l’actif le plus taxé et la faible évolution des plus-values immobilières depuis 10 ans, l’immobilier perd de sa réputation comme étant un actif hors norme pour valoriser un capital à long terme :

  • Faible rendement locatif ;
  • Exigence excessive des locataires qui demandent une qualité et un confort que les propriétaires ne peuvent pas toujours apporter, faute de coût prohibitif de mise aux normes ;
  • Absence de perspective de plus-value immobilière ;
  • Matraquage fiscal ;
  • Concurrence accrue des investissements financiers qui affichent des rendements très élevés depuis 4/5 ans, sans contrainte de gestion dans un environnement fiscal plus favorable (flat-tax, suppression de l’ISF, …)

 

Bref, l’immobilier cesse d’attirer les investisseurs attirés par la narration traditionnelle qui entoure l’immobilier : « Valeur refuge » ; « Rendement élevé » ; « Défiscalisation » ; « Absence de risque » ; …

Tous les utopistes de l’investissement immobilier sont en train de déserter le marché ! Nous assistons probablement à une baisse de la demande d’immobilier avec le changement de narration. Seuls les véritables investisseurs de long terme restent actifs et savent que les meilleurs investissements se font toujours à l’achat dans les phase de baisse du marché immobilier !

En réalité, loin d’être une mauvaise nouvelle, ce nettoyage de la demande est une excellente nouvelle pour les véritables investisseur immobilier qui vont enfin pouvoir revenir sur le marché. La baisse du nombre de candidats investisseurs et surtout la sortie du marché de ceux qui achetaient n’importe quoi, à n’importe quel prix, devrait permettre au marché de continuer de s’assainir ! Et surtout aux véritables investisseurs de long terme de faire de bonnes affaires.

Ce désamour pour l’immobilier pourrait avoir des conséquences sur le niveau des prix même si le maintien des taux de crédit immobilier à des niveaux excessivement faibles devrait limiter la baisse des prix !

 

Bref, le moment est peut être bientôt venu de négocier pour faire de bonne affaires 😉

 

A suivre…




92 Comments

  1. Vendre au son du clairon et acheter au son du canon plutôt.

  2. bonjour,
    une petite erreur de frappe, on vend au son du clairon, on achète au son du canon..
    cordialement

  3. Sébastien says:

    D accord avec l’article mais ce qui m’inquiète aussi dans le marché immobilier c’est l’arrivée des nouvelles technologies… un peu là aussi de l uberisation du BTP avec les imprimantes 3D.
    Qu’en pensez vous??

    • Quelle type d’innovation avez vous en tête ?

      • quai13 says:

        Les chinois ont inventé, il y a déjà quelques années, l’imprimante béton 3D taille réelle pour construire en 24/48 heures l’ossature intégrale d’un logement de type maison individuelle.
        En 48 heures : fondations, dalles, murs d’élévation, planchers, toit sont exécutés => construits en béton coulé/imprimé.
        Après une phase de séchage, on passe au second oeuvre avec les réservations imprimées dans le béton.
        Le président d’Indonésie souhaite construire en 3D béton 1.000.000 de logements individuels pour les basses classes mal logées sur les 3 ans à venir.
        Le Qatar à lui aussi décider de construire 250.000 logement en 3D d’ici à 2022.
        Voilà une Innovation encore peu connue en France (et si je ne me trompe pas : Indisponible ici)
        Peut être même une révolution …. ?

        • OlivierSPb says:

          Le terme d’impression 3D fait très chic mais en fait quand vous regardez les technologies (Il y en a plusieurs) il s’agit plutôt de projection.
          En plus ce n’est utilisables que pour des maisons de petites tailles (<30 m²). Pour des maisons de grande taille cela ne marche pas les sprayers à béton seraient trop gros et leur installation et désinstallation ruineuses et longues.
          En plus cela ne fait que le gros œuvre et une équipe d'ouvriers fait aussi vite avec du parpaing.
          Fausse bonne idée, beaucoup de buzz autour de cela mais si on en voit pas c'est simplement que cela offre peu d'intérêt.

  4. Patrick D says:

    Vous dites « En réalité, loin d’être une mauvaise nouvelle, ce nettoyage de la demande est une excellente nouvelle pour les véritables investisseur immobilier qui vont enfin pouvoir revenir sur le marché ». Et c’est vrai.
    Mais je pense à tous les petits proprio qui louent 1 ou 2 logements : ils vont prendre ces changements comme le raz-de-marée de trop. Beaucoup autour de moi vendent parce qu’ils en ont assez ou/et ne comprennent plus rien aux exigences de la loi et des locataires.
    Il va y avoir des morts et autant de locataires qui ne trouveront plus de logements.

    • Oui, mais n’est ce pas un mal nécessaire pour permettre le retour à la normale ?

      • Patrick D says:

        La normale serait d’avoir des locataires qui trouvent facilement un logement parce que les bailleurs n’aient pas peur de rester trois sans loyer plus les réparations à faire ; ce serait un office HLM qui fait son travail en donnant un logement aux plus démunis plutôt que de les abandonner aux marchands de sommeil ou de faire 1 logement en plein Paris plutôt que 3 à 15 mn de métro pour le même prix ; ce serait que l’état arrète d’intervenir, et de mentir, sur le marché de l’immobilier au point de le casser ; Ce serait que la fiscalité change pour qu’un bailleur gagne le minimum pour lui donner envie de continuer.
        Je pense que la « normale » que nous préparons va être un brutal changement. La situation finale n’aura rien de normale.
        Désolé Guillaume, ce grand gachis a le don de m’énerver.

  5. Vous parlez de Paris, mais ailleurs, ce n’est pas le cas ! La chute des prix n’a pas changé.. et ça n’a pAs remonté vraiment. PARIS n’est pas LE centre du monde? IL SERTAIT TEMPS de calquer votre article non pas sur Paris ou quelques endroits rares, mais sur l’ensemble du territoire !

  6. Michel says:

    Le marché s’assainit, c’est à mon sens normal après une longue période de hausse. On ne peut que s’attendre à une baisse, comme dit dans un précédent blog, après une hausse, mais ce n’est pas encore un crack !
    Ce ne sera un véritable crack quand 2 conditions importantes seront réunies. La première c’est la peur, la peur du lendemain. Cette peur, même si chacun reconnaît sur ce site que les conditions de l’investissement locatif se sont considérablement dégradées, elle ne peut être lié directement à l’immobilier qui bon an mal an se porte encore plutôt bien peut-être à cause entre autres des taux bas. Elle viendra quand la situation économique et/ou financière/monétaire ou encore géopolitique sombreront. Autrement dit le crack immobilier, compte tenu (pour Paris et grandes villes notamment) que la demande est encore forte, ne sera que la conséquence d’une crise économique et financière ou monétaire
    La deuxième raison peut être un mouvement panique de foule, par exemple en réaction avec de nouvelles lois liberticides ou des politiques imbéciles ou des mouvements sociaux etc…
    Quant au crack monétaire et économique, de plus en plus de spécialistes pensent qu’il approche et s’osent à le diagnostiquer à la fin de cette année ou début de l’année prochaine. Qui vivra, verra !

    • Période de hausse ? N’importe quoi.

      Peut être à Paris, Bordeau..
      Mais pas partout ! La baisse est toujours très importante, et ça n’a jamais repris vraiment On lit n’importe quoi ici ou là.
      Comme si Paris était la norme

  7. Damien says:

    Il y a un facteur de baisse que vous n’évoquez pas directement : tous les produits de défiscalisation qui vont être mis en vente en même temps.

    • Michel says:

      La baisse ou l’arrêt des produits de défiscalisation ne sont pas à mon sens une variable essentielle à la survenue d’un crack, mais permettent, un tant soi peu, d’assainir le marché.
      Bon après une addition de variables non essentielles, peuvent former une variable importante capable de « tordre » le marché.

  8. Pierrot says:

    Que de propos excessifs et parfois infondés. De quelle hausse exagérée des prix de l’immobilier parle-t-on, après une longue période de stagnation? Quelle bulle peut-elle éclater? 1) J’entends depuis 1993 parler d’effondrement des prix… il n’y a jamais eu que des rattrapages. 2) Le marché de l’immobilier s’auto-régule: s’il y a baisse importante des prix, ceux qui hésitaient se mettent à acheter… et enraient la baisse. 3) Et même si trop de propriétaires se mettaient à vendre, les locations disponibles devenant rares à leur tour, les propriétaires restants prennent la main sur les locataires ce qui fait remonter les rendements locatifs. 4) S’il y a crack monétaire, l’immobilier est le support le plus stable et rassurant, il attire encore plus les investisseurs. Et celà sera encore plus vrai lors du prochain krack avec le bail-in. 5) Quant à la revente des produits de défiscalisation, sachant que la première loi Méhaignerie date de 1992, l’influence n’a jamais été démontrée. Arrétons de nous faire peur et positivons sur ce segment de marché incontournable pour constituer du patrimoine.

    • Pierrot
      effectivement, on lit ici ou là n’importe quoi, comme à l’école et dans les médias ! la ou je suis, ça n’a jamais repris..Je suis toujours, par rapport à 2012, à une baisse de 20 % sur mon F 1 Bref j’ai beaucoup perdu..
      Sauf dans certains quartiers.. ca va un peu mieux.. Mais pas de quoi pavoiser !C’est très localisé.. la hausse.. et limité em semble t’il à PARIS BORDEAU….
      Faut pas écouter les pros, ils disent n’importe quoi ! Vivent dans des bulles
      Les pros écrivent en fonction de leurs intérêts, non des notres

      • OlivierSPb says:

        Oui mais 20% de baisse ce n’est ni un krach ni l’éclatement d’une bulle, c’est simplement une mauvaise affaire qui vous rendra plus prudent!
        Soyons sérieux, arrêtons d’employer des grands mots et des formules sensationnalistes comme « l’éclatement de la bulle ». Au pire elle se dégonflera un peu vite, au mieux elle restera à peu près stable.
        Les habitués de ce blog connaissent mon peu d’appétence pour l’immobilier mais utiliser tous ces grands mots est un peu grotesque.
        L’immobilier quand tout va bien est un placement qui ne rapporte pas grand-chose et qui vous plume un peu quand tout se passe mal, mais votre peau le plus souvent restr intacte et, sauf si vous avez été imprudent dans vos financements, vous vous retirerez dans un un coin pour tel un chien lécher vos plaies.
        Au menu vous aurez patates et pâtes un peu trop souvent, et voila tout…

    • Damien says:

      En cas de crach monétaire, vous débouclez vos positions inverses et vous avez juste à souhaiter que la baisse continue.
      Le marché immobilier n’est pas différent dans son fonctionnement de la bourse (offre et demande + psychologie) si ce n’est que le nombre de transactions permet de voir plus facilement les tendances sur la bourse.
      1) 25 ans de transactions immobilières c’est un échantillon ridicule (moins de 25 millions de transactions), la réalité est qu’on ne peut pas prévoir les tendances dans l’immobilier et que les prix ne dépendent que de ce que les acheteurs sont prêts à mettre et de l’emplacement des biens. En revanche, le fait que trop de biens soient mis en vente en même temps fait baisser mécaniquement les prix. Car trop = trop d’offre et pas assez de demande.
      2) Tous les marchés s’auto-régulent.
      3) Les propriétaires n’ont pas une liberté totale sur les loyers, soit ils peuvent être plafonnés, soit ils atteignent le plafond naturel du pouvoir d’achat moyen du lieu d’emplacement.
      4) En cas de bail in, il y a un risque d’assèchement du crédit. Les différents marchés sont donc liés (étonnant?).
      5) Depuis 1992, les taux d’emprunt n’ont cessé de diminuer. Aujourd’hui, le risque de remontée de ces taux est réel, or vous savez qu’une hausse de taux impacte le prix. Mais si vous regardez les années 2020 avec les lunettes de 1992 je comprends que vous y voyez trouble.

      Deux choses positives pour un propriétaire de bien immobilier, enfin une et demi :
      – il peut être loué (pas partout)
      – c’est un actif tangible qui peut répondre à un besoin primaire : se loger.

  9. didios says:

    Depuis le temps que j’entends parler d’un crack imminent sur l’immobilier ! c’est sur qu’un jour il finira par arriver mais pour l’instant c’est un ralentissement ,une respiration de marché comme cela arrive sur les marchés boursiers ,avant de repartir à la hausse ou pas ,les prix dans certaines grandes villes sont très chers et alors ? c’est l’effet de rareté ,de par chez moi il y’a tellement peu de terrain libre qu’il faut raser une maison existante pour faire du neuf , et comme ce qui est rare est cher cela ne me choque pas ,mais il est vrai que les primos accédant doivent soit s’éloigner des grands centres villes soit acheter des petites surfaces , mais cela n’a t’il pas été toujours plus ou moins le cas ?

    • + Didios
      mais il est arrivé, depuis 2012, il y a eu un effondrement total et énorme du marché… Je ne sais pas d’ou vous sortez !

  10. Pascal says:

    Je suis tout à fait d’accord avec Patrick … Quel retour à la normale puisque nous sommes déjà à l’anormal ! (mauvais jeu de mots, je le concède…)
    Je suis le blog de Guillaume depuis un certains temps et je dois dire que je suis comme Ankou, le seul critère qui pour moi soit parlant sont les euros qui resteront en fin d’années, soit plus grand-chose.
    Pour ma part les TRI, taux et autres ratios me dépassent quelque peu mais surtout n’ont plus guère de sens dans un pays où législation, fiscalité sont de plus en plus complexes et changeantes jusqu’à l’absurde. Les règles sans cesse modifiées, ne permettent aucune visibilité à long terme pas plus qu’à court terme d’ailleurs. De plus, la politique de M.Macron concernant l’immobilier ne pourra, je le crains, que nous enfoncer un peu plus.
    La fiscalité locale ne peut qu’exploser, on prendra les vêtements de Paul pour habiller Pierre quant à Jacques… Il a bien longtemps qu’il se promène à poil ! Que ceux qui se nomment Paul ou Jacques lèvent le doigt… Puis pierre prendra le bateau, tombera à l’eau et qu’est ce qui restera ?
    Je vous avais prévenu, on est loin d’un commentaire étayé par de savants calculs comptables… Peut être parce que la triste réalité viendra balayer les plans prévisionnels les mieux ficelés.

    Que le marché s’assainisse soit, les prix vont baisser très bien, mais est-il encore raisonnable d’investir dans l’immobilier locatif ?
    Car le pire des impondérables désormais se sont les locataires, le rapport qui devrait être équilibré pour chacune des deux parties est tellement biaisé que cela peut en devenir cauchemardesque ! Cauchemars hantés par Mme Duflot et consort.

    J’en suis à ma Nième dépression, je me suis retourné contre moi-même pour ne pas m’en prendre physiquement à certains de mes locataires. Je ne me considère plus bailleur mais gardien d’hôpital psychiatrique, le seul dont se sont les malades qui possèdent la clé !!
    Sur un petit immeuble de 6 appartements, ils m’ont fait fuir tous les autres locataires (soit 4) et se retrouvent seuls dans l’immeuble. Les dizaines d’interventions de la gendarmerie pour tapages et autres joyeusetés (vous auriez du mal à me croire si je vous les décrivais) n’ont jamais donné lieu à aucune verbalisation !! Et pourtant vous en feriez le 1/10, c’est garde à vue direct mais dixit les forces de l’ordre  » ce sont des cas sociaux donc on ne peut pas faire grand-chose … (?? !!)
    Pas besoin de vous dire que l’un deux m’a détruit l’appartement et pour la petite histoire n’a pas fait sont ménage depuis 5ans !! Pour ceux qui sont intéressé par la culture de moisissure sur carcasse de poulet de plus de 6 mois, la peinture au vin rouge ou autres idées de décorations, je vous donnerai ses coordonnées.
    Vu la situation, j’ai décidé d’appliquer la politique de la terre brulée et de m’installer dans un des appartements vacants… Ayant suivi des cours de nuisances auprès de maîtres en la matière, je devrais être à la hauteur de la situation !

    Sans oublier un autre locataire, parti depuis, dont les impayés ont été effacés par la banque de France pour faillite personnelle. Depuis ca va mieux, quelque mois après, je l’ai croisé chez BUT chargeant dans son 4X4 des meubles que je ne pourrai pas me payer ! Elle est pas belle la vie… Et j’ai une multitude d’autres anecdotes dans ma besace.

    J’ai, un temps, voulu créer une association. Un projet un peu fou consistant à réunir des dizaines de propriétaires pour expulser les locataires comme ceux décrit ci-dessus… Ca aurait eu de  » la gueule » des dizaines de bailleurs tous solidaires devant le juge. Après quelques interventions de ce genre, peut être que les pouvoirs publics se seraient posés enfin les bonnes questions. Du pur fantasme mais à l’époque ça m’a remontait le moral !

    Une fois revenu sur terre, j’ai donc décidé de changer d’orientation en me détournant peu à peu de la location vide, ceci dans un autre bien immobilier.
    Ayant le bonheur de vivre sur le littoral Breton, j’ai donc décidé de faire du meublé en contrat étudiant de 9 mois puis accueillir des touristes en saison estivale mais là c’est une autre histoire que je vous raconterai peut être une autre fois mais je peux déjà vous dévoilez la fin : Je vends tout !!
    Mon projet: Fermette à la campagne, viser l’autarcie, ne plus payer d’impôts, demander pourquoi pas des aides (chacun son tour) et regarder pousser mes salades !

    A la relecture, je m’aperçois que je me suis un peu lâché. Donc pour conclure, cette (trop) longue intervention, le véritable retour à la normale n’est pas pour demain et ne sera en aucun cas la baisse des prix.
    Le mille feuille de normes, de lois et de contraintes ne fera que s’épaissir pour à la fin s’écrouler sur lui-même avec pour résultat des propriétaires ne voulant plus louer, des locataires sans appartements et des biens ne valant plus grands choses mais surtout difficilement vendables.

    PS: excusez mes fautes d’orthographe et les vulgarités telles que « propriétaire » ou « bailleur » mais promis désormais je les effacerai de mon vocabulaire.

    • Patrick D says:

      J’ai l’impression que vous avez bavé . J’ai quelques amis qui ont eu les mêmes expériences que vous. Courage.

    • Michel says:

      Le sort s’est acharné sur vous ! Ce quui est malheureux dans ce genre d’affaire c’est qu’il est impossible de faire valoir sa bonne foie.
      Conseil, vendez tout et achetez des SCPI et AV Luxembourgeoise !

  11. Pascal says:

    Merci Patrick pour votre soutien, malheureusement je suis toujours en plein dedans.

    J’ai beaucoup aimé votre intervention bien loin des analyses de marché, des tendances de fond, etc. Puisque elle nous ramène à la réalité de ce que peu vivre un « petit bailleur » au quotidien. j’ai malheureusement bien peur que les normes futures ne viennent encore noircir plus le tableau, entre autres celles liées à l’obsolescence énergétique, sujet déjà abordé par Guillaume et où je suis modestement intervenu.

    Cordialement.

    Pascal

    • Patrick D says:

      Je suis bien d’accord et de tout coeur avec vous.
      Des situations comme la votre dans un grand pays civilisé, et à fortiori dans le pays des droits de l’homme est une honte.

  12. didios says:

    jo ,j’aime beaucoup votre ton péremptoire lol ,le coup de mou sur l’immo date surtout de 2009 ,depuis je vous invite à regarder la courbe des hausses de prix sur Paris ,Lyon ,Lille ,Nice ou Bordeaux .
    Pascal , je suis moi aussi désolé pour vous ,j’ai un ami qui comme vous à eu tous les problèmes possibles et imaginables avec ses locataires , personnellement je n’ai jamais voulu investir dans un immeuble à cause du risque que vous évoquez même si cela offre souvent le meilleur rendement .

  13. didios says:

    SOUVENT le meilleur rendement par rapport aux autres investissements immobiliers locatifs en direct à destination des particuliers ( le sujet étant l’immobilier ).
    Michel : non ! si c’est possible c’est à mon sens imaginable .

  14. julien bonnetouche says:

    Bonjour à tous,

    Faire fructifier son argent est difficile, que ce soit avec de l’immobilier ou la bourse ou autre chose comme des objets d’art par exemple.

    Il n’est déjà pas aisé de le conserver (en tenant compte de l’inflation), et quelque soit de secteur d’activité dans lequel on a décidé d’investir, si l’on veut s’en sortir sans trop de bobos, le mieux est de respecter trois règles édictées en son temps, par le célèbre commissaire priseur Maurice
    Rheims :

    -Toujours acheter la qualité
    -Être à contre courant du marché lui disait « avoir mauvais goût »
    -Ne jamais la payer ( la qualité)

    Ces règles valaient pour le marché de l’art, mais si on regarde bien c’est à peu près la même chose pour l’immobilier et la bourse.

    Pour la bourse c’est assez simple : on prend les grandes valeurs du cac 40 pour leur qualité, et on attend un krach pour acheter. (et on achète sans états d’âmes à ce moment là) !!

    Pour l’immobilier, en France c’est moins simple car le « beau » ne baisse quasiment pas. alors il faut essayer de faire une « affaire » du genre vente obligée par les circonstances.
    Mais il faut impérativement du beau, sans défaut. La chose rare. Là où il y aura toujours un autre acheteur après soi.

    Ne jamais se dire par exemple, j’achète pour louer, et comme je n’y habiterai pas peu importe si ce n’est pas terrible …Au contraire, il faut se dire : est ce que j’aurais envie d’y vivre moi, si les circonstances m’ invitaient à le faire ?

    Par contre c’est plus facile à Londres, où on peut voir de baisses de 30%

    Quant au marché de l’art, c’est encore plus dur, car il faut avoir des connaissances et du (bon) goût. Sinon il vaut mieux se laisser guider par une grande galerie.

    • Je ne vois pas trop le rapport avec le sujet initial , parlons aussi des grands crus et des bagnoles de collection…

      Pour le marché de l’art, connaissances, qualité et bon goût ne sont hélas plus des critères suffisants, les objets cotés durant les 70’S (armoires, commodes de styles petits meubles même, certains peintres renommés, ont perdu beaucoup de zéros alors qu’ils remplissaient ces critères)

      Avec la financiarisation de ce segment, beaucoup de fausses valeurs (quand ce n’est pas des faux tout courts pourtant estampillés et certifiés par expert!!) qui font baisser de belles choses, bref, la folie s’est aussi emparée du marché, perso je n’achèterai pas de Jeff Koons, et pourtant le monsieur est habile trader, bien que réel imposteur à mes yeux….

  15. julien bonnetouche says:

    L’approche depuis le marché de l’art était une manière d’aborder le sujet sur les difficultés d’investir d’une manière globale.
    D’ailleurs je constate que vous développez très justement sur le sujet, en montrant bien les effets de mode, de bulle, et d’excès que l’on retrouve dans tous marchés.
    On pourrait faire un parallèle entre le marché des armoires normandes ou des cuivres très en vogue dans les années 70/80 et celui des maisons de campagne où les gens les mettaient. Celles ci sont beaucoup moins prisées aujourd’hui.
    De même l’essor l’art contemporain, correspond à la mondialisation financière, et à l’enrichissement subit de tout une catégorie de population de nouveaux riches qui ont besoin de se valoriser aux yeux de leurs entourages ; et n’ayant que peu de culture, ils suivent le mouvement d’un marché facile à identifier. Idem pour les grandes marques du luxe.
    Ce sont ces gens là qui nourrissent aussi le marché des grandes métropoles (Paris Londres New York et villes asiatiques bien sûr)
    C’est d’ailleurs pour cela que les marchés des capitales reconnues ne baisseront surement pas tant que dure cette enrichissement mondialisé des mieux nantis.

  16. « C’est d’ailleurs pour cela que les marchés des capitales reconnues ne baisseront surement pas tant que dure cette enrichissement mondialisé des mieux nantis. »
    En effet tout repose, à l’instar du crédit, sur la confiance COMMUNE en un bien , une chose, etc…
    Cette confiance est une shifting basis depuis une décennie.
    Que cette confiance, fut-elle partageé entre happy few, disparaisse, et le mirage aura du mal à tenir.

    Je vois que la chute de votre discours nourrit ad libitum votre credo de l’impossible baisse des villes -monde.
    On ne peut nier que vous êtes cohérent dans votre récit préféré…..

    Jetons sous les roues de votre bel attelage une pandémie à juste titre redoutée, un mini âge glaciaire plus que probable ou pis, un renchérissement des matières premières (énergie) et la situation des mégapoles, sur le strict plan de l’élimination des déchets, du traitement de l’eau et du transport in et out, et surtout de l’approvisionnement alimentaire sera dramatique.

    Sur ces besoins essentiels non satisfaits pourront prospérer des émeutes violemment radicales car essentielles pour la survie..
    Quand on voit nos » faiblesses de l’ordre » face aux Black pendant le 1 er Mai, on reste rêveur, car il ne s’agit que d’idéologie, et pas de la vie en mode impératif…

    Mais les hypernantis se seront envolés en avion privé vers de lointaines et inaccessibles campagnes ou montagnes bunkerisées, sous les Alpes ou en NZ

    Juste retour des choses, isn’t it ?

  17. Julien bonnetouche says:

    Certes, mais toutes vos anticipations (apocalyptiques) sont assez peu probables. Restons dans l’ordre du vraisemblable!!!

  18. Foin d’apocalypse !

    Je n’étais pas en haut de la montagne en 2012, n’ai jamais cru Mme Soleil sur les submersions maritimes à venir, n’adhère à aucun anti-complot, etc…

    – mais avez vous visité les usines d’incinération ?
    – connaissez-vous les circuits de traitement des eaux ?
    – vous êtes vous penché sur le chemin de la nourriture qui vient à vous en ces beaux quartiers?
    – avez vous parlé aux policiers en zone sensible?
    – connaissez-vous le circuit de l’argent monnaie (pour l’instant tel qu’il existe) ?

    et tant d’autres aspects qui vous ferons peut être – mais j’en doute tant votre résilience-naïveté-obstination semblent inoxydables- douter un peu, comme ne l’on pas fait certains juifs richissimes de Vienne en leur temps, qui croyaient impossible la scission entre les citoyens…. lisez Stefan Zweig, voyez le film « le portrait » en ces domaines voisins de l’impensable qui advient)

    Ce que vous appelez l’ordre du vraisemblable( versus le désordre de l’inconcevable) n’est que le logiciel peureux de quelqu’un qui ne peut penser en dehors de ce qui l’a constitué, travers confortable et fatal de celui qui pense que tout sera toujours comme hier et aujourd’hui, en admettant seulement intellectuellement qu’éventuellement, selon les cycles, cela pourra « bouger » et revenir au statu quo ante, voire mieux.

    Lucide optimiste , pas défaitiste je suis, voyez-vous….

  19. julien bonnetouche says:

    @ sven, Michel,

    « La prévision est difficile surtout lorsqu’elle concerne l’avenir »

    Je vous accorderai cependant volontiers, que nous sommes à un instant charnière, celui où les dernières tribus sauvages à découvrir viennent de disparaitre, alors que l’intelligence artificielle menace la supériorité que l’Homme s’était attribuée de droit quasi-divin.

    Il faudrait être faible d’esprit pour balayer d’un revers de manche les périls que vous évoquez. Ils sont d’actualité, mais leur répercutions immédiate sur notre mode de vie, n’est elle, pas encore à l’ordre du jour, de même par exemple, que l’immigration massive qui nous attend d’ici la fin de ce siècle avec le doublement de la population africaine.

    Ma vision immédiate, c’est à dire pour les 10 ans à venir, est directement liée à la perception que j’ai des conséquences de la mondialisation sur l’enrichissement global du monde : les riches sont beaucoup plus riches qu’auparavant, mais les pauvres sont aussi nettement moins pauvres. Cela contribue à un effet amortisseur sur les tensions sociales, lesquelles, l’Histoire nous le rappelle, sont à l’origine de toutes les révolutions.

    Tel est mon pari : la mondialisation en cours de développement, devrait, de par l’enrichissement global de monde, avoir une sorte d’effet anesthésiant sur les divers conflits ou problèmes que la planète rencontrera inéluctablement dans la décennie qui est devant nous.

    Non Michel, je ne suis pas un « Bulish inconditionnel », mais le regard que je porte sur l’action des banques centrales, sur la coordination des politiques des principaux états bien meilleure qu’autrefois, le découragement des derniers dictateurs, et surtout le coup de fouet économique considérable donné par les nouvelles technologies, me convainquent que nous avons quelques années de tranquillité.
    Après , on verra….

    • Michel says:

      On en a déjà beaucoup parler …. de cet avenir !
      Autant, je suis relativement en accord avec vous sur le long terme(20, 30, 50 ans et +) autant sur le court terme je ne le suis pas ! Je considère que 10 ans et moins bien évidemment, c’est du court terme.
      Quant aux autres paris, je vous sens sur une courbe à progression (quasi) linéaire, alors que pour moi, c’est une courbe « progessante » certes, mais entrecoupées de chaos et à mon sens après 10 ans, le prochain est tout proche.

  20. julien bonnetouche says:

    Soit.

    Mais pour qu’il y ait chaos, il faut des éléments de fond.
    les éléments déclencheurs peuvent être n’importe quoi, comme un conflit entre Israel et l’Iran par exemple.
    Mais pour le fond, que voyez vous qui soit un ensemble de facteur suffisamment déséquilibrants au niveau mondial dans l’avenir proche ?

  21. Michel says:

    Alors là, il y a pléthore d’éléments, dans le désordre:
    – La gigantissime dette des états en faillite (on dit virtuelle, mais elles elle me semble plus réelle que virtuelle) , la fausse monnaie et les politiques monétaires incontrôlées, le « créditisme » et capitalisme de copinage qui a remplacé le capitalisme raisonné, l’islamisme idéologique, la montée des tensions sur fond de l’atome (bombe), la dictature sournoise, la suprématie technologique, la démographie dans certains pays, les hedges fonds, l’hégémonie Américaine vs Chinoise ou Russe, les bulles un peu partout (crédits étudiant aux US, crédit immo en Chine, shadows Banking, l’immobilier des grandes métropoles, …), le réveil (d’une partie) de l’Afrique, les crypto-actifs capables de chambouler en profondeur la (les) sociétés, etc…
    Ceci étant, le plus gros risque, le majeur, est probablement la divergence de philosophie de vie et d’avenir (au sens comment doit on vivre le 21ème siècle) des sociétés de l’Occident vs Orient. L’orient qui a subi pendant des décennies l’hégémonie de l’occident a une « revanche » à prendre et un conflit d’ampleur entre ces deux mondes n’est pas à écarter, surtout quand on voit avec quelle vitesse et quel moyens ces entités musclent leurs budgets militaires.

  22. Julien bonnetouche says:

    OK tout cela est vrai. Mais je ne vois pas pourquoi un séisme se produirait là sous peu. Il peut tout à fait attendre une voire plusieurs décennies. En particulier la dette qui est un phénomène récurrent dans l’Histoire du monde, mais qui pour le moment est maintenu sous cloche avec la croissance mondiale. Quand aux autres problèmes, moi je les vois arriver à maturité plus tard. 10 ans me semblent un minimum. Vous savez ce que disent les traders : quand on a raison trop tôt , on a tort !!

    • Michel says:

      Vous avez peut-être raison ! Seulement à l’instar de la crise des subprimes de 2008, c’est quand « la chose » a tellement grimpée qu’elle devient dangereuse.
      Par exemple la dette de la France même si ce n’est pas la pire (Cf. dette US ou Japonnaise), elle a progressé de 35% en dix ans alors qu’elle était quasiment stable la décennie précédente. C’est bien à la fois cette progression exponentielle et le niveau démesuré de celle-ci qui est inquiétante, à l’image des immeubles que l’on construit de plus en plus vite et de plus en plus haut.
      Les traders disent aussi « les arbres ne montent pas jusqu »au ciel ! »

      Écrire « la dette qui est un phénomène récurrent dans l’Histoire du monde » sans parler des conséquences catastrophiques que cela a engendré chaque fois, me fait penser à une dissertation non terminée !
      Cordialement

    • OlivierSPb says:

      Ah, Julien, cet optimisme indestructible qui vous fait dire dans plusieurs billets:
      – Que nous sommes au début d’un cycle haussier boursier qui devrait durer 10 ans car il a à peine commencer en 2015.
      – Que l’immobilier est en pleine forme et qu’il n’y a aucune raison qu’il baisse surtout les bons produits…
      – Quel le chômage est un problème résolu puisqu’on ne trouve plus de chauffeurs- livreurs…
      Et maintenant tout le monde va s’enrichir, certes certains plus que d’autres mais tout le monde va avoir droit à l’abondance…
      Qu’il est mignon votre monde des Bisounours!

    • Michel says:

      Pourquoi un séisme sous peu ? Hé bien peut-être à cause de cela :

      Nick Hubble
      Le maillon faible de 2018

      A la dernière minute, Donald Trump a volé à la rescousse de ses alliés dans sa guerre commerciale. Il a prolongé de 30 jours l’exemption des droits de douane sur les importations d’acier et d’aluminium. Cela n’a pas suffi pour empêcher les actions américaines du secteur de la métallurgie de reculer de près de 5%.

      Les lobbyistes de l’industrie américaine de la bière sont également mécontents. Les canettes qu’ils utilisent sont fabriquées en aluminium. Les droits de douane imposés par Trump pèsent sur leurs coûts plus que les sanctions à l’encontre de la Russie. Des centaines de millions de dollars sont en jeu.
      [NDLR : Découvrez une autre guerre commerciale peu couverte par les grands médias : celle qui concerne le pillage de la propriété intellectuelle occidentale par la Chine et qui va déclencher des représailles américaines. Notre spécialiste vous montre ici comment mettre à profit les mouvements de marchés qui en résulteront.]

      A l’Australie, l’Argentine et le Brésil seront accordées des exemptions permanentes des droits de douane en échange de concessions et de renégociations des accords commerciaux. La délégation commerciale pour la Chine s’oriente sur une approche similaire. Seule l’Union européenne reste réfractaire.

      Tout cela détourne l’attention du véritable problème car les rapports de force sont en train de changer.

      La fin de la croissance mondiale synchronisée

      Le cycle économique ascendant dans lequel se trouvait le monde est terminé. Un nombre suffisant d’indicateurs sont dans le rouge. C’est l’aboutissement de tout ce que vous pouvez lire depuis des mois dans nos Chroniques.

      Le nombre de pays en récession à travers le monde n’a jamais été aussi faible. La dernière fois que ce niveau de croissance synchronisée a été enregistré, il a été suivi par la crise de 2008.

      L’économie mondiale n’a jamais été en aussi bonne santé

      Source: TheoTrade

      L’expansion économique américaine atteint également des niveaux records. Il n’y a que dans les années 1990 que les Américains ont connu une période plus longue de croissance continue sans récession. Sa durée aux Etat-Unis est pratiquement le triple des périodes de reprise classiques.

      Les reprises économiques dans l’histoire durent en moyenne 41 mois

      Source: Zero Hedge

      Une reprise qui dure longtemps permet l’accumulation de mauvais investissements. Lorsqu’arrive la récession, les problèmes sont plus importants que d’habitude.

      Tout cela ressemble à un pic, selon moi.

      La croissance du PIB ralentit déjà en Europe. Au dernier trimestre, l’économie britannique n’a gagné qu’un minuscule 0,1%. La Zone euro a perdu un tiers de son taux de croissance depuis le quatrième trimestre 2017.

      Au Canada et en Australie, la bulle immobilière semble enfin éclater. Les analystes prévoient une chute de 5% des prix immobiliers en Australie, ce qu’on considérait comme impossible il y a encore un an.

      Les fusions et acquisitions ont atteint au niveau mondial le chiffre record de 1 200 milliards de dollars au premier trimestre 2018. C’est bien plus que le pic enregistré en 2007.

      La liste des pics atteints, des points de retournement et des signaux d’alertes se poursuit. Les mauvaises nouvelles pleuvent. Une récession mondiale arrive.

      Le trésor de guerre n’est que de la dette

      Qu’en est-il de la capacité des gouvernements à réagir en cas de récession ?

      Lors de cette reprise, les budgets des gouvernements ont eu du mal à remonter la pente. On espérait une chute du ratio dette/PIB dans certains pays grâce à une forte croissance économique ; elle n’a pas eu lieu. Lorsque la trajectoire de la dette sera ajustée, il y aura de nouvelles crises budgétaires. Il faut s’attendre au retour de la crise de la dette souveraine européenne.

      Il ne s’agit pas seulement de la dette publique. Il y a aussi l’endettement personnel, qui pose un plus gros problème encore qu’en 2008.

      Ensemble, dettes publiques et privées représentaient 225% du PIB mondial en 2016 selon les derniers chiffres du Fonds monétaire international et 237 000 milliards de dollars selon les chiffres plus récents du Global Debt Monitor de l’Institute of International Finance.

      Les taux d’intérêt directeurs étant encore ridiculement bas, ils ne peuvent pas être abaissés plus. L’assouplissement quantitatif continue dans plusieurs pays du monde, malgré la prétendue reprise.

      Si la crise financière qui arrive est liée à la dette – ce qui est une quasi-certitude – alors une hausse des taux d’intérêt anéantira sans difficulté les sinistrés. Les banques centrales et les Etats ont déjà atteint leurs limites, ils ne peuvent rien faire de plus.

      Cette année, la plus grande faillite de l’histoire éclatera dans le monde financier. Une récession mondiale, voilà ce qui déclenchera la prochaine débâcle.

      La vraie question est : qui est le maillon faible ? Qui tombera en premier ?

      L’Italie est-elle vraiment un risque ?

      Si une récession mondiale suffit à provoquer une crise financière, il faut trouver le maillon le plus faible pour découvrir ce qui craquera en premier. On peut penser à un pays – et à côté, la Grèce, c’est de la gnognotte.

      Depuis les élections du 4 mars, des négociations ont eu lieu tous azimuts. Quelques élections locales se sont également tenues. Le consensus est que l’ancien parti dominant perd du terrain tandis que les partis de droite montent rapidement en force.

      Personnellement, je ne vois pas de problème à avoir un parlement sans majorité. Si les gens votent pour l’enlisement, pourquoi ne pas rester ainsi jusqu’aux élections suivantes ? En 2010, la Belgique s’est bien sortie de ses 589 jours sans gouvernement. Les Belges ont bien dû commencer à se rendre compte qu’ils n’ont pas besoin de politiciens qui changent constamment les lois.

      Ce n’est certainement pas le cas en Italie. Le pays se dirige vers une faillite épique. De quelque manière qu’on l’aborde, partout règne une pagaille dramatique.

      La dette publique est hors de contrôle. Le ratio dette/PIB est en deuxième position derrière celui du Japon. Les économistes, en particulier les économistes allemands, sont convaincus que le gouvernement du pays ne survit que par la volonté de la Banque centrale européenne (BCE) – par volonté, je veux dire qu’elle finance le déficit via la monétisation.

      Les créances douteuses de l’Italie sont de la taille du problème des crédits subprime américains.

      Beaucoup de pays à travers le monde ont une dette publique lourde, de nombreuses créances douteuses privées et se trouvent dans une impasse politique.

      Mais l’appartenance de l’Italie à la Zone euro la rend plus vulnérable.

      Un passe-droit européen pour les déficits italiens

      La situation politique en Italie est la clé. Les marchés financiers ne font que faire pression.

      Auparavant, les partis politiques dominants en Italie plaidaient pour l’abandon, dans une certaine mesure, de l’euro. Certains préconisaient également le défaut de la dette. Aujourd’hui, avec des leaders plus sophistiqués au pouvoir, le nouveau plan est de renégocier avec l’UE. Les Italiens veulent par exemple qu’on les autorise à augmenter les déficits publics.

      Des déficits plus importants alors que la dette est le problème, voilà une idée qui peut sembler étrange. Mais cela a toujours fonctionné en Italie. C’est d’ailleurs pour cela que le pays est si endetté. Et c’est pour cela que la BCE achète autant de dette italienne.

      Mais la BCE a des limites légales. Et les Italiens ne réduisent pas la valeur de leur propre monnaie mais celle de tous les Européens.

      Contrairement au Japon avec le yen, l’Italie ne peut faire imprimer des euros indéfiniment.

      Tout cela ressemble à une poudrière. La récession mondiale qui se profile a allumé la mèche. »

  23. julien bonnetouche says:

    @ olivier,
    Oui tout à fait,
    j’ajouterai que les actions françaises en particulier vont monter d’à peu près 10% d’ici la fin de l’année parce qu’elles ne sont pas chères!!! (la fin de l’année c’est février 2019)
    En plus moi je me mouille car je donne des dates…
    @ Michel
    Pour qu’un créancier demande un remboursement, ils doit être certain d’avoir un moyen de pression, et ce n’est pas le cas :
    La dette n’est pas un problème, car absolument tout le monde sait qu’elle ne sera jamais remboursée. Ce sont les banques centrales qui se la mettent sous le bras.Et comme personne n’osera jamais leur demander, elle la garderont.
    En tous cas pour les années qui viennent.

  24. Belle époque says:

    Vu que les banques empruntent à cour terme et prêtent à long terme , on peut dire Bye bye l’immo sans hésiter.
    L’argent chaud va donc se diriger vers la bourse , jusqu’à ce que la fête soit fini et il serait plutôt hasardeux de donner des dates.

    Il va être de plus en plus difficile de trafiquer ( comme à leurs habitudes) les chiffres de l’inflation qui avec un brent en hausse de plus 50% sur 1 an et l’euro seulement de 8% les taux devront donc obligatoirement s’aligner même si les états n’en ont pas les moyens

  25. Belle époque says:

    Crise financière : ces nouveaux risques qui se profilent pour les banques

    Edouard Lederer Le 12/05 à 10:15Mis à jour à 10:42
    Les régulateurs (comme Comité Bâle), marchés banques concentrent années renforcement bilan banques.
    Les régulateurs (comme ici le Comité de Bâle), les marchés et les banques se concentrent depuis des années sur le renforcement du bilan des banques. – Shutterstock
    Les régulateurs, les marchés et les banques se concentrent depuis des années sur le renforcement du bilan des banques. Mais ces progrès ne doivent pas faire oublier de nombreuses poches de faiblesse, souligne une étude Oxford Economics.

    Calme trompeur sur le front bancaire. Depuis la crise de 2007-2008, et sous la pression très ferme des régulateurs et des marchés, les groupes bancaires de la planète ont en moyenne doublé leurs matelas de fonds propres : autant d’amortisseurs destinés à absorber d’éventuels chocs économiques et ne pas vivre un nouveau traumatisme financier. Pourtant, à en croire une récente étude du cabinet Oxford Economics, cette réussite de la régulation n’est que partielle.

    Un indicateur plus fruste

    Les auteurs de l’étude estiment en particulier que le « ratio de solvabilité », le critère habituel utilisé pour vérifier qu’une banque est suffisamment capitalisée est « assez peu prédictif » pour anticiper une faillite bancaire. Tout d’abord parce que ce ratio permet aux banques de moduler le montant des fonds propres nécessaires selon le type d’actif présent à leur bilan : cela donne du « jeu » aux banques, estiment les auteurs de l’étude. Davantage dans la tradition américaine, ces derniers préfèrent un indicateur plus fruste, mais moins facile à manipuler : le ratio de levier (qui mesure les fonds propres de la banque rapportés au total des actifs de la banque, indépendamment de leur niveau de risque, NDLR). L’image devient alors moins flatteuse, puisque certaines banques ne détiennent que 3 ou 4 dollars de capital pour 100 euros d’actifs (contre 12 à 18 dollars pour le ratio de solvabilité). Surtout, rappelle l’étude, le renforcement des bilans bancaires est en partie illusoire car il « a coïncidé dans certains pays avec u ne hausse rapide des créances douteuses ».

    Prêter long, emprunter court

    Les banques souffriraient donc encore des séquelles d’une crise vieille de dix ans ! Mais c’est surtout la prochaine crise que voudrait anticiper Oxford Economics. Pour l’institut, l’environnement de taux faibles mis en place par les banques centrales afin de soutenir l’économie risque de pousser les banques vers de nouvelles difficultés, encore difficiles à apprécier. D’un côté, les taux faibles incitent certaines banques à allonger la durée sur laquelle ils prêtent, et à raccourcir celle à laquelle ils empruntent. Prêter sur 20 ou 25 ans – si le risque est maîtrisé – permet en effet à la banque d’aller capter un surcroît de rémunération, les prêts longue durée étant plus onéreux pour l’emprunteur. Côté refinancement, la banque est bien sûr tentée d’aller chercher des durées très courtes, les liquidités étant actuellement abondantes et bon marché. « Mais ces banques se retrouveraient en danger si les coûts de financement à court terme devaient s’envoler », prévient l’étude. Théoriquement, les ratios de liquidité (les banques devant détenir suffisamment de liquidités pour « tenir » à une crise de liquidité) ont toutefois été conçus pour limiter la survenue d’un tel risque.

    Finance non-bancaire

    D’une façon plus classique l’étude souligne que la régulation bancaire a poussé au développement du « shadow banking », secteur de la finance qui n’est pas dangereux en tant que tel, mais que les gendarmes financiers cherchent à mieux comprendre et cartographier. En particulier « les connexions entre la finance non bancaire et les banques », peuvent être de nature à propager une crise non bancaire vers la finance traditionnelle.

    Edouard Lederer

    @EdouardLederer

  26. Belle époque says:

    Comme l’on s’y attendait le financement de la fin de la taxe d’habitation sera de maintenir et renforcer le montant de cette taxe pour les résidences secondaires en s’appuyant sur une taxe foncière alourdie.

    Pas question de toucher aux recettes fiscales générées par les résidences secondaires et si elles pouvaient grossir au passage les finances publiques ne s’en porteraient pas plus mal. C’est en gros la teneur du rapport Bur-Richard concernant le financement de la fin de la taxe d’habitation sur la question des résidences de vacances. Rappelant que les engagements du gouvernement Macron ne concernaient que les résidences principales, le rapport précise dès les premières pages: «Il n’est pas nécessaire de l’étendre à la taxation des résidences secondaires et des logements vacants, ressource adaptée aux charges des communes touristiques et base des prélèvements destinés à réduire la sous-occupation de logements dans les espaces urbains tendus. La mission préconise donc la poursuite de ces prélèvements applicables à tout local sous-occupé (ne constituant ni une résidence principale, ni un logement loué plus de six mois par an).»
    » LIRE AUSSI – Trop taxer les résidences secondaires serait «confiscatoire» selon le législateur
    Le mécanisme serait simple: le montant de la taxe d’habitation serait transféré vers un supplément de taxe foncière grâce à «un taux permettant le maintien de l’impôt antérieurement payé sauf allégement décidé par la collectivité compétente». Et dans les zones tendues, la surtaxe d’habitation deviendrait une surtaxe foncière. «Cette majoration plafonnée par la loi serait fixée par la collectivité compétente pour inciter à une utilisation plus intensive des logements en cause, sans créer d’alourdissement fiscal au regard de l’existant», précise encore le document.
    Seulement 60 millions d’euros pour la surtaxe d’habitation

    Rappelant que la taxe d’habitation pour les résidences secondaires pèse 2,3 milliards d’euros dont auxquels s’ajoutent 70 millions d’euros pour la taxe d’habitation sur les logements vacants, le rapport souligne que ces taxes annexes (surtaxe d’habitation, taxe sur les logements vacants, taxe d’habitation sur les logements vacants…) sont complexes à recouvrer et rapportent peu. Il relève par ailleurs des «effets d’optimisation» poussant certains propriétaires à déclarer leur logement comme étant vacant plutôt qu’une résidence secondaire, compte tenu de l’existence de surtaxes d’habitation dans certaines communes.
    C’est pourquoi les auteurs du rapport estiment qu’il faut «unifier la fiscalité afférente aux logements vacants ou occupés temporairement». Ils prônent également une «rationalisation, une simplification et une intensification du dispositif sur les territoires en tension». Pas de quoi réjouir les propriétaires de résidence secondaire.

  27. julien bonnetouche says:

    Bonjour Belle époque,

    ça toujours fait plaisir de vous lire.
    Toujours au soleil ?
    Pour une fois je suis d’accord avec vous, la taxe d’habitation ne disparaitra pas, elle sera tout bonnement remplacée sous une forme ou une autre, comme le fut la taxe professionnelle. L’administration de Bercy y veille, on peut leur faire confiance.
    Mais tout cela n’est pas grave, comme d’habitude on a en fait une augmentation des impôts compte tenu de l’incapacité des gouvernements à baisser les dépenses publiques.

    Macron a bien compris le problème, mais convaincre les habitants de ce pays de se libérer des subsides de l’État me semble relever d’un 13eme « travaux d’Hercule »

    Olivier, et Michel,

    Alors il faut vous mettre d’accord !! La BCE achète ou pas de la dette ?
    De toutes façons, c’est la même chose : elle couvre et couvrira les créances douteuses au moindre problème.
    Mais j’aimerais un peu plus de précisions : c’est pour quand ( à peu près ) selon vous l’Armageddon financier et immobilier réunis ?
    Vous comprenez, j’ai besoin de savoir. si c’est d’ici 6 mois ou un an, on doit tout vendre tout de suite et acheter des lingots d’or…

    • Michel says:

      « Alors il faut vous mettre d’accord !! La BCE achète ou pas de la dette ? »
      Vous avez raison au final, ça revient au même !
      J’ai appris que Olivier est toujours bien informé de ces choses là, mais tous les médias que j’ai pu consulter (une dizaine) sur Internet disent la même chose: la BCE a racheté et rachète encore les obligations souveraines aux banques en échange de liquidités ???
      Je vais appelé Draghi ! ou Lemaire !

      • OlivierSpb says:

        Regardez sur un lien que vous citez (Goldbroker.fr). Il précise bien que c’est la Banque de France qui détient les emprunts d’Etat français.
        Et non la BCE.
        D’ailleurs Wikipedia nous dit:
        « La Banque de France détient un peu moins de 20 % de la dette négociable de l’État, qui s’élève à 1 700 milliards d’euros à la fin 2017, contre moins de 5 % à la fin 2014, en application du vaste programme d’achat de dette publique lancé en mars 2015 par la Banque centrale européenne ; dans ce cadre, c’est la Banque de France qui est chargée d’acquérir les titres français. Du fait de cette intervention massive, la part des détenteurs étrangers a reculé à 55,1 % fin 2017 contre 67,8 % fin 2009. »
        https://fr.wikipedia.org/wiki/Dette_publique_de_la_France
        Mais comme la BdF est refinancée par la BCE…
        Même si les banques nationales gardent un titre de banque centrale nationale, sans doute pour faire plaisir à leurs dirigeants, elles n’ont plus l’attribut principal d’une banque centrale qui est le pouvoir d’émettre de la monnaie.
        Si vous consultez le site de la BdF vous remarquerez qu’elle se qualifie elle-même d’institution sui generis, c’est-à-dire bien qu’ayant un capital elle n’a pas d’actionnaires et surtout pas la BCE ou l’État français.
        Un peu comme une cryptomonnaie comme le BTC ou l’Ether qui ne sont en fait émis pas personne.

        Mais revenons au sujet de base, c’est-à-dire le propos de J. Bonnetouche comme quoi personne ne demanderait le remboursement de la dette des États.
        Si la proportion indiquée de 20% est toujours exacte , on a donc 80% de la dette de l’État français au mains du privé (Banques, assurances, institutionnels, particuliers…)
        Et si bien évidemment la BdF ne peut éviter d’avoir une attitude conciliante avec l’État français, il n’en est pas de même des autres créanciers qui n’auront pas envie de se la mettre « sous le bras », mais alors vraiment pas du tout envie…
        Donc notre bullish JB a tout faux quand il néglige le problème des dettes souveraines.

        • Michel says:

          On est donc complètement d’accord sur tous les points. En fait la BdF et autres banques d’état ne sont que les servants de la BCE.

          • OlivierSPb says:

            Plus les prête-noms que les servants. En théorie la BCE n’a pas de risque pays puisque c’est la banque nationale qui détient les titres, en pratique c’est kif-kif bourricot car si le pays pète les plombs, la banque nationale ne vaut plus un kopeck…
            Mais bon les Allemands tiennent à ce genre de nuance pour ne pas avoir trop l’impression d’être le portefeuille de l’Europe…

    • Damien says:

      L’or est toujours considéré comme une valeur refuge?
      Vous avez aussi le droit d’être malin et de gagner de l’argent quand les marchés baissent.

    • OlivierSPb says:

      Pour le détenteur de la dette voir mon dernier post.
      Personnellement je n’ai jamais parlé d’Armageddon financier ni même d’éclatement de la bulle immobilière.
      Par contre, je pense qu’il peut y avoir un dégonflement des survaleurs tant en ce qui concerne l’immobilier que les marchés financiers.
      Bon dans un post vous antérieur vous estimez qu’une baisse de 10 ou 20% de la Bourse n’est qu’une simple correction, qu’importe le non que l’on lui donne, il est clairement exclus pour moi de paumer 10 ou 20% de mes avoirs financiers!
      Un sou est un sou surtout quand il est à nous!
      Oui je sais les banquiers et les investisseurs immobiliers vous racontent que ce n’est pas grave si vos actifs baissent car c’est un investissement à long terme et il faut donner du temps au temps…
      Dans mon passé de financier on avait une définition d’un investissement à long terme: un investissement à court terme qui a foiré…
      Certains ne croient pas au market-timing, est-ce raisonnable ou un simple manque de talent?
      En tout cas, j’y crois, je l’applique et m’en porte fort bien.
      Je m’intéresse aux performances de mes actifs, certes à long terme mais aussi à court terme car la performance à long terme est bien l’addition des performances à court terme…
      Maintenant si selon une suggestion de GG il est utile d’investir dans un actif qui va se dévaloriser comme il le proposait dans un sujet sur les SCPI à crédit, je passe mon tour…

  28. julien bonnetouche says:

    On vient de l’avoir la baisse de 10% 15% quand en février le dow jones est revenu de 27000 à 23000 et le cac de 5550 à 5050.
    la purge devrait donc être faite pour cette année. et finalement il n’y a pas trop de bobos.

  29. julien bonnetouche says:

    Damien, (et autres)

    L’or n’est pas une valeur refuge, c’est au contraire un produit hautement spéculatif :

    Si l’on spécule sur une crise grave, alors on a des chances d’être gagnant sur l’or tant que la crise n’est pas résolue. Mais il faut s’en débarrasser dès que le temps revient au beau.

    Mais si l’on s’attend à une crise grave, et qu’elle ne se produit pas alors on est perdant, car ils vaut bien mieux avoir des actions de l’immobilier, ou des obligations dès que les taux redeviennent attrayants.

    Tout cela s’est vérifié dans la passé.

    A l’heure actuelle, le KG d’or tourne autour de 35000€, et il ne semble pas vouloir baisser, car la demande mondiale, est de plus en plus élevée, tant pour l’industrie que pour la bijouterie, en particulier de la part des asiatiques qui eux aussi s’enrichissent, et ont un certain fétichisme de l’or.

    Par ailleurs, les mines d’Afrique du sud sont en bout de course, ce qui contribue à maintenir un coût de production proche des cours actuels.

    En matière d’investissement, comme pour une orientation professionnelle ou un mariage, c’est la qualité du choix qui importe. Et c’est à la fin que l’on compte les points

    Le plus difficile étant d’être suffisamment averti pour rester lucide quant à la nature des paramètres qui guident nos choix, et de ne jamais laisser nos émotions, nos croyances, ou nos idées toutes faites l’emporter sur la logique.

    • Damien says:

      Vous n’avez pas bien saisi mon propos. Les méandres d’internet…
      Bref, si on devait attendre sur l’or pour gagner de l’argent quand les marchés chutent, ça fait longtemps qu’il n’y aurait plus de banques ou de sociétés de gestion.
      Quand les marchés s’effondrent vous pensez que tout le monde perd de l’argent?
      Quand ils sont stables vous pensez que tout le monde stagne?
      Quand ils montent vous pensez que tout le monde ne gagne qu’à hauteur de la hausse?

      • OlivierSPb says:

        « Quand les marchés s’effondrent vous pensez que tout le monde perd de l’argent? » Oui, quand ils s’effondrent vraiment comme en 2008 5Sauf 0,00001% de la population).. Quand ils baissent pas nécessairement.
        « Quand ils sont stables vous pensez que tout le monde stagne? » En quasi-totalité ou alors des clopinettes. Un marché imperturbablement stable, donc sans volatilité, né génère que très peu d’opportunités.
        « Quand ils montent vous pensez que tout le monde ne gagne qu’à hauteur de la hausse? » Non. une grande majorité gagnent beaucoup moins!

        • Damien says:

          OlivierSpb, vous avez vous-même donné un exemple de comment utiliser des dérivés.
          Evidemment, mes propos ne concernent pas l’immense majorité des investisseurs non professionnels. Il faut avoir le goût du risque et avoir la capacité de repérer ce qui va faire votre sous-jacent évoluer à la hausse ou à la baisse.

  30. julien bonnetouche says:

    A part être initié (ce qui est un délit) les opérations boursières sont délicates même pour les professionnels.
    Se positionner à la baisse est extrêmement délicat dans la mesure où on ne sait pas quand elle va se déclencher, même si on a le sentiment qu’elle va survenir.
    Bien sûr il y a les options de vente pour limiter le risque.

    Et Il y en a autant qui perdent que ceux qui gagnent.

    Mais c’est ce que je faisais remarquer plus haut, c’est avant tout une question de timing. avoir raison trop tôt ou trop tard c’est avoir tort.
    En dehors de cela encore une fois il faut être initié pour être sûr de son coup.

    Lorsque les marchés sont stables, les professionnels n’aiment pas cela, car il y a peu à faire. néanmoins, ils se basent sur l’analyse graphique pour essayer de « bricoler un peu »

    Quant à gagner plus que la hausse, il y a effectivement des leviers qui permettent de le faire, mais le risque de retournement est toujours là présent et là on en prend plein la g….

    Bref, je pense que vous n’êtes pas personnellement acteur du marché, car vous sauriez que c’est moins évident qu’il y parait, vu de loin.

    • Damien says:

      Loin de moi l’idée que c’est évident, surtout comme vous l’avez souligné en raison du timing.

    • OlivierSPb says:

      – « Et Il y en a autant qui perdent que ceux qui gagnent. ». Faux. La Bourse bien que risquée n’est pas un jeu à somme nulle, ce n’est pas un casino.
      – « avoir raison trop tôt ou trop tard c’est avoir tort. ». Faux. Il faut avoir suffisamment de temps devant soi à la hausse ou de réserves pour les appels de marge à la baisse pour gagner. Je vous invite à regarder le film « The Big Short ». Eisman a failli effectivement sauter pour avoir eu raison trop tôt, mais il a pu tenir et a décroché le jackpot!
      – « L’or n’est pas une valeur refuge, c’est au contraire un produit hautement spéculatif : Si l’on spécule sur une crise grave, alors on a des chances d’être gagnant sur l’or tant que la crise n’est pas résolue. « . Euh, ce n’est pas un peu la définition d’une valeur- refuge?
      – « A part être initié (ce qui est un délit) les opérations boursières sont délicates même pour les professionnels. » le stock-picking peut avoir ses amateurs à haute dose ou dose homéopathique. Mes dernières positions prises début mai: Long sur AliBaba à $184 (Objectif 6-mois 1 an : $230-250). Comme j’aime l’adrénaline, position prise avec des dérivés et un effet de levier de 3, donc je perds tout à $155. Short sur DeutscheBank à 11.54 €, objectif 8-9 €. Sans levier. RDV dans quelques mois! 😉

      • Michel says:

         » « L’or n’est pas une valeur refuge, c’est au contraire un produit hautement spéculatif : Si l’on spécule sur une crise grave, alors on a des chances d’être gagnant sur l’or tant que la crise n’est pas résolue. « . Euh, ce n’est pas un peu la définition d’une valeur- refuge? » ou
        EXPLIQUER UNE CHOSE par son contraire !

        • OlivierSPb says:

          Pour moi une valeur-refuge n’est pas une valeur que l’on garde en permanence mais bien une valeur dans laquelle on se « réfugie » quand la tempête tourne à l’ouragan et que l’on délaisse quand le beau temps revient!
          A ne pas confondre avec une valeur-sûre ou une blue chip.
          Vous ne vivez pas dans un refuge anti-atomique en permanence, du moins je l’espère!
          Selon Littré un refuge est un « Lieu où l’on s’enfuit, où l’on se retire pour être en sûreté. »

          • Michel says:

            Je l’avais bien compris comme cela !
            C’était la remarque de JULIEN que vous repreniez à juste titre, qui expliquez que l’or n’est pas une valeur refuge, mais une valeur sur laquelle on spécule par peur d’une crise grave ! ce qui revient au même.

  31. julien bonnetouche says:

    Olivier,

    Si vous prenez la bourse comme un jeu, (ce que que vous avez fait avec les dérivés), alors comme tous les joueurs, vous êtes certain d’être perdant à terme.
    Vous allez gagner sur une opération et perdre sur une autre où vous aurez joué plus gros, car comme vous le dites justement, ce qui intéresse le joueur c’ est moins le gain que l’adrénaline!!!
    Et bien entendu comme tous les joueurs vous ne parlerez que de celle où vous aurez gagné….

    Michel et Olivier,

    Le mot « valeur refuge » est ici dévoyé : si l’on considère qu’un refuge est en endroit où l’on se trouve en sécurité, l’or ne peut en aucun cas correspondre à cette définition car c’est un actif risqué.
    Si l’on achète de l’or parce qu’on croit à une crise grave, alors autant acheter des puts.

    En fait, j’ai l’impression que vous n’avez jamais acheté et vendu d’or.
    Il y a deux manières d’aborder le sujet :
    soit on passe par des plates formes de trading où l’on achète des onces d’or comme de l’euro/dollar, et là c’est une spéculation pure et simple de minutes en minutes.

    Soit on achète de l’or physique ( des lingots) que l’on est obligé de mettre dans un coffre, et qui payent des commissions et taxes tant à l’achat qu’à la vente suffisamment importantes pour décourager d’ acheter et vendre fréquemment.
    Les gens sont également amenés à thésauriser l’or, parce que dans l’ensemble la mentalité de l’acheteur d’or est celle d’un « accumulateur, une sorte d’Harpagon,  » qui croit qu’avec le temps il sera toujours gagnant.

    Et cela est faux car globalement sur une longue période (les 40 années passées) les actions et les obligations rapportent beaucoup plus.
    Sauf si on a la chance d’acheter avant la hausse ce qui est valable pour tous les actifs boursiers.

    Mais finalement vous devriez peut être vous y intéresser vraiment, puisque vous pensez que le pire est devant nous …

    • OlivierSPb says:

      Julien.
      Cela fait plus d’une bonne trentaine d’années que je pratique cela. En 1983, j’étais le plus jeune fondé de pouvoirs d’une charge d’agent de change de la place de Paris, et je passais pour une bête car je connaissais Black et Scholes et les ficelles du MEDAF. En 1987, j’ai acheté mon premier contrat MATIF, le jour de l’ouverture et j’étais un des rares à savoir calculer un cash and carry instantanément avec une calculatrice HP programmable avec fiches magnétiques!
      Bon je me suis fait avoir par le krach de 1987 mais j’en ai tiré les leçons et j’ai vu arriver les autres: celui de 98 et de 2008.
      Depuis 35 ans, bien que j’ai quitté la finance en 1992, je suis resté en contact avec la Bourse et gère moi-même un portefeuille conséquent voire même très conséquent fruit de mon travail et de mes cellules grises.Et les résultat à court, moyen et long terme me satisfont amplement.
      Je vous ai annoncé la couleur de mes investissements car étant grosso modo market neutral depuis mi-janvier, il s’agit en fait de mes postions actives. Je n’ai pas encore eu le courage de shorter Tesla!
      L’exposition que j’ai prise sur Alibaba est conséquente en terme de % du portefeuille et fait que si j’ai raison avec l’effet de levier je devrais booster ma performance de 9%. Si je me suis trompé (Baisse du titre dans les $155/160) je perds 3% de mon capital.
      Pour Deutsche Bank je suis plus prudent et espère 1 à 1,5% de rendement supplémentaire avec une perte potentielle théoriquement infini mais je vois mal ce titre multiplié par 10!
      Je ne vous raconte pas l’histoire du gros poisson que j’ai déjà pêché mais de celui que je veux traquer! En annonçant la couleur d’avance j’évite tout pipeau ou forfanterie …
      On verra bien le résultat.
      Pour le moment Alibaba se passe très bien ($198) et DB est flat (Très légèrement positif).
      Mais même si j’expose cela d’un ton léger soyez persuadé que c’est le résultat d’analyses en profondeur soigneuses et sérieuses pas aussi « fun » que je le présente.
      Mais c’est à la fin du comice agricole que l’on compte les bouses…
      Je joue donc cartes sur tables et vous donne rendez-vous bientôt
      De toute façon, je limite mon risque à 5% des actifs, ce que vous considérez comme une broutille puisque pour vous 10-20% c’est une simple correction des marchés…

    • OlivierSPb says:

      Et dernier point, je maîtrise parfaitement mes émotions et quand je me plante, je ne remet jamais au pot dans l’espoir de me refaire, car vouloir se refaire c’est arriver un jour à l’autre à la catastrophe. Quand les marchés ne veulent pas, ils ne veulent pas. Même si intellectuellement vous avez raison, surtout de jamais s’obstiner.
      Donc je suis tout sauf un joueur de roulette…

    • Michel says:

      Bonjour Julien,
      En fait, nos « cerveaux » ne sont pas construit de la même manière et bien entendu, je respecte cette différence:
      1- quand on parle d’achat/ vente d’or, il s’agit d’or physique et uniquement; les puts auxquels vous faîtes allusion ne font pas partie du sujet qui nous préoccupe (or= refuge),
      2- quand / si j’achète de l’or, j’achète de l’OR, du tangible, pas un contrat quelconque qui ne vaut que tant que les contractants sont vivants et de bonne foi, c’est comme si j’achetais un terrain ou une maison,
      3- l’or n’est pas un actif risqué, il existe depuis des millénaires, il n’a jamais ou quasi jamais déçu et s’il est « dévoyé » comme vous dites c’est parce que les gens l’interprètent à l’envers, c’est à dire qu’ils cotent l’or avec de la monnaie fiduciaire (du papier sans aucune valeur dès que la confiance est rompue (Cf Rép- de Weimar) alors que ce devrait être le contraire, le papier coté par rapport à l’or, on y reviendra probablement un jour,

      4- bien entendu, si j’achète de l’or j’essaie de l’acheter quand il est au plus bas,

      5- vous dites: « …soit on passe par des plates formes de trading où l’on achète des onces d’or comme de l’euro/dollar, et là c’est une spéculation pure et simple de minutes en minutes. Soit on achète de l’or physique ( des lingots) que l’on est obligé de mettre dans un coffre, et qui payent des commissions et taxes tant à l’achat qu’à la vente suffisamment importantes pour décourager d’ acheter et vendre fréquemment. »
      – soit on achète de l’or physique (des pièces de préférence) par une plate forme qui stocke votre or dans des coffres au Luxembourg, Suisse, etc. (Cf. Goldbrookers.com, Aucoffre.com, etc.). Par ailleurs l’or étant une valeur refuge, justement on ne la vend pas fréquemment comme vous dites,

      6- Les « accumulateur, une sorte d’Harpagon» c’était au siècle dernier, notamment quand la monnaie était référencée à l’or.
      Aujourd’hui, dans un système à bout de souffle qui a beaucoup changé, je qualifierai l’or comme une protection résumée comme ci: « je ne veux pas être la victime au sens perdre les économies de toute une vie, de ces bandits et incompétents qui nous dirigent »

      7- je me fous que les actions ou autres actifs rapportent plus (de toutes façons je ne mettrai pas toutes mes avoirs dans l’or), je suis convaincu que le système tel qu’il est aujourd’hui et devant l’incapacité de nos élites à le changer, est voué à la catastrophe et qui seront les élus ce jour là ? La question importante est QUAND et quand faut-il acheter l’or ? L’once d’or est quand même passé de 300$ en 2002 à 1300$ aujourd’hui, soit 433% ou une moyenne arithmétique de 27% l’an !
      Cdlt

    • OlivierSPb says:

      Et arrêtez de dire que je pense que le pire, un krach, est devant nous ou un quelconque Armageddon. Je pense qu’ils vont être mauvais mais pas au point de tout shorter. Par contre, je n’ai aucune envie d’être pris dans un mouvement de -10 à -20% alors que vous cela ne vous effraie guère.
      Mais entre votre chouchou Trump, les Italiens qui commencent à délirer, les tensions au moyen-orient, le pétrole qui risque bien de remonter en flèche, vous êtes bien le seul que je connaisse de près ou de loin à voir tout en rose.
      Et je me souviens largement plus des paumes que des gains. La pire des années pour moi a été 1987, j’étais encore Boursier à ce moment là donc avec des positions qui représentaient plusieurs fois mes actifs. Résultat des courses: -80%! Cela m’a bien lessivé même si les années d’avant avaient été exceptionnellement fastueuses. Il est vrai que comme la plupart des professionnels dans les années 82-87, nous nous livrions à des opérations parfaitement tolérées et admises à l’époque qui mèneraient aujourd’hui directement en prison sans passer par la case départ et toucher 20.000! On avait une autre idée du délit d’initié et des manipulations de cours, tellement faciles jusqu’à ce que l’on passe à la cotation continue. Quand vous avez connaissance du carnet d’ordres des grandes banques, pas besoin d’avoir fait Polytechnique pour savoir comment va se passer le fixing et dans quel sens se mettre…

  32. julien bonnetouche says:

    Oui mais c’est la vérité !!!

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