Depuis quelques semaines, nous n’avons cesse de vous expliquer que la baisse des prix de l’immobilier est la seule perspective raisonnable dans le contexte de hausse des taux de crédit immobilier et d’accélération de l’obsolescence immobilière par une meilleure prise en compte de la qualité énergétique du logement.
Une baisse des prix qui devrait être plus marquée dans les grandes métropoles, là ou les prix de l’immobilier sont plus sensibles au niveau général des taux d’intérêt. Ailleurs, dans la France à 2500€ / m² et moins, les prix de l’immobilier reflètent la valeur fondamentale de l’immobilier en tant que valeur refuge (cf. « Prix de l’immobilier : Entre valeur refuge et valeur spéculative du goodwill immobilier« )
Pourtant, jusqu’à maintenant, les statistiques Notaires-Insee des prix de l’immobilier ne confirment pas cette prédiction de baisse des prix de l’immobilier.
Le calme avant la tempête ou erreur d’analyse ? Seul l’avenir nous le dira. En tout état de cause, une certitude : Attendre éternellement, n’est surement pas la bonne décision (cf. « Immobilier : Ne pas attendre la baisse effective des prix pour investir. C’est maintenant qu’il faut négocier !« ).
Dans sa note publiée aujourd’hui, l’INSEE explique :
Au troisième trimestre 2022, la hausse des prix des logements anciens en France (hors Mayotte) se poursuit : +1,5 % par rapport au deuxième trimestre 2022 (données provisoires corrigées des variations saisonnières), après +1,4 % et +1,7 % aux trimestres précédents.
Sur un an, les prix décélèrent légèrement : +6,4 % au troisième trimestre 2022, après +6,8 % au deuxième trimestre et +7,3 % au premier. La hausse reste plus marquée pour les maisons (+8,2 % sur un an au troisième trimestre 2022) que pour les appartements (+4,1 %), et ce depuis le quatrième trimestre 2020.
En Île-de-France, les prix des maisons anciennes augmentent beaucoup plus vite que ceux des appartements anciens
Les prix des logements anciens en Île-de-France augmentent sur un trimestre pour le troisième trimestre consécutif : +0,6 % au troisième trimestre 2022, après +0,5 % et +1,1 % aux deux trimestres précédents.
Sur un an, les prix augmentent également : +2,0 % au troisième trimestre 2022, après +2,4 % au deuxième trimestre et +2,5 % au premier trimestre. Cette hausse régulière est nettement plus marquée pour les maisons (+5,7 % sur un an, après +5,8 % au deuxième trimestre 2022 et +5,9 % au premier) que pour les appartements (+0,2 %, après +0,8 % et +0,9 %). Ce plus fort dynamisme des prix des maisons en Île-de-France s’observe depuis le quatrième trimestre 2020.
À Paris, les prix des appartements restent quasi stables sur un trimestre pour le troisième trimestre consécutif : –0,1 % au troisième trimestre 2022 après +0,1 % au deuxième trimestre et une stabilité au premier. Sur un an, les prix des appartements parisiens sont néanmoins en baisse (–1,2 %).
En province, la hausse des prix des logements anciens se poursuit à un rythme comparable aux deux derniers trimestres
Au troisième trimestre 2022, les prix des logements anciens en province augmentent de 1,8 % sur un trimestre, après +1,7 % au deuxième trimestre 2022 et +1,9 % au premier.
Sur un an, les prix restent très dynamiques : +8,1 % au troisième trimestre 2022, après +8,6 % et +9,2 %. Depuis le début de l’année 2021, les prix des maisons en province (+8,6 % sur un an au troisième trimestre 2022) augmentent plus fortement que ceux des appartements (+7,1 %), alors que c’était l’inverse en 2019 et 2020.
Le nombre de transactions annuelles décroît légèrement fin septembre 2022
Au troisième trimestre 2022, le volume annuel de transactions continue de décroître légèrement : fin septembre 2022, le nombre de transactions réalisées au cours des douze derniers mois est estimé à 1 133 000, après 1 155 000 fin juin 2022. Si l’on rapporte ce nombre de transactions au stock de logements, qui augmente d’environ 1 % par an, la proportion de ventes concerne 3,0 % du stock. Elle dépasse depuis 2019 le niveau élevé observé au début des années 2000 (autour de 2,6 %), malgré la décrue du nombre de transactions depuis le quatrième trimestre 2021.
source : Indice Notaire Insee des prix de l’immobilier
Bref, la hausse des prix de l’immobilier ralentie, mais elle reste toujours très dynamique ! Nous sommes encore très loin d’une baisse des prix !
A suivre.