Ils sont pitoyables. Comment ne pas être éternellement dépité par ces grands capitalistes, ces apôtres du libéralisme qui ne sont pas en capacité d’accepter les règles du marché qu’ils érigent pourtant comme puissance absolue.
Voici à peine 2 mois que le marché immobilier est à l’arrêt après deux années euphoriques que déjà, les professionnels du marché immobilier, qu’ils soient agent immobilier ou encore courtier en crédit immobilier, réclament leur part du gâteau de la relance post coronavirus.
Depuis 3 ans, ils s’en mettent plein les poches. Depuis 3 ans, c’est l’euphorie pour le marché immobilier avec des transactions qui dépassent le million et des prix qui ne cessent d’augmenter au détriment de l’intérêt général et de la capacité à se loger.
Aujourd’hui, après ces années d’excès et d’euphorie, les professionnels du marché de l’immobilier qui pourtant n’ont cesse d’expliquer que les prix de l’immobilier ne baisseront pas après la crise du coronavirus sont en réalité paniqués à l’idée d’un après qui ne sera pas totalement comme l’avant.
Depuis 2 mois, les transactions sont rares, les candidats à l’investissement immobilier affaiblis par la crise qui commence et les banques naturellement plus frileuses à accorder des crédits immobiliers à des salaries en chômage partiel à la veille d’une crise économique que l’on annonce majeure (cf »Crédit immobilier : Le chômage partiel et la crise vont réduire votre capacité d’emprunt »).
Bref, les nuages noirs s’amoncellent au dessus d’un marché immobilier. Les perspectives ne sont clairement pas bonnes et c’est normal car le dynamisme du marché immobilier n’est que le reflet de l’économie. Lorsque l’économie est dégradée, lorsque le chômage menace d’augmenter fortement, lorsque les faillites en masse sont annoncées par le ministre de l’économie, le marché immobilier ne peut pas être dynamique. Les prix doivent baisser pour s’adapter à la solvabilité du marché.
(il faudra d’ailleurs s’interroger un jour sur les propos autoréalisateurs de nos gouvernants qui annoncent l’apocalypse pour demain matin – Entre Emmanuel Macron qui s’invente une Guerre ; Edouard Phillipe qui annonce l’écroulement économique du pays et Bruno Le Maire, la faillite économique des entreprises – Comment voulez vous que les citoyens soient optimistes et n’adoptent pas une position de repli et de défense ?)
 

Si le marché immobilier doit tomber, il faut le laisser tomber ! Laissons le marché faire son travail et arrêtons de subventionner, par nos impôts, la hausse perpétuelle des prix de l’immobilier.

L’argent public, c’est à dire nos impôts de demain, est trop précieux pour être gaspillé. Arrêtons de toujours vouloir subventionner la hausse perpétuelle des prix de l’immobilier.
Si le marché doit tomber pour s’ajuster à la solvabilité dégradée des acquéreurs, alors laissons les prix de l’immobilier baisser ;
Si les banques doivent durcir les conditions d’accord de crédit immobilier, et ainsi participer à la dégradation du marché immobilier, alors laissons les faire ; Un banquier est un commerçant, refuser de vendre n’est jamais dans son intérêt. S’il restreint l’accès au crédit immobilier, c’est pour une bonne raison.
Laissons le marché s’assainir. Après des années d’euphorie, acceptons quelques années plus calmes qui permettront au marché de s’ajuster. Arrêtons ces subventions qui ont pour conséquence de participer à la hausse perpétuelle des prix de l’immobilier dans certaines zones.
Enfin, mettons un terme à cette légende urbaine du manque de logement en France ! Il ne manque pas de logements en France ! Il manque seulement des logements dont les prix sont accessibles pour les ménages !
Comme nous vous l’expliquons depuis longtemps, et notamment dans cet article « Construisons nous trop de logements en France ? Le nombre de logements vacants augmente fortement. », le manque de logement en France est une légende urbaine.
Un début de preuve parmi tant d’autres : Le nombre de logements vacants augmente très fortement depuis 15 ans.

 
Et surtout, chiffre intéressant, seuls 24% des logements vacants sont en zones rurales ! 12.5% des logements vacants sont dans la zone urbaine de Paris, 34.9% dans des zones urbaines de moins de 100 000 habitants et 27.9% dans des zones urbaines de plus de 100 000 habitants.
La réponse du manque de logement n’est probablement pas dans la construction de toujours plus de logements dans les zones tendues … mais une véritable décentralisation pour répartir la demande de logement sur l’ensemble du pays !
Est ce que le télétravail est une début de réponse ? peut être…. (cf »Le télétravail, un tsunami qui va bouleverser l’immobilier de bureaux et l’investissement en SCPI ? » ou encore « Investissement immobilier : Quel impact du télétravail sur le marché immobilier ? »).
 

 
Comme nous vous l’expliquons dans notre livre « Investir dans l’immobilier« , l’avenir de l’immobilier serait il dans les villes moyennes dans lesquelles les prix de l’immobilier sont très faibles et l’offre de logement très élevée ?
A suivre …

Pour aller plus loin :
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