Ils sont pitoyables. Comment ne pas être éternellement dépité par ces grands capitalistes, ces apôtres du libéralisme qui ne sont pas en capacité d’accepter les règles du marché qu’ils érigent pourtant comme puissance absolue.

Voici à peine 2 mois que le marché immobilier est à l’arrêt après deux années euphoriques que déjà, les professionnels du marché immobilier, qu’ils soient agent immobilier ou encore courtier en crédit immobilier, réclament leur part du gâteau de la relance post coronavirus.

Depuis 3 ans, ils s’en mettent plein les poches. Depuis 3 ans, c’est l’euphorie pour le marché immobilier avec des transactions qui dépassent le million et des prix qui ne cessent d’augmenter au détriment de l’intérêt général et de la capacité à se loger.

Aujourd’hui, après ces années d’excès et d’euphorie, les professionnels du marché de l’immobilier qui pourtant n’ont cesse d’expliquer que les prix de l’immobilier ne baisseront pas après la crise du coronavirus sont en réalité paniqués à l’idée d’un après qui ne sera pas totalement comme l’avant.

Depuis 2 mois, les transactions sont rares, les candidats à l’investissement immobilier affaiblis par la crise qui commence et les banques naturellement plus frileuses à accorder des crédits immobiliers à des salaries en chômage partiel à la veille d’une crise économique que l’on annonce majeure (cf »Crédit immobilier : Le chômage partiel et la crise vont réduire votre capacité d’emprunt »).

Bref, les nuages noirs s’amoncellent au dessus d’un marché immobilier. Les perspectives ne sont clairement pas bonnes et c’est normal car le dynamisme du marché immobilier n’est que le reflet de l’économie. Lorsque l’économie est dégradée, lorsque le chômage menace d’augmenter fortement, lorsque les faillites en masse sont annoncées par le ministre de l’économie, le marché immobilier ne peut pas être dynamique. Les prix doivent baisser pour s’adapter à la solvabilité du marché.

(il faudra d’ailleurs s’interroger un jour sur les propos autoréalisateurs de nos gouvernants qui annoncent l’apocalypse pour demain matin – Entre Emmanuel Macron qui s’invente une Guerre ; Edouard Phillipe qui annonce l’écroulement économique du pays et Bruno Le Maire, la faillite économique des entreprises – Comment voulez vous que les citoyens soient optimistes et n’adoptent pas une position de repli et de défense ?)

 

Si le marché immobilier doit tomber, il faut le laisser tomber ! Laissons le marché faire son travail et arrêtons de subventionner, par nos impôts, la hausse perpétuelle des prix de l’immobilier.

L’argent public, c’est à dire nos impôts de demain, est trop précieux pour être gaspillé. Arrêtons de toujours vouloir subventionner la hausse perpétuelle des prix de l’immobilier.

Si le marché doit tomber pour s’ajuster à la solvabilité dégradée des acquéreurs, alors laissons les prix de l’immobilier baisser ;

Si les banques doivent durcir les conditions d’accord de crédit immobilier, et ainsi participer à la dégradation du marché immobilier, alors laissons les faire ; Un banquier est un commerçant, refuser de vendre n’est jamais dans son intérêt. S’il restreint l’accès au crédit immobilier, c’est pour une bonne raison.

Laissons le marché s’assainir. Après des années d’euphorie, acceptons quelques années plus calmes qui permettront au marché de s’ajuster. Arrêtons ces subventions qui ont pour conséquence de participer à la hausse perpétuelle des prix de l’immobilier dans certaines zones.

Enfin, mettons un terme à cette légende urbaine du manque de logement en France ! Il ne manque pas de logements en France ! Il manque seulement des logements dont les prix sont accessibles pour les ménages !

Comme nous vous l’expliquons depuis longtemps, et notamment dans cet article « Construisons nous trop de logements en France ? Le nombre de logements vacants augmente fortement. », le manque de logement en France est une légende urbaine.

Un début de preuve parmi tant d’autres : Le nombre de logements vacants augmente très fortement depuis 15 ans.

 

Et surtout, chiffre intéressant, seuls 24% des logements vacants sont en zones rurales ! 12.5% des logements vacants sont dans la zone urbaine de Paris, 34.9% dans des zones urbaines de moins de 100 000 habitants et 27.9% dans des zones urbaines de plus de 100 000 habitants.

La réponse du manque de logement n’est probablement pas dans la construction de toujours plus de logements dans les zones tendues … mais une véritable décentralisation pour répartir la demande de logement sur l’ensemble du pays !

Est ce que le télétravail est une début de réponse ? peut être…. (cf »Le télétravail, un tsunami qui va bouleverser l’immobilier de bureaux et l’investissement en SCPI ? » ou encore « Investissement immobilier : Quel impact du télétravail sur le marché immobilier ? »).

 

 

Comme nous vous l’expliquons dans notre livre « Investir dans l’immobilier« , l’avenir de l’immobilier serait il dans les villes moyennes dans lesquelles les prix de l’immobilier sont très faibles et l’offre de logement très élevée ?

A suivre …

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105 Comments

  1. Laguérie says:

    Tout a fait d’accord avec votre analyse. Il faut que les prix baissent d’au moins 25% pour qu’il soit en adéquation avec le niveau de vie des Français.
    En fait les premiers bénéficiaires de la hausse de l’immobilier ne sont pas les Français moyen mets tous les prestataires qui se nourissent des transactions immobilières.
    À ce propos le système de rémunération des notaire et les l’agent immobilier proprement scandaleux. Alors leurs honoraires ne devraient pas être fixé en pourcentage de prix de vente mais devrair être forfaitaires.
    Cela demande t il plus de travail a un notaire de vendre un bien a 15000€ du M2 par rapport à un bien a 2000€ du M2 à Brest.

    Toute cette population s’enrichit au détriment le pouvoir d’achat de la majorité des Français

    • Michel 2 says:

      Ne vous inquiétez pas, les prix vont baisser et probable ( hors niches) plus de 25%!
      Une bulle n’a pas vocation à grossir à l’infini, soit elle se dégonfle, soit elle explose.

    • Quillet says:

      En parfait accord avec ce commentaire. J y rajouterai que l immobilier ces 25 dernières années est devenu un bien spéculatif au détrimentde la simple valeur refuge , crant un enrichissement involontaire d’une génération au détriment des suivantes…. en exagérant le phénomène, un peu comme si le steak ou les pâtes étaient devenus des actions sur un marché boursier….

  2. Qui fixe le prix de vente de l’immobilier? Bien souvent aujourd’hui les agents immobiliers sérieux tempèrent les particuliers vendeurs qui surestiment leur bien. La hausse des prix vient autant des vendeurs que des professionnels impliqués. Je suis d’accord aussi sur le fait que notre système n’est pas bon: la commission d’un agent immobilier est forte car une vente le rémunère sur les frais de tous les autres bien non vendus. Si les acheteurs payaient l’agent immobilier sur chaque visite, chaque estimation… comme en Suède, l’agent immo perdrait moins de temps et pourrait se contenter d’une commission plus faible à la vente. Tout le monde est donc responsable.

    • … Et on arrêterait peut-être de prendre les professionnels de l’immobilier pour des promeneurs de touristes ou des montreurs de d’idées déco (car il y a vraiment des gens qui ne comptent pas acheter lorsqu’ils visitent).
      Et le nombre de particuliers qui font estimer sachant très bien qu’ils ne souhaitent pas passer par agence… Ces mêmes particuliers qui publient ensuite des annonces avec un prix au dessus des estimations car persuadés qu’ils ont tout compris au mécanisme de la négociation…
      Le vendeur particulier qui ne veut pas de professionnel chez lui et qui se coupe de tous les acheteurs sérieux qui rémunèrent un chasseur ou un agent immo pour acheter (je suis chasseur).
      Les agents n’ont pas particulièrement intérêt à ce que les prix montent (ca réduit le nombre d’acheteurs) mais à ce que le nombre de transactions augmente oui (mais ca colle souvent avec une hausse de prix).
      Par contre les taux qui baissent, les évolutions de cellules familiales, le besoin de placer et de (sur)rentabiliser son epargne… Peut-être que ca joue un peu.

      Non franchement des agents immobiliers qui se gavent, il n’y en a pas tant que ça. Les honoraires sont plutôt à la baisse avec le développement des mandataires et autres agances à honoraires fixes. Beaucoup galerent parce que c’est un métier moins facile qu’il n’y paraît. Beaucoup d’aléas, de casse, de temps perdu… Alors non, on ne va pas plaindre les agents, mais quand même, on peut pas tout mettre sur leur dos. Et ceux qui gagnent bien leur vie.. C’est souvent parce qu’ils font bien leur travail (la fameuse reco).

      Et en ce qui me concerne (à Marseille) comme dans beaucoup de grande ville : pas d’effondrement de prix en général. Les mêmes prix ou presques, sur du qualitatif surtout, toujours des biens qui partent en quelques heures… Peut-être que le marché investisseur se calemera, que l’effet de rattrapage passé et les conséquences économiques vraiment là feront baisser les prix dans quelques mois… Alors faudra t il aider les ménages ? Soutenir le secteur de la construction pourvoyeur d’emploi ? Ou trouver d’autres stratégies ?

      Vous parlez des villes moyennes qui vont connaître un succès grandissant (et probablement la hausse de prix qui ira avec), c’est sûrement possible et tant mieux. La loi De Normandie me semble tout à fait intéressante pour revaloriser les centres anciens, les rendre attrayant et commerçant… en attendant que les locataires puissent y acheter leur maison avec jardin ! Toutes les perfusions étatiques ne sont pas biens calibrées mais quand même… Y en a qui semblent pas mal ! Et si au passage ça permet aux agents immo de manger, c’est pas grave. Leurs honoraires viennent en déduction du prix de vente de toute façon : vous acheteur, est ce que vous payerez plus cher un bien parce que commercialisé par un agent immo ?? Comme beaucoup, vous achetez au prix que vous êtes prêt à mettre. Et peu importe les frais d’agence pourvu que le vendeur s’en debrouille avec son agence. Ou qu’il vende tout seul. Ce qui compte, c’est le prix que vous payez. Pas ce qu’il y a dedans.

      Sûrement il y aura de la casse, des petites agences fermeront après 2 mois de chiffre perdu et probablement des turbulences à venir. Comme tout le monde, tous les autres secteurs, ils essaient de prendre leur pas du gateau ‘Aides’. Pas bien original.

      • basile says:

        « en ce qui me concerne » : vous prétendez donc tirer des conclusions 2 jours après le deconfinement, bravo
        évidemment qu’il faut laisser faire le marché mais nos dirigeants ont trop d’intérêt enjeu y compris perso pour accepter de laisser baisser l’immo sans tenter quelque bidouilles pour sauver la bulle quel qu’en soit le coût pour les français comme disait l’autre

        • Bonjour,

          Je ne parle que d’un constat, à un instant T dans une ville V. Je n’ai absolument pas la prétention de tirer des conclusions.
          Et c’est un constat que nous tirons après plusieurs semaines d’échanges entre agences, vendeurs, chasseurs, acheteurs : il y a toujours du monde. Et 2 jours après le deconfinement, ca se vérifie. Même si, de notre humble avis, cela ne durera pas dans le temps et que nous croyons à des évolutions de marché (de budgets moyens, de typologie, de secteur, de prix…).
          Et non, oui nous sommes nombreux à trouver les prix trop élevés… Mais non, ce ne sont pas les professionnels qui font les prix. Un bien trop cher ne se vend pas. Et encore une fois, à mon humble avis, ceux qui font monter les prix sont les investisseurs (type coloc et Airbnb) et les étrangers qui connaissent mal le marché. Et il y en a à tous les budgets.

    • Michel 2 says:

      La psychologie du vendeur d’immobilier n’est pas celle d’un agent commerçant dont le but est la transaction à tout prix.
      En période de hausse du marché, donc marché tendu, le vendeur s’il n’est pas pressé, a intérêt (et tendance) à majorer son bien à la vente, se disant que s’il ne le vend pas aujourd’hui, il le vendra mieux demain puisque les prix progressent inexorablement.
      L’acheteur lui, a en tête que le marché qui n’a fait que progresser, ne va pas s’arrêter et qu’il est urgent d’acheter même si un peu plus cher qu’hier car ce sera encore plus cher demain, aidé pour cela par des conditions de crédit favorables. Ces raisonnements vont dans les sens d’un marché toujours plus haussier.

      Et puis Boum ! le chaos, le marché commence par s’interroger dans un premier temps et s’inverse assez rapidement par manque de confiance en demain comme l’explique Guillaume dans son article: les nuages noirs s’amoncellent, peur du chômage, banques frileuses, faillite des entreprises, …
      Que se passe t-il alors dans l’esprit du vendeur ? Il faut vendre, vendre vite avant que mon bien ne perde 10, 20, 30% ou plus, quitte à revoir mes prétentions par rapport au prix que je me suis fixé ou que j’ai fait estimer.

      L’acheteur lui, dérouté par cet amoncellement de mauvaises nouvelles, se dit que les prix ne font que COMMENCER à baisser et qu’il est urgent d’attendre, surtout si mon emploi est menacé et que ma banque est devenue frileuse. Laissons les choses s’assainir.
      La boule de neige alimentée par les vendeurs pressés et les acheteurs frileux, grossit à vitesse grand V, le marché s’écroule en quelques semaines/ mois, C’est çà un marché, qui a mis des années pour atteindre son apogée et quelques semaines pour tomber à sa résistance, ça se passe toujours comme cela (ou presque).
      L’inconnue de cette équation est l’intervention des pouvoirs publics, non pas pour enrayer la baisse, elle est inéluctable, mais pour limiter la casse, car eux aussi ont beaucoup à y perdre. Mais l’inconnue de l’inconnue, c’est comment et combien les pouvoirs publics peuvent-ils intervenir sachant que les finances sont au plus mal, l’endettement au point de basculer en yeild et que quasiment tous les pans de l’économie réclament de l’aide ???

  3. DIdier says:

    La crise du logement n’est pas une légende urbaine sur Paris et proche couronne.
    Que met on dans les logements vacants?
    Les pieds à terre et LCT?
    En

  4. Patrick says:

    Je l’ai toujours dit, les agents immobiliers ne sont que des intermédiaires qui n’apportent que peu de valeur ajoutée lors d’une transaction. Ils ne prennent aucun risque car ils n’investissent dans rien. Certains se comportent même comme des charognards en guettant les avis de décès pour aller traquer les héritiers en leur faisant miroiter des plus-values illusoires. Je ne veux pas généraliser mais cette profession est très peu utile. Elle se substitue souvent au travail des notaires et des banquiers qui peuvent largement conseiller les vendeurs et acquéreurs de biens. D’ailleurs la proportion de transactions entre particuliers ne fait qu’augmenter et c’est tant mieux

    • Michel 2 says:

      Je n’ai pas plus confiance aux banquiers biberonnés à la commissions non avouée qu’aux agents immobiliers qui ont l’obligation d’afficher leur commission.

  5. La crise permet aujourdhui de s’affranchir de toute contrainte budgétaire..c’est une aubaine pour lancer des projets qu’on n’aurait jamais lancés en période normale car non rentables à court terme. Et le gouvernement pourra dire qu’il n’avait pas le choix. Regardez l’appel du patronat France, Italie, Allemagne qui demande des subventions et des soutiens à projets à hauteur de 5% du PIB pendant 5 ans ! le risque c’est le dérapage, l’industrie fonctionnarisée qui pourrait oublier la rentabilité…
    Qu’est ce que ça donnera ? de l’inflation probablement et encore ? de la dette à coup sûr, mais est ce grave ?

  6. Le nombre de logements vacants s explique par le découragement des propriétaires bailleurs entre fiscalité encadrement desloyers impossibilité de virer les mauvais payeurs travaux « ecolo »etc
    Il vaut mieux louer a air b&b

    • Patrick D says:

      Tout à fait d’accord avec Dolad.
      Je rajoute que Mr Fonteneau ne voit qu’une partie du problème : toutes les professions liées à l’immobilier ne veulent pas que la « bulle » s’effondre. Surtout pas l’état car c’est son mouton à tondre préféré.
      Mais pas les bailleurs qui achêtent cher pour louer minimum ensuite. De plus ils ne réclament rien à l’état du post covid car ils savent qu’ils n’auront rien (Pour les baux commerciaux, on leur a accordé le droit de ne pas payer d’impôts sur les loyers qu’ils n’ont pas touché …). Les bailleurs étaient déjà juste avant et la crise ne les aide pas.
      Le problème des logements vacants est pris à l’envers : commencez par vous demander pourquoi un bailleur arrêterait de louer son logement alors qu’il pourrait toucher un loyer ?

  7. Renault M. says:

    tout à fait d’accord (même si mon patrimoine est majoritairement immobilier), espérons qu’ils ne nous pondent pas un super PinelCovid, qui n’enrichira au débouclage que les intermédiaires…
    Personnellement j’aimerais que tous ceux qui tendent la main à la puissance publique,donc à nous tous (et je pense qu’il est légitime de le faire) en temps de crise, s’engagent à mettre la main à la poche dès le retour à des jours meilleurs.
    Dans un passé récent, je n’ai pas eu l’impression que le sauvetage du système financier lors de la crise des subprimes, l’ai rendu plus responsable dans ses actions depuis, ni très reconnaissant envers le flot des contribuables qui l’a maintenu en vie… (il me semble que l’on parle d’une facture globale de 600 Mds d’euros pour la dette publique française dans les années qui ont suivi cette crise)

  8. Thierry says:

    « Enfin, mettons un terme à cette légende urbaine du manque de logement en France ! Il ne manque pas de logements en France ! Il manque seulement des logements dont les prix sont accessibles pour les ménages ! » Voilà ce que je dis depuis des années, je suis ravi… 37 millions de logements pour 67 millions d’habitants… En france, on prend prétexte des personnes qui n’ont pas accès au logement , à cause de faibles revenus, pour nous dire qu’il manque des logements, ce qui n’a rien à voir, les logements vacants sont partout ( il y en a même un minimum de 3 millions, INSEE) . A Paris, on construit des logements de 50 m2 à 800 000 euros, sous prétexte qu’il n’y a pas assez de logements, et des sdf… . . Comme si à Paris, le smic était plus élevé que en province, comme si les serveurs, aides soignants, agents admistratifs, mécanos, infirmières, gardiens de la paix, femmes de chambre, personnel de nettoyage, agents de sécurité, gardiennes d’enfants et de vieux, ect… gagnaient plus à Paris que en Province. A Paris, multitude de logements vacants… ( ces logements neufs et vacants à 800 000 euros, ,il y en a la moitié d’un immense immeuble à proximité de chez moi, volets fermés en permanence depuis 2 ans… )

    • Guillaume FONTENEAU says:

      Et j’ajouterais même que le patrimoine médian à Paris est plus faible que dans les zones rurales et cela malgré des prix de l’immobilier stratosphérique !!!!

      Statistiques : Quel est le patrimoine et les revenus des Français en 2018 ? Quelle répartition ? https://www.leblogpatrimoine.com/immobilier/prix/statistiques-quel-est-le-patrimoine-et-les-revenus-des-francais-en-2018-quelle-repartition.html

      extrait :

      « Le patrimoine médian des habitants de Paris (93 000€) est inférieur au patrimoine médian en France (113900€) et très nettement inférieur au patrimoine médian des habitants des communes rurales (166 000€) malgré des prix de l’immobilier très très nettement inférieurs ! Je crois qu’il s’agit de l’une des statistiques les plus importantes tant elle va contre contre les idées reçues ! En revanche, le patrimoine moyen des habitants de Paris est de 315 000€ (contre une moyenne nationale à 235 000€). Paris concentre donc les inégalités de patrimoine ! Dans le volume total des habitants, la masse est plus pauvre qu’en France, mais quelques uns dont le patrimoine est très élevé permet d’afficher une moyenne avantageuse. Finalement, la pauvreté et l’exclusion sociale n’est peut être pas ou l’on veut bien le faire croire. »

      • adnstep says:

        Oui, donc, construisons plus de HLM à Paris pour réduire la fracture.

        Au besoin, puisqu’il n’y a pas de foncier libre, en rasant le haussmannien pas adapté à la clientèle, avec ses plafonds élevés et ses grandes surfaces et en le remplaçant par des tours HLM rt2020, plus écologiques.

      • adnstep says:

        61% des Parisiens sont locataires.
        Pas d’immobilier = pas de patrimoine, tout simplement.

        Mais si on comparaît en terme de salaires médians ?
        France : 19 700€
        Paris : 25 700€

        • Thierry says:

          Et comment voulez-vous que des personnes qui gagnent 25 000 euros par an puissent louer des logements, dont la valeur moyenne est de 10 000 euros au m2 ? ( et avec 40 m2, ils n’ont pas intéret à avoir des gosses… )

          • adnstep says:

            L’État et la Ville de Paris décomptent officiellement 245 210 logements sociaux SRU en service à Paris au 1er janvier 2018, soit 21,1 % des résidences principales. Pour 249 000 demandes de logements.

            30% des demandants ont des revenus supérieurs aux minimas sociaux requis.

            Je ne compte pas : les logement intermédiaires, l’accession à la propriété, le logement très social.

            Je ne compte pas non plus aides diverses et variées, le plus souvent liées au quotient familial, d’ailleurs, comme les indemnités logement des ministères, collectivités, assemblées, voire certaines grandes entreprises.

            Évidemment, tout cela a un coût pour les finances publiques.

            • Thierry says:

              Exactement. Du coup, toutes ces aides publiques arrangent très bien les libéraux, qui ne veulent entendre parler que « lois du marché ». Car sinon, on serait obligé d’augmenter drastiquement les salaires, afin que chacun puisse se loger décemment. Donc, il y a quelque chose qui ne va pas, dans le système.

              • Thierry says:

                Et ce n’est pas les aides publiques, qui vont payer un logement à Paris de 40 m2 dont le loyer moyen est de 1200 ou 1500 euros. Les APL sont plafonnés, à je crois 200 euros pour une personne seule… + 100 euros par personne supplémentaire.

                • adnstep says:

                  Je n’ai pas parlé d’APL.

                  Vous ne connaissez sans doute pas le montant des indemnités logement des employés des ministères, collectivités, assemblées, grandes entreprises, dont les ex monopoles publics.

                  On est loin du montant des APL, parfois ça couvre la moitié du loyer.

                  Ce qui permet d’investir ailleurs…

              • Thierry says:

                Et une personne seule au smic n’a pas le droit aux APL…..

              • adnstep says:

                Je ne suis pas votre raisonnement. Mais ce n’est pas grave.

                C’est bien ce système socialiste qui créée son propre besoin d’impôt, pour financer plus de locataires, car on restreint l’offre de multiples façons.

                Un beau cercle vicieux…

    • Laguérie says:

      Il est clair qu’il faudrait taxer de manière significative les logements vacants . Les propriétaires mécontents n’auront qu’à vendre.
      L’immobilier doit avoir un caractère utilitaire, si ils cherchent uniquement la valorisation de leur patrimoine par la hausse des prix . Ce n’est pas recevable.
      Qu’ils investissent alors dans des produits financiers si ils recherchent uniquement la plus value sans contrepartie utilitaire.
      Une forte taxation incitera donc les propriétaires a vendre ce qui augmentera l’offre et mécanicement fera baisser les prix.
      Malheureusement cela a peu de chance d’arriver contenu des lobbies très puissants que sont les les grosses sociétés immobilières, les réseaux d’agent immobilier le notaire

      • Pourquoi taxer, toujours taxer ? Le logement vacant est la réponse d’un dysfonctionnement. Au lieu de taxer, il faut réparer ce dysfonctionnement.

        • Laguérie says:

          Pour réparer le dysfonctionnement, il faudrait
          1. Alléger la fiscalité
          2.Assouplir la réglementation trop favorable au locataire
          Mais sincèrement croyez-vous que les gouvernements quel qu’ils soient ,seraient prêts à mettre en avant ses mesures !!!

        • Michel 2 says:

          [+1]

      • Patrick D says:

        Bravo !
        C’est avec les solutions que vous proposez que nous toucherons le fond, que l’immobilier sera complêtement gelé sauf pour les constructions HLM qui seront très contentes de récupérer le marché.
        Soit cela donnera un marché immobilier du type URSS dans ses grandes périodes, soit les français se rendront compte de l’utilité d’avoir des bailleurs raisonnablement heureux et réagiront.

      • Badtimes says:

        « L’immobilier doit avoir un caractère utilitaire »

        Ah bon le reste non?
        Dans quel monde vivez vous? pratiquement tout ce que nous achetons a un caractère utilitaire:
        Quand vous achetez des produits sur votre marché ou en grande surface pour vous nourrir ce n’est pas utilitaire, pourtant les prix d’un endroit à un autre diffèrent.
        Si le marcgé de l’immobilier était traité par l’état comme un marché normal et non comme une vache à lait nous n’en serions pas là.

      • adnstep says:

        Immobilier = usus, fructus, abusus.

      • adnstep says:

        La plupart des logements vacants le sont car : – inhabitables,
        – en cours de rénovation, et ça peut prendre longtemps,
        – en cours de vente ou de location et que personne n’en veut pour différentes raisons.

        « Les propriétaires mécontents n’auront qu’à vendre ». Il vaudrait mieux exproprier, c’est plus socialiste.

      • adnstep says:

        « Qu’ils investissent alors dans des produits financiers si ils recherchent uniquement la plus value sans contrepartie utilitaire. »

        Je ne comprends pas cette phrase. Pouvez-vous nous donner un exemple ?

    • adnstep says:

      Avec à peine 8% de logements vacants à Paris, je trouve au contraire que la situation est tendue.

  9. N’oublions pas que l’Etat et les collectivités locales profitent largement des prix élevés de l’immobilier. Souvenez-vous des cris d’orfraie de ces derniers lorsque les prix chutèrent en 2009. D’ailleurs, cela n’a pas duré longtemps. L’immobilier, comme les jeux, le tabac ou l’automobile, est la drogue des services fiscaux français…

  10. Vous avez raison les propriétaires doivent se débarrasser au plus vite de leur immobilier locatif et surtout ne plus jamais investir sur ce marché qui doit etre géré par l’etat fiscalement règlementairement socialistement

  11. Bonjour

    Suivre le débat

  12. DUCROQUET says:

    D’après tout ce que j’ai lu le marché immobilier est à un prix correct actuellement en France si on le compare aux pays voisins. Je ne comprends pas pourquoi il faut inciter à la panique après ces 2 mois de confinement. Les acheteurs sont toujours là et ont simplement différer leurs projets.

  13. julien bonnetouche says:

    Amusant tout ça !

    Je retiens un chiffre :
    12,5% de logements vacants dans la Zone urbaine de Paris.
    C  »est faible et probablement proche de la limite incompressible. ( comme le chômage à 4%)

    Les logements vacants sont donc ailleurs;
    Pourquoi ? Réponse : pas assez de demande.

    Mais maintenant, deuxième remarque.

    Après chaque crise, on a une chute de l’immobilier, en rapport avec les difficultés économiques qui se répercutent automatiquement sur le chômage.

    C’est ce que nous allons avoir, comme nous l’avons connu après 2008/2009, ou plutôt après 2011, parce que en 2010/2011 on a eu une remontée des prix comme valeur refuge tellement la confiance était tombée bas.

    Le chômage a touché les salaires les plus bas et les candidats à l’accession à la propriété les plus fragiles.
    Nous avons donc eu un baisse de 10% à Paris et 30% dans les provinces, ce qui correspond à la cartographie des possibilités d’achat et d’endettement.

    Il y a par conséquent tout lieu de penser que nous allons assister à un scénario de même type.

    Sauf si ……

    L’économie ne repart pas, si la BCE est obligée d’injecter des milliers de milliards pendant un temps trop long, et que la confiance en la monnaie se perd comme en 2010 et peut être d’une façon plus pressante..

    Alors les gens se jetteraient sur l’immobilier essentiellement parisien d’ailleurs et comme d’habitude, qui monterait paradoxalement en flèche tout comme l’OR.

    Mais j’essaye de ne pas y penser !!!!

    Lorsque les choses rentreront dans le calme, de toutes façons l’immobilier ( des grandes villes) remontera, l’or aussi, ainsi d’ailleurs que les actions.

    La raison en est très simple :

    Dans un environnement de taux Zéro qui lui est parti pour durer longtemps, il n’y a pas d’autre alternative pour l’argent.

  14. Laurent BERNARD says:

    Globalement en accord avec cet article…… Combien de personnes vivent sur le dos des investisseurs en immobilier?? Un grand nombre à n en pas douter donc il est payant électoralement de cajoler ce secteur 2022 approchant on peut s attendre à tout….. Les villes moyennes peuvent effectivement se regarder mais bien penser à s assurer que l emploi y est suffisant….. Attention également au choix du locataire, à la fiscalité locale, surveiller le rapport offre demande certaines villes croulent sous les logements vacants …..

  15. Michel 2 says:

    « Ils sont pitoyables. Comment ne pas être éternellement dépité par ces grands capitalistes, ces apôtres du libéralisme qui ne sont pas en capacité d’accepter les règles du marché qu’ils érigent pourtant comme puissance absolue. »

    Allier le Libéralisme, (les apôtres et pourquoi pas les dieux tant que vous y êtes) au marché de l’immobilier alors que celui-ci est administré au plus haut niveau par l’Etat et même par les banques avec leurs taux quasi nuls, elles-mêmes sous « tutelle » des banques centrales est un peu fort de café !!!!!!
    Vous le dites d’ailleurs plus loin dans votre article: « Arrêtons ces subventions qui ont pour conséquence de participer à la hausse perpétuelle des prix de l’immobilier dans certaines zones. »

    Vous avez encore des efforts à faire pour comprendre ce qu’est le Libéralisme, le vrai, pas celui que vous confondez avec le capitalisme de connivence.

    https://www.contrepoints.org/2012/01/27/66462-capitalisme-de-connivence

    https://www.contrepoints.org/2019/01/22/335259-pourquoi-le-liberalisme-nest-pas-par-nature-un-systeme-qui-exclut

  16. Bravo Guillaume ! Totalement en phase avec vous !

  17. je suis fasciné par votre discours révolutionnaire!
    Je ne sache pas que vous soyez des gauchistes de 1er rang..
    je crois plutôt que vous vous adressez à des rentiers frileux…mais votre marché, ce sont les valeurs mobilières et donc…pas l’immobilier!

  18. Je ne comprends pas cette hargne envers les professionnels d’un secteur d’activité. Si c’est le Pérou, tant mieux pour eux et allez-y.
    Des problèmes, il y en a des vrais tels que les paradis fiscaux au sein même de l’UE, les trop fortes inégalités sociales, la gestion de nos richesses par les premiers de la classe, incompétents, poussés par papa et maman dans l’administration nationales ou européennes et payés avec 5 chiffres, la démocratie bafouée par ceux qui s’en targuent tous les jours, les casseurs dans les manifestations qui ont ruiné des milliers de commerçants arrivés à poil face à la crise sanitaire… en vrac. Mais surtout pas ceux qui se débattent sur le terrain.

  19. Riche&Célèbre says:

    Les acheteurs en recherche de logement vont persévérer dans leur illusion habituelle, en restant persuadés qu’un panneau « à vendre » veut dire : « Ici on crève de faim »… Et se prendre pour de fins négociateurs en position de force. Le vendeur non endetté a-t-il vraiment envie de récupérer coûte que coûte un capital pour l’entreposer en dépôt bancaire ?

    • Saccard says:

      « Les acheteurs en recherche de logement vont persévérer dans leur illusion habituelle, en restant persuadés qu’un panneau « à vendre » veut dire : « Ici on crève de faim »
      Merci ! Bon moment de rigolade !

  20. « ces grands capitalistes, ces apôtres du libéralisme  »
    « ils s’en mettent plein les poches »
    MDR, j’ai débord cru à un remake d’un discours d’Arlette Laguiller ou de la CGT, ha-ha-ha!
    Un peu décalé et étrange dans un « Blog Patrimoine » conseillant les investisseurs…Mon bon bref, passons.

    Posons nous effectivement les bonnes questions concernant les logements vacants. Le bailleur est vu en France comme un « capitaliste apôtre du libéralisme qui s’en met plein les poches » 😉
    Donc il est tondu par les impôts, pieds et mains liés par des réglementations toujours plus contraignantes et démotivantes, il aura toujours tord face au malheureux locataire qui se fait exploiter, bref le punching ball idéal d’un esprit anti capitaliste bien français.

    Merci de dévoiler votre vrai visage bien dans cette tendance. On a bien des profs d’économie à l’extrême gauche, plus rien ne me surprend en France…

    • Michel 2 says:

      [+1]

    • Voici l’exemple d’une lecture d’article avec un biais de confirmation. Mon propos est au contraire une remise en cause de ce faux capitalisme de nos entrepreneurs qui sont incapables d’assumer les effets du marché !

      Il n’est pas possible de se dire capitaliste … et de réclamer de l’aide de l’état tous les 4 matins ! L’entrepreneuriat, c’est la liberté, mais c’est aussi devoir s’assumer et se remettre en cause. Celui qui n’est pas capable de l’entendre n’est pas fait pour être chef d’entreprise. Il faut savoir s’adapter pour durer.

      • Badtimes says:

        Mais dans le cas de cette crise ne pensez vous pas que c’est une décision politique qui l’a créée. Lors des pandémies de 57 où 68/69 rien de tel n’avait été fait.

      • adnstep says:

        On ne peut pas être entrepreneur en France sans essayer de récupérer un peu de ce que l’état vous prend. C’est de bonne guerre, non, GF ?

        D’autre part, quel mauvais entrepreneur, que celui qui ne fait pas feu de tout bois pour faire vivre son entreprise !

        Entreprendre en France, c’est entreprendre sur un terreau socialiste. Pas d’état d’âmes à avoir. Pas plus qu’un corsaire faisant la course au profit du Roi.

        Je remarque par ailleurs que l’Allemagne est en train de déverser des tombereaux d’argent gratuit sur ses entreprises, avec l’aval, voire les encouragements, de la komissaire européenne à la concurrence, et au grand dam des Espagnols, des Italiens, des Français,…

        On est en guerre (répéter 6x).
        Alors, à la guerre comme à la guerre.

  21. adnstep says:

    En tout cas, côté crowdfunding, je ne vois pas trop de ralentissements dans le lancement de nouvelles levées de fonds, ni trop de retard dans les remboursements.

    J’observe par contre de plus en plus d’opérations de marchands de biens (achat-remise à neuf ou découpage – revente, ou carrément achat-revente).

  22. adnstep says:

    La part des ménages propriétaires avec un prêt en cours consacrant plus de 40% de leur revenu brut disponible au logement représente 0,7% en France, contre 4,4% dans l’Union européenne.

  23. Laguérie says:

    En fait comme ça déjà été dit l’État a tout intérêt à maintenir le marché de l’immobilier à un haut niveau.c’est la raison pour laquelle il n’hésitera pas à mettre quelques millions dans un plan de relance car il sait qu’il les récupérera et même largement au-delà via les taxes et droits. Alors que si il laisse les prix baissés il sera nettement plus perdant.
    D’où une collusion avec les notaires et les sociétés immobilières qui ont un intérêt commun.
    À ce propos on entend plus parler Macron sur la baisse des frais de notaire qui en réalité non jamais eu lieu.

  24. adnstep says:

    « Le taux d’effort moyen des ménages ayant contracté un emprunt immobilier, défini comme la part de leur revenu consacrée au remboursement de cet emprunt, s’établit à environ 24% en 2016 », relève la Banque de France.

    Dans les faits, il ne s’approche de cette barre que pour les ménages les plus modestes, ceux qui sont contraints de jouer avec ce taux d’endettement et avec la durée du crédit pour pouvoir emprunter. Selon la Banque de France, « les emprunteurs disposant de moins de 20.000 euros de revenu net annuel consacrent en moyenne 32% de leur revenu au remboursement de leur emprunt au 4e trimestre 2016 »

    Les ménages emprunteurs dont le revenu net annuel est situé dans la fourchette 20.000-40.000 euros affichent un taux d’effort moyen stable à 26%.

    Logiquement, plus le revenu augmente, plus la part des remboursements dans ce revenu diminue. Ainsi les emprunteurs profitant d’un revenu annuel de 60.000 à 80.000 euros affichent un taux d’endettement d’environ 18% fin 2016. Un taux qui tombe même à 15% pour les emprunteurs aux revenus dépassant les 80.000 euros annuels.

    (Source : Moneyvox)

  25. adnstep says:

    Mais, en 2019 : près du quart des emprunteurs consacrent plus de 35 % de leurs revenus à leur mensualité de prêt selon le Haut Conseil de stabilité financière, outrepassant la règle des 33 %.

    • Michel 2 says:

      25% dépassant le seuil, ça fait beaucoup!
      Les banques vont souffrir.

      • adnstep says:

        Selon les statistiques de la Banque de France,
        250 milliards ont été emprunté en 2019.
        Mais c’était 273 milliards en 2017.
        Les flux sur les rachats et les renégociations de créances représentaient 35 milliards d’euros en 2018, contre 113 milliards un an plus tôt. Pour 2019, elle estime ce montant à 62 milliards

        Et l’encours global des crédits immo représentait 1.049 milliards d’euros à fin juillet 2019.

        Plus d’un achat sur 4 (27,2 %) est dédié à l’investissement locatif en 2019 (+25,3 % sur un an).

  26. Souques eric says:

    Je vois que la plupart des innocents ci-dessus non pas compris que celui qui fait le prix de l’immobilier c’est l’acheteur !
    On ne peut pas empêcher quelqu’un d’acheter au prix qu’il souhaite.

    Quant à plafonner les prix du mètre carré, les horaires de l’agent immobilier… la vie normale et la Liberté, ce système a déjà été essayé en URSS et autre à l’époque.
    Au dire des populations concernés il n’a pas été validé par les résultats que l’on connaît
    Bonne réflexion

    • Laguérie says:

      Désolé le marché de l’immobilier est typique d’un marché de l’offre et de la demande. Nous sortons d’une periode où c’étaient les propriétaires qui étaient en position de force pour tirer les prix vers le haut car il y avait une grosse demande des acheteurs. nous allons entrer dans une période où effectivement ceux sont les acheteurs qui tireront les prix vers le bas contenu de la baisse des capacités a emprunter,
      Quant honoraires des notaires et des agents immobiliers pour le coup il s’agit d’un système étatiste puisqu’il n’y a aucune concurrence par le prix,
      La vraie concurrence est un système d’honoraires au forfait où l’à, la concurrence par le prix pourrait vraiment jouer,

    • adnstep says:

      On ne peut pas non plus obliger quelqu’un à vendre s’il n’y est pas obligé.

      On va tout simplement vers un marché qui va se restreindre, avec beaucoup moins de transactions, puisque les détenteurs de biens de qualité ne baisseront pas le prix et que les promoteurs ne se lanceront pas dans des projets s’ils ne savent pas les rentabiliser.

      • Michel 2 says:

        Dans un marché à tendance baissière, bien de qualité ou pas , un vendeur devra baisser son prix s’il veut vendre ou sinon le garder sur les bras. Même si, j’en conviens volontiers, un bien de qualité se vendra plus cher qu’un bien « normal »

        • adnstep says:

          Il préfèrera le garder sur les bras (i.e le louer) et le vendre plus tard.

          • Michel 2 says:

            Probablement pas car, s’agissant d’un marché baissier, il sera convaincu que plus tard il le vendra moins cher et de surcroît, il n’est pas sûr de le louer au au même prix demain.
            C’est toute l’ambiguïté d’un marché baissier, l’incertitude !

    • Michel 2 says:

      Ce n’est pas plus l’acheteur que le vendeur qui font les prix, c’est le contrat gagnant – gagnant qui fait le prix, un acheteur content d’avoir fait une affaire à peu près au prix qu’ll s’était fixé et un vendeur tout aussi content d’avoir bien vendu malgré les défauts de son bien.

  27. Laguérie says:

    Désolé le marché de l’immobilier est typique d’un marché de l’offre et de la demande. Nous sortons d’une periode où c’étaient les propriétaires qui étaient en position de force pour tirer les prix vers le haut car il y avait une grosse demande des acheteurs. nous allons entrer dans une période où effectivement ceux sont les acheteurs qui tireront les prix vers le bas contenu de la baisse des capacités a emprunter,
    Quant honoraires des notaires et des agents immobiliers pour le coup il s’agit d’un système étatiste puisqu’il n’y a aucune concurrence par le prix,
    La vraie concurrence est un système d’honoraires au forfait où l’à, la concurrence par le prix pourrait vraiment jouer,

  28. Saccard says:

    Il faut regarder les choses comme elles sont, pas pour le bruit qu’elle font.
    Beaucoup de bruit ici, c’est d’ailleurs le but de l’auteur qui s’en nourrit.
    La crise que nous traversons va chatouiller comme tout le reste le marché immobillier.
    Ne vous en déplaise, le capitalisme est plus fort que la frustration de quelques commentateurs.

    • Laguérie says:

      La baisse de l’immobilier ne relève pas d’une frustration pour ma part mais d’une nécessité de revenir a des niveaux de prix compatibles avec les revenus moyens des Français. De plus il s’agit d’un besoin primaire comme la nourriture et de ce fait il ne devrait pas pouvoir être l’objet de spéculation financière.

  29. adnstep says:

    « Qu’est-ce que la propriété ? C’est le vol »

    Lol.

    Tout le monde veut devenir voleur, mais n’en a pas toujours les moyens.

  30. adnstep says:

    Immobilier: les prix vont baisser en France en 2020, selon S&P

    L’agence de notation américaine, qui a analysé 10 pays, prévoit qu’il faudra attendre 2022 pour un regain des prix immobiliers.

    C’est le sujet «tabou» en immobilier en ce moment. Les prix vont-ils baisser cette année? Beaucoup préfèrent attendre avant de se prononcer, d’autres n’hésitent pas à annoncer des baisses allant de 5% à 15% selon les régions.

    Nous en saurons déjà un peu plus à la fin du mois: les notaires, qui s’attendent eux à une flambée des prix à Paris sur la base des avant-contrats, feront le point le jeudi 28 mai sur la situation du marché dans la capitale et en Ile-de-France.

    En attendant, S&P, qui a passé au crible 10 pays, vient de publier sa propre analyse pour l’Europe. Et le verdict est sans appel: les prix vont baisser quasiment partout sauf en Suisse, seul pays à ne pas enregistrer la moindre baisse (voir ci-dessous). Mais les reculs restent très limités: entre -0,7% pour les Pays-Bas et -3,5% pour l’Irlande. Quid de la France? La diminution devrait être de 1,4%, après avoir grimpé de près de 4% en 2019. Une légère correction, identique à celle attendue pour la Belgique et quasi similaire à celle de l’Allemagne (-1,2%).

    Néanmoins, nous n’anticipons pas de chute brutale des prix immobillier en Europe», analyse S&P. Les mesures de prise en charge des salaires mis en place par les différents gouvernements vont «limiter les pertes d’emploi et de revenus […], contenant la pression sur les prix immobiliers», estime l’agence de notation.

    Bref, ce scénario confirme les anticipations délivrées ici ou là. Il devrait s’agir d’une simple correction.

    L’autre question est la suivante: va-t-elle s’amplifier dans le temps? S&P répond que non. Parmi les 10 pays scrutés, seulement cinq resteront dans le rouge. Et encore, il s’agit plus des quasi-stabilités que des fortes baisses. En 2022, tous les marchés devraient, à l’exception de l’Italie, retrouver le chemin de la croissance, avec des hausses de prix entre 2,5% et 6%. Autrement dit, avec ce délai pour faire remonter les prix, c’est un scénario en «U» qui est privilégié par l’agence de notation américaine.

  31. adnstep says:

    Où les Français veulent-ils déménager ?
    (Sondage Capital du 20 mai)

    Nice ? Paris ? Rennes ? Ajaccio ? Annecy ? Perdu : les deux villes (ex-aequo) où les Français rêvent le plus de déménager sont Aix-en-Provence et Bordeaux. C’est ce qui ressort d’une enquête* réalisée par OpinionWay, pour le compte de l’Officiel du Déménagement. Pour obtenir ce constat, l’institut de sondage a posé une question simple à un panel représentatif de la société française. Si vous deviez déménager demain, et vous installer dans une autre ville, dans laquelle aimeriez-vous avant tout aller ?

    Vous l’avez compris, les réponses les plus fréquemment entendues par les sondeurs sont donc Aix-en-Provence et Bordeaux, avec 7% pour chacune des deux villes. Suivent de près les communes de Biarritz et de Vannes, en Bretagne (6% chacune). Les plus grandes villes comme Lyon, Paris et Marseille, ne recueillent de leur côté que 3% des voix chacune. “Si un déménagement était à l’ordre du jour, les villes envisagées se concentrent principalement dans le sud de la France, avec des exceptions bretonnes”, analyse OpinionWay. Dans ce sens, on note ainsi la présence de Nantes, Toulouse et Montpellier (5% chacune) dans le top 10 des réponses données par le panel.

    • Michel 2 says:

      Bordeaux ? Ils ne savent pas où ils mettraient les pieds!
      Le problème étant plus les Bordelais (certains) que la ville en elle-même.

  32. adnstep says:

    Un point de vue sur l’immobilier (Et au moins de quoi faire trois articles, GF 😁) :

    https://www.pierrepapier.fr/actualite/crise-immobiliere-les-lecons-de-lhistoire-du-moyen-age-aux-annees-cinquante/

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