Nous vivons une mutation importante de la société. En direct, nous assistons à l’émergence de nouveaux paradigmes qui devront être intégrés par chacun dans vos prochaines prises de décision. Au cœur de ces nouveaux tendances, de ces ruptures, il y a la tentative de remise en cause de la consommation de masse, l’émergence d’une dé-consommation.
Dans une société de consommation, envisagée la dé-consommation est une rupture ;  vous en conviendrez.  😉
D’ailleurs, avant d’aller plus loin, un sondage express : A titre personnel, avez vous l’impression de modifier votre manière de consommer. Avez vous tendance à consommer moins, mais mieux ?
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A titre personnel, avez vous l'impression de modifier votre manière de consommer. Avez vous tendance à consommer moins, mais mieux ?
A titre personnel, avez vous l'impression de modifier votre manière de consommer. Avez vous tendance à consommer moins, mais mieux ?
A titre personnel, avez vous l'impression de modifier votre manière de consommer. Avez vous tendance à consommer moins, mais mieux ?
Ce n’est pas la première fois que nous évoquons cette idée. Déjà en septembre 2018, dans cet article « En route vers la déconsommation ? Vivons nous une mutation profonde de la société ? », nous vous proposions les conclusions d’une étude importante sur l’évolution de la consommation : « La consommation de masse change. Le consommateur mange mieux « . « La société d’études IRI note pour le premier semestre « une baisse des volumes d’un niveau jamais atteint en cinq ans ». Les ventes de petits pois, de lessives et autres shampoings ont trébuché de 1,2 %. C’est la plus forte chute depuis la crise financière de 2008. »
 

 
Aujourd’hui, cette mutation des modes de consommation semble se confirmer avec une baisse de la fréquentation des commerces. Les perturbations des #giletsjaunes n’expliquent pas tout puisque est ininterrompue depuis 5 ans.
Les Français changent leur manière de consommer. Ils consomment moins en volume mais mieux et donc plus cher. Cela explique pourquoi, sur toute l’année 2018, la consommation s’affiche en baisse de 0.8% … alors que le chiffre d’affaire du secteur augmente de 1.10% sur l’année.
 

 
Ces chiffres confirment une « intuition » que nombre d’entre nous constatons tous les jours : Moins de viande dans l’alimentation, légume de saison, consommation locale et/ou bio, lutte contre les pesticides dans les jardins et culture, lutte contre l’obsolescence programmée, émergence d’une consommation d’occasion, covoiturage, non fréquentation des grandes surfaces … Bref, comme nous le détaillons dans cet article « Préparer votre patrimoine à la révolution « écologique » et « développement durable » qui s’impose« , La société de l’abondance, caractérisée par une consommation superfétatoire de produits pas chers venus de l’autre bout du monde, pourrait bien laisser sa place à une société circulaire et frugale. »
Il se passe quelque chose et vous devez essayer d’en tenir compte lors de vos décisions d’investissement long terme. Investir aujourd’hui, c’est essayer d’imaginer le monde tel qu’il pourrait être dans 20 ans. Exercice délicat, mais au combien indispensable. Il s’agit simplement d’essayer d’anticiper quelques préceptes que vous devrez essayer de suivre dans les prochaines années.
Essayons d’écrire de poser quelques réflexions autour de ce constat d’une société qui fait évoluer son mode de consommation et s’engage dans la remise en cause des excès de la mondialisation comme nous le décrivons dans cet article de stratégie prospective : « Stratégie d’investissement 2019 : L’année de tous les possibles sur fond de remise en cause de la mondialisation financière ».
Bien évidemment, ce ne sont ici que des pistes de réflexions que je vous engage à critiquer et/ou amender dans les commentaires. C’est un sujet sur lequel, il est impossible d’avoir des certitudes.
 

1- Certaines entreprises pourraient devoir rénover leur modèle économique afin de s’adapter aux nouvelles exigences des consommateurs.

Dans quelle mesure les entreprises pourront elles maintenir leur capacité bénéficiaire construit autour des excès de la mondialisation financière.
C’est à mon sens un sujet central : Les entreprises vont elles pouvoir s’adapter, sans heurt, à ces nouvelles exigences des consommateurs ? Dans quelle mesure la valeur des entreprises cotées peut elle continuer à croître si leur modèle économique est bouleversé ?
Les entreprises qui ont construit leur modèle économique sur la vente de produit de consommation doivent probablement être rejetée de l’investissement de long terme. On doit pouvoir citer les géants de la distribution tel que Carrefour ou FNAC DARTY, mais aussi des leaders tels que DANONE.
Dans une société qui se tourne à nouveau vers le BIO / LOCAL, quel avenir pour l’industrie de l’alimentation ? Je ne sais pas.
Les entreprises qui spécialisées dans la production de biens de consommation, en profitant de l’optimisation agressive des chaînes d’approvisionnement mondialisée. Dans une société dans laquelle, les consommateurs exigent toujours plus de transparence et de responsabilité sociale, est il durablement envisageable de construire son bénéfice sur l’utilisation d’une sous-traitance dans des pays excessivement pauvres qui bénéficient d’une protection salariale et environnementale réduite ? Je ne crois pas.
J’ai l’intuition que le modèle économique de ces entreprises peut être remise en question. Lorsque le modèle économique d’une entreprise consiste à produire des biens de consommation à prix réduit grâce à des coûts de production excessivement faibles, la remise en cause de cette capacité à produit à bas prix n’est elle pas une remise en cause globale de sa capacité bénéficiaire ? Je le crois.
L’automobile, le textile, l’électroménager … ne sont il pas concernés par cette remise en cause des excès de la mondialisation des échanges.
 
Bref, la valeur d’un certain nombre d’entreprises mondialisées et donc leur valeur sur les marchés financiers est remise en cause par ces nouveaux modes de consommation.
Plus globalement, ce sont les fondations récentes de la société qui sont ainsi remise en cause. Les effets d’entrainement pourraient entrainer de nombreux secteurs dans une nécessaire rénovation des modèles économiques. 
 

2 – Un nouveau dynamisme pour les TPE et PME dont les modèles économiques reposent sur la qualité et la proximité.

A l’inverse, et il s’agit probablement de la meilleure nouvelle, si la remise en cause de la mondialisation des process de production est une mauvaise nouvelle pour les entreprises qui ont mondialisé leur production, il s’agit d’une excellente nouvelle pour les TPE et les PME qui tirent leur profit de la qualité et de la proximité.
Les consommateurs semblent vouloir consommer moins mais mieux. Cela signifie que ceux qui produise mieux (mais plus cher) pourraient profiter de ces nouveaux modes de consommation. C’est une excellente nouvelle pour le tissu entrepreneuriat Français qui retrouverait de l’intérêt aux yeux des consommateurs Français.
Voici probablement des idées d’investissement à creuser.
 

3- L’immobilier d’entreprise et l’investissement en SCPI de commerce pourrait être pénalisés par ces nouveaux modes de consommation.

Si les entreprises doivent renouveler leur modèle économique pour s’adapter à ces nouveaux modes de consommation, l’urbanisme de nos villes pourraient également être concernés. L’immobilier de commerce ne sera t’il pas affecté ? Si la fréquentation baisse dans les centres commerciaux et les commerces, les loyers de devront ils pas être revu à la baisse ? Les consommateur ne vont ils pas abandonner les zones commerciales géantes, situées à la périphérie des villes, au bénéfice d’un retour des petits commerce de centre ville ?
Les symboles de la consommation de masse que sont les centres commerciaux ne sont ils pas menacé ? Je le crois. L’épargnant détenteur de parts de SCPI spécialisée dans le commerce ne doit il pas reconsidérer son investissement ?
 

4 – Le retour de l’investissement immobilier de logement dans les villes moyennes.

Ces changements de mode de consommation sont le fait d’une société en pleine mutation qui rejette les valeurs jugées comme dépassée. C’est le signe d’une société qui change et souhaite revenir aux sources ; Une société qui souhaite rechercher du sens.
Les centres urbains des métropoles ne vont il pas être délaissé par une population en recherche d’authenticité. Les bobo- écolos des centres villes n’ont ils pas vocation à se transformer en néoruraux ? Le télétravail et la capacité de travailler à distance ou de vendre votre production partout dans le pays ne milite t’il pas pour une forme d’exode urbain ?
L’investissement immobilier dans les villes moyennes tel que mis en avant par la nouvelle loi de défiscalisation DENORMANDIE ne s’inscrit t’elle pas dans cette dynamique ? J’en ai l’intuition comme je vous le présentais dans cet article « Quelle stratégie d’investissement immobilier pour 2019 ? Vers le renouveau des villes moyennes ? ».
 
 
 

Pour aller plus loin :
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