La crise du coronavirus et adoption massive du télétravail dans les entreprises, est en train de révéler la fragilité du marché de l’immobilier de bureaux sur lequel investissent les SCPI. Au regard d’une récente analyse de Deloitte, les perspectives ne semblent pas réjouissantes pour les investisseurs et les épargnants propriétaires de parts de SCPI tant les mutations à venir et la crise en cours devraient remettre en question la pertinence de cet investissement.

Cette analyse confirme totalement ce que nous vous expliquons ici depuis des années et dans notre livre « Investir dans l’immobilier« . L’investissement en SCPI n’était vraiment pas une bonne idée ! Les épargnants croyaient réaliser un placement sans risque qui traverse les crises… ils vont se rendre compte qu’il n’en est rien, bien au contraire.

Deloitte vient donc de publier une étude intéressante sous le titre « Quels impacts structurels de la transformation des modes de travail (« Future of Work ») sur le marché de l’immobilier tertiaire à long terme ? » au terme de laquelle, les auteurs essaient d’anticiper les conséquences de la crise du coronavirus sur l’immobilier de bureau.

Voici quelques extraits qui illustrent parfaitement l’idée générale de l’analyse de Deloitte :

– Quoi qu’il en soit, le monde de demain sera différent. Le confinement éprouvé durant deux mois environ et le déploiement du télétravail à grande échelle pour un grand nombre de salariés, phénomène totalement inédit, apportent un éclairage nouveau sur les nouvelles méthodes de travail. Il en est question depuis quelque temps déjà : nomadisme, travail virtuel, new ways of working, etc […]

– L’après-Covid-19 verra se généraliser l’hybridation des modes de travail, au bureau, dans des tiers lieux, à la maison, etc. Ce phénomène sera accompagné par une nouvelle façon de concevoir les espaces de travail. Les raisons de se rendre au bureau seront motivées par certaines nécessités.

– De nombreux salariés vont inventer et exiger une nouvelle expérience dans le rapport au travail : moins de déplacements inutiles, plus d’efficacité et de confort psychologique pour les temps de réflexion qui peuvent se faire à la maison, un meilleur accueil au bureau dans des espaces pensés pour encourager le lien, l’intelligence collective et la créativité.

– Face à l’augmentation des coûts immobiliers ces cinq dernières années (liée principalement à l’évolution des loyers en Île-de-France), la « sous-occupation » des postes de travail est l’une des préoccupations des entreprises. Les entreprises peuvent-elles encore accepter d’avoir des postes de travail avec un taux d’occupation compris entre 50 et 70 % ?

L’organisation du télétravail avec desk sharing (Bureau partagé), pour une entreprise qui abrite 625 salariés et qui compte autant de postes de travail, soit environ 10 000 m² de surface utile brute locative avant le déploiement en desk sharing, pourrait permettre des économies de surfaces pouvant aller jusqu’à 40 %, selon la variation du taux de desk sharing (entre 10 et 50 % dans l’exemple)

Quels rôles les espaces de coworking vont-ils jouer dans ce repositionnement, notamment au moment où les utilisateurs changent leurs manières de consommer des espaces de bureaux ? Le télétravail sera une véritable alternative aux centres de coworking ; cependant, ils pourraient être complémentaires. Ils répondent en effet à un véritable besoin de la part d’une catégorie de salariés et d’entreprises en mode start-up.

– Ces espaces de co-working ont contribué à la raréfaction de l’offre notamment dans le QCA (Quartier central des affaires) à Paris où le taux de vacance avoisinait les 2 % du parc à fin 2019 […] Il est probable que certains centres de coworking soient amenés à revoir drastiquement les conditions locatives avec leurs bailleurs (c’est le cas de WeWork aux États-Unis) pour gagner en compétitivité et devenir rentables. Dans d’autres cas, des centres devront tout simplement fermer. Tout cela pourrait contribuer à la mise sur le marché de surfaces complémentaires dans les quartiers les plus prisés de la capitale.

Le résultat de la dépression de la demande placée sera un ajustement à la baisse des valeurs locatives des surfaces de bureaux ; il est trop tôt pour en prévoir l’amplitude et la temporalité. On peut s’attendre à ce que les actifs prime situés dans les quartiers centraux d’affaires soient les moins atteints et que, à l’inverse, les marchés de la périphérie redeviennent suroffreurs avec une baisse des valeurs locatives accentuée.

– Les entreprises pourraient également être tentées de sortir du jacobinisme et déconcentrer des équipes parisiennes dans les métropoles régionales. Cela pourrait faire partie d’un plan de gestion des risques, mais aussi un moyen d’offrir aux collaborateurs une meilleure qualité de vie en optimisant leurs coûts immobiliers ;

– La valorisation à la juste valeur des actifs immobiliers devra être assurée en toute objectivité par les évaluateurs externes, intégrant à la fois les ajustements des périodes de commercialisation, des valeurs locatives voire des taux de rendement.

– Postdéconfinement et phase de transition, les organisations et les modes de travail vont connaître une forte accélération dans leur transformation ; les attentes des entreprises et des salariés seront différentes. Les entreprises qui occupent des espaces tertiaires prendront des orientations nouvelles face à des besoins renforcés en termes de flexibilité, espaces variés, optimisation, localisations multiples, faible empreinte carbone, etc

 

Bref, il ne fait pas bon détenir des parts de SCPI !  Cela fait des années que nous vous expliquons ces mutations qui accélèrent. Rien de nouveau, juste des confirmations, mais probablement de fortes déconvenues pour les épargnants qui croyaient investir dans un actif immobilier sans risque.

A suivre…

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89 Comments

  1. Adrien Michel says:

    La prévision est un art difficile. Rappel:
    En effet, durant la crise du début des années 90 la valeur des scpi a baissé de 40 %.
    A l’inverse, après l’attentat du 11 septembre , le trafic aérien des entreprises s’était effondré et on nous disait que l’avenir était aux teléconferences . Deux ans aprés, tout était oublié…
    Compte tenu des émissions massives de masse monétaire, qui nous rappellent la période des assignats, on peut craindre que la valeur de la monnaie va s’effondrer ( les assignats ont perdu 99 % de leur valeur) et que la valeur des biens réels va monter ( or, actions et ….. immobilier bien placé )

  2. Adrien Michel says:

    Suite, risque de bulle immobiliére :Voir interview de P ARTUS sur Sicav on line

  3. Guillaume says:

    Bonjour,
    Analyse totalement partagée ; pour ma part, j’ai liquidé toutes mes positions en  » pierre papier  » dès le début du confinement.
    Aux parts de SCPI, il convient d’ajouter les titres d’OPCI, les parts de sociétés civiles détenant des parts de SCPI, adossés ou non à des contrats d’assurance-vie en unités de comptes, etc.
    Cordialement,

  4. Dans la continuité de vos propos contre les SCPI!
    Je ne crois pas à la révolution des bureaux c’est méconnaître la vie d’une entreprise traditionnelle avec le management du corps à corps …
    Je pense que les SCPI vont devoir s’adapter avec des surfaces plus petites, restructurées, bien placées, des loyers modérés mais le bureau est un lieu d’échange de lien social et croire que le virtuel fédère les humains JE VOUS DIS NON!
    Au bureau 2 à 3 jours sur 5 OUI … Mais plus jamais au bureau NON …
    L’homme est animal sociable et le bureau est avant tout le temple de l’identité de l’entreprise !

    • Maurice de Saint Quentin says:

      Bonjour,
      Vous avez entièrement raison, ne pas prendre en compte la dimension humaine et sociologique de la nécessité évidente de se retrouver sur un même lieu de travail, d’échange et de convivialité est une erreur fondamentale.
      Après le confinement les cabinets d’avocats regorgent de demandes de divorces (+30%)
      L’être humain n’est pas fait pour vivre en vase clos avec pour seul horizon celui de sa famille et de son jardin.
      Il est possible qu’il y ait une évolution vers un partage du temps entre télétravail et présence au bureau.
      Mais il n’y aura pas une révolution dans le domaine, tout au plus une adaptation.
      Tout comme paraît-il une migration des bobos vers la campagne…..ce n’est qu’un phénomène de mode, qui a déjà existé par le passé!

    • Mais personne ne semble affirmer que le télétravail, c’est 5 jours par semaine. Déjà 2 jour et ce sont 40% des surfaces de bureaux qui disparaissent…

      • Pas d’accord je pense qu’il y aura plus de surfaces type salles de réunions pour favoriser le travail en commun la prise de décision en commun afin de valider des orientations des décisions et repartir en télétravail comme « tâcherons »!
        Il y aura de la transformation sûrement des réductions de surface probablement et l’emplacement sera primordial pour l’accès de tous rapidement en train en trottinette en vélo en tramway …

        • adnstep says:

          Il semble, vu la nouvelle tour Link de Total, que la surface de bureaux se réduise au profit de « tiers-lieux » de « convivialité ». Salles de sport, jardins, auditoriums, bar-lounge en rooftop, …

          Le bagnard qui accepte de perdre une partie de sa vie dans le RER ou à 30km/h sur le périphérique, il va falloir le caresser dans le sens du poil !

      • Bonjour, je ne comprends pas pourquoi 40% des bureaux disparaîtraient avec 2 jours de télétravail par semaine. Je fais du télétravail depuis plusieurs années et mon bureau n’a pas disparu, evidemment personne ne l’utilise quand je télétravail mais il n’est pas possible de le supprimer pour autant.

        • Sauf si l’entreprise décide de baisser sa surface de bureaux pour diminuer ses charges … Tout ceci dépendra de l’état de l’économie dans 2 à 3 ans !

        • adnstep says:

          Il coûte cher, votre bureau vide ! Surtout dans les quartiers d’affaire parisiens.

          Et puis tous ces bureaux vides, je m’appelerais Ian Brossat, je demanderais qu’on les taxe 😁

      • laurent says:

        Pas aussi simple guillaume. Si on réduit les bureaux individuels, on augmente les surfaces de partage type salles de réunion ou espaces collaboratifs.

      • TOURAIN says:

        C’est un peu rapide, une partie de la place est occupée par des  »parties déjà communes  » ( salles de réunions, (dont une partie sert déjà de bureau temporaire du personnel « en visite »,) acceuil, toilettes, couloirs… surface de reception / présentation…)… Par ailleurs si on pousse trop l’optimisation du type dédier  »certains jours / horaires à certains services » ou mettre en place un systéme de réservation forcement à délai si l’offre de  »surface » est calculée trop juste, on risque une rigidité nuisible ou une organisation trop mouvante…. Sans nier une optimisation immobilière par le télétravail, (quelque soit le taux moyen ou individuel) il faut rester prudent dans les chiffres (Sinon, si je pousse le raisonnement, il faut proposer le 3 X 8 , WE inclus … ou bien… dans le même ordre de réflexion, à titre privé , s’étonner du taux d’occupation de la résidence secondaire…) .

    • Guillaume says:

      Je crains que vous ne vous berciez d’illusions mon Cher Saquet.
      Cordialement,

  5. Juste une remarque de francilien.
    De nombreuses personnes autour de moi télé-travaillent et ce jusqu’à début 2021.
    Il semble que les entreprises qui les embauchent envisagent une poursuite du télétravail, car l’efficacité est de mise mais aussi et surtout les économies de loyer. Des sondages sur leurs préférences leur sont envoyés : retour au bureau, télétravail, solution hybride.
    Compte tenu de la crise latente, les économies sur charges fixes sont étudiées avec attention.

    • Je suis d’accord avec vous mais je crois beaucoup à une solution hybride car croire que le management peut vivre uniquement en télétravail c’est ne pas connaître le management !

      • Miss Tip says:

        J’ai travaillé plus de 10 ans dans une organisation internationale où la norme est le télétravail avec des équipes « projet » dont les membres sont dispersés aux 4 coins du monde et se retrouvent physiquement quelques jours par an… Cela fonctionne très bien, mais cela demande une forme de management très différente de la forme pyramidale usuelle en France.
        Toutefois les choses sont en train de changer en France comme le montre le dernier séminaire diffusé par la CCI pour le secteur professionnel dans lequel je suis actuellement et où la consultante (plus de 15 ans d’expérience dans le secteur en question et de conseil à de multiples entreprises) conseillait les nouvelles formes de management (entreprise libérée, méthode AGILE, etc.), car d’après son expérience, ces méthodes seraient plus performantes, tant pour garder le personnel (ou le recruter) que pour améliorer la satisfaction des clients tout en réduisant les coûts…

  6. adnstep says:

    Et bien voilà une bonne nouvelle. Tous ce foncier pas cher qu’on va pouvoir transformer en logements 😉

    • Du foncier pas cher ! J’ai un doute . Mais de la transformation en logement une bonne nouvelle je le pense.

      • Guillaume says:

        Vous admettez donc en creux, mon cher Saquet, que l’immobilier de bureaux va subir un choc et qu’une partie de ces actifs devra être reconvertie en immobilier résidentiel, n’est-ce-pas ?
        Et certainement à prix cassé…
        Cordialement,

        • Je pense que le management est au cœur du sujet ! Le télétravail pose déjà des problèmes en terme de cohésion d’équipe, d’isolement, de validation des choix et de créativité.
          La fonction des bureaux va changer mais la notion de territoire reste forte! Plus de salles de travail plus de salles de repos plus de convivialité … Par conséquent des défis dans la composition des espaces et la localisation des bureaux !
          Le nerf de la guerre sera la prospérité des entreprises et surtout la taille de celles ci. Chercher à diminuer les coûts impactera les m2 recherchés et l’organisation du travail … Les SCPI ont donc des défis à relever MAIS TOUT JETER A LA POUBELLE me semble excessif sauf si on a à la base un biais défavorable …
          Je ne connais pas tout mais j’aime manger un peu de tout! Les SCPI en pleine propriété (IMMORENTE/PF02/ACCIMO PIERRE/ FICOMMERCE / CORUM ORIGIN) pour 75000 E et pour moitié en nue-propriété de 7 à 10 ans (CORUM ORIGIN / PRIMOVIE / PF0) / FICOMMERCE) pour 85000 E / des foncières côtés 40000 E MAIS pour ma part pas d’immobilier en direct car je ne souhaite pas assumer la gestion! En complément une épargne retraite (retraite mutualiste du combattant) avec rente (75000 E) , en complément un portefeuille d’actions 20000 E et 50000 E de cash .
          Pas de SCPI à crédit et pas de cible de rendement car sujet impossible à maîtriser dans la durée … L’actualité me donne raison et ceci est valable pour tous les actifs !
          Vous avez peut-être raison ou tort. Peu m’importe j’assume mes choix sans tabou !
          Vous comme moi nous ne détenons pas la vérité au mieux un morceau une miette de piste vers la compréhension des évolutions de notre monde. BIEN MALIN celui qui sait!

          • Guillaume says:

            Mon Cher Saquet,
            Vous avez une grande et noble âme.
            Permettez moi en effet d’émettre des réserves sur la comparaison que vous faites entre pierre papier et immobilier locatif détenu en direct (ou à travers une SCI contrôlée à presque 100%).
            En effet, les parts de SCPI visent essentiellement du locatif tertiaire alors que les SCI visent surtout de l’habitation et un peu d’immobilier professionnel, industriel ou commercial.
            Vous ne devriez pas mettre tous vos œufs dans le même panier, Saquet ; il s’agit d’une règle d’or qui s’applique particulièrement au patrimoine.
            Cordialement,

          • adnstep says:

            « Je pense que le management est au cœur du sujet !  »
            Exact !

            Le management-« flicage à la culotte », le micro-management, la planification à outrance, ça ne marche pas en télétravail. Il faut se faire au management par objectifs, au management bienveillant. En télétravail, il faut faire confiance et responsabiliser.
            Mais, comme disait Lénine, « la confiance n’exclut pas le contrôle ».

    • Christian says:

      Bien vu. Des sociétés spécialisées vont les transformer et les revendre avec plus-values, peut-être aux mêmes SCPI! Il faudra miser sur ces sociétés.

  7. Vendre pour faire quoi de son argent ? L’immobilier est un placement qui même s’il doit subir quelques baisses dans le rapport est un des plus sûrs..

  8. Pour rappel tout de même, l’achat de parts en SCPI se fait à un horizon de 10/12 ans minimum.

    Donc à moins d’avoir acheté des parts il y a plus de 10 ans, je ne vois pas l’intérêts de les avoir vendu maintenant.

    Et comme l’a dit @SAQUET : on n’investi pas en SCPI comme si on investissait en bourse. Ça reste tout de même de l’immobilier.

    Et croire que les « parisiens » vont vendre leur 60m² à 600 000 € pour partir à la campagne, moi je veux bien mais à qui ?

    • Guillaume says:

      Donc, si j’ai bien compris, vous suggérez, cher Usul, de conserver les parts de SCPI sur un horizon de 10/12 ans au moins, ce qui reporte aux environs de 2030, pour les investisseurs en parts de SCPI arrivés à la fin de la dernière décennie, avant d’envisager une revente de leurs titres.
      Et donc, à cet horizon, si le reflux de l’immobilier de bureau se poursuit, ces investisseurs n’auront aucune difficulté à revendre à un prix convenable ?
      Permettez-moi, cher Usul, d’en douter fortement, ce d’autant plus qu’à une liquidité en berne de ces titres s’ajouterait assez logiquement une rentabilité faible (ex : tout l’immense parc immobilier existant ne trouverait peut-être pas preneur, en tout cas pas aux conditions avant Covid-19).
      Mon avis est que votre raisonnement n’est cohérent qu’en l’absence de Covid-19.
      Imaginer que le télétravail ne se développera pas dans la décennie me parait être une hypothèse audacieuse.
      Cordialement,

      • Ce n’est pas ce que j’ai dit.
        Pour moi, les parts de SCPI se gardent au minimum 10/12 ans ne serait-ce pour amortir les frais qui pour rappel correspondent, entre autres au frais de notaire.
        L’achat de part en SCPI reste de l’achat immobilier donc un achat de long terme.
        Je ne crois pas que quelqu’un qui achète un bien immobilier le revend au bout de 4/5 ans sans perdre de l’argent.
        Bien sûr que le télétravail va se développer, quasiment toutes les entreprises de col blanc vont le mettre en place ne serait-ce que parce que ce sera la nouvelle mode et que pour attirer les « talents » il faudra que l’entreprise soit attirante.
        Mais :
        – entre ceux qui veulent faire du télétravail, en sachant qu’au bout de bientôt 3 mois il y en a qui en ont ras le bol de bosser de chez eux
        – ceux qui matériellement ne le peuvent pas, bosser dans son salon ou la cuisine ça va 5 minutes
        – ceux qui, quelque soit le niveau/poste, on besoin d’être encadré pour travailler correctement
        je ne crois vraiment pas que le télétravail sera la norme.
        Et si ça se développent ce ne sera principalement en IDF, les autres « grandes » villes n’ont pas les mêmes pb, hormis Lyon/Bordeaux/Nantes qui ont un périph qui n’a rien à envier à celui de Paris au heures de pointes.
        1 ou 2 jours par semaine peut-être mais pas plus.
        Donc pour moi les SCPI ont encore de beaux jours devant elles, sous condition bien sûr qu’elles investissent ou revendent les biens moins intéressants.

        • adnstep says:

          « ou revendent les biens moins intéressants. »
          Qui va acheter ? Je suppose des marchands de biens pour les transformer et les revendre à la découpe.

          A quel prix ? Pas cher.

          • Je pense que n’importe quel gestionnaire (pro ou privé) doit à un moment revendre des actifs (immobilier, action) qui ne sont pas assez rentables.
            Et il vaut mieux revendre, quitte à perdre de l’argent, afin de réinvestir dans un actif avec du potentiel.

        • Guillaume says:

          Cher Usul,
          Votre réponse laisse entendre que le développement du télétravail sera marginal au cours de la décennie qui s’ouvre.
          Je maintiens qu’il s’agit-là, à mon avis, d’une hypothèse audacieuse et périlleuse pour les détenteurs de parts de SCPI et autres produits financiers de pierre-papier.
          Cordialement,

          • Cher Guillaume, je crois effectivement que le télétravail ne sera qu’une mode et limité à 1 ou 2 jours par semaine.
            Plusieurs raisons toute bêtes et qui non rien à voir avec l’immobilier :
            – vous n’avez plus de connexion internet chez vous, comment vous faites, vous allez utilisez un téléphone portable, sous conditions que ça passe correctement chez vous
            – vous avez besoins de 2 écrans ce qui devient la norme pour travailler, il faut avoir de la place
            – vous devez donc avoir au minimum une imprimante, un ordinateur portable + 1 écran, ça ira très bien dans votre salon surtout si on multiplie par 2 car votre moitié(e) fera aussi du télétravail
            – comment ça se passe en cas de plantage car prendre la main à distance si c’est un pb hard ça ne sert à rien, etc…..
            Ce sont pour toutes ces raisons que le télétravail ne va pas se développer.
            Que les dirigeants veulent réduire les coûts sur les loyers est une chose mais il va y avoir tellement d’autres pb à côté que ça ne deviendra pas la norme.

            • Miss Tip says:

              Croyez-en ma longue expérience dans une organisation internationale pratiquant intensément le télétravail, y compris dans des pays « pauvres », toutes vos objections ont des solutions (par exemple choix d’une grande maison en province où l’on aménage de confortables bureaux ou installation dans un espace de coworking, partenariat avec une entreprise locale de maintenance informatique pour le hard ware ).
              Quant aux problèmes de connexion internet, que préférez-vous ? Une panne qui affecte un seul salarié ou une panne qui affecte tout un Open Space ?

              • Evidemment on pourra toujours trouver des solutions, mais je travaille dans l’informatique et je peux vous dire que même des sociétés comme Dell mettent au mieux 48h pour intervenir en remplacement d’un disque dur en IDF, alors dans le fin fond de la Creuse ou de la Bretagne, je n’imagine même pas.
                Pour ce qui est des connexions, les lignes sont doublées dans les entreprises et avec des SLA de 4h.
                Appelez Free ou autre et vous verrez bien le temps qu’ils mettront.
                J’ai lu vos posts, et entre la cabane dans le jardin, les fameuses méthodes Agilse, Itil, … il y a un gouffre énorme entre la pratique et la théorie. Surtout dans les grands groupes qui sont dignes de la lourdeur des administrations françaises.
                Le groupe pour lequel je travaille n’a jamais fait autant de réunion Teams et pourtant rien n’avance.
                C’est culturel et français comme attitude.
                Nous ne sommes ni des anglo-saxons ni des allemands.

            • Guillaume says:

              Voulez vous dire, mon cher Usul, que les entreprises, dont l’un des axes de développement des résultats se base sur la baisse des charges d’exploitation, vont continuer sans réagir à louer des bureaux (à prix très élevé dans les grandes métropoles) pour les occuper seulement 3 jours par semaine mais loués pour la semaine entière ?
              Permettez moi, Usul, d’être réservé sur la viabilité à long terme d’un tel modèle économique.
              Cordialement,

        • GILBERT says:

          Votre analyse relève du bon sens ….
          Combien de personnes n’en peuvent déjà plus du TLT après ces semaines que nous venons de vivre ….!!!
          J’en connais personnellement un bon nombre …..

          Mais cela, ce n’est pas « LA NARRATION DOMINANTE »: on parle même du tsunami du TLT ..ce discours à la MODE ‘est donc l’expression de LA VERITE…..le reste est « marginal » et nul… !

          Revendiquons le choix de ne pas être des moutons de panurge !

  9. laurent says:

    D’une part, si on pousse le raisonnement Covid, on aura besoin de davanatage d’espace pour respecter les normes sanitaires.
    D’autre part, comme dit ci dessus, le management ne peut se passer du présentiel.
    Enfin, il y aura potentiellement une revalorisation de l’immobilier d’entreprise. Comme pour n’importe quel bien immobilier, nous allons constater une différenciation des biens. Les bureaux Rue de Rivoli devraient bien s’en tirer. Un peu moins pour des bureaux situés dans une rue coupe gorge de Sarcelles.

  10. Olivier says:

    Je pense qu’encore une fois trop de personne confondent Paris et la France.
    Pour info, nous habitons une petite ville de province. Nous sommes à 5min du bureau, à pied pour certains. Les personnes que je connais ne sont pas conquis par le télétravail. Elles insistent auprès de leur employeur pour revenir le plus vite possible au bureau. Pas d’enfants qui mets la musique, pas de conjoint qui allume la télé ou crie après les enfants, pas de repas à préparer pas de site à aménager… Je suis avec ma femme dans notre bureau à la maison depuis mi mars, je vous dit pas, on a du rajouter une vielle table, il n’y a plus de place. Pour les appels, les vidéos conférences, j’entends tout de son boulot et elle du mien, et on ne peut pas en même temps…
    VIVEMENT LA REPRISE NORMALE!!

    • Nous sommes bien d’accord, mais la question de l’immobilier de bureaux, c’est surtout la question de l’immobilier parisien ou dans les très grandes métropoles.

      • D’après l’étude que vous présentez, c’est les bureau de paris qu’ils vont le moins souffrir. Le télé travail est deja trés présent en a Paris :
        « On peut s’attendre à ce que les actifs prime situés dans les quartiers centraux d’affaires soient les moins atteints et que, à l’inverse, les marchés de la périphérie redeviennent suroffreurs avec une baisse des valeurs locatives accentuée. »

    • Miss Tip says:

      En province, rien n’interdit d’installer une ou deux box bureau en kit dans son jardin, à l’abri de jeunes bruyants ou de la visioconférence du conjoint…à moins que l’on possède une grande maison et qu’on décide d’aménager deux bureaux séparés loin des pièces de vie…

      Le problème que vous évoquez est celui des personnes qui ont dû subitement faire du télétravail chez elles sans avoir préparé un espace ad hoc et avec en prime les enfants à garder. Les autres dont je fais partie (et pour qui le télétravail est un choix de vie qui a été préparé), ne travaillent pas avec en fond sonore les activités des enfants ou du conjoint, tout en servant de portier aux animaux de la maison, de baby-sitter…

      • Effectivement rien n’interdit d’installer un bureau dans son jardin mais pour rappel en 2019 les valeurs taxables aux dessus de 5m² sont fixées désormais à 753 euros par mètre carré hors Ile-de-France et à 854 euros en région parisienne et elles ne font que monter.
        Donc si un couple est en télétravail, il faut au minium un box de 15m² soit entre 11 295 € et 12 810 € par an.
        Un box digne de ce nom, à savoir qu’on peut également y travailler l’hiver quelque soit la région, coûte environ 30 000 € https://www.greenkub.fr/produit/bureau-jardin
        Vous croyez que c’est l’employeur qui va prendre ça à sa charge ?

    • adnstep says:

      Imaginez que vous soyez obligé de travailler à Paris pour les 5 années qui viennent.

      Que feriez-vous ?
      1) Vous déménageriez avec toute votre famille en région parisienne ?

      2) Vous loueriez un studio ou une colocation à Paris, et feriez les aller-retour le weekend pour retrouver votre famille ?

      3) Vous demanderiez à pratiquer le télétravail, au moins en partie ?

      • J’aimerai savoir combien de personnes ça concernent et quel profils.
        Pas le salarié de « base » à mon avis.
        J’ai 2/3 collègues qui ont déjà fait le « choix » de travailler à la Défense et qui le jeudi soir rentrent chez eux. Ils font pour la plupart du airbnb 3 soirs par semaine.
        Pourquoi pas, mais il faut accepter de ne pas voir sa famille.

        • adnstep says:

          « J’aimerai savoir combien de personnes ça concernent et quel profils. »

          Difficile de savoir.
          D’après une étude de l’INED de 2016, 16% des couples vivraient une situation de célibat géographique.

          Selon l’INSEE, c’est 4,1% des actifs en 2016, soit un peu plus d’un million de personnes.

  11. Prendre exemple sur Le Corbusier avec Sa Cité Radieuse à Marseille : tout dans le même bâtiment t :
    appartements, bureaux, école maternelle, commerces, piscine, hôtels, services de santé…..

  12. Matthieu says:

    Bonjour

    Un autre point de vue : « A quoi ressemblera le bureau post-Covid ? »

    https://www.pierrepapier.fr/actualite/perial-avenir-bureau-post-covid/

    Je crois à la capacité des entreprises à évoluer et à la capacité des (bonnes) sociétés de gestion à cerner et capter ces évolutions pour faire évoluer leur portefeuille immobilier (à l’image des critères HQE). C’est pour cela que je conserve (plus que jamais) mon portefeuille de SCPI-SCI

    • Guillaume says:

      Vous avez une grande et noble âme, mon cher Matthieu.
      Grace à des investisseurs la foi chevillé au corps tels que vous, la valorisation des SCPI et assimilés chutera de manière un peu moins brutale ou plus lente.
      En revanche, il convient absolument de distinguer les parts de SCI, qui ne sont en aucune façon des actifs financiers, et qui pour l’essentiel détiennent des immeubles dans d’autres secteurs (habitation, locaux commerciaux et industriels, etc.), le locatif tertiaire ne concernant qu’une petite partie des sociétés civiles immobilières.
      Pour ma part, j’ai liquidé toutes mes positions financières  » pierre papier  » mais je conserve en revanche jalousement mes SCI dont je détiens la quasi-totalité du capital et qui représentent l’essentiel de mon patrimoine immobilier privé.
      Cordialement,

  13. Bonjour, et il y a une chose qu’induit le télétravail outre la promiscuité familiale, c’est la perte de créativité et la cohésion/identité des équipes (Cela peut couter bien plus cher que la location du m2). Car une fois que chacun a raccroché de sa videoconférénce, il est dans son univers et coupe avec l’égrégore professionnel… Je crois qu’il y aura mixité: bureau ET jours de télétravail mais pas un changement radical et immédiat vers une satellisation des personnels.

    • Miss Tip says:

      D’après mes plus de dix ans d’expérience professionnelle dans une équipe où pratiquement tous nous étions en télétravail :
      – la cohésion d’équipe se cultive de différentes manières (ex. rencontre annuelle, lettres de nouvelles, etc.)
      – la créativité est boostée par les différents points de vue, façonnés par les différentes cultures, les différents lieux, les différents métiers, les rencontres de professionnels d’autres secteurs, les séminaires interprofessionnels…

  14. Michel 2 says:

    Les SCPI sont obsessionnelles pour GF, cela en devient pathologique et ce n’est pas nouveau (Cf. Gilbert sur un autre article)!
    Bien sûr qu’il (que nous) trouvera (ont) de nombreuses études qui iront dans son sens et nous en trouveront aussi de nombreuses qui diront le contraire.
    Je pense qu’il est trop tôt pour se prononcer, le risque est là, certes, mais pas plus ni moins que sur le marché des actions ou de l’immobilier en général, où ceux qui me suivent savent que je suis pessimiste.
    Donc si globalement le marché immobilier s’effondre, il est clair que les SCPI ne seront pas porteuse de gains. La temporalité peur cependant être différente pour les SCPI de rendement (bureaux, commerces, entreprises, logistique, ….) et il est aussi judicieux de considérer les pays ou les sociétés gestionnaires de SCPI ont investi. Par exemple le marché slovène ou même allemand est différent du français.

    Quant à l’assertion: « Les entreprises pourraient également être tentées de sortir du jacobinisme et déconcentrer des équipes parisiennes dans les métropoles régionales ». Si seulement cela pouvait être vrai et rapidement vrai, ce serait enfin qu’une attitude de bon sens, je le dis depuis des années, il faut arrêter de tout concentrer à Paris, Lyon, Bdx, …. cela n’a pas de sens de nos jour, à l’heure des TGV à 350km/h et ne génère que des problèmes.

  15. Il est bien connu qu’une étude prospective va déterminer l’avenir ou le prédire avec une telle précision qu’il faut baser ses décisions d’investissement dessus.

    L’obsession anti-immobilier devient ridicule…

  16. Michel 2 says:

    Guillaume une nouvelle fois SUPPRIMER MOI votre message INTRUSIF de l’inscription à votre Newsletter !!!!!!!!!!!!!!!!
    C’est énervant au delà du possible et ça a largement dépassé le nombre 7, comme vous me l’aviez dit la dernière fois.

  17. Riche&Célèbre says:

    On verra d’ici un an si la souscription de parts a ralenti, ou si la frénésie de demande pour ce placement continue.

  18. Michel 2 says:

    Guillaume ARRËTEZ le harcèlement avec votre Newsletter LBP !
    Sinon je quitte définitivement ce blog, ce n’est pas possible que vous ne compreniez pas que je ne veux pas m’abonner à votre newsletter.

  19. adnstep says:

    Tout le monde connaît la réunion à la Française.

    « La réunion ? Une alternative au travail. »

    « des sociétés comme Dell mettent au mieux 48h pour intervenir en remplacement d’un disque dur en IDF,  »

    Je suis assez surpris. C’est surtout une question de contrat de service. Ici, à Toulon, j’ai des industriels qui interviennent en 4h si besoin, sur mes infrastructures. Ça se paye plus cher, évidemment.

    Question réseau, tous les opérateurs sous traitent. Le plus souvent les grosses entreprises utilisent les réseaux d’orange, SFR étant l’alternative. Les sous-traitants sont souvent les mêmes pour les deux.

    • Il faut comparer ce qui est comparable, vous ne pouvez pas mettre au même niveau vos infra et le disque dur d’un ordinateur portable.
      Est-ce que vous avez un service informatique ?
      Si oui alors faites le test d’un simple changement du disque dur sur un portable sous garantie à partir du moment où l’utilisateur signale le pb jusqu’à la remise en route complète (prise en charge par le support, diagnostic avec le fabriquant, changement du disque dur, réinstallation de l’image (Windows, office, progiciels, …) récupération des datas, remise en route avec l’utilisateur) et vous verrez le temps qu’il faut.
      Alors imaginez le même process mais avec l’utilisateur chez lui.
      Même chose pour internet, vous avez déjà eu un pb chez vous (votre domicile) ?
      Imaginons que vous êtes chez Free, leurs lignes sont louées à Orange, donc quand vous avez un pb vous devez déjà contacter la hotline Free, puis ils envoient un technicien chez vous pour vérifier qu’il n’y a pas de pb car si un diagnostique n’a pas été fait par un de leur technicien alors Orange n’intervient pas.
      Une fois que le technicien Free déclare que le pb ne vient pas de chez vous, alors Free déclenche un incident chez Orange et là ça peut prendre des
      jours voir des semaines avant que la connexion soit de nouveau disponible.
      Et croyez moi c’est du vécu et en IDF.

      • Juste pour compléter, je ne suis pas du tout contre le télétravail, moi-même j’en fait, c’est presque « idyllique » quand tout va bien et qu’on a les conditions qui le permettent, mais dès qu’il y a un pb ça peut juste devenir ingérable.

        • adnstep says:

          Si le télétravail venait à devenir la norme, il faudra effectivement une meilleure assurance d’avoir à tout moment une connexion internet.

      • adnstep says:

        En ce qui concerne les postes de travail fixes ou mobiles, nous ne travaillons pas comme ça.

        Tous les portables sont des portables de gammes professionnels. Les disques durs tombent tout de même rarement en panne. Les données stockées en local sont de la responsabilité de l’utilisateur. Nous gérons en interne le remplacement du portable (et pas du disque ! Ça, c’est traité après et ça n’impacte pas l’utilisateur). Les profils sont standardisés et poussés. Il faut effectivement « un certain temps » pour réinstaller un profil. Lors de la dernière opération de masse due au passage à W10, un profil complet était poussé le soir, tests le matin par l’utilisateur. Traitement à la main pour les quelques cas où ça ne fonctionnait pas (moins de 10%).

        Votre second exemple est plus significatif. Effectivement, en cas de panne, les délais de retour à la normale peuvent être longs. Mais il est très rare que réseau fixe et mobile tombent en panne en même temps. Mon entreprise a donc fourni une clé 4g. J’ai donc le choix entre le wifi et la 4g. Avec une solution nominale et une solution de secours, c’est bien le diable si je ne peux pas me connecter. Au pire, il me reste mon portable perso en partage de connexion.

        • Effectivement vous avez un process qui est bien rodé, mais pour combien d’utilisateurs, combien de portables ?
          Et tout ce que vous indiquez fonctionne très bien quand vous êtes sur place mais, si j’ai bien lu vous êtes à Toulon, comment ça se passerait si vous aviez des utilisateurs à Marseille, Montpellier, pourquoi pas Brest ?
          Et juste un petit conseil qui vaut ce qu’il vaut, ne laissez pas vos salariés gérer la sauvegarde de leur datas ?
          Pour ce qui est de la 4G je suis assez d’accord, mais je suis Breton d’origine et quand je retourne au pays (dans les Monts d’Arrée) les connexions ne sont pas terribles. Mais normalement ça devrait s’améliorer avec la 5G 🙂

          • adnstep says:

            Je vais rester évasif : plus de 10 000 personnes en télétravail pendant l’épisode coronavirus. Depuis un peu partout en France.

            En temps normal, c’est plus ce que j’appellerai du nomadisme, le travail depuis la maison en faisant partie, un ou plusieurs jours par semaine, et de façon discontinue dans l’année. Évidemment, ce sont des profils de cadre et cadres supérieurs.

            Pour le nb de clés 4g, c’est plus de 2000.

            « ne laissez pas vos salariés gérer la sauvegarde de leur datas ? »

            La règle est de ne rien stocker en local, tout en réseau. Ou au moins tout ce qui est important. Au pire, stocker les données dans le profil, mais plus le profil est lourd, plus c’est long à récupérer.
            Évidemment, c’est plus ou moins bien respecté, et on fait régulièrement des campagnes de com pour répandre la bonne parole. Si le collaborateur sauvegarde en local et perd ses données, tant pis pour lui.

            Mais, je le répète, c’est très pénalisant de perdre ses données, mais les pannes de disques sont rares.

            • Je comprends mieux pourquoi vous avez un tel process.
              Mais il ne faut pas oublier que la France est composée majoritairement de PME (environ 137 500) et qu’elles ne sont pas aussi au point que la votre.
              Et il ne faut pas oublier non les effets de bords du télétravail, par exemple qui à l’heure du déjeuner va dans les restaurants par exemple. Si j’étais restaurateur à la Défense et que vous ayez raison, vous et les autres intervenants « pro-télétravail », je vendrais mon affaire sans tarder.
              Hors Covid, si le télétravail se généralise à ce point il y aura de la casse et c’est aussi pour ça que je ne suis pas persuadé que ça se généralise.
              On en reparle dans 5 ans 😉

              • adnstep says:

                Il est clair que le télétravail permet également d’économiser en restauration. Imaginez 20-25% de personnel en moins dans les restaurants d’entreprise !

                Mais, comme il faut bien manger, ça fera le bonheur de bistrots ailleurs.

                Je ne suis pas si optimiste. 10-15% de personnes en télétravail total ou majoritaire, ce sera déjà pas mal. D’abord parce que certains métiers ne s’y prêtent pas. Par contre, dans le numérique, on pourrait dépasser largement cette moyenne.

                • Si je prends la Défense, je ne suis pas sûr que les personnes mangeant habituellement dans les restaurants/bistrots autour de la Défense iront manger hors de chez eux le midi si ils sont en télétravail.
                  Effectivement le numérique se prête à 100% au télétravail, surtout les développeurs, mais à ce moment là ils auront un travail de « tâcherons » dans le sens où ils devront uniquement sortir du code et si c’est juste pour faire ça autant le demander aux Hindous. Chose que fait déjà une ESN comme Cap.

                  • adnstep says:

                    Pas totalement. La demande est telle que tout le monde cherche des développeurs.

                    • Je suis d’accord mais si une entreprise commence à faire du télétravail une règle et donc de ne plus avoir ses salsariés « sous la main », pourquoi garder des développeurs en France quand on voit le niveau et le coûts des Hindous ?

              • Miss Tip says:

                Vous seriez surpris de ce qui est en train de se passer dans les PME et même les TPE, encouragées par les CCI, la difficulté à recruter certains profils, les demandes de certains salariés, le besoin de réduire les coûts…

                • Je ne sais pas, par exemple dans le Finistère qui est ma région d’origine il n’y a quasiment pas de télétravail.
                  Ceux qui en font sont les cadres à qui on demande de travailler le week-end mais les autres salariés n’en font pas.
                  Même dans des groupes comme le crédit mutuel ce n’est pas très rependu. Les gens habitent à moins de 15 minutes de leur travail, pourquoi faire du télétravail ?
                  Le télétravail se développera peut-être dans les grandes villes et en IDF mais pas dans les proportions que vous pensez.
                  De même que les open space qui était la grande révolution/mode il y a 10 ans sont en fin de vie.
                  Les étages sont de nouveau cloisonnés, non plus avec des murs pleins mais avec des murs vitrés.

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