Assurance vie et gestion de patrimoine

L’assurance vie vient de connaître une nouvelle réforme fiscale qui, inscrit dans une réforme globale des revenus du capital financier, devrait complètement chambouler l’intérêt patrimonial de ce placement régulièrement annoncé comme le placement préféré des Français.

Cette réforme fiscale de l’assurance vie semble pourtant anodine. De nombreux commentateurs continuent d’affirmer que cela ne change pas grand chose … et même que l’attrait de l’assurance vie s’en trouve renforcé avant 8 ans. Ce n’est pas mon analyse. Avec cette petite réforme fiscale, l’assurance vie se banalise et perd son avantage fiscal comparatif par rapport aux autres formes de placement financier.



Il ne faut pas sous-estimer l’importance à long terme de cette réflexion. Cette réforme supprime le recours systématique à l’assurance vie et devrait ouvrir les horizons de l’épargnant qui ne pourra plus se contenter de « placer » son épargne en assurance vie parce que c’est le produit miracle.

L’assurance vie n’est plus ce produit miracle, elle devient une solution de placement comme les autres. L’épargnant devra donc réfléchir sur ses placements et ses investissements. Nous pourrions assister demain à une plus grande diversification des stratégies et enfin l’épargnant passif pourrait se transformer en investisseur actif ! (cf »Que faire de votre assurance vie en fond euros dont le rendement baisse inexorablement ? »).

Seuls l’attrait civil et l’attrait fiscal attachés à la transmission du patrimoine reste un atout indiscutable de l’assurance vie, mais comme vous pourrez le lire à la fin de cet article, il n’est pas indispensable de souscrire un contrat d’assurance vie à 45 ans pour optimiser la transmission de votre patrimoine lorsque vous en aurez 85 ans.

 

 

Synthèse de la réforme fiscale de l’assurance vie pour 2018

La réforme fiscale de l’assurance vie est simple. Il s’agit, pour tous les versements réalisés à partir du 27/09/2017. 

 

Suppression de  la notion d’antériorité fiscale du contrat d’assurance vie

La fiscalité applicable aux rachats sera la même pendant les 8 premières années de vie du contrat d’assurance vie, c’est à dire un prélèvement forfaitaire unique de 30%, y compris l’impôt sur le revenu au taux de 12.80% et les prélèvements sociaux au taux de 17.20% (qui auront pu avoir été payé au fil de l’eau, notamment sur le fonds euros du contrat d’assurance vie).



La réforme fiscale 2018 supprime les taux d’imposition de 35% ou 15% jusque là applicable entre 0 et 4 ans ou 4 ans et 8 ans, pour tous les versements réalisés après le 27/09/2017. 

Ainsi, pour tous les versements réalisés à partir du 27/09/2017, il n’y a plus de prime fiscale majeure encourageant le versement sur des vieux contrats d’assurance vie. Seul subsiste l’abattement de 4600€ ou 9200€ applicable sur la part « Impôt sur le revenu imposé à 12.80% qui reste applicable uniquement aux rachats sur les contrats de plus de 8 ans.

Les compagnies d’assurance vie perdent un avantage fiscal important et ne pourront plus obliger les épargnants à verser leur épargne sur des vieux contrats d’assurance vie au seul motif de l’antériorité fiscale (sauf pour des critères successoraux que nous analyserons ensemble plus loin dans l’article).

Cette suppression de l’antériorité fiscale pourrait rebattre les cartes entre les compagnies d’assurance vie et favoriser l’ouverture de nouveaux contrats d’assurance vie au détriment de versement sur d’anciens contrats, délaissés par les compagnies, mais qui bénéficiaient d’un attrait fiscal imparable.

Vous n’avez plus un intérêt majeur à préférer réaliser un versement sur un ancien contrat d’assurance vie. 

 

 

Une fiscalité après 8 ans fonction du montant des primes déjà versées en assurance vie par l’assuré.

C’est la nouvelle usine à gaz créée par la loi de finance pour 2018. Dorénavant, le taux d’imposition qui sera payé sur les rachats relatifs à des versements réalisés à partir du 27/09/2017, sera fonction de la somme des primes que le souscripteur assuré aura versé dans l’ensemble de ses contrats d’assurance vie.

  • Si le souscripteur assuré a versé moins de 150 000€ dans l’ensemble de ses contrats d’assurance vie, le taux d’imposition en cas de rachat après 8 ans sera de 7.50% après abattement de 4600€ ou 9200€ + 17.20% de prélèvements sociaux.
  • Si le souscripteur assuré a versé plus de 150 000€ dans l’ensemble de ses contrats d’assurance vie, le taux d’imposition en cas de rachat après 8 ans sera, pour les versements réalisés après le 27/09/2017, après abattement de 4600€ ou 9200€,  de 7.50% pour les premiers 150 000 € versés puis 12.80% d’impôt sur le revenu après abattement de 4600€ ou 9200€ + 17.20% de prélèvements sociaux.

 

NB 1 : Le seuil de 150 000€ est apprécié au 31/12 de l’année qui précède l’année du rachat ;

NB 2 : Le seuil de 150 000€ est brut de frais mais après déduction du montant du capital qui aurait fait l’objet d’un rachat ;

NB 3 : Pour les versements réalisés avant le 27/09/2017, la fiscalité ne change pas, après 8 ans, la fiscalité est toujours de 7.50% après abattement de 4600€ ou 9200€+ prélèvements sociaux de 17.20%. Seuls les versements après le 27/09/2017 sont concernés par cette distinction par rapport au seuil de 150 000€ de primes versées net de rachat ;

NB 4 : Le souscripteur dont le taux d’imposition à l’impôt sur le revenu serait inférieur à 12.8% pourra toujours opter pour une imposition à ce taux qui serait donc de 0%. Ce contribuable resterait concerné par le paiement des prélèvements sociaux à 17.20%.

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NB 5 : Les prélèvements sociaux à 17.20% concernent tous les contrats d’assurance vie, même ceux dont les versements ont été effectués avant le 27/09/2017.

 

 

Une fiscalité en cas de rachat, toujours attrayante, qui souffre de la comparaison avec la fiscalité devenue attrayante des autres placements financier.

Au final, la fiscalité de l’assurance vie ne sera pas totalement bouleversée par la loi de finance pour 2018.

Néanmoins, la baisse de la fiscalité des autres placements financiers par l’adoption du prélèvement forfaitaire unique (PFU) de 30% sur tous les revenus du capital financier, réduit l’attrait comparatif de l’assurance vie.

L’avantage fiscal de l’assurance vie en cas de rachat se réduit par rapport aux autres placements financiers.

Comme nous vous le présentions dans cet article « Le retour du compte titre Vs Assurance vie grâce à une fiscalité plus douce à partir de 2017 / 2018 ?« , le compte titre devient un concurrent sérieux au contrat d’assurance vie pour celui qui cherche à valoriser son patrimoine à long terme.

Ainsi, au delà d’une fiscalité maintenant très proche entre assurance vie et compte titre, la faiblesse des frais qui devront être payés dans un compte titre est une source non négligeable de rendement pour l’épargnant.

La fiscalité entre assurance vie et compte titre n’est pas tout à fait identique. En effet, le souscripteur du contrat d’assurance vie dispose encore de la possibilité de différer le paiement de l’impôt sur le revenu à la date du rachat partiel ou total de son contrat d’assurance vie (et à jamais, si le contrat se dénoue par le décès, sauf pour les prélèvements sociaux payés au fil de l’eau ou au décès sur les unités de compte). L’épargnant en compte titre devra payer l’impôt sur le revenu à chaque plus-values réalisées (mais les moins values seront reportables pendant 10 ans pourront être compensées avec les plus values futures). 

Le PEA (Plan Epargne en Action) conserve lui toujours un attrait indéniable pour l’épargnant qui souhaite valoriser son patrimoine grâce aux marchés financiers sans devoir payer les frais de gestion de l’assurance vie.

A long terme, ce n’est pas tant la réforme de la fiscalité de l’assurance vie que l’adoption du prélèvement forfaitaire unique (PFU) de 30% sur l’ensemble des revenus du capital financier qui devrait profondément modifier le comportement d’épargne des Français. Il faut avouer que la faiblesse des rendements sur le fonds euros participe pour beaucoup à cette réflexion nouvelle. 

Bref, l’assurance vie devrait progressivement perdre son statut de placement préféré des Français.

L’assurance vie ne devrait plus être le placement systématique dont les qualités intrinsèques répondent à tous les critères des épargnants.

Entre faiblesse des rendements du fonds euros et adoption d’une fiscalité avantageuse pour les autres placements devraient être à l’origine d’une nouvelle manière d’épargner. L’industrie de l’assurance vie va devoir se moderniser et innover pour attirer à nouveau les épargnants. 

 

 

L’assurance vie est toujours un placement incontournable pour optimiser la transmission de votre patrimoine.

Néanmoins, si l’assurance vie perd de son attrait d’un point de vue « placement idéal pour valoriser son patrimoine », elle reste incontournable pour son aspect « Optimisation de la transmission de son patrimoine ».

C’est un outil indispensable à ce titre tant pour ceux qui souhaitent réduire les droits de succession que pour celui qui souhaite retrouver davantage de liberté dans la répartition de son patrimoine entre ses héritiers.

Néanmoins, à part la référence à l’âge de 70 ans, au delà duquel la fiscalité est moins attrayante, il n’est jamais question d’antériorité fiscale pour bénéficier des avantages successoraux de l’assurance vie. Ce n’est pas parce que votre contrat a plus de 8 ans que les avantages fiscaux seront plus importants ! 

Ainsi, il est tout à fait possible de n’envisager un versement sur un contrat d’assurance vie qu’à l’approche de vos 70 ans. Avant, il n’est pas incohérent d’utiliser les autres formes d’épargne ou d’investissement dont les qualités peuvent être meilleures.



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32 Comments

  1. « Ainsi, pour tous les versements réalisés à partir du 27/09/2017, il n’y a plus de prime fiscale majeure encourageant le versement sur des vieux contrats d’assurance vie. Seul subsiste l’abattement de 4600€ ou 9200€ applicable sur la part « Impôt sur le revenu imposé à 12.80% qui reste applicable uniquement aux rachats sur les contrats de plus de 8 ans. »

    C’est déjà une motivation importante il me semble pour verser sur un ancien contrat + le fait d’être taxé à 7,5% après abattement (pour celui dont l’encours ne dépasse pas 150K€, une bonne partie de la population) contre 12,8% sur un contrat de moins de 8 ans.

    L’assurance vie garde quand même l’attrait du fonds euros contrairement aux autres placements (pea/compte titre) qui garde un rendement supérieur à 2% sur les meilleurs contrats en ligne (soit bien plus que les autres placements sans risque Livret A, Pel)
    Et on connait l’importance pour les français le besoin de garanti de capital et l’aversion à la bourse ( qui n’est pas à l’abri dans les 18 prochains mois de se prendre une bonne correction, de quoi dégouter encore plus les petits investisseurs).

    • Est ce que je pourrais bientôt mettre un fond avec le BitCoin comme sous jacent dans mon contrat ? (non je déconne 🙂 )
      Merci pour la clarification.

  2. keith kennedy says:

    c’est un point important que la garantie du fond euros. même si le rendement n’est plus ce qu’il était c’est quand même le meilleur rendement sans risque ( voir le sort des autres placements PEL/Livret A etc..).
    je pense qu’il est illusoires de prendre les français pour des américains . le Français aime bien ce qui est sécurisé et tangible et à une immense aversion au risque ( immobilier, fond euros, sécurité sociale, retraite, smic etc..)
    il n’aime pas le risque mais la défiscalisation.
    qu’un ancien banquier décide qu’il en est autrement montre bien sa méconnaissance de la psychologie de son pays.
    lorsque la bourse aura dévissé de 10/20% ( ce qui arrivera pendant son mandat) je me demande comment il ira expliquer aux gens que les investissements productifs payent.
    se sera un appauvrissement général que le français n’aime pas.
    à ce moment il sera temps de voter

  3. vous notez: « suppression de l’antériorité fiscale »: c’est un titre trompeur! puisque la fiscalité reste liée à une notion d’antériorité avant ou après 8 ans!

    concernant la fiscalité: aucune perte de l’attrait de l’assurance vie, bien au contraire.
    est-il nécessaire de vous rappeler vos cours de Clermont, à savoir qu’il existe à ce jour les TMI suivantes: 0%, 14%,30%,41% et 45%.
    un rachat pour un versement soumis la taxe de 30%, comme vous le notez, contient 12,8% de taxe « impôts » sur le revenus.
    or, avant, vous aviez le choix entre intégration à l’IRPP ou le prélèvement libératoire de 35% ou15%.
    par conséquent, seuls les contribuables ne payant pas d’impôts sur le revenus sont perdants avec cette nouvelle donne!

    s’il vous plait, Mr, n’écrivez pas des informations portant à confusions comme le font trop souvent les journalistes, non libres de leur pensées ou ignorants!

    • « vous notez: « suppression de l’antériorité fiscale »: c’est un titre trompeur! puisque la fiscalité reste liée à une notion d’antériorité avant ou après 8 ans! ».

      Oui, vous avez raison, mais avouez tout de même que la prime à l’antériorité fiscale est très très faible ?

      • et bien non, elle reste plus avantageuse que l’ancienne version puisque soit on utilisait le PFL de 35% ou 15% +prélèvements sociaux ou TMI+PS
        or ici, 30% y compris les PS, cela reste moins couteux…sauf pour les personnes dont la TMI est à 0%

        • Pouvez vous être plus explicité s’il vous plait, je crains de ne pas vous suivre.

          Quel est l’intérêt de privilégier un versement sur un ancien contrat de plus de 8 ans par rapport à la souscription d’un nouveau contrat d’assurance vie ?

          • inutile d’attendre que le nouveau contrat ait 8 ans pour bénéficier de l’abattement de 4600/9200 avant une taxation de 7,5%+PS
            c’est toujours plus favorable que la taxe de 30% sans abattement

            • Oui, nous sommes d’accord. Mais ne croyez vous pas cet avantage réduit au regard de l’opportunité que peut représenter la souscription d’un contrat nouvelle génération dont les frais (d’entrée et de gestion) seront beaucoup plus faibles ?

              De même, l’épargnant qui possède déjà une épargne en assurance vie pourra tout à fait réaliser des rachats sur ces contrats qui bénéficieront de l’abattement car plus de 8 ans … permettant aux nouveaux contrats de se valoriser et d’atteindre ce seuil de 8 ans.

              Qu’en pensez vous ?

  4. gilbert Fitoussi says:

    Bonjour,
    il reste que les arbitrages sur un contrat d’assurance vie ne mettent pas en route le compteur de plus-values imposables et soumis à prélèvements sociaux, alors que c’est le cas en compte-titres.
    Vous semblez l’oublier.
    Merci.

    • Non, je ne l’oublie pas et c’est même en gras dans le texte « La fiscalité entre assurance vie et compte titre n’est pas tout à fait identique. En effet, le souscripteur du contrat d’assurance vie dispose encore de la possibilité de différer le paiement de l’impôt sur le revenu à la date du rachat partiel ou total de son contrat d’assurance vie (et à jamais, si le contrat se dénoue par le décès, sauf pour les prélèvements sociaux payés au fil de l’eau ou au décès sur les unités de compte). L’épargnant en compte titre devra payer l’impôt sur le revenu à chaque plus-values réalisées (mais les moins values seront reportables pendant 10 ans pourront être compensées avec les plus values futures).

      Néanmoins, est il préférable de payer aujourd’hui l’impôt en fonction du taux actuel ou payer plus tard en fonction d’un taux qui pourrait être plus élevé ?

      Cet avantage en est il vraiment un ?

      • gilbert Fitoussi says:

        Vous écrivez cela pour les rachats partiels, mais pas pour les arbitrages ! Or c’est un des avantages indéniables de l’assurance ou du contrat de capitalisation.
        Comme l’a dit aussi Keith Kennedy, vous ne parlez pas du fonds euros. Vous écrivez « suppression de l’antériorité fiscale », bien que vous admettiez que cela n’en est pas, dans les commentaires.
        Finalement, je trouve que votre article est partial.
        C’est dommage, car, dès lors, on ne peut plus accorder de crédit à l’ensemble.
        Seriez-vous le France-Dimanche ou l’Ici-Paris de la gestion de patrimoine ? Vous mettez vos titres racoleurs en gras, « Cinq Colonnes à la Une » !
        Calomniez, calomniez, il en restera toujours quelque chose.

        • Gilbert, pourquoi s’enerver ?

          Relisons attentivement la phrase écrite dans l’article (je me permet de mettre en gras les points importants) :

          « La fiscalité entre assurance vie et compte titre n’est pas tout à fait identique. En effet, le souscripteur du contrat d’assurance vie dispose encore de la possibilité de différer le paiement de l’impôt sur le revenu à la date du rachat partiel ou total de son contrat d’assurance vie (et à jamais, si le contrat se dénoue par le décès, sauf pour les prélèvements sociaux payés au fil de l’eau ou au décès sur les unités de compte).

          L’épargnant en compte titre devra payer l’impôt sur le revenu à chaque plus-values réalisées (mais les moins values seront reportables pendant 10 ans pourront être compensées avec les plus values futures). »

          Je ne vois aucune imprécision dans mon propos.

          Merci de rectifier votre jugement peu adapté.

          Au plaisir,

          Guillaume

          • gilbert Fitoussi says:

            Alors mettez dans le corps de votre exposé en totalité les nuances que vous écrivez dans les commentaires. D’ailleurs, vous ne parlez pas des plus-values lors des arbitrages, mais uniquement lors des rachats. Donc pas assez précis.
            Et vous écrivez dans le 1er paragraphe :
            « L’assurance vie vient de connaître une nouvelle réforme fiscale qui, inscrit(e) dans une réforme globale des revenus du capital financier, devrait complètement chambouler l’intérêt… »
            et plus loin : « solution de placement comme les autres »…
            Et si cela ne chamboulait rien ? Et si vous aviez tort ?
            Il faut être moins catégorique, à moins que votre fonds de commerce ne soit basé sur ces positions tranchées, mais pas toujours défendables.
            En 40 ans d’exercice, j’ai vu passer plusieurs ATTILA, qui pour se faire valoir, détruisaient presque systématiquement ce qui avait cours, pour substituer leurs propres idées. Cela n’était pas désintéressé, vous vous en doutez.
            C’est un peu ce qui me pousse à vous écrire, bien que je reste calme.

            • Au passage, au lieu de tancer vertement l’auteur de ce blog, essayez de ne pas vous comporter comme un lecteur de La Voix du Nord.

              Ajoutez plutôt votre pierre à l’édifice, en précisant tout ce que l’auteur n’a pas pu inclure dans le billet, au lieu de faire le malin outré.

              Idem pour les réflexions inutiles pleines de condescendances du type « dois-je vous rappeler vos cours de Clermont ».
              Ca n’apporte rien et c’est très désagréable à lire.

              Et merci Guillaume pour ce billet d’humeur qui n’a vocation à expliciter avec plus de détail qu’il n’y en a déjà, tous les rouages de la LDF. Pour ça, il y a le Francis Lefebvre.

  5. « Si le souscripteur assuré a versé moins de 150 000€ dans l’ensemble de ces* contrats d’assurance vie, le taux d’imposition en cas de rachat après 8 ans sera de 7.50% après abattement de 4600€ ou 9200€ + 17.20% de prélèvements sociaux. »

    * ses plutôt ? on parle des contrats du client

    Bref, j’ai une précision à éclaircir. Si j’ai un contrat qui a plus de 8 an au 27/09/2017 et que j’en ouvre un nouveau après. Si jamais j’avais moins de 150k€ sur l’ancien, à vous lire, je comprend que je peux verser sur le nouveau jusqu’à 150k€ cumulé sur les 2 avant de passer à la flat tax. Ai-je bien compris ? Merci

    • Oui, le seuil de 150 000€ doit être apprécié au regard de l’ensemble des contrats d’assurance vie du souscripteur, y compris les versements avant le 27/09/2017 !, mais seuls les versements après le 27/09/2017, pour la partie qui excède le

      • Oui ok c’est donc ce que j’ai écris à moins qu’il y ait une mésentente.
        Je sui éligible à « l’ancien régime » sur l’ancien et le nouveau du moment que je ne dépasse pas 150 000€ de versements répartis sur les 2 contrats. Exemple 100 sur le premier et 50 sur le second. N’est-ce pas ?
        Merci

        • Oui, c’est ça. J’ai lu trop rapidement votre précédent commentaire. Désolé,

          • Super merci beaucoup. Malgré mes recherches je n’avais jamais entendu parler de cette spécificité !

            Dernière précision :
            Admettons que j’ai 140k pour faire simple sans intérêt et sans frais, sur mon contrat. Si je retire 40k est ce que mon « compteur » de versement de capital retombe à 100k € ?
            Merci

            • En fait, c’est presque ça, sauf pour le montant racheté.

              Imaginons.

              Monsieur X verse 150 000€ en 2000. En 2018, le contrat fait 300 000€. Il fait un rachat de 100 000€ en 2018. Ce contrat sera composé de 50 000€ de capital et 50 000€ d’intérêt fiscalisé selon la fiscalité applicable en 2000 et ne sera donc pas concerné par le PFU à 30% car versement avant le 27/09/2017.

              Son compteur d’abattement est après le rachat à hauteur de 150 000€ – 50 000€ (valeur du capital dans le rachat partiel) = 100 000€.

              Est ce plus clair ?

              • keith kennedy says:

                que se passe t’il si on a versé plus de 300 k€ pour un couple ou 150k€ pour un célibataire.
                .
                Ex:
                versement 350k€ il y a 8 ans. le contrat fait 700k€.
                quid des rachats

      • keith kennedy says:

        si je comprend bien:
        si un couple à plus de 300k€ de contrat Assurance vie à plus de 8 ans:
        – sur la partie 300 k€ imposition à 12.8+17.2 soit 30%

        avant Big Mac : 7.5+15.5 soit 23%
        cela fait quand même 7% d’Impôt de plus d’un coup de baguette (pas magique). je ne comprend pas les personnes qui applaudissent.
        pour peu qu’elles soient retraités. ça fait quand même beaucoup sur la fin de l’année.

        il ne fait pas mieux que son pote Flanby. avec tout ça il arrive à peine à 2.9% de déficit budgétaire.

  6. jean claude says:

    bonjour Guillaume

    dans vos articles vous ne mentionnez pas à ma connaissance le PEP assurance vie que certains anciens ont gardé précieusement .Sa fiscalité est elle modifiée en cas de retrait ou reste t’elle inchangée?

  7. J’aime autant le texte que les commentaires, que je lis et relis, n’y comprenant pas grand chose.

    Sinon que j’ai du mal à saisir ce choc de simplification!

    Quand nos Politiques comprendront qu’il faut simplifier, simplifier, simplifier, et non seulement le dire, mais le faire? On a l’impression pour le béotien que je suis qu’ils font exprès pour emmerder le monde, ……….. ou pour éviter que le vulgus pecum comprenne ce qu’il souscrit.

    Seule solution que je vois ici: la page blanche et son syndrome.
    Quand le nombre de cas particuliers dépasse le nombre de cas généraux, la copie est à revoir.

    • keith kennedy says:

      bravo pour votre remarque.
      de plus regardez l’usine à gaz qu’à pondu Amelie de Montchalin concernant le prelevement à la source en 2019 et les versements sur Perp et autre madelin.
      c’est vraiment consternant.
      ces gens ( LRM) vont finir par imposer plus les français que les précédents gouvernements.
      ce que je ne comprend pas encore c’est que tout le monde applaudissent ( y compris Guillaume que j’apprécie par ailleurs).
      pour les tranches 30% retraité, il y a vraiment intérêt à quitter ce pays, vendre ses A/V, en reprendre d’autres de droits Luxembourgeois et toucher tranquillement sa retraite au Portugal par exemple ( le temps que cela se calme).

  8. Guillaume, j’ai oublié de vous remercier, vous avez indépendamment de toute sauce assurantielle entièrement raison d’écrire ceci: « L’assurance vie n’est plus ce produit miracle, elle devient une solution de placement comme les autres. L’épargnant devra donc réfléchir sur ses placements et ses investissements. Nous pourrions assister demain à une plus grande diversification des stratégies et enfin l’épargnant passif pourrait se transformer en investisseur actif !  »

    Merci à ceux qui pensent le contraire de donner leurs arguments, je suis prêt au débat.

    S’il n’y avait qu’une chose à retenir ce serait ça!

    Et je pense que ça va dans le bon sens.

    Il est inacceptable que de simples placements soient mieux rémunérés que des investissements. Et que, toutes choses égales par ailleurs, à la richesse produite.

    • keith kennedy says:

      votre remarque en appelle 2 autres:
      -les personnes ayant moins de 150 k€ resteront quand même passive car elles n’ont ni le temps, ni les moyens de diversifier leurs stratégies ( au moins pour 90% d’entre elles)
      -les personnes ayant plus de 150 k€ le feront mais en investissant ailleurs que dans les fonds euros ( qui servent quand bien la France).
      dans mon cas j’investit maintenant sur des ETF monde et sectoriels. je ne vois pas en quoi cela va servir les investissements productifs.
      le probleme français est la perpétuelle recherche de la défiscalisation ( il faut dire qu’avec nos amis de Bercy perpétuellement à la manoeuvre il y a de quoi).
      pour info aux USA depuis toujours le taux de prelevement sur les dividendes par exemple est de 30%.
      en France il ne se passe pas 2 ans sans qu’un hurluberlu drapé de son école ( ENA) ne modifie la donne en la complexifiant.
      comment voulez vous que les gens investissent ( je ne parle plus de l’immobilier)

      •  » j’investit maintenant sur des ETF monde et sectoriels. je ne vois pas en quoi cela va servir les investissements productifs ».

        Nous sommes bien d’accord. Saviez vous que -+ 70% des volumes d’échange sont aujourd’hui le fruit des ETF ?

        • keith kennedy says:

          malheureusement oui:
          avantage quand même:
          moins coûteux en frais,
          volatilité ( encore mais pour combien de temps!!!) inférieure à leur sous-jacent,
          potentiellement meilleur rendement avec moins de risques qu’un fond.
          il faut par contre panacher astucieusement tout cela et dormir dessus

  9. Tous ces impôts en plus pour une dette publique qui sera au final remboursée à la Chypriote ; autant faire ça tout de suite après comme cela en sera tranquille.
    Je rigole bien entendu même si le conditionnement des esprits suit son chemin…..

  10. Et comme le pense le savant :
    La foi soulève des montagnes, mais les laisse joyeusement retomber
    sur
    les têtes de ceux qui ne l’ont pas. À quoi bon soulever des
    montagnes
    quand il est si simple de passer par dessous ?

    – Boris Vian.

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