J’aime mes enfants. Cela ne fait aucun doute et j’ai à cœur qu’ils réussissent leur vie. C’est mon moteur quotidien.

Néanmoins, plus le temps passe, plus j’écoute mes clients et leurs chemins de vie, plus je me dis que ce n’est peut-être pas rendre service à mes enfants que de leur transmettre un patrimoine, trop tôt et trop important.

Mes enfants n’auront pas besoin de mon patrimoine pour réussir leur vie. Pourquoi leur transmettre un patrimoine dont ils n’auront pas besoin ?

Aujourd’hui, j’ai envie de croire qu’en m’investissant dans leur éducation, leur apportant l’attention dont ils ont besoin, en les aidant à développer leur capacité à réfléchir, à se construire … ils n’auront pas besoin de mon patrimoine pour réussir leur vie.

Dès lors, pourquoi ne pas les préparer dès aujourd’hui au fait qu’ils n’auront peut-être pas ce patrimoine que je construis par mon travail et mes choix de vie.

Ce patrimoine, je me laisse la possibilité de le consommer, de le dépenser… ou encore de le donner à quelqu’un qui pourrait en avoir davantage besoin.

Cette réflexion s’inscrit directement dans le prolongement de cet article important pour moi « L’héritage n’est pas un dû ; Transmettre n’est pas un devoir« .

Ce week-end, je suis allé voir « Abbé Pierre » au cinéma. Formidable. Pendant la séance, je me disais et si un jour, je rédigeais un testament au profit de la fondation Abbé Pierre.

La fondation Abbé Pierre en aura probablement un meilleur usage de ce patrimoine que mes enfants, favorisés et avec la bonne éducation, qui ne sauront qu’en faire à part accumuler des actifs dont ils n’auront probablement jamais besoin.

Je ne veux pas que mes enfants se considèrent comme des héritiers. J’ai l’impression que mon rôle consiste à les aider à se construire, trouver leur chemin, être heureux dans leur vie… et à assumer leur vie.

Mon travail et mes choix de vie, source de ce patrimoine en construction et qui pourrait être important à terme, n’a pas à les obliger dans leur vie future. C’est ma vie, mes choix. Ils n’ont pas à l’assumer.

Je veux qu’il soit libre de choisir et d’assumer leur vie.

  • Choisir ce qu’ils feront de l’éducation qu’ils auront reçu ;
  • Assumer leurs choix. Ils feront ce qu’ils veulent, mais ils ne pourront pas compter sur mon patrimoine pour assumer leurs choix de vie, les risques et les sacrifices qu’ils n’auront pas eu le courage de faire.

Ces deux mots sont essentiels. Choisir & assumer. Il est trop facile de choisir, sans assumer. Choisir l’oisiveté parce que le patrimoine de papa et maman leur permet ce luxe de pas s’investir dans leur vie ne me semble pas source de bonheur.

Je ne les veux pas les savoir dépendants de mon patrimoine.

Et si pour cela, la solution était de les préparer dès aujourd’hui au fait qu’ils ne le recevront pas entièrement ?

Les préparer au fait qu’hériter n’est pas un dû, transmettre n’est pas un devoir.

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