Cas pratique.

En début de semaine prochaine, j’ai un rendez-vous d’accompagnement patrimonial avec jacques. Sa problématique est relativement simple : Jacques à 50 ans. Il vient de vendre son entreprise et il lui restera 6 000 000€ net au terme de la cession.

Comme vous le savez, sur leblogpatrimoine, c’est le même tarif pour tous ! 353€ TTC, sans mauvaise surprise, pour 3 heures de consultation patrimoniale qui seront ici très largement suffisantes (cf. « notre offre« ).

Jacques souhaite vivre de son capital avec 150 000€ par an. Des revenus qui lui permettront de vivre, de voyager mais aussi de payer l’impôt sur le revenu et l’IFI.

Jacques cherche donc une stratégie pour générer un revenu complémentaire. Il souhaite évidemment conserver son capital qu’il envisage transmettre dans les meilleures conditions à ses enfants.

Derrière ses chiffres qui pourraient laisser à penser une certaine aisance, la réalité est moins belle.

Bien évidemment, il s’agit là d’un beau capital. Sa réussite professionnelle est incontestable, mais est-il raisonnable de croire que ce capital de 6 000 000€ net sera suffisant pour vivre sereinement de ses rentes à 50 ans ? Pas sûr.

Sans inflation ou en désinflation, pas de problème. 150 000€ / 6 000 000 = 2.50% net. C’est largement jouable sans avoir besoin de chercher un rendement élevé, sans accepter une volatilité du capital et un risque.

Dans un monde inflationniste, la réponse n’est pas aussi évidente. Imaginons une inflation moyenne constante de 2.50% sur les 40 prochaines années (à 50 ans, votre espérance de vie de 40 ans est de l’ordre de l’envisageable).

Aujourd’hui, Jacques a besoin de 150 000€. Dans 40 ans, il aura besoin de 402000€ sur le simple effet d’une inflation à 2.50%.

De même. 6 000 000€ aujourd’hui représente une belle somme. Que représenteront-ils dans 40 ans ? Avec un taux d’actualisation à 2.50%, 6 000 000€ dans 40 ans équivalent à 2 200 000€ aujourd’hui.

Bref, rien d’exceptionnel. Jacques est aujourd’hui « riche ». Il pourrait finir sa vie « pauvre » (façon de parler 😉

Si jacques poursuit dans sa stratégie, il devra accepter de s’appauvrir, de descendre dans l’échelle sociale.

Son capital pourrait se maintenir en euros constants, mais son pouvoir d’achat pourra considérablement se réduire s’il est passif dans la gestion de son patrimoine et s’il ne parvient pas à valoriser son capital de manière dynamique.

En réalité, si Jacques souhaite maintenir la valeur relative de son patrimoine et conserver le confort de son statut social, il n’a pas d’autres choix que de s’investir activement dans la gestion de son patrimoine afin de chercher à générer un rendement suffisant.

À mon sens, le rendement cible qui permette de maintenir le pouvoir d’achat est celui du rendement nominal de l’économie (PIB + inflation) – (cf. « Quel rendement minimum de votre patrimoine en 2023 pour ne pas vous appauvrir ? ou encore « La hausse des taux ne change rien, c’est toujours l’euthanasie des épargnants !« ).

Jacques ne peut raisonnablement espérer vivre de ses rentes et transmettre un capital important à ses enfants s’il n’est pas actif dans la gestion de son patrimoine. Être actif, c’est selon moi, s’investir dans la gestion de son patrimoine tel qu’il l’a fait dans la gestion de son entreprise. Il faut que Jacques devienne « entrepreneur de son patrimoine ».

S’investir, c’est apprendre, se former.

C’est comprendre que le rendement sans risque n’existe pas ; Comprendre ce que signifie réellement la notion de risque et surtout intégrer la notion de « sans risque » au regard du temps dont il dispose, de la durée de ses investissements.

Comprendre que la volatilité n’est pas nécessairement un ennemi. Comprendre qu’au contraire, il n’a pas d’autres choix que d’accepter la contrepartie du rendement (cf. « Épargne : Connaissez-vous le « prix à payer » pour obtenir un rendement élevé ?« ).

Comprendre qu’au final, ce qu’il entend par « ne pas prendre de risque » est très risqué et source d’appauvrissement. There is no free lunch.

S’appauvrir n’est pas très grave. La vie n’est pas nécessairement tournée vers la recherche permanente de l’enrichissement, mais il faut alors accepter que tous ces objectifs ne seront pas satisfaits.

Il ne sera pas possible à la fois : De vivre avec aisance des revenus de son capital ; Transmettre et maintenir la valeur patrimoniale du capital et placer son épargne sans risque.

Jacques va devoir renoncer à un des trois objectifs :

  • Soit, il baisse son train de vie pour maintenir le pouvoir d’achat de son patrimoine placé sans risque.
  • Soit, il réduit son ambition de transmettre un patrimoine important à ses enfants.
  • Soit, il revoit son appréciation de la notion de risque pour se donner les moyens de valoriser son capital et maintenir son train de vie.

Sinon, il va devoir reprendre une activité professionnelle ,-(

À suivre.

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