Entre taux d’intérêt réels négatifs, dévaluation consécutive aux multiples politiques monétaires non conventionnelles, il ne fait plus aucun doute que les épargnant paieront lentement et surement les conséquences de la crise financière de 2008.
Cela fait plusieurs années que nous vous alertons sur le sujet mais les choses semblent se préciser depuis le début de l’année 2016 et l’effondrement des rendements de l’épargne et des taux de crédit immobilier. Pour la première fois en 2017 et probablement davantage en 2018, avec une reprise mécanique de l’inflation, le rendement de l’épargne pourrait être négatifs. Les épargnants subiront une érosion de la valeur réelle de leur patrimoine ! (cf »Les taux d’intérêt négatifs sont ils la nouvelle euthanasie des rentiers ?« ).

L’euthanasie des rentiers et les taux d’intérêt négatifs sont une partie de la solution pour purger l’excès d’épargne dans le monde.

Qu’on le veuille ou non, ce sont les épargnants qui vont payer les conséquences de la crise.
Non, il ne s’agira pas d’une ponction de 10% sur les comptes bancaires comme l’avait préconisé le FMI en 2012 ;
Non, il ne s’agira pas d’une chipriotisation de l’épargne avec la faillite des banques et un renflouement interne (bail in = Ponctionner les comptes bancaires pour sauver les banques est désormais légal en France) ;
Mais les épargnants paieront tout de même et verront la valeur de leur épargne baisser au gré du taux d’intérêt réel négatif, c’est à dire d’un rendement de l’épargne inférieur au niveau général de l’inflation ! Et cela pourrait être concret dès 2017 et s’accentuer encore en 2018.
Nous vous l’expliquons depuis des mois maintenant, votre épargne est en danger, mais n’attendez pas le grand soir, la grande crise qui aboutira au blocage de l’épargne. La réduction de la valeur de votre capital et de votre épargne est discrète, inattendue, et perfide !
Lentement mais surement la valeur de votre patrimoine est détruite sans que vous vous en rendiez compte ! Lentement mais surement les épargnants sont en train de payer les conséquences de la crise, mais dorment toujours sereinement convaincus par la sécurité apparente d’une épargne soit disant disponible et garantie (cf »Les avantages fiscaux de l’assurance vie sont il suffisants au regard des risques et inconvénients toujours plus élevés ?).
Au final, l’épargnant serein et informé, dans l’attente du grand soir, de cette grande crise économique qui financière qui remettra les compteurs à zéro, pourrait bien être la première des victimes !
 
 

Ne rien faire, ne pas investir, conserver son épargne en attendant des jours meilleurs n’est ce pas la meilleure solution pour subir les taux d’intérêt négatifs et voir baisser la valeur de son patrimoine ? 

Puisque l’épargnant sera probablement le grand perdant de cette crise financière, qui sera le gagnant ? De manière assez intuitive, ce pourrait bien être l’emprunteur !
La baisse du rendement de l’épargne et donc l’euthanasie du rentier lorsque le rendement de l’épargne devient inférieur au niveau de l’inflation a pour corollaire la baisse du taux des crédits et notamment des crédits immobiliers (cf »Meilleur taux de crédit immobilier en ce moment« ) mais également des crédits au profit des entreprises.
Les épargnants se font tondre par les taux d’intérêt négatifs et les emprunteurs profitent pleinement de la faiblesse des taux des crédits pour investir ou pour renégocier leur crédit en cours (cf »Simulateur : Renégocier son crédit immobilier. Calculer le gain de la renégociation du taux d’intérêt« ). Demain, c’est à dire en 2017 ou en 2018, lorsque l’inflation sera plus forte, les emprunteurs comprendront leur bonheur et les épargnants leur malheur !
Imaginez le bonheur financier des millions d’emprunteurs qui ont renégocié le taux de leur crédit immobilier lorsque l’inflation sera plus forte et probablement plus forte que le taux de leur crédit immobilier. Il sera intéressant de calculer l’effet macro-économique de ce gain de pouvoir d’achat incroyable !
Pour mémoire, le taux moyen des crédits immobiliers est inférieur à 1.48% en Août 2016. Cela signifie, de manière très pragmatique, qu’une inflation de long terme à 1.48% sera suffisante pour réduire à néant le coût du crédit immobilier et une inflation long terme supérieur à 1.48% permettra à l’emprunteur de rembourser moins que le capital emprunté.
C’est ce raisonnement de base qui nous à conduit à rédiger cet article « Endettez vous pour profiter du retour d’une inflation supérieure au taux de crédit immobilier« . Le moment pourrait apparaître comme historique !
 
 

L’épargnant doit s’endetter et investir pour essayer de compenser la baisse de la valeur de l’épargne induite par les taux d’intérêt négatifs

L’épargnant qui se sait la victime prochaine des taux d’intérêt négatifs n’aura donc d’autres choix que d’investir, s’endetter et profiter des taux de crédit immobilier ou entreprise historiquement faibles ! La baisse programmée de la valeur de l’épargne par les taux d’intérêt réels négatifs doit être compensée par le bénéfice de taux de crédit très faible.
A ce titre, deux solutions sont envisageables :

– S’endetter pour investir dans l’immobilier car l’immobilier est le seul actif dans lequel les épargnants peuvent investir à crédit ;

– Investir dans les entreprises qui s’endettent et profitent de ces taux de crédit historiquement faibles pour créer de la valeur futures (et non pour acheter leurs propres actions). Ce peut être l’investissement en private équity, création d’entreprise, mais aussi, dans certaines grandes entreprises du CAC40 ou autres qui profiteront pleinement du retour de l’inflation et de la croissance supérieurs au taux du crédit.

Pour aller plus loin :
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