2019 semble marquer un renouveau ! En 2019, on construit une nouvelle narration, on justifie le présent par une modernité et des concepts nouveaux qui sont censés effacer des pratiques dépassées. Les taux négatifs sont cette modernité, cette nouvelle narration autour de laquelle est censé se construire un nouveau monde.

Cette fois, c’est différent, car nous entrons dans un nouveau paradigme ! Oublions les théories et les pratiques qui ont construit notre société actuelle et construisons une société nouvelle autour de cette idée qui paraît farfelue.

Cette nouvelle narration est l’idée selon laquelle l’épargne doit disparaître et qu’il est possible d’être payé pour emprunter de l’argent. Cette nouvelle narration est l’idée selon laquelle les états peuvent s’endetter sans limite grâce aux taux négatifs et même qu’emprunter permet de gagner de l’argent puisque ce n’est plus l’emprunteur qui paye un taux d’intérêt au prêteur… c’est le prêteur qui doit payer l’emprunteur pour qu’il emprunte !

Cette idée farfelue des taux d’intérêt négatifs est destructrice de la valeur de l’argent, de la monnaie.

Et le pire est que tout cela ne semble poser aucun problème à personne car cette fois, c’est différent.

 

 

La bulle des années 2000 était construite sur l’idée d’une nouvelle narration économique !

En 2000, nous avons déjà entendu ce discours d’un nouvelle modernité. A l’époque, il s’agissait d’essayer de trouver une explication aux valorisations irréelles des startups de l’internet. Il s’agissait alors d’expliquer que les ratios de valorisation attachés aux bénéfices ou aux chiffres d’affaires n’avaient plus aucun sens ; On inventait donc de nouveaux ratios de valorisation qui permettaient d’expliquer pourquoi les valorisations de ces entreprises de l’internet étaient justifiées en 2000, juste avant l’effondrement.

En 2000, cette fois aussi c’était différent. Nous étions aussi en train de construire un nouveau monde ; La capacité à générer des bénéfices n’était plus un critère de valorisation des entreprises. Ceux qui ne comprenaient pas cette nouvelle modernité étaient des ringards.

Tout comme hier, aujourd’hui, en 2019, les taux négatifs ne sont pas le signe d’un contresens économique.

Tout comme hier aujourd’hui, en 2019, les entrepreneurs à l’ancienne sont ringards devant toutes ces startups qui font fortune sans jamais être rentables ;

Tout comme hier aujourd’hui, en 2019, nous entrons dans un nouveau monde qui nécessite de dépasser les repères économiques ancestraux.

 

 

Malheureusement, l’expérience de l’explosion de la bulle internet des années 2000 doit nous servir. Non, cette fois, ce n’est pas différent !

Probablement vivons nous à nouveau une exubérance irrationnelle ! Le retour à la réalité pourrait être violent.

Ce n’est qu’une question de temps pour que l’imposture de cette nouvelle modernité ne soit révélée. Mais aurez vous la capacité de conserver un minimum de bon sens pour ne pas céder à la tentation ? Pendant combien de temps aurez vous le courage de passer pour un ringard face à tout ceux qui vous expliqueront bientôt que cette fois c’est différent ?

Garder la tête froide, c’est renoncer à cet enrichissement facile qui vous est proposé avec certitude.

Garder la tête froide, c’est refuser de s’endetter de manière déraisonnable sur le simple prétexte que l’argent est gratuit et c’est peut être même utiliser son épargne pour rembourser partiellement ses crédits.

C’est refuser d’invertir dans ces startups non rentables qui ne gagneront jamais d’argent.

Garder la tête froide, c’est conserver votre bon sens et accepter d’être un ringard !

Je suis un ringard !

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24 Comments

  1. Parallèle intéressant avec la bulle des années 2000. Quel dilemme, d’un côté je pense que tout peut s’effondrer dans les mois-années à venir et de l’autre comme vous Guillaume, je pense qu’une augmentation de 30% de l’immobilier est probable à moyen terme !
    Je me tâte pour investir à nouveau à crédit dans un appartement mais ai peur de regretter avec un krach qui impacterai forcément les prix de l’immo.

    • Je crois que ce qui est excessif peut s’effondrer. L’excès peut être remis en question ! L’excès se sont les taux trop bas et l’immobilier parisien ou d’entreprise dont les valorisations sont très corrélées à cette faiblesse des taux. L’excès se sont les startups qui survivent sans modèle économique et sans client rentable ;

      L’immobilier dans des régions dans lesquelles le prix de vente n’est pas excessif ne me semble pas à risque.

      • « L’immobilier dans des régions dans lesquelles le prix de vente n’est pas excessif ne me semble pas à risque. »: le problème c’est que les régions / villes où le prix au m² n’est pas excessif, c’est à dire celui où il n’a pas / peu augmenté depuis 10 ans, correspond pratiquement toujours à des zones marquées par la stagnation ou le déclin économique et démographique, avec pour corollaires l’augmentation de la vacance locative, la concurrence des offices HLM, la précarisation et la dépendance croissante des locataires potentiels aux allocations publiques (ce qui est dangereux), la baisse de la valeur des biens etc. Dans les zones économiquement et démographiquement dynamiques, les prix ont (souvent beaucoup) augmenté, rendant le rendement locatif inintéressant par rapport aux risques, mais c’est précisément la rançon de ce mouvement de métropolisation.

        Vous nous avez exposé à plusieurs reprises votre théorie du ‘renouveau des villes moyennes’, où l’immobilier est peu cher (et donc l’investissement rentable, en tout cas sur le papier), et qui seraient promises à un avenir radieux grâce au développement des « startupeurs » des champs, des professions libérales intellectuelles et plus généralement de la digitalisation de l’économie qui permettrait le développement massif du télétravail. Peut-être avez-vous raison (d’ailleurs je crois savoir que vous en êtes vous-même un exemple: félicitations, très sincèrement 😉 ). Mais peut-être êtes-vous très optimiste quant au potentiel de développement à grande échelle de ce mode de vie et de travail. C’est un pari; une spéculation, en somme (rien de péjoratif pour moi dans l’usage de ce mot: investir: c’est par nature spéculer – espérer – que son investissement sera rentable). Ce qui est certain, c’est que pour l’instant rien ne montre que ce mouvement ait commencé (et c’est fort dommage). Au contraire, obtenir un jour de télétravail de la part de son employeur est hélas de plus en plus difficile et rare… Espérons que ça changera.

        Et surtout n’oubliez pas le principe fondamental du « couteau qui tombe »: ce n’est pas parce que, depuis 10 ans, les prix de l’immobilier n’ont pas augmenté à Poitiers ou baissé de 20% à Saint Etienne, qu’il ne pourront pas baisser pas de 10, 20 ou 30% en cas de crise majeure…

        Bref, écrire que l’immobilier dans les zones secondaires n’est pas à risque au seul prétexte qu’il n’est pas cher me paraît pour le moins.. aventureux.

    • Philippe says:

      Comme d’habitude, j’attends le krach pour investir…

  2. Tout à fait d’accord avec Guillaume. En ce moment nous marchons sur la tête.

  3. #metoo !!!!

  4. C est une théorie qui plait énormément aux Étatistes ,plus besoin d emprunter et avoir un fardeau de la dette …Adieu sales propriétaires épargnants capitalistes ..l État peut tout il suffit de créer de la monnaie ..vous imaginez le champ des possibles pour la nouvelle religion verte en cours d installation façon 1984

  5. Quand on s’appelle Xavier Niel et qu’on peut se permettre de perdre 100 millions par an en finançant des startups, ce n’est pas bien grave si 99% d’entre elles échouent à 5 ou 6 ans. Il aura suffi d’une ou deux introductions en bourse pour rattraper les pertes et d’un start-up qui gagne réellement de l’argent pour produire du bénéfice.

    Quand on est un petit investisseur, mieux vaut se contenter d’investir dans des entreprises qui gagnent de l’argent. Uber brûle du cash comme ce n’est pas possible. Les meilleures projections à moyen terme donnent au lieux quelques millions de dollars bénéfices par an. Quant à Tesla, quel est son avenir, face à l’arrivée des constructeurs traditionnels ? Il y en a beaucoup d’autres, et difficile de voir les licornes qui survivront au krach.

    Reste à savoir si le krach aura lieu cette année où plus tard.

  6. J’adhère à 100% à l’article de guillaume.
    Tout à fait ok avec l’analyse de la crise de 2001. Je ferais la même analyse pour celle de 2007, Ou nous étions sur un non sens économique : on Peut être propriétaire sans argent …. On a vu le résultat.
    En reSume, des qu’on sort des fondamentaux économiques, une grave crise arrivé tot Ou tard.
    En revanche, sur le début de la période, certains gagnent beaucoup d’argent.

  7. Même les plus gros s’y mettent : des personnes avec une note de crédit « à risque » se sont vues autorisées à obtenir une carte de crédit Apple. Selon CNBC, Apple a demandé à son partenaire bancaire Goldman Sachs de faire en sorte que le plus d’utilisateurs d’iPhone possible obtiennent la carte.

    Ils refont le coup de Clinton (et son damné conseiller prix Nobel, Krueger ou Paulson, je ne le souviens plus) avec Freddie Mac et Fanny Mae.

    Après les prêts immo ninja, la carte apple ninja.
    Bon Apple a les moyens de perdre quelques dizaines de milliards.

    • Je sens bien le Truc Comme en 2007.
      On bazarde du Credit pas cher à Tout va Et LorsQue les taux vont remonter, Que les actifs vont retrouver des niveaux plus réels, on verra qui nage à poil ….

  8. Badtimes says:

    Mais comme en 2000 il restera quelques startups qui feront les beaux jours de quelques investisseurs chanceux ou visionnaires: le plus dur aujourd’hui c’est de se trouver parmi ceux ci!

    • Oui. Il faut voir celles qui gagnent déjà de l’argent, ou n’en perdent pas trop vite, celles qui ont une réelle plus value, celles qui sont déjà adossées à des grands groupes, ..

      Il faut y passer du temps.

  9. « Ringard »
    Mauvais acteur : parce que vous ne jouez pas le jeu attendu ?
    Ringard : parce que vous remuez ce qu’il ne faudrait peut-être pas ?
    Démodé : parce que vous ne suivez pas la vogue ?
    Médiocre intellectuellement : nous ne serions peut-être pas autant à suivre le blog !

    En marin chevronné, je préfère suivre la vague que la vogue, même si je dois admettre que leurs mouvements ondulés peuvent être similaires en couleurs et formes. Mais au fond, seule la prudence éloigne le risque en mer, les règles changent sans arrêt et on est bien loin de suivre les effets de la nouveauté et ses changements d’humeurs tout aussi difficile à analyser !

    En effet il est peut-être préférable d’endosser le costume de « ringard » aujourd’hui surtout s’il épargne celui de « ruiné » de demain !

  10. Michel 2 says:

    Vous dites:
    « …. même qu’emprunter permet de gagner de l’argent puisque ce n’est plus l’emprunteur qui paye un taux d’intérêt au prêteur… c’est le prêteur qui doit payer l’emprunteur pour qu’il emprunte !

    Cette idée farfelue des taux d’intérêt négatifs est destructrice de la valeur de l’argent, de la monnaie. »
    En 2000, la montée des start-up misaient sur une croissance importante et effectivement cela avait du sens avec la nouvelle technologie du numérique . Cela s’est bien produit, mais la machine s’est emballée et seuls les modèles qui « avaient du fond » ont perduré, les farfelus ont disparu.
    En 2019, le modèle des QE et taux négatifs mise sur une récession future, ce n’est pas tout à fait la même chose. Si la « prophétie » se réalise, vous voyez à peu près ce qui nous attend 🙁 🙁

  11. Michel 2 says:

    LEHMAN aussi avait les moyens et pourtant …

    • Apple ne va pas perdre ses 100 milliards de réserves sur ce coup-là.

      Au contraire, imaginez ce qu’ils vont pouvoir faire de ce trésor de guerre après le krach.

      Et ils ne sont pas seuls : Microsoft, Alphabet (Google), Berkshire Hathaway ont tous plus de 100 milliards en réserves, et ils attendent tous de bonnes opportunités.

      • Michel 2 says:

        Peut-être avez-vous raison, mais ce que je sais par expérience, c’est que les choses ne se passent jamais comme prévu !!! Alors qui vivra, verra.

      • + 1
        effectivement Berkshire a environ 122 milliards de trésorerie en attente et pour l’instant ne sait pas où l’investir. La règle était de garder environ 20 milliards en trésorerie de sécurité mais on voit que là il y a un vrai problème à résoudre…
        amicalement
        Martins

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