Depuis des mois, si ce n’est pas des années, nous ne cessons pas de vous répéter que votre épargne, en tant que stock de monnaie en attente d’investissement, est en danger ! La valeur de votre épargne baisse depuis de nombreuses années sans que vous vous en rendiez compte à cause d’un rendement trop faible car inférieur au taux de croissance nominale de l’économie (PIB + Inflation).

Votre épargne augmente grâce à un taux d’intérêt, mais l’économie réelle augmente plus plus et réduit donc la valeur relative de votre capital. Il est très simple de comprendre cette idée.

Souvenez vous de la situation en 1998/2000. A l’époque, celui qui vendait une maison 1 000 000 de Francs touchait une somme d’argent considérée comme très importante. 1 000 000 de Francs était, à l’époque une somme considérable. Placée au taux du fonds euros du contrat d’assurance vie, produit d’épargne par excellence, cette somme est aujourd’hui devenue  -+ 300 000€ (rendement de 3.5% entre 1999 et 2019).

Considérez vous aujourd’hui que 300 000€ est une somme « considérable ». Oui, c’est une belle somme, mais peut on vraiment qualifier de considérable ? Préférez vous détenir 1 000 000 de Franc en 1999 ou 300 000€ en 2019 ? La maison vendue 150 000€ en 1999 vaut probablement aujourd’hui plus de 550 000€ au regard de l’explosion des prix de l’immobilier sur la période).

Voilà, comment nous pouvons illustrer la question de la perte de valeur de votre épargne : Le montant de votre capital augmente, mais pas assez vite pour maintenir votre train de vie et sa valeur relative.

 

Ce phénomène d’appauvrissement des épargnants est aujourd’hui en train de s’accélérer avec la généralisation des taux d’intérêt négatifs.

Les épargnants subissent une taxation de leur épargne au profit des emprunteurs qui eux bénéficient de taux d’intérêt excessivement faibles.

Les épargnants s’appauvrissent pour que les emprunteurs aient moins d’intérêt à payer et puisse continuer à s’endetter !

La question est alors de savoir si les épargnants vont longtemps accepter de se faire tondre de la sorte ? Vont ils durablement accepter de s’appauvrir pour permettre aux emprunteurs de s’endetter, toujours un peu plus ? (cf’Ce nouvel impôt sur l’épargne qui profite au budget de l’état et appauvrit les épargnants. »)

Les taux d’intérêt négatifs pourraient profondément obliger les épargnants à trouver de nouvelles stratégies pour investir leur épargne. Si leur capital est en danger, il faut l’investir différemment pour le protéger de cette dévaluation annoncée. C’est alors que l’investissement immobilier retrouve toute sa place d’éternelle valeur refuge.

Demain, ne pouvons nous nous attendre à une nouvelle fièvre de l’immobilier valeur refuge comme nous l’avons connue en 2009 ! Lorsque la valeur du papier vacille (monnaie, bourse, …), celui qui a de l’argent cherche à transformer son argent dont la valeur est en danger dans un actif tangible dont l’usage incontestable apportera une valeur à long terme. L’investissement immobilier est alors une première cible par excellence !

Prenons un exemple concret. Vous avez entre 55 et 65 ans. Au terme d’une vie de labeur, vous êtes à la tête d’un jolie capital financier de 200 000€ à 350 000€. Ce capital est majoritairement placé sur le fonds euros d’un contrat d’assurance vie dont vous ne pouvez que constater la chute du rendement années après années. Aujourd’hui, le rendement est péniblement au dessus de 1% net et vous avez l’impression que votre fonds euros ne rapporte plus rien.

Vous avez alors l’option suggérée par votre vendeur d’assurance vie (courtier, cgpi, assureur) de diversifier votre épargne sur les unités de compte ou les SCPI. Cette option séduisante, a priori, sera vite balayée lors de la prochaine crise boursière. Car s’il est facile de vendre du risque dans une période ou celui ci ne se matérialise pas… l’exercice est nettement plus délicat lorsque l’épargnant comprend ce que cela veut dire que de prendre des risques !

Il ne vous reste alors plus que l’investissement immobilier. L’épargnant cherchera donc à utiliser son capital pour investir dans un bien immobilier qu’il pourra utiliser pour lui et sa famille (résidence principale ou secondaire) ou pour louer.

 

Et vous ?! Combien de temps encore allez vous accepter de vous appauvrir avec votre épargne ? Qu’allez vous faire avec l’argent accumulée sur le fonds euros de votre assurance vie ?

Que ferez vous lorsque le rendement de votre assurance vie sera inférieur à 1% ?

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69 Comments

  1. J’investis sur les marchés financiers depuis une petite vingtaine d’années.
    Sur la période mon immobilier à ete plus performant que la bourse.
    Ai je ete une cloche dans la gestion de mon portefeuille ? Peut être.
    Ou alors, la Bourse devient tant incontrôlable que tres difficile de gagner significativement de l’argent

  2. C’est bien vu, mais ne pas perdre de vue qu’une bulle immobilière s’est déjà formée dans certaines villes et peut ou va gagner les autres secteurs; pourquoi parler de bulle? parce que pour le long terme, il ne faut pas oublier les travaux de Friggit: le prix des habitations est aussi corrélé au pouvoir d’achat.

  3. Faut-il se soucier de la valeur de l’action ou bien de sa capacité à délivrer un dividende?
    Faut-il changer de logiciel et ne pas regarder la valeur de l’actif au fil du temps?
    Je pense que l’on regarde la bourse avec les mauvaises lunettes à cause de l’immobilier.
    L’immobilier nous fait croire qu’un actif ne peut qu’augmenter sa valeur dans la durée…
    J’ai 55 ans je m’en fous de la valeur de l’actif où j’investis si le rendement est au rendez-vous.
    Je n’investis en bourse qu’en cas de forte baisse je ne suis pas pressé je prends mon temps j’investis pour le dividende mais ce revenu n’est pas le centre de mes revenus ainsi je suis serein je ne prends pas la tête j’investis à la vitesse de l’escargot le cash ne brûle pas les doigts même si momentanément mon épargne perd de sa valeur mais comme j’épargne en continue j’ai le cash prêt pour les baisses boursières à venir …
    Croire que l’on peut toujours avoir la valorisation de l’actif et le rendement (dividende/loyer/rente) est une illusion causée par l’immobilier!

  4. le mecreant says:

    L’immobilier, oui, mais l’IFI, les taxes diverses, l’impôt sur les plus values, les droits de successions les frais d’entretien, etc… risquent fort de réduire ce rendement ce rendement garanti a néant…

  5. « Depuis des mois, si ce n’est pas des années, nous ne cessons pas de vous répéter que votre épargne, en tant que stock de monnaie en attente d’investissement, est en danger ! La valeur de votre épargne baisse depuis de nombreuses années sans que vous vous en rendiez compte à cause d’un rendement trop faible car inférieur au taux de croissance nominale de l’économie (PIB + Inflation).
    Votre épargne augmente grâce à un taux d’intérêt, mais l’économie réelle augmente plus plus et réduit donc la valeur relative de votre capital. Il est très simple de comprendre cette idée. »

    Bah mince alors Guillaume ! Je ne comprends plus rien ! Vous me soupçonniez de mauvaise foi il y a 10 jours dans votre article où vous indiquiez que le PEL était un excellent placement et là vous dites cela !

    • dregnier says:

      Disons que le PEL constitue une exception si vous l’avez ouvert il y a déjà quelques temps. Le mien à 2,5% est supérieur au taux de croissance nominale de l’économie. De plus, soumis pendant 12 ans aux seuls prélèvements sociaux. Mais il y a un plafond (63.000€) et quand on a 300.000€ à placer il faudrait en avoir 5 🙂

    • OUi, et justement le PEL est une erreur dans le monde des taux négatifs. Il s’agit d’un placement avec -+ 1% de rendement brut alros que son rendement réel devrait être inférieur à 0.

      C’est donc un bon placement par rapport à la médiocrité des autres.

  6. Tout à fait d’accord avec SAQUET.

    Une fois la résidence principale remboursée, j’ai commencé à mettre tout le surplus en bourse chaque mois quand je suis payé. Il n’y a que sur cette classe d’actif qu’on peut trouver du rendement, et seul le rendement compte pour s’enrichir. Sur un compte titre ordinaire d’un bon broker en ligne, les frais d’entrée sont quasi-nuls. Et le PFU limite la fiscalité à 30% (plus besoin de s’embêter avec un PEA et ses contraintes, grâce au PFU).

    Je fais un peu de spéculation aussi, puisque dans mon PERCO j’ai un fond obligataire qui prend de la valeur lorsque les taux souverains baissent. Donc je me régale aussi avec ça … on verra bien le jour ou il faut sortir, mais pour l’instant la tendance est belle …

    • Michel 2 says:

      Pour ma part, en boursicotant, j’ai perdu 50% de mon investissement en 7/8 ans.

      Pour répondre à Laurent:
      « Ai je été une cloche dans la gestion de mon portefeuille ? Peut être. Ou alors, la Bourse devient tant incontrôlable que très difficile de gagner significativement de l’argent »,
      je pencherais plutôt pour la 2ème réponse !!! et rajouterais avec les nouveaux outils informatiques affectés à cemachin (trading HF, micro intraday, etc), la bourse est devenue affaire de spécialistes et plume les petits investisseurs charmés par les pubs, blogs internet et autres affiches prometteuses des courtiers, cgpi, assureurs, banques, …

      • Emmanuel says:

        Effectivement ceux qui « boursicotent » perdent de l’argent.

        Soit vous savez analyser la macro économie, les sociétés et vous investissez directement dans un portefeuille diversifié d’actions, obligations, SCPI … soit vous faites gérer votre portefeuille via quelques fonds (SEI, OPCI …)

        Contrairement à ce qui se dit une personne investissant une somme raisonnable chaque mois non pas en bourse mais sur une assurance-vie diversifiée fera en épargne (on omet bien évidement volontairement l’investissement à crédit) mieux que l’immobilier qui coûtera bien plus que 2% de frais.

        Le risque immobilier est loin d’être inexistant et y être exposé à 100% pour moi est le plus gros risque que l’on puisse prendre.

        • Michel 2 says:

          On est d’accord sur le risque immobilier mais pas sur la bourse car globalement 85 à 90% des traders perdent de l’argent et c’est …………. l’AMF qui le dit !

          N’oublions pas au passage que la bourse est un « jeu » à somme nulle donc si on avait 75% de gagnants et bien le « jeu » n’en vaudrait pas la peine, il n’y aurait pas grand-chose à gagner…

          https://www.andlil.com/pourquoi-90-des-traders-perdent-de-largent-187697.html

          • La bourse n’a rien à voir avec un jeu à somme nulle (sauf à raisonner en terme de day trading): sur le long terme, au global, les entreprises cotées créent de plus en plus de valeur, donc leur valorisation augmente ainsi que les dividendes qu’elles versent… jetez un coup d’oeil ai CAC40 global return (notre CAC étant l’un des derniers indices à ne pas intégrer les dividendes… c’est un peu comme si on investissait dans l’immobilier sans tenir compte des loyers ! !!)

            • Michel 2 says:

              Hors dividendes bien-sûr, « la bourse est un jeu à somme nulle » est un débat ouvert depuis longtemps et est loin d’être réglé (Cf kikoo sa va poupeyyy dans le lien)

              http://www.les-mathematiques.net/phorum/read.php?13,473246

              • Emmanuel says:

                Je suis d’accord avec POLARIS

                Quel intérêt de parler de bourse sans parler de dividende ou de coupon. Le dividende non réinvesti ne m’intéresse pas.

                Vous confondez effectivement avec les trader. Nous parlons ici de vrai investissement et si le profil de risque est bien établi, que les investisseurs ne sortent pas à la première crise alors oui à long terme ils seront gagné autant qu’en immobilier avec beaucoup moins de soucis de gestion.

                Vous parlez souvent d’investissement immobilier sans prendre en compte les loyers vous ?

          • Logique, les traders ne sont pas des investisseurs… Ce sont des marchands de biens (et dans l’immobilier aussi, les marchands de biens se cassent assez souvent méchamment la figure).

      • Il ne faut jamais « boursicoter » (tout le monde s’y est cassé les dents, moi compris), mais investir dans une entreprise comme si vous investissiez dans un bien immobilier… et là, sur le long terme, des performances de 5-6% par an (OK ça n’est pas extraterrestre non plus) sont tout à fait à portée, même en encaissant les crises de 2001, 2008 et 2011.

        • Bonjour,

          Je suis assez d’accord: j’ai commencer à « jouer » en bourse au printemps 2001… vous imaginez la tête du portefeuille après quelques mois, puis y suis revenu par « accoups »; soit sur des introductions (surtout sur les quelques privatisations comme GDF ou autres qui ont eu lieu dans les années 2000), soit pour revenir sur des titres que je suivais depuis mes débuts. Après être à peu près revenu à l’équilibre fin 2006, il y a eu 2008 et j’ai tourné autour de -60%/-50% les années suivantes.
          Le coeur de mon portefeuille depuis le début des années 2010 est constitué de 2 lignes principales (l’une étant passée par du -96%). Je suis resté en « buy & hold » en participant aux AK de ces deux entreprises car j’y croyais de part leur marché respectif.
          J’ai eu la chance que ces 2 entreprises se « réveillent » à peu près en même temps depuis 2/3 ans et le -96% est devenu du +15%, l’autre a fait du +600%… Finalement, depuis mes débuts, mon portefeuille global a fait du +80% hors dividendes (pas fou en 10 ans, la somme investie ayant augmenté progressivement au cours du temps, je considère la performance comme réalisée sur une grosse moitié du temps) sans avoir à faire une gestion très dynamique…

          Il y a évidemment une bonne part de chance également, mais finalement, mon expérience rejoint tout à fait celle de Polaris et, je crois, vaut pas mal de produits « avec gestion par des experts de la finance »…

          • Michel 2 says:

            J’ai fait à peu près la même chose que vous en 2011 en achetant/ vendant plusieurs valeurs au rythme de conseils et d’intuitions personnelles. Aujourd’hui -50% avec une valeur à -98.5%.

            Pas top la bourse !

  7. A 70 ans difficile d’investir son assurance vie en immobilier car les droits de succession (20%) font réfléchir
    merci monsieur HOLLANDE qui a abaissé les seuils d’exonération de droits (passés de 150.000€ tous les 10 ANS à 100.000 € tous les 15 ans)

    • A 70 ans ne pas investir en immobilier c’est de la sagesse !
      A 70 ans on n’investit pas on profite de la vie tout en gardant une épargne de précaution pour le quotidien et la dépendance …

      • Charlotte2 says:

        Bonjour,
        Et pourquoi , à 70ans , on ne pourrait pas investir une parte de ses fonds en Euros en un bien immobilier ? je sais les années sont comptées , mais si l’on se sent capable de gérer avec ou sans l’aide d’un gestionnaire d’immobilier , je dis pourquoi pas .
        Je pense au faible rendement des fonds en Euros , faut-il attendre que les économies perdent de leur valeur au fils des ans ( même à 70ans , on se pose la question )
        Le tout est de voir à ne pas trop prendre sur sa partie épargne .
        J’aimerais savoir si beaucoup pensent que c’est une mauvaise idée

        • Il vaut mieux acheter des actions à fort dividendes (minimum 5% net).

          Toucher les dividendes sans se préoccuper des plus ou moins valus.

          • charlotte2 says:

            Bonjour,
            quelles sont ces actions à fort dividendes ? là je suis preneuse si vous avez en avez quelques unes à me conseiller.

            • Actuellement on trouve ces actions sur les secteurs délaissées : automobile, énergie, banques.

              Mais on mon avis il faut éviter les banques européennes qui sont mal capitalisées.

              Sur les sites boursiers on peut trouver la liste des actions du CAC40 ou du SBF120 avec leurs niveaux de dividendes.

              Par contre j’avoue de pas savoir ou trouver des listes équivalentes pour les titres cotés sur les bourses étrangères.

            • Bonjour Guillaume.
              Dans votre article, vous semblez mettre les SCPI dans la catégorie boursière, soumise à spéculations et donc exposées à « la prochaine crise boursière ».
              Est ce qu’on contraire ce n’est pas un actif immobilier sur lequel on peut s’appuyer dans cette période de dévalorisation de l’épargne ?

            • N’importe quel site boursier vous donnera ces chiffres.
              Sinon, tapez : dividendes cac40, dans Google, ou dividendes sbf250…

              Bref, cherchez un peu.

      • le mecreant says:

        Un octogénaire plantait.
        « Passe encor de bâtir ; mais planter à cet âge ! »
        Disaient trois jouvenceaux, enfants du voisinage ;
        Assurément il radotait.
        «Car, au nom des dieux, je vous prie,
        Quel fruit de ce labeur pouvez-vous recueillir ?
        Autant qu’un patriarche il vous faudrait vieillir.
        A quoi bon charger votre vie
        Des soins d’un avenir qui n’est pas fait pour vous ?
        Ne songez désormais qu’à vos erreurs passées ;
        Quittez le long espoir et les vastes pensées ;
        Tout cela ne convient qu’à nous.
        – Il ne convient pas à vous-même,
        Repartit le vieillard.
        Tout établissement Vient tard, et dure peu.
        La main des Parques blêmes
        De vos jours et des miens se joue également.
        Nos termes sont pareils par leur courte durée.
        Qui de nous des clartés de la voûte azurée
        Doit jouir le dernier ?
        Est-il aucun moment
        Qui vous puisse assurer d’un second seulement ?
        Mes arrière-neveux me devront cet ombrage
        Eh bien! Défendez-vous au sage
        De se donner des soins pour le plaisir d’autrui ?
        Cela même est un fruit que je goûte aujourd’hui
        J’en puis jouir demain, et quelques jours encore ;
        Je puis enfin compter l’aurore
        Plus d’une fois sur vos tombeaux.»
        Le vieillard eut raison
        l’un des trois jouvenceaux
        Se noya dès le port, allant à l’Amérique ;
        L’autre, afin de monter aux grandes dignités,
        Dans les emplois de Mars servant la République,
        Par un coup imprévu vit ses jours emportés ;
        Le troisième tomba d’un arbre
        Que lui-même il voulut enter;
        Et pleurés du vieillard, il grava sur leur marbre
        Ce que je viens de raconter.

    • C’est la raison pour laquelle, envisager une donation à la génération suivante capable d’investir est à envisager : Faire une donation à vos enfants pour améliorer le rendement de votre épargne. https://www.leblogpatrimoine.com/strategie/faire-une-donation-a-vos-enfants-pour-ameliorer-le-rendement-de-votre-epargne.html

  8. S’il y avait des soubresauts politiques en Chine, cela serait de nature désorganiser la production et le commerce, ce qui serait de nature à produire (enfin) une hausse des taux (bon pour l’épargnant, mais létale pour l’économie qui n’est pas prête à encaisser cela).

    Qu’en pensez-vous?

  9. oui pour l’immobilier mais ce n’est pas la panacée. Bonjour les soucis avec les locataires qui ne paient pas, les agences immobilières qui vous ponctionnent et ne sont responsables de rien face au locataire, bonjour la fiscalité prohibitive, les diagnostics bidon qu’il faut présenter, l’IFI qui peut vous conduire à une rentabilité marginale négative, et gaffe à l’emplacement de votre bien qui peut perdre 15 à 20% suivant les villes. N’oublions pas que dans ce pays un proprio est un exploiteur à qui on donne tort systématiquement. Pas la panacée non plus donc

    • Peak funding à la fin de crédit immo au bout de 25 ans … et si tout se passe bien, investissement rentabilisé (sommes des cash flow annuels) au bout de 40 ans!

      Cela m’étonne qu’on continue de considérer l’immo locatif classique comme digne d’intérêt … sachant qu’en plus il y a 10% de frais d’entrée et que ça n’est pas liquide.

  10. Je suis toujours étonné que l’on parle des mérites (réels, à n’en pas douter ) de l’investissement locatif direct, sans mentionner également les aspects moins symphatiques, pourtant incontournables et tout aussi réels:
    – frais d’acquisition énormes (DMTO, frais d’agence…)
    – fiscalité délirante, et ça ne va pas aller en s’arrangeant (hausse de la TF notamment)
    – risques croissants d’impayés, de dégâts et de conflit locatif en raison de la paupérisation des locataires (phénomène déjà analysé sur ce blog)
    – exigences réglementaires en hausse permanente : niveau de confort et d’equipement, consommation énergétique, diagnostics en tout genre, formalisme du bail, permis de louer, restrictions en tout genre (location saisonnière), plafonnement des loyers, assurance PNO…
    – travaux incessants de remise en état et d’entretien, payés au prix fort ou nécessitant d’y consacrer soit-même de nombreuses heures
    – complexités comptable et légale en constante augmentation, nécessitant soit de passer par des professionnels onéreux, soit d’investir énormément de son propre temps pour les maîtriser
    – justice exagérément en faveur du locataire (même de mauvaise foi) et très défavorable au bailleur, avec des délais d’expulsion délirants (1.5 à 2 ans en province), des procédures extrêmement tâtillonnes qui doivent être suivies à la lettre pour éviter la nullité, le recours à des professionnels onéreux (huissier avocat etc)
    – beaucoup de bailleurs n’ont pas intégré que leur bien devient le domicile de leur locataire et qu’en France, le domicile est sacré pour la loi; ils ne sont plus réellement propriétaire de leur bien
    – faible liquidité
    – etc etc

    Pour moi, le principal grief est que l’immobilier locatif en direct est horriblement chronophage. Dans un récent billet sur ce blog, les intervenants ont été formels: si l’on fait faire les travaux par des artisans et que l’on utilise les services d’une agence pour la gestion locative, le rendement net net final est quasi nul. Et si l’on fait tout soit même, le rendement peut paraître intéressant, mais à mon sens uniquement parce que l’investisseur ne valorise pas correctement le prix de son propre travail. Personnellement, si je valorise mon temps libre consacré à bricoler et gérer un locataire, à 40€ l’heure (estimation vraiment très raisonnable), la rentabilité s’effondre bien en-dessous de ce que j’obtiens en bourse ou avec des SCPI correctement sélectionnées (ok, je n’ai jamais non plus réussi à dénicher du locatif à 12% de rendement comme certains lecteurs de ce blog y parviennent). C’est un peu comme les émissions de Plazza ou on vous retape une maison pour 2% de son prix. .. en « oubliant » de compter la main d’oeuvre ! Car pour moi l’essentiel est là : à combien valorisez-vous le temps libre, votre propre temps de vie (qui est -pardonnez mou de le rappeler – extrêmement limité ) que vous passez à gérer votre bien locatif, et pas à vous occuper de votre famille, de vos passions, voire de votre carrière professionnelle… ?

      • On ne le répétera jamais assez: mettre un bien immobilier en location est un acte sérieux, lourd de responsabilités, qui ne doit pas s’entreprendre à la légère. Si votre bien devient le domicile de votre locataire, il faut bien comprendre que vous perdez énormément de prérogatives sur votre bien et que vous devez accepter de très fortes remises en cause de votre droit de propriété (et ces remises en causes seront de plus en plus lourdes). La justice française considère le logement comme inviolable et sacré, quand bien même le locataire ne remplirait plus ses obligations. La société n’admet plus que quelqu’un soit mis à la rue sans solution de relogement, même s’il n’a pas payé son loyer, et même si c’est aberrant, s’il le squatte. Et les systèmes sociaux étatiques (HLM, hébergement d’urgence) sont submergés. Donc c’est aux bailleurs privés de remplir le rôle de bailleurs sociaux.

        Entendons nous bien: je ne cautionne pas cet état de fait (au contraire même), mais c’est la réalité et la loi. Et je suis stupéfait que certains investisseurs ne l’ait pas encore intégré.

        • Michel 2 says:

          C’est la rançon de bientôt 40 ans de socialisme !
          Allez voir aux US si les bailleurs sont aussi mal considérés et si peu rémunérés.

          • En tant qu’investisseur, j’avoue assez peu m’intéresser aux pourquoi, à la politique et à l’histoire. Les regrets font rarement de bons investissements. Je m’intéresse autant que possible au futur (et c’est vrai que les prévisions sont un art difficile, surtout lorsqu’elles concernent le futur comme à dit je ne sait plus qui). Bref plutôt que de se lamenter sur le passé (oui l’immobilier ça a eu vraiment très bien payé, mais c’était avant c’est comme ça), je pense qu’il vaut mieux être lucide et envisager le futur pour ne pas être déçu.

      • Il ne faut pas se leurrer: le logement et son coût sont devenus un problème national tellement insoutenable pour l’économie que l’Etat va de plus en plus intervenir de manière dirigiste. Je pense que la propriété privée d’un logement locatif va (hélas) devenir une notion de plus en plus floue, voire illusoire. Et pas qu’en France (regardez ce qu’il se passe sur le marché locatif en Allemagne et en Espagne, par exemple).
        Il faut en être conscient, bien mesurer les risques et investir en connaissance de cause.
        Ou alors faire autre chose. Et fort heureusement, les alternatives ne manquent pas.

      • Ah, tiens, j’allais les poster,Blais vous avez été plus rapide. Alors, encore envie d’investir dans l’immo en France ?😀

  11. dregnier says:

    Petit exercice et petit conseil SVP :
    Je peux sortir 50k€ de mon épargne réglementée à 0,75%/an.
    J’ai un terrain à bâtir qui est à vendre à côté de mon domicile.
    Fais-je un mauvais investissement si j’achète ce terrain sans projet de construction (au moins dans l’immédiat) mais avec l’objectif premier (et sans doute irrationnel) de connaître mon futur voisin (qui serait donc moi en l’occurrence) ?

  12. julien bonnetouche says:

    Bonsoir,

    l’immobilier comme la bourse demandent des investissements bien choisis.
    Et ce n’est pas simple.
    En pratique il vaut mieux s’en occuper soi même mais pour cela il faut s’y connaitre et avoir le temps.

    En matière d’immobilier si l’on peut choisir une grande ville (Paris de préférence) et louer à des étrangers qui en feront leur résidence secondaire ou à des entreprises, on n’a pas les problèmes de l’encadrement ni celui des impayés. On joue alors sur les 2 tableaux, rendement et plus-value.
    ça vaut le coup.

    En matière de bourse, comme le dit un intervenant plus haut, il faut acheter à la baisse pour bien s’en sortir.
    Or l’expérience générale montre bien que c’est très difficile soit psychologiquement pour la plupart, soit parce qu’il faut avoir de la chance.
    Le mieux alors sera de confier ses intérêts à un tiers mais il faut qu’il soit bon, et c’est très difficile à trouver quelqu’un de bon sur la distance.

    Par conséquent la bourse est bien plus difficile que l’immobilier.

    Pourtant les taux zéro pourraient changer la donne puisque jusqu’ici les gens mitigeaient obligations et actions.
    Or désormais les obligations vont coûter de l’argent….

    Et la masse d’argent en circulation devrait logiquement entrainer un mouvement de balancier vers les actions dans leur globalité dans les années qui viennent.

    • Ce qui m’ennuie un peu dans votre commentaire, c’est que vous semblez justifier l’investissement au capital d’entreprises par défaut, parce qu’il n’y aurait pas d’autre alternative en termes d’investissement mobilier et que « tout le monde va y aller donc ça va monter ». Je ne sais pas si vous avez raison ou tord, l’avenir le dira, mais je pense surtout que c’est une très mauvaise raison d’investir. Rentrer au capital d’une société, c’est avant tout croire à son modèle économique et lui fournir du capital pour lui permettre de créer de la valeur. C’est, comme le dirait l’auteur de ce blog, investir dans une valeur d’usage. C’est bien la création de valeur a long terme qui est au coeur de l’actionnariat. Et heureusement, il existe de belles entreprises qui savent créer de la valeur année après année, et auxquelles il est possible d’intégrer le capital pour capter une partie de cette création de valeur. Regardez par exemple le parcours de Safran, qui est passé du statut de motoriste hexagonal à un groupe mondial intégré systèmier de rang 1 incontournable, 3ieme déposant de brevets français, et qui arrive à créer plus de valeur que les avionneurs Airbus et Boeing eux-mêmes… Les actionnaires qui ont suivi de groupe depuis 2005 ont été plus que largement recompensés, et ce en dépit des crises de 2007, 2011 et 2015… ce n’est qu’un exemple parmi d’autres.

    • Un investissement immobilier est pour moi bien plus risqué.

      Il oblige à immobiliser de grosses sommes pendant 10 ans minimum, avec peu de facilités de se débarrasser de l’actif si on s’est trompé.

  13. julien bonnetouche says:

    polaris,
    je suis d’accord avec vous mais il faut s’y connaitre, ce qui semble être votre cas.
    Ce n’est pas le mien.
    Mis à part LVMH ou gucci dont je vois bien l’avenir puisque tous les ans il y a 30 millions de chinois de plus qui accèdent à un certain pouvoir d’achat, le reste me parle moyennement.
    Surtout quand je constate qu’un tweet de Trump peut faire varier les bourses mondiales 5% dans la journée.
    C’est pourquoi je reste sur des idées globales, que je qualifierais de « chemin nécessaire pour les investisseurs »

  14. Bénédicte says:

    Pour ma part, je trouve que l’article est biaisé. 30% des 1 000 000 de francs, investis sur un indice boursier et c’est de 90 à aujourd’hui, près de 500% de plus value… Donc 50 000 euros devenus 300 000 euros 20 ans plus tard.

    L’investissement locatif n’a pour seul intérêt que son effet de levier. Mais il comporte bien trop de tracas pour moi. Je préfère la bourse. J’ai appris en boursicotant, désormais j’investis et mes plus values sont réelles. Il faut simplement savoir investir large…. Les ETF aident à se diversifier. Les SCPI sont bien également.
    Pour ma part, l’immobilier reste cantonné à mon usage exclusif. L’ accroissement de mon épargne viendra de mes investissements financiers.

  15. Les banques centrales jouent avec de la dynamite.

    L’épargnant peut accepter des taux négatifs mais quand cela va toucher Mr tout le monde… Vous pensez que les gens vont laisser leurs liquidités et petites économies sur un compte courant négatif ? A un moment donné, ce sera bank run et donc game over…. On prend les paris ? -1% ? -2%?

    Donc non, les banques centrales n’ont pas de pouvoir illimité ! Et il faut qu’elles arrêtent de se prendre pour Dieu, retrouvent leur place de techniciens de la finance et de la monnaie, s’en tiennent à leur mandat. Ca finit toujours mal avec les mégalo type Draghi.

  16. pioupiou says:

    Les banques centrales ont fabriquées une pyramide de ponzi immobilière dans le monde entier, les taux baissent de mois en mois les entreprises et particuliers empreintes de plus en plus pour acheter moins grand, tout cela finira mal comme d habitude, encore un peut d effort et vous pourrai empreinter à taux négatif, à savoir pour 100 000€€ vous rembourserez 99000€€ à zut ça existe déjà une banque danoise propose ces taux négatifs.Si l argent n a plus de valeur, alors chantait le en or ça ramènera les banquiers à la raison.Zut l or c est en net augmentation certains auraient déjà pris le train en route…

    • Michel 2 says:

      Oui, j’ai appris ce midi au journal télévisé que les Danois ont OSE franchir le pas des taux négatifs aux particuliers pour des achats immobilier, ceux tout de même, pour commencer, qui ont un (très) bon dossier!
      Cependant, il faut avoir en tête que les banques ou autres institutions qui proposent des taux négatifs, « investissent » sur une récession dans leur pays. Le taux négatif n’a de sens que dans cette perspective. Aussi plus vous verrez de taux négatifs se généraliser, plus la probabilité d’une future récession sera importante.

  17. Sans compter l’intifada dans les grandes villes concerné par l’encadrement des loyers , il y a quand même de moins en moins de tarés sur le marché et les prix descendent à ces endroits malgré des taux qui descendent toujours . Bref ce n’est que le début

  18. On verra ce que dictera Francfort.
    Vu l’état de l’économie teutonne, ça pourrait changer.

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