L’optimisation de la succession est au cœur de la problématique patrimoniale de chacun d’entre nous. Certains, plus jeunes, obsédés par la pression fiscale, seront à la recherche de la meilleure solution pour réduire les droits de succession, les autres, d’un âge plus avancé, auront à cœur d’organiser le partage de leur patrimoine pour éviter que les enfants ne se disputent l’héritage lorsqu’ils ne seront plus.

Que ce soit pour objectif de réduire les droits de succession ou pour organiser le partage de leur patrimoine entre leurs héritiers, vous partagez souvent un même point commun : Vous ne souhaitez pas transmettre votre patrimoine de votre vivant ; Vous êtes à la recherche d’une stratégie qui vise à réduire les droits de succession ou partager votre patrimoine, sans perdre le pouvoir et la propriété de votre patrimoine.

En deux mots, vous voulez bien préparer la transmission de votre patrimoine, mais vous n’êtes pas prêt pour vous « appauvrir » ou à enrichir votre enfant de votre vivant. Vos enfants doivent apprendre à travailler, à épargner, faire des erreurs, se construire avec le fruit de leur travail ; Vos enfants n’auront votre patrimoine qu’à votre décès, lorsque vous ne serez plus là (et qu’ils auront fait leurs preuves).

C’est la raison principale qui vous encourage à réaliser des donations avec réserve d’usufruit réversible au profit du conjoint survivant (cf. « La donation avec réserve d’usufruit réversible au profit du conjoint« ). La donation avec réserve d’usufruit est effectivement la réponse quasi-parfaite qui permettra d’organiser le partage de son patrimoine, réduire les droits de succession … et surtout conserver la jouissance et le pouvoir sur la chose donnée.

Derrière cette volonté de ne pas réellement effectuer une donation au profit des enfants, les raisons sont multiples :

  • Peur, souvent irrationnelle, de manquer, de ne pas disposer d’un patrimoine suffisant pour financer la dépendance ou la maison de retraite ;
  • Immaturité, réelle ou supposée, des enfants jugés peu capables d’utiliser les capitaux éventuellement transmis comme le parent le souhaiterait ;
  • Volonté puissante de ne pas pervertir l’enfant face à l’arrivée soudaine d’un patrimoine qui pourrait lui faire perdre l’envie et le goût du travail ;
  • Et souvent, désir inconscient de maintenir une forme de dépendance financière des enfants vis à vis des parents qui détiennent encore le patrimoine (et donc l’attention des enfants) – C’est dur, mais c’est pourtant pas très éloigné de la vie.

Bref, vous ne voulez pas réellement transmettre votre patrimoine de votre vivant. Vous voulez conserver la maîtrise de votre patrimoine pendant toute votre vie ; Les enfants n’auront la jouissance et la propriété de votre patrimoine qu’à votre décès.

En revanche, vous êtes très nombreux à souhaiter aider vos enfants lorsqu’ils s’installent dans la vie. Les dons de somme d’argent d’un montant de 31865€ sont régulièrement utilisés à l’occasion de l’acquisition de la résidence principale des enfants.

Vous êtes nombreux à vouloir effectuer une donation à vos enfants, et notamment une donation de somme d’argent dans la mesure ou vous savez quel en sera l’utilisation. L’achat de la résidence principale est un motif régulièrement jugé comme acceptable ;

Au delà, la très grande majorité des donations sont effectuées avec réserve d’usufruit.

Il ne s’agit aucunement d’un jugement, juste le constat d’un état d’esprit partagé par la grande majorité d’entre vous (et c’est le rôle du conseiller en gestion de patrimoine de trouver la meilleure stratégie juridique, fiscale ou financière pour satisfaire ce projet de transmission).

L’injonction de donner est parfois déconnecter de la vraie vie des épargnants. Les bons sentiments voudraient que les parents doivent s’appauvrir de leur vivant pour aider leurs enfants ; Mais ces bons sentiments sont souvent éloignés de la vie des familles et de la nécessité d’apprendre à hériter.

L’héritage n’est pas un dû ; C’est une conclusion. En réalité, la transmission d’un patrimoine n’est pas une question de finance, c’est principalement une question de valeur, de capital culturel, d’éducation. L’argent et le patrimoine viennent alors naturellement.

J’aime à croire qu’une bonne transmission de patrimoine , c’est lorsque vos enfants n’ont pas besoin de votre argent. Vous aurez alors transmis l’essentiel qu’est la capacité à se construire (cf. « Épargner pour transmettre un capital à vos enfants n’a aucun intérêt ! Vous devez revoir vos priorités !« )

A suivre.

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