LIvre Assurance vie et gestion de patrimoine

La fin de l’année arrive à grand pas et il devient urgentissime de s’organiser pour défiscaliser. Défiscaliser, c’est l’ultime solution pour le contribuable usé de payer ses impôts et décidé à utiliser toutes les bonnes solutions proposées par le code général des impôts pour faire baisser la note fiscale.

Malheureusement, défiscalisation rime rarement avec rendement. Bien souvent, le contribuable agacé par la manière dont l’état gaspille ses impôt dans des dépenses somptuaire se précipite chez son banquier ou son conseil en gestion de patrimoine pour souscrire un produit de défiscalisation qui promet monts et merveilles.

Il en ressort heureux d’avoir réduit ses impôts sur le revenu (et payé 5% de frais d’entrée), mais s’apercevra à l’échéance dudit produit miracle qu’il a globalement perdu de l’argent. C’est pas grave, au moins il a réduit ses impôts et ce pourris de « gouvernement » n’aura pas son argent! (la question de savoir s’il est préférable d’enrichir la société de gestion est une autre question)

 

Souscrire un FIP ou un FCPI, c’est souscrire un produit financier fortement chargé en frais dont le rendement est négatif dans 70% des cas.

Dans le meilleur des cas, défiscaliser en 2015, c’est réduire l’impôt sur le revenu payé en 2016 (calculé sur les revenus perçus en 2015). Vouloir défiscaliser est trop souvent réduit à la souscription d’un produit de défiscalisation vendu par votre banque ou votre conseiller en gestion de patrimoine : Résultat, vous payez très cher un produit financier dont les frais sont exorbitants et le rendement final minable !

Selon un récente étude du site bienprévoir.fr, le rendement des produits financiers FIP et FCPI (quelque soit le réseau de distribution) sont à l’origine d’une performance décevante. Jugez par vous même (cette étude date de 2014 et mérite d’être mise à jour, même si les résultats ne devraient pas être chamboulés) :

– 1% des FIP ou FCPI depuis 1997 ont rapportés plus de 10% de rendement annualisé (hors avantage fiscal);

– 5% des FIP ou FCPI depuis 1997 ont rapportés entre 5% et 10% de rendement annualisé (hors avantage fiscal);

– 22%  des FIP ou FCPI depuis 199 ont rapportés entre 0% et 5% de rendement annualisé (hors avantage fiscal);

– 70% des FIP ou FCPI depuis 1997 ont délivrés des performances négatives. 

– Sur 48 sociétés de gestion analysées, seuls 8 délivrent en moyenne une performance positive. (Odyssée Venture, Conseil plus gestion, Vatel Capital, Rhones Alpes PME Gestion, Alliance entreprendre SAS, IDInvest Partners, IXO private equity et Midi Capital)

Pour consulter l’intégralité de cette analyse : Analyse Bienprévoir.fr sur le rendement des FIP et FCPI 

 

Quelle belle affaire ! Souscrire un produit financier dont le rendement sera négatif dans 70% des cas, n’est pas une sage décision d’investissement.

Les lecteurs les plus attentifs (et habitués aux discours rodés dans commerciaux) expliqueront qu’en intégrant l’avantage fiscal acquis, les rendements sont meilleurs et on limite la casse. C’est juste, mais quel est l’intérêt de souscrire un produit financier, non rentable (car même en intégrant l’avantage fiscal, le rendement final est proche de 0), bloqué pendant 8 ans à 10 ans ? (à part enrichir le commercial, le distributeur et la société de gestion conceptrice du produit ?).

 

 

 Mais alors, comment réduire son impôt sur le revenu 2016 payé en 2017 ? Quelles sont les meilleures solutions ?

Avant de chercher à réduire son impôt sur le revenu par l’utilisation des niches fiscales, rapidement saturées par le mécanisme du plafonnement des niches fiscales qui réduit à 10 000€ ou 18 000€ l’avantage annuel maximal procuré par les niches fiscales (cf article complet sur le sujet : « Plafonnement des niches fiscales : détail du mécanisme et liste des avantages fiscaux concernés« ), il est indispensable d’optimiser la perception de ses revenus. Car n’oubliez jamais, que la meilleure manière de réduire son impôt sur le revenu, c’est encore de ne pas percevoir de revenu imposable. 

Comme nous l’avions écrit dans cet article « Comment défiscaliser votre impôt sur le revenu ? Quelle solution » :

Payer un impôt est particulièrement désagréable, mais payer un impôt sur un revenu dont vous n’avez pas  besoin est la pire des situations.

 

capitalisation - distribution

La souscription d’un produit de défiscalisation ne doit intervenir qu’après optimisation du niveau des revenus imposables. Nous ferons la distinction entre les produits traditionnels (que vous pourrez souscrire directement dans votre banque ou via votre conseil en gestion de patrimoine) et les solutions plus confidentielles qui méritent d’être approfondies.

 

L’investissement immobilier locatif en loi PINEL pour bénéficier d’une réduction d’impôt de 21% du prix de revient de l’immeuble

C’est le grand classique des vendeurs de défiscalisation : Pour réduire l’impôt sur le revenu, l’idéal c’est l’investissement immobilier dans le neuf via la loi PINEL.

La mécanique est relativement simple : Le contribuable investi dans un immeuble loué à un certain niveau de loyer à des locataires répondant à des critères sociaux de revenus pendant une durée comprise entre 6 ans et 12 ans. (la durée de l’engagement de location détermine le niveau de réduction d’impôt. Une loi PINEL :

  • Avec 6 ans d’engagement de location respectant les critères sociaux permettra de bénéficier d’une réduction d’impôt de 12% ;
  • Avec 9 ans d’engagement de location respectant les critères sociaux permettra de bénéficier d’une réduction d’impôt de 18% ;
  • Avec 12  ans d’engagement de location respectant les critères sociaux permettra de bénéficier d’une réduction d’impôt de 21%.

L’engagement de location d’un immeuble acquis en loi PINEL repose sur le respect de deux critères cumulatifs :

  • Louer à des personnes dont les revenus sont plafonnés et faibles (l’année de signature du bail) ;
  • Le loyer est limité et plafonné en fonction de la zone et de la surface après application d’un coefficient multiplicateur;

Pour 2015, les plafonds applicable à la loi PINEL sont les suivants :

Plafonds annuels de ressources – Bail conclu en 2015 (revenu fiscal de référence de 2013) – Métropole
Composition du foyer du locataire Zone A bis Zone A Zone B1 Zone B2

Personne seule

36 971 € 36 971 € 30 133 € 27 120 €
Couple 55 254 € 55 254 € 40 241 € 36 216 €
Pers. seule ou couple ayant 1 pers. à charge 72 433 € 66 420 € 48 393 € 43 554 €
Pers. seule ou couple ayant 2 pers. à charge 86 479 € 79 558 € 58 421 € 52 579 €
Pers. seule ou couple ayant 3 pers. à charge 102 893 € 94 183 € 68 725 € 61 853 €
Pers. seule ou couple ayant 4 pers. à charge 115 782 € 105 985 € 77 453 € 69 707 €

Majoration par personne à charge supplémentaire

12 900 € 11 809 € 8 641 €

7 775 €

 

Plafonds de loyer mensuel, par m², charges non comprises, pour les baux conclus en métropole

Localisation du logement Plafonds mensuels de loyer au m²
2014 2015
Zone A bis 16,72 € 16,82 €
Zone A 12,42 € 12,49 €
Zone B1 10 € 10,06 €
Zone B2 (sur agrément) 8,69 € 8,74 €

Pour connaître le zonage applicable à la loi PINEL et connaître la liste des villes éligibles, je vous engage à lire cet article « Loi PINEL : Un nouveau zonage applicable au 01 Octobre 2014.

 

Investir en loi PINEL, c’est défiscaliser, mais c’est surtout investir dans l’immobilier.

Les commerciaux en défiscalisation (vous les nommez comme vous voulez, banquier, conseil en gestion de patrimoine indépendant, …) qui vendent des investissements en loi PINEL insistent toujours sur le montant de la réduction d’impôt et rarement sur la rentabilité globale du projet.

Souvenez vous de ma phrase d’introduction « Malheureusement, défiscalisation rime rarement avec rendement. Bien souvent, le contribuable agacé par la manière dont l’état gaspille ses impôt dans des dépenses somptuaire se précipite chez son banquier ou son conseil en gestion de patrimoine pour souscrire un produit de défiscalisation qui promet monts et merveilles. »

Nous sommes aujourd’hui totalement dans cette situation grotesque ou l’épargnant investisseur investi dans un bien immobilier pour réduire ses impôts sur le revenu sans même analyser la rentabilité réelle de son opération. Est il vraiment sérieux d’investir dans un bien immobilier alors que les prix sont toujours à des niveaux stratosphériques ?

Est il sérieux de fonder la rentabilité d’une opération d’investissement sur la réalisation future d’une plus-value alors que nous anticipons une baisse des prix de l’immobilier ? (cf « Prix de l’immobilier : Ou en sommes nous ? Quelles perspectives ?« ).

 

 

L’investissement dans le capital de PME pendant une durée minimum de 5 ans pour bénéficier d’un réduction d’impôt de 18% du montant de l’investissement.

Encourager les épargnants français à utiliser leur épargne au service de l’économie est une noble cause et c’est le fondement de cette réduction d’impôt de 18%.

Classiquement, la très grande majorité de ces investissements dans les PME est réalisée via les FIP ou FCPI dont nous avons décrit la rentabilité passée dans le propos liminaire. Néanmoins, il serait dommage d’abandonner cette solution du seul fait de la piètre performance des FIP et FCPI.

Avez vous pensé au crowdfunding equity ? Et oui, en investissant au capital de PME qui réalisent une augmentation de capital sur des platerformes de crowdfunding (type wiseed ou anaxago), vous investissez dans des PME et pouvez (dans certains cas) bénéficier d’une réduction d’impôt de 18%. (cf »Défiscalisation : Avez vous pensé au crowdfunding pour réduire votre impôt sur le revenu ?« )

 

 

 

Investir dans l’économie sociale et solidaire et bénéficier d’une réduction d’impôt de 18%.

De la même manière qu’il est possible de bénéficier d’une réduction d’impôt à l’occasion de l’investissement d’une PME, il est possible de bénéficier de cette même réduction d’impôt de 18% à l’occasion de l’investissement au capital d’une entreprise solidaire qui exerce une activité à forte utilité sociale et/ou environnementale qui réinvestit la majorité de ses bénéfices dans son développement.

Les entreprises éligibles bénéficient du label Finansol :

-Actions non cotées d’Autonomie et Solidarité, une société de capital risque qui investit ses actifs dans le capital d’entreprises non cotées dont la valeur peut fluctuer et n’est pas garantie ; 

–  Actions non cotées d’Entreprendre pour Humaniser la Dépendance (EHD), une société foncière qui a été créée par l’association La Pierre Angulaire, dont la mission est de gérer des maisons de retraite et de soins accueillant des personnes âgées socialement fragilisées et en situation de dépendance ; 

– Actions non cotées d’Habitats Solidaires, grâce aux fonds récoltés, la Société Coopérative procède à l’achat et la rénovation de logements, et en assure la gestion au profit des personnes avec de très faibles revenus ; 

– Actions non cotées d’Initiatives pour une Economie Solidaire (IES)une SCIC (Société Coopérative d’Intérêt Collectif) de financement solidaire qui soutient des projets d’entreprises solidaires créatrices d’emplois, en faisant appel à l’épargne citoyenne en Midi-Pyrénées, depuis 1998 et en Languedoc-Roussillon depuis 2014 ; 

– Actions non cotées de FADEV pour soutenir des entrepreneurs en Afrique qui mettent en application les valeurs d’une économie sociale et solidaire ; 

– Actions non cotées de Femu Quiune structure de capital risque régional dont la mission est de financer et d’accompagner la création et le développement d’entreprises en Corse ; 

– Actions non cotées de Garrigue, une société de capital risque qui investit ses actifs dans le capital d’entreprises non cotées ;

– Actions non cotées de Herrikoa, une société de capital risque qui investit ses actifs dans le capital d’entreprises non cotées dans le pays basque ;

– Actions non cotées de la Foncière Chênelet, dont l’objectif est la construction de logements sociaux à haute performance énergétiques et à charges maîtrisées, accessibles aux revenus les plus modestes ;

– Actions non cotées de la Foncière Habitat et Humanisme, l’outil qui permet à l’association Habitat et Humanisme de faire l’acquisition et de rénover des biens immobiliers afin d’y reloger des personnes en situation d’exclusion sociale ;

– Actions non cotées de la Foncière Terre de Liens, qui collecte de l’épargne solidaire auprès des citoyens et des institutions privées et acquiert des biens immobiliers en milieu rural pour en assurer, sur le long terme, une gestion sociale et écologique ;

– Actions non cotées de Lurzaindia, qui acquiert des terres et des bâtiments dans le pays basque menacés de perdre leur usage agricole, puis les loue à des paysans par le biais de baux stables et de long terme. Ces paysans s’engagent à respecter les principes de l’agriculture paysanne, c’est à dire une agriculture de proximité, à taille humaine, pourvoyeuse d’emplois, respectant les cycle naturels et impliquée dans la vie de son territoire ;

– Actions non cotées de la SIDI, qui participe au financement de structures de microfinance sociale ou encore d’organisations de producteurs en zone rurale en Afrique, Amérique Latine, Europe de l’Est et en Asie ;

– Actions non cotées de La Nef, qui accorde des prêts professionnels ou associatifs pour financer et soutenir des projets à caractère environnemental (agriculture biologique, protection de l’environnement,…), social (entreprises d’insertion, logement social,…), ou culturel (activités artistiques, édition culturelle,…) ;

– Actions non cotées de SNL Prologues (Parts B), dont l’objectif est d’accompagner des personnes en situation d’exclusion vers l’accès au logement. SNL Prologues est la structure financière permettant à l’association de faire l’acquisition de logements afin d’y mener ce travail d’accompagnement ;

– Actions non cotées de SPEAR, une plateforme de finance participative et solidaire qui propose aux épargnants de financer des projets à forte utilité sociale ou environnementale

 

C’est dans ce contexte que nous vous avons récemment présenté l’investissement dans la foncière « Terre de liens », société foncière spécialisée dans l’investissement dans la terre agricole loué à des agriculteurs qui développerons une agriculture bio. (cf »Comment investir dans la terre agricole et bénéficier d’une réduction d’impôt sur le revenu.« )

 

 

Et vous comment défiscalisez vous ? Quelles sont vos bonnes idées pour réduire votre impôt sur le revenu ?

 

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38 Comments

  1. Au lieu d’investir dans un FIP ou du Pinel autant faire un don à l’association de son choix 🙂 au mieux on dort tranquillement et on se sent utile.
    Voilà une méthode de défiscalisation pour séléctionner la destination des impôts.

    • C’est la raison pour laquelle j’aime bien l’idée de l’investissement dans le capital d’entreprises sociales et solidaires. Quitte à ne rien gagner, autant cela soit utile 🙂

      • Et en plus quand je vois « spears », ce pourraient même devenir des investissements rentables…

        • Mais personne ne vous en parlera, car personne n’est commissionné sur la vente de ces produits…. 🙂

          • « En 2012, SPEAR a ainsi versé 2 % d’intérêts bruts et 1,25% en 2013. » + « 18% de réductions de l’investissement sur l’impôt sur le revenu dans la limite de 9 000 € de réductions (50 000 € d’investissement) pour un célibataire et de 18 000 € pour un couple marié »

            Cela vaut peut-être le coup de faire un article dessus, non ?
            Je trouve le principe intéressant et la prise de risque assez faible.
            Je suis curieux de connaître le rendement net en prenant en compte les frais facturés par la société, les impôts sur intérêts et la réduction d’impôt.

          • Il faut préciser que dans le cas de SPEAR, il y a 3% de frais lors de la souscription. Le rendement 2014 a été nul et celui de 2015 devrait être dans la même tendance, car il s’agit en réalité de la rémunération des comptes à terme sur lesquels est placée l’épargne en attente d’investissement (semble-t-il). Par contre la garantie est top, puisque SPEAR prête à des banques qui financent les projets. Si un projet évolue mal, c’est la banque qui porte le risque.

            • « Le porteur de projet en besoin de financement établit un premier contact avec SPEAR grâce au formulaire suivant : Votre demande d’informations en 2 clics. SPEAR prend ensuite contact avec lui et examine son dossier sur la base de sa charte éthique.

              Dans le cas où le projet a un fort impact social, environnemental ou culturel, SPEAR l’accompagne dans la présentation du dossier à ses banques partenaires qui s’assurent de la viabilité économique du projet. C’est la banque qui décide si le projet peut être financé, car c’est elle qui porte le risque du projet, et non les épargnants !

              Si le projet est accepté sur ces 2 critères (impact et viabilité économique) il est mis en ligne sur notre site et présenté avec l’ensemble de nos projets. Les épargnants peuvent alors aider à son financement.

              L’épargnant voulant participer au financement d’un projet à hauteur de 5000 € (par exemple) achète 5 000 € de parts sociales de la coopérative SPEAR, et indique le projet bénéficiaire de son argent. Il paye 3 % de frais à SPEAR. Il bénéficie de réductions fiscales ( 18% sur l’IR ou 50% sur l’ISF) et reçoit chaque année des intérêts. Vous trouverez les conditions légales sur le bulletin de souscription.

              SPEAR dépose cet argent dans une banque partenaire qui le reverse sous forme de prêt au projet choisi par l’épargnant. En aucun cas cet argent ne vient garantir le crédit, et le risque de défaut de paiement de l’emprunteur est porté par la banque. Le crédit bancaire est à taux minoré, grâce au soutien des épargnants !

              Les épargnants sont tenus au courant de l’avancement des projets qu’ils ont soutenus, et SPEAR leur verse des intérêts de parts sociales (2 % en 2012, 1,25% en 2013), annuellement correspondant aux intérêts générés par leur épargne. La rémunération de l’épargne se fait sous la forme d’intérêt de parts sociales

              SPEAR envoie également les états individuels de souscription permettant d’obtenir des défiscalisations de 18% (IRPP) ou 50% (ISF) de la somme épargnée par chaque épargnant, si ceux-ci s’engagent à ne pas revendre ou demander le remboursement de leurs parts avant 5 ans.

              Les épargnants peuvent visualiser l’impact de leur argent à travers divers outils (carte, reporting, radars) et s’impliquer afin d’aider les projets soutenus. »

              source : http://www.spear.fr/comment-ca-marche

    • Bonjour Guillaume,

      Trop de Pinel tue le Pinel !
      Personnellement, je préfère investir en déficit foncier sur des biens à rénover. Cela me permet d’imputer 10700€ sur mes revenus, pas mal quand on a une TMI élevée…
      Au plaisir !

  2. jean claude says:

    Il faut aider les DOM , le Girardin est une facon , soit en industriel sur des projets , soit en logement social aupres d’institutionnels .
    Vous pouvez faire aussi de l’immobilier Malraux , mais faut etre tres selectif ( eviter les produits trop chargés via IFU ,ou les zones ou rendement locatif ininteressant )

  3. avant de défiscaliser, il est judicieux de voir si on ne peux pas éviter la taxation de ses revenus et de ne pas générer une nouvelle fiscalité par le biais d’une défisc.

    Ensuite avant de se décider il faut voir si la rentabilité si la rentabilité est comparable à d’autres solutions.

  4. Laurent Richard says:

    Il est illusoire de dire que tel investissement est bon et tel autre mauvais. Tout dépend de la situation personnelle, fiscale et familiale propre à chaque investisseur.
    Egalement, pour qui souhaite investir dans l’immobilier, il vaut toujours mieux le faire aujourd’hui plutôt que d’attendre une baisse hypothétique des prix car le facteur le plus important lors de l’investissement est le temps, bien loin devant la rentabilité.

    • « Egalement, pour qui souhaite investir dans l’immobilier, il vaut toujours mieux le faire aujourd’hui plutôt que d’attendre une baisse hypothétique des prix car le facteur le plus important lors de l’investissement est le temps, bien loin devant la rentabilité. »

      J’ai affaire là à un expert ou une personne de bon sens, ou les deux 🙂

  5. Belle liste de solutions sociales/solidaires/durables. Beau travail de recherche, merci. J’aime bien cette idée d’encourager fiscalement l’investisseur à aller sur cette thématique fragile mais à mon sens porteuse de valeurs essentielles. Merci aussi d’avoir souligné que le meilleur moyen de réduire ses impôts est de réduire sa base imposable. Et je pense qu’il y a beaucoup à faire de ce coté. Un montage classique consiste à faire un achat immo pour faire du déficit foncier et/ou du Pinel, comme décrit dans l’article, puis au terme de la durée d’engagement (3 ans pour le déficit foncier, plus pour le Pinel) passer en LMNP (ou LMP si c’est possible) afin de ne pas impacter fiscalement ces « nouveaux » revenus, tout en ayant un patrimoine qui rapporte.

  6. Concernant le non commissionnement des solutions « solidaires » abordées, c’est je pense une très bonne solution. Le CGPI qui fait bien son travail devrait facturer davantage des honoraires que toucher des commissions, il en sera d’autant plus crédible dans son conseil. C’est certainement un changement de paradigme pour beaucoup, mais c’est l’avenir de ce métier fortement concurrencé.

  7. Mais aussi
    avoir une personne de + de 75 ans à charge chez soi
    Avoir une aide à domicile
    Avoir une aide pour les enfants
    Employer un jardinier
    Pensions alimentaires ascendants descendants
    contributions aux charges du mariage (décision de justice)…..
    Dons à des organismes établis en France.
    Cotisations syndicales
    Enfants à charge poursuivant leurs études.
    Frais de garde des jeunes enfants
    Emploi d’un salarié à domicile.
    Dépenses d’accueil des personnes dépendantes
    Primes de rente survie.
    Intérêts d’emprunts pour l’acquisition de l’habitation principale………..(pour les chanceux qui en bénéficient encore)
    Etc. Pas rentable mais socialement utile

    Pour les placements aussi les SCPI fiscales
    les forêts
    Et
    les montages juridiques…cessions temporaires d’usufruit par exemple, donation en PP et ainsi de suite
    🙂
    un peu d’humour dans ce monde de brutes. Hollande regrette des propostions de Sarkozy….
    Des baisses d’impôts en vue …..

  8. Un des meilleurs articles que j’ai pu lire sur le sujet (notamment le passage sur les FIP / FCPI) !

    Merci Guillaume pour cet article sans langue de bois.

  9. Acceptez de payer des impôts! C’est le meilleur retour sur investissement que vous puissiez faire! Et de loin!

  10. jean claude says:

    @Hallof ,
    Quelle est votre TMI pour conseiller votre solution ? et si vous étes pro , que dites vous a vos clients qui sont a la derniére tranche ?

  11. @Hallof surement pas ou alors je souhaite lire la démonstration.

  12. Le seul moyen d’échapper à l’impôt + ISF en France, c’est de cesser d’y avoir des revenus ou de répartir ces revenus entre tous les membres de sa famille. Il n’y a pas de place pour les investisseurs qui veulent se développer en France : l’impôt est trop confiscatoire.

  13. Quid des FIP Corse ?
    On parle des FIP classiques à 18%, mais avec 38% de gain fiscal (disons 33% de gain fiscal si certains pratique encore 5% de frais d’entrée), même avec une moins value de 10% on sort à 8 ans avec un gain de 23% (soit environ 2,8%). Et encore je prends 5% de frais d’entrée dans le calcul.

    Je ne trouve pas que cela soit si mauvais que ça, et sur l’analyse des sociétés FIP qui réalise des plus-values, ils oublient 123 Venture !

    Concernant le PINEL, je suis d’accord, réaliser une simulation avec une revalorisation du bien est une hérésie. Mais la réaliser avec une revente au prix d’achat, en intégrant tous les frais détaillés (taxe, assurances, emprunts, copropriété, etc…), on obtient souvent de très belle performance.

    • jean claude says:

      123 Venture n’a pas de bonnes performances , que ce soit en FCPI/FIP IR , holding ISF , FCPI/FIP ISF .
      Je ne sais ou vous avez pris les chiffres , mlais c’est negatif a part 1 ou 2 tres anciens fonds .
      Quant au FIP Corse , ils sont négatifs , OK apres le gain fiscal , c’est pas pareil , mais franchement rester collé 10 ans pour gagner 2% par an , non . Tous ces produits sont tres rentables pour leur promoteur
      et les CGP qui ont des intéréts sur encours . . Ou Guillaume a raison , quelques rares sont positifs il les a nommé . Je considére qu’il peut y avoir un interet en ISF car le fiscal est de 50 % et que certains ne depassent pas 7 ans max , ce qui est deja tres long . Et encore faut savoir qu’il n’y a aucune sortie possible méme si handicap , deces etc

      • Bloqué 10 ans ? C’est 8 ans chez 123 Venture maximum ! Et être rémunéré sur des encours qui sont au maximum de 24 000€, je pense que vous n’êtes pas vraiment au courant des rémunérations sur ce genre de produits!

        Il faut arrêter les clichés de ce genre ! A titre professionnel je propose des FIP Corse (1% de Frais d’entrée, ce qui amène 37% de gain fiscal), et je ne me GAVE PAS DESSUS !

        Concernant votre propos sur 123 Venture, je vous invite à lire leur reporting Mars 2015 :
        Les fonds vont de -32% à + 117%, (pour une moyenne sur 26 fonds) de + 3,86 % (hors avantage fiscal).

        Je travaille avec eux depuis quelques années.

        Les autres investissements sont de belles promesses sans aucun feedback.

        Les FIP / FCPI représente un risque certain, il suffit de l’expliquer au client et lui faire comprendre que certaines thématiques d’investissement ont plus d’horizon que d’autres.

        FIP dans le tourisme en Corse me rassure plus qu’une FIP sur le tourisme à Clichy sous bois par exemple ! Il s’agit d’avoir une certaine visibilité sur le sousjacent de l’investissement pour mieux orienter les clients.

  14. Bonjour,

    Je suis l’un des fondateurs de SPEAR, le produit d’épargne solidaire décrit dans l’article. Suite à la curiosité qu’a éveillé Guillaume Fonteneau sur SPEAR, il m’a appelé pour me demander des précisions. Nous avons convenu que j’écrirai un article de présentation détaillé. Il est donc pour bientôt ! D’ici-là n’hésitez pas à me poser vos questions en réponse à ce commentaire.

    Cordialement,

  15. Une autre solution consiste à générer des revenus supportant une fiscalité mais plus faible, comme certains investissements immobiliers à l’étranger (USA, Allemagne par ex.).

    Franck

  16. jean claude says:

    @CG Patrimoine ,
    Je n’ai pas dit que les CGP se « gavaient  » sur les FCPI /FIP mais qu’ils pouvaient avoir une petite rémuneration sur l’encours . Si vous n’en avait pas , je peux vous dire que certains de vos collégues en percoivent . Je ne dis pas que c’est mal , c’est leur remuneration . Ceux qui se gavent sont les cabinets en question , OTC , Alto , Sigma , Innoveris , 123 , etc etc .qui percoivent des % en tout genre et captent une partie de PV a la sortie .
    Concernant 123 n c’est un cab serieux , mais faites le bilan , vous verrez que ce n’est pas tres bon , meme si c’est parmi les plus serieux du marché . A partir du moment ou ils ont changé leur stratégie pour viser la securité et etre sur actifs tangibles , la perf brute ne peut guere depasser 100% , je m’entends , cad maintien du capital , et lorsque on a enleve les frais pris sur le fond ,si on est flat , on est content . Donc 123 , oui mais en fonds ISF seulement . Sinon si vous prenez Oddo , Arkeon , Innoven et d’autres , c’est le gros bouillon .Certains ont joué les prolong jusqu’a 12 ans .Il y a mieux a faire que FIP et FCPI pour defiscaliser IR , mais c’est votre droit d’y croire . Moi je conseille FCPI IR a mes amis a qui je veux du mal . Si on ne veut pas s’embéter en one shot , autant faire un girardin avec une maison specialisée , vous gagnerez 18% et recupererez la mise au plus tard dans les 12 mois .

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