Voilà directement une conséquence des taux d’intérêt négatifs qui frappent aujourd’hui la France : Il pourrait rapidement être impossible de verser de l’argent sur les fonds euros des contrats d’assurance vie. Les compagnies d’assurance vie pourraient être contraintes de fermer, au moins temporairement, les nouveaux versements sur les fonds euros afin d’essayer d’en préserver le rendement à long terme.

C’est inévitable et plus la période des taux négatifs se prolonge, plus l’avenir des fonds euros est compromis et l’hypothèse de l’application de la loi SAPIN 2 se précise. Les compagnies d’assurance vie n’ont alors aucune autre alternative pour essayer de sauvegarder leur modèle économique : Interdire les nouveaux versements sur les fonds euros.

Comme nous vous l’expliquons déjà dans cet article « Assurance vie : Ne pas sous-estimer le risque réel des fonds euros ! Analyse de leur composition 2019″, la composition moyenne des fonds euros des contrats d’assurance vie révèle une véritable bombe à retardement pour les épargnants : Le fonds euros est composé d’environ 80% d’actif obligataire, dont environ la moitié d’emprunt souverain directement concernés par les taux négatifs et entre 15% à 25% d’emprunt obligataire auprès des banques au modèle économique fragilisé par ces mêmes taux d’intérêt négatifs.

 

 

L’exemple de la composition du fonds euros de l’AFER :

 

 

Ainsi, dans cette situation peu favorable des taux négatifs, plus les épargnants versent de l’argent sur le fonds euros, plus la qualité de ce dernier ce dégrade.

La situation est inquiétante pour les épargnants en fonds euros !

  • Soit les taux d’intérêt reste très bas, voir négatifs et c’est le rendement du fonds euros qui devient négatif à cause des frais de gestion prélevés par la compagnie d’assurance vie ;
  • Soit les taux d’intérêt augmentent et c’est alors la loi SAPIN 2 qui pourrait être mise en œuvre afin de bloquer les rachats et protéger la solvabilité des compagnies d’assurance vie.

 

De nombreuses compagnies d’assurance vie s’organisent pour se protéger face à cette catastrophe qui pourrait découler des taux d’intérêt trop faibles trop longtemps.

Les premières modifient les conditions générales pour que la garantie du fonds euros excluent les frais de gestion annuels, d’autres exigent des investissements de plus en plus importants dans les unités de comptes (50% à 60% pour certaines compagnies d’assurance vie), enfin, et ce sont peut être les plus honnêtes, d’autres refusent de réduire les frais d’entrée sur le fonds euros pour décourager les versements.

Les objectifs sont alors partout les mêmes : Il faut décourager les versements nouveaux sur les fonds euros ! Dans les années à venir, le fonds euros va devenir, encore plus encore, un placement inaccessible. Commercialement, les compagnies continuent de communiquer sur des rendements relativement élevés dans un contexte de taux inférieur inférieurs à zéro, mais dans la pratique, une fois l’épargnant appâté, elles lui vendent autre chose davantage en adéquation avec son intérêt.

Pour une fois, compagnie d’assurance vie et épargnant ont un intérêt convergent. L’épargne est en danger, et la facilité du fonds n’est qu’illusoire. A court terme, le fonds euros c’est formidable ! C’est le seul placement qui combine rendement et disponibilité. Mais dans la pratique, cette liquidité et ce rendement pourraient être remise en question dans les années à venir. Les épargnants doivent trouver d’autres manières d’utiliser leur argent ! L’épargne n’est pas la solution.

Dans cet article « Êtes vous prêt pour la destruction de la monnaie et de l’épargne ? », nous vous expliquions que vous deviez vous débarrasser de votre épargne avant qu’il ne soit trop tard. L’accélération des taux négatifs est un signal supplémentaire qui doit vous encourager à agir !

Peut être devriez vous relire l’article que nous vous proposions, l’année dernière le 28 Aout 2018 sous le titre « Épargne : Être capable de prendre des décisions fortes avant qu’il ne soit trop tard ! ».

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23 Comments

  1. Jean Claude says:

    Après le marronnier sur l’ISF voila maintenant celui du fond euros le retour.
    Vivement la rentrée afin que l’on passe à des thèmes plus sérieux.

  2. bonjour

    suivre le débat

  3. – Immobilier dope par les taux bas
    – Actions à un niveau élevé
    – Obligations Et placements à court terme qui ne rapportent rien
    Que reste t’il ? …..

    L’action des banques centrales vise à soutenir plus que de raison la consommation et l’investissement. Il ne faut plus épargner sauf que l’investissement se fait sur des actifs déjà probablement surévalués et la consommation fait disparaître la richesse.

    Au final, condamné à travailler jusqu’à la mort 😀

  4. Et draghi a prévu d’en remettre une couche en septembre. On fonce dans le mur et il accélère… Ce type est fou!

    La spoliation des épargnants a démarré tout doucement mais elle va s’accélérer. Tout ce petit monde est étonnamment serein, ils ont l’air sur de leur coup… Les petits épargnants paieront, et on trouvera bien quelque chose pour dispenser les gros… Comme d’habitude…. Mais je crois que cette fois-ci, cela ne marchera pas…. L’aléa moral de 2008 n’a pas été purgé, il s’est transformé en 2019 en escroquerie industrielle, il n’y a plus de limites… même le président américain manipule les marchés financiers avec ces tweets (c’est tout simplement ubuesque)… Et les arguments du type ‘On n’avait pas le choix’, ‘Ca aurait été pire si on l’avait pas fait’, ‘Sans ça, c’était la fin du monde’, etc… se heurteront au mur de la défiance… Il faudra quelque chose de beaucoup plus ambitieux et démocratique pour sortir par le haut de cette spirale qu’injecter quelques milliers de milliards de plus dans les banques.

  5. julien bonnetouche says:

    Bonsoir,

    L’article de Guillaume ouvre un sujet plus important que l’aspect provocateur que certains ici soulignent.

    Nous sommes en train de vivre une révolution à la fois monétaire et financière.

    Les conséquences des taux zéro ne sont pas encore bien comprises par tous. Et les répercutions sur les banques et les assurances ne sont les les moindres, car la survie de celles ci nécessitera plus que jamais le recours soutient des banques centrales.

    Les QE ne sont pas terminés loin de là.

    Les particuliers et autres investisseurs, devront choisir entre perdre de l’argent sur les fonds euro ou même leurs dépôts bancaires, ou bien prendre des risques sur les fonds actions.

    la hausse ininterrompue de l’immobilier et de l’OR traduisent l’inquiétude des investisseurs qui préfèrent pour le moment se rabattre sur ces valeurs refuges plutôt que les actions d’entreprises plus risquées.

    C’est un peu problématique dans la mesure où l’immobilier sert d’abord à se loger avant d’être un placement.

    Je constate que les prix s’envolent sur le beau.

    La question que l’on peut se poser est celle ci : jusqu’où cela peut il aller ? En particulier pour les grandes villes ? car le stock de logement à la vente est limité, voire quasi inexistant à Paris .

    Je n’ai pas la réponse mais c’est inquiétant. ( pourtant étant propriétaire je devrais m’en réjouir, mais ce n’est pas le cas, car j’estime que l’on sort d’un marché immobilier normal).

    Et de toutes façons le stock immobilier des villes est tout à fait insuffisant pour répondre à toutes les demandes d’investissement.

    Il faudra donc, à un moment ou un autre se tourner sur les actions qui elles sont beaucoup plus liquides.

    Par ailleurs l’essentiel des placements ( fonds de pension, AV et Autres) sont investis en obligations pour le moment.
    Alors avec des taux zéro ou négatifs qui va servir les intérêts à ceux qui vivent de ça ? Retraités pas exemple.

    La aussi les banques centrales devront intervenir d’une façon ou d’une autre ( hélicoptère money ?)

    Et si on taxe les dépôts, les billets sous le matelas vont ils les remplacer ?

    Dans ce cas, les États ne seront ils pas tentés alors de supprimer le cash pour le remplacer par des monnaies virtuelles avec des conséquences encore imprévisibles ?

    Tout cela, on y va. Assez surement.

    Mais pour l’adaptation des humains que nous sommes, , tout dépend de la vitesse !!

    • Michel 2 says:

      Y a qu’a se rappeler un peu d’histoire …..Keynésienne !

      |Il semble que peu à peu la prise de conscience que les banques centrales ont « tiré sur la corde » se généralise. Cela n’a pas atteint le stade de la connaissance reconnue par tous, la common knowledge, en anglais – mais on y vient.

      Et si on y arrive, cela changera tout.

      La connaissance se propage par cercles concentriques, un peu comme le mouvement à la surface de l’eau quand on jette une pierre. Quand on a atteint les bords, on peut dire que l’on est dans la common knowledge et la perception du réel bascule.

      Les comportements également.

      L’échec des politiques monétaires à relancer la croissance, c’est une chose que Keynes a découverte lors de la Grande dépression des années 1930.

      Sa proposition de politique visant à obtenir le plein emploi et à mettre fin à la dépression au début des années 1930 était d’abord articulée autour d’une réduction conventionnelle des taux d’intérêt puis d’un QE (quantitative easing, assouplissement quantitatif) non-conventionnel. En 1936, lorsqu’il écrivit son grand ouvrage, la Théorie générale, il a reconnu l’échec de la politique monétaire.

      C’est ce qu’il se passe cette fois encore.

      Les économistes traditionnels, y compris des keynésiens comme Paul Krugman, ont d’abord préconisé des injections monétaires massives pour stimuler les économies.

      Le gouvernement japonais a même invité Krugman et d’autres à Tokyo pour les conseiller sur le QE. Le gouvernement et la Banque du Japon (BoJ) ont adopté le QE avec une audace sans pareil, à tel point que la BoJ a acheté la quasi-totalité des obligations d’Etat disponibles sur le marché – en vain. La croissance reste faible, l’inflation est proche de zéro et les salaires stagnent.

      Les banques centrales sont à court d’idées

      Les investisseurs le pressentent : ils sont en transition dans leurs croyances. La situation des marchés est paradoxale parce que des courants de croyances différentes se combinent et se mélangent ; le résultat des différentes composantes est difficile à interpréter.

      Il y a en a qui jouent encore la poursuite des lignes antérieures, d’autres qui jouent l’accélération… il y en a qui croient à la rupture… et tout cela se traduit par la confusion.

      C’est pourquoi les rendements obligataires sont négatifs dans le reste du monde et qu’aux Etats-Unis, la courbe des rendements s’est inversée. C’est pourquoi les marchés actions ont cessé d’être unanimes. C’est pourquoi l’or est recherché, etc.

      Les banques centrales ne peuvent rien faire d’autre que réduire les taux d’intérêt là où ils ne sont pas encore nuls, les rendre plus négatifs là où ils le sont déjà, et préparer encore plus de QE.

      Certains économistes radicaux n’ont pas abandonné la politique monétaire ; ils préconisent le fameux helicopter money, « l’argent déversé par hélicoptères » de Milton Friedman.

      Celui-ci conseillait de contourner le système bancaire, d’imprimer de l’argent et de le donner directement aux ménages, c’est-à-dire envoyer des hélicoptères dans le pays pour l’arroser de liquidités et de pouvoir d’achat. Cet « argent pour le peuple » est le dernier recours de la solution de politique monétaire.

      Le vent tourne

      Les économistes plus avisés reconnaissent désormais que l’assouplissement monétaire ne fonctionne pas. Le Financial Times et le Wall Street Journal sont allés dans cette direction, et ils critiquent cette politique de plus en plus clairement.

      Les éditorialistes les plus honnêtes font valoir que la transmission ne s’effectue pas :
      « La politique monétaire est inefficace. Nous ne savons même pas comment cela fonctionne. Bien sûr, la politique des taux peut aider aux moments critiques du cycle économique en réduisant les paiements d’intérêts lorsque les débiteurs sont en difficulté. Mais nous avons atteint les limites de ce que les banques centrales peuvent faire. »
      Le ruissellement est une chimère, l’argent ne va pas dans les poches de ceux qui en ont besoin et qui le dépenseraient.

      Quant aux entreprises, elles ne prennent pas leurs décisions en fonction des taux d’intérêt, c’est une évidence désormais prouvée.

      L’investissement des entreprises n’est jamais vraiment reparti ; il réagit fortement aux profits antérieurs mais, contrairement aux affirmations habituelles des économistes classiques, les dépenses d’équipement n’ont pratiquement aucun lien avec les variations des taux d’intérêt, la volatilité des marchés ou les spreads sur les obligations de sociétés.

      Une enquête de la Réserve fédérale américaine auprès des dirigeants d’entreprises en 2012 conclut ceci :
      « La plupart des entreprises se disent assez insensibles aux baisses de taux d’intérêt et qu’elles ne sont que légèrement plus sensibles aux augmentations de taux d’intérêt. »
      Ce qui est le moteur des économies capitalistes et de l’accumulation de capital – car l’investissement n’est rien d’autre que l’accumulation du capital – c’est l’évolution des profits et de la rentabilité du capital investi.

      L’histoire récente nous le prouve : la surabondance du crédit, les taux nuls, la volatilité faible, les spreads au plus serré, tout cela ne produit que… des rachats d’actions, de l’ingénierie financière.

      L’argent fictif, pourrait-on dire, ne produit… que du capital fictif !]

  6. julien bonnetouche says:

    Bonjour Michel,

    Si ce n’est pas vous qui avez écrit ce texte (on peut le supposer du fait des parenthèses) vous devriez en donner l’auteur, car l’analyse est bien écrite et colle vraiment à la réalité.
    Si c’est vous, bravo !

    On peut même se demander dans quelle proportion l’hélicoptère money tel que décrit ci dessus se traduirait par une relance de la consommation plutôt que par une augmentation de l’épargne.

    Mais l’hélicoptère money peut revêtir plusieurs costumes.

    Et l’un d’entre eux est en train de se mettre en place aux pays bas :

    En effet on a appris aujourd’hui que le gouvernement néerlandais allait mettre ne place un plan de 50 milliards d’euros, afin de financer plusieurs secteurs d’activité, dont l’intelligence artificielle ainsi qu’une revalorisation du salaire des professeurs.

    Cela témoigne au moins d’une compréhension des enjeux mondiaux, alors que l’Europe est à la traine pour tout ce qui est relatif à la technologie.

    Mais le gros morceau c’est l’Allemagne qui traine des pieds pour dépenser ses sous. Là aussi des discussions sont en cours pour un plan de 50 milliards. Un paille pour les allemands.
    Il faudrait surement 10 fois plus.

    Il vont surement y venir par nécessité, puisque les affaires ne vont plus très bien.

    En tous cas, c’est souhaitable car l’investissement dans la connaissance et les technologies est certainement la meilleurs approche pour essayer de se sortir d’une situation d’enlisement dans laquelle, partis comme le Japon il y a 30 ans, nous nous enfonçons un peu plus chaque jour.

    Naturellement en pareil cas, l’Allemagne en serait la première bénéficiaire, mais par osmose, nous devrions, nous au sud de l’Europe, en recevoir aussi un peu.

    • Michel 2 says:

      Bonjour Julien,
      Peu importe l’auteur, c’est le contenu qui compte et celui-ci reflète exactement le fond de ma pensée.

      Quand vous dites: « …. l’investissement dans la connaissance et les technologies est certainement la meilleurs approche pour essayer de se sortir d’une situation d’enlisement dans laquelle, partis comme le Japon il y a 30 ans, nous nous enfonçons un peu plus chaque jour. »
      d’un côté, j’ai tendance à imaginer que c’est la meilleure solution et de l’autre je me dis que le Japon a été un des, sinon le principal innovateur (technologique) de la planète ces 30 dernières années et quand on voit où cela les a amenés, je me dis qu’ils ont du « râter » quelque chose !
      Mais quoi donc ? Avoir associé (trop) de Keynès à leurs stratégies?
      Auraient-ils dû suivre plus de Shumpeter et de Ricardo ???
      Cordialement

      • Mais qui est donc cet auteur ? il est au contraire essentiel de savoir qui écrit pour savoir pourquoi il le fait.

      • Michel 2 says:

        Ila aussi écrit ce pamphlet sur l’or l’excellent BB (ce n’est pas Brigitte Bardot).

        [FAISONS UN POINT (RADICAL) SUR L’OR

        L’or, nouveau Zorro ? Oui, dans le sens où il vous permet de reprendre votre situation en main face aux gesticulations des autorités financières et économiques mondiales.

        Les craintes se propagent dans le contexte des guerres commerciales et du ralentissement de la croissance dans le monde. Le marché boursier fait le yoyo, à la hausse ou à la baisse, en fonction des nouvelles de la guerre commerciale ou d’un commentaire sur la Réserve fédérale américaine.

        La quotidienneté fait oublier l’essentiel.

        L’or a augmenté d’environ 20% depuis le moment où Trump avait averti en décembre dernier : « Je suis l’homme des taxes douanières. »

        Les raisons de la hausse
        Le principal facteur à l’origine du mouvement de l’or a été l’escalade des tensions commerciales entre les Etats-Unis et la Chine. La guerre des devises joue un rôle important dans la montée de l’or. Le prix de l’or ou de l’argent-métal augmente ou diminue car la valeur de notre fausse monnaie augmente ou diminue.

        L’or et l’argent ne sont que de l’or et de l’argent.

        L’autre raison, c’est la perspective d’une récession économique mondiale. Elle obligera les autorités monétaires à reprendre leurs opérations d’avilissement de la monnaie avec baisse des taux, mise à zéro des taux, puis taux négatifs… puis enfin menaces sur le cash – et bien sûr le retour au quantitative easing (QE) en attendant le financement direct/monétisation des déficits des gouvernements.

        Tout cela et beaucoup d‘autres choses encore – comme le risque lointain d’hyperinflation ou celui de guerre – joue un rôle dans la formation d‘un contexte ou d’un climat favorables à l’achat d’or.

        Ce ne sont pas ces aspects qui m’intéressent. Ce qui m’intéresse, ce sont les racines, les fondements. Essayons de creuser. Soyons radicaux.

        Le métal jaune magique
        L’or a un côté magique. Même les plus rationnels ont tendance à perdre leur capacité de raisonnement lorsqu’il s’agit de parler du métal jaune.

        Le métal brille tellement, à certaines périodes, qu’il aveugle ses adorateurs. En ce sens, les banquiers centraux qui n’existent et ne satisfont leur volonté de puissance démiurgique que sur le rejet de l’or ont raison : c’est une relique barbare.

        Mais ces gens, eux aussi, se prennent pour des idoles. Ils ont imposé ce que j’appelle « l’étalon PhD », l’étalon des diplômés, des docteurs, des Diafoirus. La fascination qu’ils exercent, croyez-moi, durera beaucoup moins longtemps que celle qu’exerce l’or.

        Ils savent, ces docteurs Folamour, que l’or est leur statue du commandeur ; c’est lui qui les démasquera. En attendant, leur statut monopolistique de sujet sachant, de diplômé, leur permet de vous donner l’illusion, d’instiller la croyance, que leurs pouvoirs sont sans limites, qu’ils peuvent multiplier les signes monétaires, multiplier les pains.

        Comme c’est faux, comme ils ne sont puissants que de votre ignorance, ils vous enfument, ils vous mentent et vous font prendre les vessies pour des lanternes : ils affirment qu’on peut, en agitant des signes et en gesticulant sur les scènes médiatiques, fabriquer de la croissance, produire des richesses concrètes.

        Eh bien non !
        Après plus de 10 ans passés à ajouter des zéros dans les livres de comptes, on sait que cela ne marche pas : ni Bernanke, ni Yellen, ni Powell, ni Draghi ne marchent sur l’eau !

        Il n’y a que dans l’imaginaire des marchés et de la spéculation, il n’y a que dans le monde des ultra-riches qui partagent le même mirage, la même religion ; que les prophéties de ces zozos se réalisent. Leur pouvoir en tant que pseudo-pouvoir est cantonné.

        L’or est votre allié ; c’est l’ange gardien des petits contre les gros, des sujets contre les prédateurs gouvernementaux et leurs alliés kleptos.

        L’or est une sorte de Zorro. L’or est symbole – je dis symbole, pas signe – de richesse, mais aussi de vérité, de pureté.

        Bref il présentifie sous une forme ramassée, concentrée, tout ce que vos maîtres, vos usurpateurs, cherchent à détruire. L’or est l’intermédiaire universel, éternel, des marchandises – c’est-à-dire du travail cristallisé. Et c’est parce que c’est du travail cristallisé que lui ne ment pas.

        L’or n’est pas du vent
        L’or est un cristal de travail. Même s’il est désiré, ce n’est pas un désir ! Ce n’est pas du vent.

        L’or est votre ami dans ce monde hostile, dans ce monde faux, bidon, fake. Toute la perversité du monde actuel est contenue dans ce mot « fake ». Il résume la dialectique actuelle, tout comme son complément, la démarche conspirationnisme/anti-conspirationnisme.

        Ils mentent, ils trichent, ils mystifient, ils inversent, ils truquent les valeurs, les sens et les mots… et vous, vous essayez de les battre sur leur propre terrain, vous aussi vous avancez du fake », vous produisez du conspirationnisme et le combat continue. Ils en rajoutent et vous aussi.

        Ainsi un monde artificiel se crée, un monde où on ne sait plus ce qui est vrai et ce qui est faux – un monde d’opinions qui a détruit ses invariants, ses référents, ses ancrages, un monde où tout glisse, relativisé sur l’océan de la servitude. C’est le nouvel imaginaire social, c’est le nouveau champ de bataille.

        L’or dit pouce, je ne joue pas ce jeu, je reste dans le monde, ce monde d’effort, ce monde de sueur et de transformation concrète du monde, dans l’authentique.

        On est au cœur du combat pour la liberté et la dignité ; c’est autour de tout cela que tourne aussi le combat pour l’or. ]

        • Riche&Célèbre says:

          Dans assurance-vie il y a le mot assurance, ce n’est que par le fonds garanti que ce placement a une raison d’être (je laisse ici de côté, volontairement, l’enveloppe fiscale et notamment la question de l’exonération des droits de succession). Les unités de compte n’ont aujourd’hui aucun sens, car elle font peser sur le souscripteur deux risques, celui de porter l’aléa des marchés, plus l’épée de Damoclès de la loi Sapin II. Quitte à choisir de prendre des risques en capital, autant souscrire des actions ou des SICAV dans un compte-titres ou, mieux, dans un PEA : au moins les sous-jacents restent votre propriété, vous évitez le risque de blocage façon Sapin II sur les U.C.
          Pour revenir au sujet de l’article, oui, les fonds euros devraient logement être fermés aux nouveaux versements pour éviter la dilution des rendements, mais ça voudrait dire que la profession d’assureur-vie programmerait sa disparition par extinction d’ici dix ans…

    • Pas sûr. Rénover les routes en Allemagne ou remplacer deux centrales à la lignite par des éoliennes en carbone, ce sera surtout profitable à l’industrie allemande. Là non plus, pas de ruissellement…

      En tout cas, ceux qui se marent bien, ce sont ceux, qualifiés de populistes, qui appelaient depuis plusieurs années à la relance par la dépense. Pas que populistes, d’ailleurs, car nos « progressistes » français voulaient eux aussi relancer par la dépense. Évidemment, l’Allemagne n’est pas endettée comme la France, et elle a les moyens de sa relance, sans trop augmenter sa dette, mais le politicien français lambda ne s’embarrasse pas de détails.

      Ceci dit, je ne suis pas sûr que les relances envisagées par les hollandais ou les Allemands soient efficaces.

      • Michel 2 says:

        Oui, effectivement ces relances ne sont pas (plus) enthousiasmantes comme elles ont pu l’être après la dernière crise.

  7. julien bonnetouche says:

    Michel,

    l’économie reste de toutes façons un mystère.

    La psychologie des peuples y est pour beaucoup. On le vois bien avec la guerre commerciale où l’on peut penser qu’elle est un facteur essentiel dans la grève du zèle actuelle des décideurs et des investisseurs.

    les Français ne sont pas des allemands et encore moins des japonais, dont les références au passé et la culture familiale, tiennent une place centrale dans leur vie.

    Ce qui est certain par contre, c’est que nous devons intervenir pour relancer une croissance en berne. Et ce n’est pas en se croisant les bras que les choses iront mieux.

    l’investissement dans la formation, et surtout celle de haut niveau est la seule opportunité dont on peut logiquement espérer des débouchés, dans ce monde où la connaissance régnera plus que jamais.

    Alors il ne faut pas tarder…

    • Michel 2 says:

      Intervenir ! Mais comment ? si c’est pour relancer à coups de QE et d’intérêts négatifs, alors non, on va droit dans le mur, c’est quasi certain, ce n’est qu’une question de temps.

      Les pays en croissance, aujourd’hui, ce sont ceux qui sont partis de bas très bas parfois comme la chine, le Nigéria, le Vietnam, etc. cad ceux qui cherchent à « équivaler » avec les pays dits développés.
      Que deviendront-ils quand ils auront atteints ce niveau comme la Corée du sud par exemple ? Il y a de fortes chances qu’à leur tour, ils entrent stagflation eux aussi, voire en récession.
      Dans ce contexte morose, un pays attire l’attention, c’est l’Israël:
      « Israël consacre l’équivalent de 4,3% de son PIB à la R&D civile (contre 2,2% pour la France). Le pays figurait au 5e rang de l’édition 2019 du classement de Bloomberg sur l’innovation devant les Etats-Unis, le Japon et la France. »

      https://www.tresor.economie.gouv.fr/Pays/IL/economie-israelienne

  8. Je trouve très intéressant ce « moment » que nous vivons. Nous allons ouvrir une Porte économique encore inconnue jusqu’alors.
    Il y aura de belles opportunités et des certitudes qui voleront en éclat. Reste à identifier lesquelles

  9. julien bonnetouche says:

    Michel,

    Vous ne comprenez pas :

    les QE et intérêts négatifs sont une chose.

    L’investissement en est une autre;

    Les QE continueront parce que les banques et les assurances en auront besoin pour palier les inconvénients des intérêts négatifs. Cela est acquis et ne pourra pas se modifier tant que la croissance, l’inflation et une remontée des taux ne se fasse jour.

    Par contre la prise de conscience qu’il faut distribuer de l’argent le plus intelligemment possible pour faire repartir l’économie est plutôt une bonne nouvelle.

    Cela fait maintenant des semaines que j’explique que nous allons vers un accroissement de l’endettement facilité par les taux inférieurs à l’inflation, et nous voilà devant une première phase avec cette prise de position des pays bas.
    Cela traduit à mon sens un changement d’état d’esprit de la part des pays du nord pourtant riches, mais qui jusque là faisaient la sourde oreille à ce genre de dépense.

    Dans l’esprit de Milton Friedman, l’hélicoptère money n’était qu’une hypothèse de travail, mais dans l’esprit d’olivier Blanchard, l’argent distribué doit l’être intelligemment : c’est à dire essentiellement dans tout ce qui peut engendrer un enrichissement à terme : enseignement, technologies, recherche, et modernisation de tout ce qui peut faciliter le développement des entreprises.

  10. « Cela traduit à mon sens un changement d’état d’esprit de la part des pays du nord pourtant riches, mais qui jusque là faisaient la sourde oreille à ce genre de dépense. »

    Jusqu’ici, ils étaient en croissance. Maintenant, ils sentent le vent du boulet. Étonnamment, ce qu’ils rejetaient hier comme les défauts des gens du sud pas capables de gérer correctement leur argent, devient raisonnable et souhaitable.

    Hier, un dirigeant néerlandais vantait « l’esprit calviniste » qui faisait la supériorité des économies du nord sur celles du sud. Aujourd’hui, il est content de gaspiller 50 milliards pour soutenir une économie qui ne vivait en fait que par l’importation et la revente de produits chinois.

    Dans deux ou trois ans, on va bien rire. Le marché intérieur de la Hollande, c’est tout petit.

  11. Dans le thème, voici un extrait du mail que je viens de recevoir concernant mon assurance-vie :

    Nous avons le plaisir de vous informer du nouveau dispositif de participation aux bénéfices pour 2019 et 2020, accessible sur votre contrat d’assurance vie ING Direct Vie contenant le fonds euros Netissima.

    Période d’application :
    Le présent dispositif s’applique à partir du 1er janvier 2019 et jusqu’au 31 décembre 2020.
    Conditions d’accès à ce dispositif :
    Part de l’épargne investie en unités de compte (sur toutes les unités de compte) :
    Supérieure ou égale à 30 % et inférieure à 40 % de l’encours total de votre contrat -> Majoration de la participation aux bénéfices servie au titre de l’année 2019 et 2020 sur le fonds euros Netissima : +0,30%
    Supérieure ou égale à 40 % et inférieure à 50 % de l’encours total de votre contrat -> +0,40%
    Supérieure à 50 % de l’encours total de votre contrat -> +0,50%

  12. Guillaume FONTENEAU says:

    Interview hier de Bernard DELAS, vice président de l’ACPR (autorité de contrôle des compagnies d’assurance vie – instance de la Banque de France) dans laquelle il demande aux assureurs de renoncer le fonds euros : « Il faudra aussi renoncer aux produits en euros offrant à la fois la protection du capital et une liquidité permanente. Les assureurs devront imaginer de nouvelles offres et, étape par étape, habituer leurs clients à prendre une part de risque. C’est une question de pédagogie et d’éducation financière »

  13. julien bonnetouche says:

    Bonjour,

    j’ai moi aussi reçu un courrier de mon assureur vie (AFER)
    ils proposent à leurs clients ce que je pourrais appeler des fonds euro « dopés » c’est à dire avec un % d’actions (on ne fait pas de miracle)

    Mais ils ne changent pas vraiment d’appellation pour ne pas effrayer les clients habitués au revenu sans risque.

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