Dans le petit monde de l’assurance-vie, la référence c’est l’AFER. C’est comme ça depuis 30 ans, le contrat de l’AFER est classiquement de taux de rendement le plus attendu de l’année.

Tel un phare dans le monde des fonds euros, l’AFER vient d’annoncer une baisse de 0.15% du rendement de son fonds euros en 2020 par rapport à 2021. En 2020, le fonds euros de l’AFER affiche un rendement de 1.70%, c’est à dire 1.40% après paiement des prélèvements sociaux au taux de 17.20%.

Il s’agit là d’un taux tout à fait honorable au regard de l’année 2020 que nous venons de vivre. Ce taux est satisfaisant au regard des rendements des autres fonds euros du marché ont affiché un rendement moyen de 1.33 % en 2019 et qui pourraient afficher un rendement moyen compris entre 1.10% et 1.20% pour 2020.

Néanmoins, à long terme, il s’agit là d’un rendement trop faible pour un épargnant qui souhaiterait valoriser son épargne à long terme.

Dans une année compliqué comme celle que nous venons de traverser, obtenir un rendement supérieur à 1% est rassurant, mais la question est de savoir s’il sera suffisant durablement.

En réalité, deux scénario doivent être envisagés :

  • Le premier scénario est celui d’une économie en déflation durablement. Il s’agit d’un scénario à la Japonnaise de la mort lente et certaine d’une économie qui n’arrive plus à trouver un dynamisme suffisant qui rendrait supportable des taux d’intérêt plus élevés. Les partisans de ce scénario déflationniste sont très inquiets quant à l’avenir et veulent protéger la valeur de leur épargne face à la chute irrémédiable de l’économie. Puisque l’économie s’effondre, ils préfèrent garantir à tout prix la valeur actuelle de leur patrimoine plutôt que de l’exposer au dynamisme négatif de l’économie qui détruirait encore davantage le fruit d’une vie de travail. Dans un tel scénario, un rendement garanti au dessus de 1% est une aubaine.
  • Le second scénario est celui d’une économie inflationniste durablement. Il s’agit du scénario d’une économie sur laquelle il est préférable d’être exposé. L’inflation peut être monétaire, c’est à dire le fruit d’une impression monétaire débridée grâce aux taux d’intérêt négatifs par exemple ou liée à une très forte activité économique et une croissance économique puissante. Dans les deux cas, l’inflation détruit la valeur de la monnaie, elle décourage l’épargne et encourage les épargnants à exposer leur patrimoine au dynamisme de l’économie. Dans un tel scénario, détenir de la monnaie est une source d’appauvrissement et le rendement garanti par le fonds euros est bien maigre au regard de la perte de pouvoir d’achat de la monnaie.

Comme nous vous l’expliquons avec obsession depuis 2016 et l’apparition pour la première fois des taux d’intérêt négatifs, le second scénario et la nécessité de réduire votre épargne pour exposer votre patrimoine au dynamisme de l’économie est celui qui nous apparaît comme le plus raisonnable (cf. « Les taux d’intérêt négatifs à l’origine d’une forte hausse des prix de l’immobilier et des marchés actions ?« )

Nous l’expliquions en Juillet 2019 sur le plateau de BFM Business :

ps : Depuis, je me suis coupé les cheveux 😉

Et vous quel est votre scénario pour les prochaines années ?

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A suivre…

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