L’assurance-vie et plus principalement le fonds euros est le placement historique des épargnants Français. La promesse du placement miracle qui assure un rendement élevé, tout en garantissant la disponibilité et la garantie du capital à tout moment avait effectivement de quoi séduire.
Malheureusement, la recette miracle du fonds euros n’existe plus. C’est vrai que le fonds euros est toujours, et il devrait le rester, un produit garanti et disponible à tout moment, mais question rendement, le fonds euros n’est définitivement plus un placement suffisamment rémunérateur à long terme.
Comme nous vous l’expliquons dans la « méteo du patrimoine » : « Le rendement sans risque du fonds euros est le meilleur qu’il est possible d’obtenir pour un placement sans risque et relativement disponible, mais le rendement est insuffisant pour espérer s’enrichir et valoriser son épargne. A long terme, le fonds euros est source d’appauvrissement relatif dans un monde ou l’inflation monétaire et les taux d’intérêt négatifs détruisent la valeur de l’épargne et de la monnaie ».
Les choses sont claires : Le fonds euros, du fait d’un rendement médiocre, est source d’appauvrissement pour celui qui voudrait y placer de l’argent à long terme. Ce n’est définitivement plus un placement attrayant à long terme.
De surcroît, l’épargnant ne devra pas être aveuglé par les avantages fiscaux de l’assurance-vie pour justifier l’intérêt de ce placement, car à long terme, l’économie de droit de succession sera bien souvent inférieure à l’appauvrissement relatif de l’épargnant; L’économie de droit de succession, c’est environ 20% du capital épargné en Assurance-vie. A quoi bon s’enfermer dans un mauvais placement pendant 20 ou 30 ans pour espérer éviter de payer un impôt finalement faible au regard de la perte de rendement importante.
Prenons un exemple pour comprendre.

Monsieur X possède 200 000€ sur le fonds euros de son contrat d’assurance-vie. Dans 25 ans, considérant un rendement moyen à 1%, il pourra espérer avoir 255 000€ net de frais de succession au profit des bénéficiaires du contrat d’assurance-vie.

Monsieur Y possède 200 000€ investis dans un actif dont le rendement de long terme est de 3%. Dans 25 ans, il pourra espérer un capital de 418 000€ soumis aux droits de succession à 20%, soit un capital net de droits de succession de 355 000€.

Monsieur Z possède 200 000€ investis dans un actif dont le rendement de long terme est de 5%. Dans 25 ans, il pourra espérer un capital de 677 000€ soumis aux droits de succession à 20%, soit un capital net de droits de succession de 541 000€.

Il n’y a pas photo. Je préfère payer des droits de succession et ne pas profiter de la fiscalité attrayante de l’assurance-vie. Bref, vous n’avez pas le choix, vous devez trouver le moyen de vous débarrasser de vos fonds euros au profit d’investissements de long terme dont les perspectives de rendement seront plus favorables.
 

Vous devez investir votre épargne dans l’économie réelle.

Si l’épargne est menacée, vous n’avez pas d’autre choix, vous devez transformer l’épargne qui n’est autre qu’un stock de monnaie pour l’investir dans l’économie. De manière pragmatique, deux solutions s’offrent à vous :

  • Investir dans le capital d’une entreprise pour profiter de la capacité de ladite entreprise à générer des bénéfices, s’adapter à la conjoncture et donc se valoriser ;

ou

  • Investir dans un bien immobilier car, à long terme, la valeur de l’immobilier suit indirectement le dynamisme de l’économie et la hausse du pouvoir d’achat qui accompagne la croissance économique.

 

Investir dans le capital d’une entreprise pour profiter de sa capacité à générer des bénéfices et s’adapter à la conjoncture.

A long terme, investir dans le capital des entreprises est la meilleure manière pour bénéficier du dynamisme de l’économie. Il s’agit tout simplement d’investir en actions, cotées ou non cotées.
Ces actions, vous pourrez les acheter via un PEA ou même votre contrat d’assurance-vie. Attention, il ne s’agit pas de spéculer en essayant de tirer un performance de la volatilité à court terme des marchés financiers, mais véritablement d’investir à long terme dans le capital d’une entreprise et de se comporter comme un chef d’entreprise par procuration.
Comme nous vous l’expliquons dans de nombreux articles depuis quelques mois, vous devrez éviter la tentation de la spéculation et du jeu boursier. Investir dans une entreprise, c’est croire dans la capacité de l’entreprise à générer des bénéfices à long terme, et ce n’est surtout pas regarder son cours de bourse tout les jours.
Pour vous familiariser avec cette stratégie d’investissement à long terme, voici quelques articles que vous devez lire :

 
La question des unités de compte est alors intéressante. Devez vous arbitrer une partie de votre fonds euros vers des unités de compte pour améliorer le rendement long terme de votre contrat d’assurance-vie ? La réponse est oui, même si vous risquez fort d’être déçu des performances.
En effet, les frais de gestion prélevés par les différents intermédiaires réduisent très fortement vos perspectives de performances. Une récente étude estime ces frais à environ 3% par an ! Comment voulez vous obtenir un rendement attrayant avec autant de frais.
Le ETF, et les titres vifs dans l’assurance-vie sont probablement des pistes à creuser à défaut d’investissements en direct dans un PEA ou un compte titre qui seront encore moins chargés en frais. En effet, à minima, l’assurance-vie, c’est entre 0.60% et 1% de frais de gestion annuels calculé sur le capital investi. C’est encore trop par rapport au PEA ou au compte titre pour lesquels c’est 0% !
 

Investir dans l’immobilier pour suivre indirectement le dynamisme de l’économie.

Investir dans un bien immobilier, c’est de manière simplifiée, investir dans un actif dont la valeur ou le rendement suivra la dynamisme de l’économie. Qu’il s’agisse de votre résidence principale, de votre résidence secondaire ou d’un investissement locatif, le dynamisme de l’économie sera à l’origine d’une valorisation de votre bien immobilier;
A long terme, la croissance économique est positive. L’économie croît à long terme, même si à court terme des accidents sont réguliers et sains.
De manière intuitive, le bon sens affirme que l’immobilier ne baisse jamais. A long terme, c’est effectivement peu contestable, même si à court terme, investir dans un bien immobilier trop cher réduit les perspectives de rendement et allonge fortement la durée de détention pour amortir les excès de prix.
Il ne faut pas chercher plus loin. Ne pas investir dans l’économie, c’est se priver de cette croissance incontestable à long terme.
Épargner sur le fonds euros, c’est attendre. et quel dommage d’attendre, surtout quand on ne sait pas quoi.
A suivre …

Pour aller plus loin :
Conseil personnalisé 
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Livres / Formations 
Succession
Assurance-vie et gestion de patrimoine

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