Assurance vie et gestion de patrimoine

Après avoir longtemps pointé l’inévitable chute des rendements des fonds euros, nous arrivons à un moment important ou le rendement pourrait avoir atteint un point bas. Le rendement moyen des fonds euros est de 1.80% en 2016 (après 2.26%) en 2015, et il pourrait toucher un point bas à 1.50% environ en 2017, selon Cyrille Chartier-Kastler.

 

1.50% de rendement pour le fonds euros pour 2017

C’est faible au regard de l’historique, mais pas catastrophique tant que les taux long terme et inflation restent aux niveaux actuels.

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taux-credit-immobilier-plus-basBonne nouvelle ! Des baisses de taux de crédit immobilier pour ce mois de Novembre 2017 !

C’est le moment de relancer vos projets car cela ne devrait pas durer !

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Considérant un taux d’inflation anticipé à 1.20% pour 2017, puis 1.20% en 2018 et un taux de croissance de l’économie à 1.40% en 2017, puis 1.60% en 2018, le rendement escompté du fonds euros est insuffisant pour l’épargnant qui souhaite valoriser son épargne dans une perspective d’un placement long terme, mais tout à fait satisfaisant pour celui qui dont la priorité est la préservation apparente de la valeur de son épargne !

Mais attention, si un rendement de 1.50% apparaît comme suffisant pour couvrir l’inflation et protège l’épargnant contre la perte de pouvoir d’achat de la monnaie, ce rendement sera tout de même à l’origine de l’appauvrissement relatif de l’épargnant. L’appauvrissement relatif, c’est l’idée selon laquelle la valeur du capital de l’épargnant croît moins vite que le taux de rendement optimale de l’épargne qu’est « le taux de croissance réel du PIB + taux d’inflation », soit proche de 2.60% pour 2017 selon les hypothèses retenues. 

En effet, l’idée selon laquelle le rendement de votre épargne doit être au minimum proche de l’inflation pour maintenir sa valeur est insatisfaisante. C’est là une idée que nous vous avons commencé à développer dans cet article « La bulle globale va t’elle éclater ou continuer de grossir ? Comment épargner dans un monde aussi complexe ?« .

Prenons un exemple pour comprendre. Imaginons la situation suivante. Monsieur Dupont dispose d’un patrimoine de 1 000 000€. Celui ci est placé de telle sorte qu’il bénéficie d’un rendement de long terme proche de l’inflation.

Dans le même temps, le taux de croissance de l’économie, c’est à dire la création de richesse, est de 10% par année (je prends ce chiffre volontairement élevé pour forcer le trait et insister sur l’appauvrissement relatif de l’épargnant qui se contenterai d’une épargne rémunérée à un taux proche de l’inflation).

Après 10 ans, l’appauvrissement relatif de l’épargnant est manifeste. Son épargne se sera valorisé à 1% par année pendant 10 ans … mais autour de lui l’économie se sera valorisée au taux de croissance nominal de 11% (taux inflation + taux de croissance) par année pendant ces mêmes 10 années. La valeur relative de son million d’euro de capital sera alors nettement plus faible car les épargnants qui se seront enrichis grâce au taux de croissance de l’économie seront très nombreux à disposer d’un même capital.

 

Ce rendement 2017 de l’assurance vie à de 1.50% apparaît comme insuffisant pour l’épargnant qui souhaite maintenir la valeur relative de son patrimoine. Malheureusement, compte tenu de la composition du fonds euros et des maigres perspectives d’augmentation du rendement intrinsèque dans un environnement de taux très faible, cette situation peu favorable pour l’épargnant en fonds euros pourrait durer !

 

 

Un rendement du fonds euros source d’un appauvrissement relatif … mais quelles alternatives ? Placer son épargne sur des actifs spéculatifs (action, obligation, immobilier à Paris, Bordeaux, Lyon et cie) dont la valorisation excessive pourrait être source d’un appauvrissement réel ?

Malheureusement, l’épargnant qui ne pourra transformer son épargne en investissement et s’investir dans la valorisation de son patrimoine par son travail et ses compétences devra se contenter de d’observer l’appauvrissement relatif de son patrimoine.

Il serait en effet, de mauvais conseil, de lui suggérer de compenser ce risque d’appauvrissement relatif en plaçant son épargnant dans des actifs survalorisés en situation du bulle spéculative dont l’éclatement conduira à leur appauvrissement réel !

Bref, nous retrouvons les fondamentaux de notre stratégie 2017 présentés dans cet article « Quelle stratégie d’investissement et de placement pour 2017 ? »

extrait :

« En 2017, vous devez apprendre à devenir entrepreneur de votre patrimoine pour réaliser des investissements dans un actif à usage patrimonial, seuls source de valeur.

Après 30 ans d’une épargne confortablement placée dans les fonds euros de votre contrat d’assurance vie, vous devez profondément revoir votre gestion patrimoniale afin de devenir un investisseur et vous donner les moyens de le valoriser à long terme.

Il n’est plus possible de valoriser votre patrimoine grâce à votre épargne et les placements sans risque. Spéculer sur les marchés financiers n’est bien évidemment pas une option viable pour les épargnants au bon sens. A court terme, la valeur de ces actifs est dépendante de la politique monétaire des banques centrales qui devienne progressivement moins accommodante. Le valeur de ces objets spéculatifs sera donc très volatile, à la hausse, comme la baisse.  Nous sommes probablement dans une phase de constitution d’une bulle spéculative qui pourrait s’accentuer début 2017… mais attention à ceux qui voudraient jouer… les retours pourront être d’une très grande violence.

Devenir investisseur, c’est utiliser vos placements et votre épargne, mais également votre capacité d’endettement, pour devenir propriétaire d’un actif (immobilier ou autre) dont l’usage permettra de dégager un revenu (et donc une valeur). Vous pouvez devenir investisseur et devenant directement ou indirectement propriétaire de cet actif.

Dans un monde, ou personne n’est capable de donner une valeur à l’argent, il est impossible de déterminer la valeur future de votre patrimoine. Vous devez alors abandonner l’espoir de valoriser votre patrimoine et vous concentrer UNIQUEMENT sur sa capacité à générer des revenus et des flux futurs. C’est alors que je m’oppose à l’idée qu’il faille investir dans des actifs tangibles. Je préfère l’investissement dans un actif d’usage, car seul l’usage patrimonial de cet actif lui donnera de la valeur. ….. [lire la suite : Quelle stratégie d’investissement et de placement pour 2017 ?] »

 

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36 Comments

  1. SEGOURA FREDERIC says:

    Et si on évitait de dire n’importe quoi, dès le titre de l’article, juste pour faire du buzz ?
    « Assurance vie: un rendement 2017 trop faible… ».

    Dire une telle ânerie ne fait conforter le discours général qui trompe les gens sur la nature de l’assurance vie.

    D’ailleurs, pourquoi personne n’écrit « Contrat de capitalisation : un rendement 2017 trop faible… » ?

    Bref, quand on se dit pro, on se doit d’avoir un autre niveau de discours.
    Sinon, autant écrire une rubrique dans Femmes Actuelles.

    • Merci Frédéric pour votre commentaire.

      Pourriez vous nous faire part de vos compétences afin de remédier à mes lacunes ? Que conseillez vous à vos clients ?

      • SEGOURA FREDERIC says:

        J’explique à mes clients qu’assurance vie ne veut pas dire fonds euros.
        Quand je parle d’assurance vie, je ne pense pas fonds euros.
        Quand je parle de fonds euros, je ne pense pas assurance vie.

        Un pro doit savoir faire la différence et doit avoir un langage approprié et doit l’expliquer à son client.

        L’éducation financière du client est un préalable à un bon conseil bien compris.
        Il est malsain d’entretenir la confusion.
        Malsain voire malhonnête.

      • SEGOURA FREDERIC says:

        Monsieur FONTENEAU,

        Si vous désirez utiliser mes compétences sur votre blog, c’est avec plaisir. Vous avez pu sans doute voir mes nombreuses publications sur le net depuis plus de 10 ans et certaines sont encore accessibles. Mes conseils, habituellement, ils sont payants. Nous pourrions donc convenir d’un système de partage des bénéfices de ce blog. Certes, vous avez votre part en publiant vos textes. Mais il ne rapporte vraiment que parce que je, nous, cliquons et intervenons. Si votre blog n’avait aucun lecteur, aucun intervenant, il ne rapporterait rien.
        Un partage des bénéfices serait donc tout à fait légitime à mon sens car chaque intervention apporte un peu d’argent.

    • OlivierSpb says:

      Avant de monter de l’agressivité de cette manière, on fait preu=ve de son ultra-compétence en livrant le secret de sa martingale qui vous fait battre tous les benchmarks!

      • SEGOURA FREDERIC says:

        Remarque plusieurs fois faite.

        Quand on répète les mêmes erreurs alors que l’on se dit professionnel, c’est que l’on n’est pas dans le discours honnête mais dans la vente agressive.
        Ceci explique cela.

        De nos jours, battre le fonds euros ne demande pas une martingale ni une super compétence.
        Mais, il est vrai, un peu plus de travail que vendre du fonds en euros.

        • Et donc ? Nous en resterons donc là.

          Merci de votre intervention.

        • OlivierSPb says:

          J’ai rarement vu un tel malotru aussi agressif.

        • Quand je vous lis, j’ai l’impression de lire certains politiciens qui ne sont jamais au pouvoir, toujours dans l’opposition, qui ne font que critiquer, mais finalement, ne proposent rien de concret.
          C’est bien dommage. On est prêt à tout entendre, de préférence avec la forme, pourvu que ça apporte quelque chose.

          • SEGOURA FREDERIC says:

            Les impressions peuvent être trompeuse. Lisez mes articles si vous voulez plus de concret.

            • Malheureusement, en cherchant sur le net, je n’ai pas trouvé vos articles (je dois mal m’y prendre).

              En dehors de liens généraux, je n’ai trouvé que celui de votre société avec à presque chacune des rubriques : « Il n’y a aucun dossier ou article pour cette catégorie »

              J’imagine bien qu’il y a autre chose mais j’ai en fait aussi trouvé une de vos interventions sur le site leblogpatrimoine déjà.
              (https://www.leblogpatrimoine.com/assurance-vie/necoutez-pas-votre-banquier-ne-faites-pas-un-transfert-fourgous-pour-diversifier-votre-assurance-vie.html)

              Vous avez notamment écrit :
              « 1- L’histoire montre au contraire que le market timing importe peu pour celui qui investit sur le long terme. » Ainsi que d’autres phrases reprenant la même idée.

              Je pense donc au contraire que le timing a toute son importance pour acheter des valeurs décôtées et faire des plus values bien plus importantes.

              Mais bon, ce n’est pas le sujet ici.

  2. OlivierSpb says:

    Cela donne bien du mal d’avoir du bien! 😉
    Il est vrai qu’aujourd’hui trouver un rendement correct relève de la gageure.
    Néanmoins il y a certaines possibilités:
    – Les SCPI de rendement principalement les boutiques. Elles sont un peu préservées de la folie actuelle des SCPI mais les droits d’entrée sont importants et réservent cela à une épargne à 10 ans.
    – Un portefeuille d’actions à fort dividendes. Il y a une trentaine d’actions françaises qui servent des coupons supérieurs à 4%. En étant un peu sélectif on doit pouvoir éviter les catastrophes en cas de renversement boursier, ce qui ne veut pas dire être protégé contre une baisse mais le rendement jouera un rôle d’amortisseur.
    – Des obligations à taux variables BBB-. Juste encore investment grade. Le taux variable protège d’une hausse des taux qui arrivera un jour mais quand? Dans un an, dans 10 ans? Nul ne le sait. Celles qui ont une faible liquidité ont un meilleur rendement. En faisant un arbitrage entre qualité de la signature, liquidité et taux on peut viser un PIBOR +4-5%.
    Avec cela, pas de quoi grimper aux rideaux, mais on peut structure un actif avec un rendement de 4% avant IRPP et autres (Donc 2.8% net avec le prélèvement MAcron) mais avec de faibles perspectives de plus-values.

    • Merci Olivier pour vos suggestions. Il n’empêche qu’aucune de ces solutions est sans risques. Sans parler de « perspectives de plus-value », les risques de moins-value ne sont pas nuls.

      Concernant les SCPI boutiques, je pense qu’on n’a pas encore vu tous les effets de l’e-commerce. Aux Etats Unis, ce dernier est en train de faire des ravages et plusieurs grands centres commerciaux américains ont été contraints de fermer.

      De même, concernant les actions et obligations, quand je vois la difficulté des professionnels de la finance à faire croître la performance de leurs fonds même défensifs. Je suis très sceptique sur la capacité d’un épargnant lambda à générer les revenus que vous mentionnez.

      Tout compte fait, avec son effet cliquet et si on recherche la sécurité et le rendement, les fonds en euros ne me semblent pas être la moins bonne solution.

      • OlivierSPb says:

        Il n’y a pas de miracles, le rendement est nécessairement une fonction du risque. On peut améliorer le rapport risque/rendement en étant sélectif.
        Mais si on est allergique à tout risque, le fonds en Euros est a priori le plus rentable et le moins risqué. Cela dit ce la rapporte des clopinettes!

  3. papigilles says:

    Eh oui ! on y revient il faut investir dans l’immobilier(résidence principale et secondaire ,voire plus) Comme disait Smaïn : « le bâtiment ça va ça vient ,mais quand ça vient, ça va » et quand le bâtiment va …..Raisonnement simple.Il manque d’habitat sur le marché et quand il y a manque les prix se tiennent et augmentent et puis les murs sont toujours là.
    Nota: j’apporte mon soutien à Guillaume.Si je comprend M.Segoura vend du vent,mais il le dit à ses clients.

    • SEGOURA FREDERIC says:

      Voilà un bon argumentaire de vendeur typique !!!
      Un caillou, du papier d’aluminium autour et on trouvera toujours un pigeon qui croira que c’est une affaire que d’acheter ça une fortune.

      • La critique est aisée mais l’art difficile

        Vous vous mettriez beaucoup plus en valeur, Frederic, en proposant vos solutions et stratégies, plutôt qu’en dénigrant celles des autres contributeurs.

      • papigilles says:

        Mais non je ne suis vendeur,je suis acheteur.

  4. Bonjour ,

    il existe peut-être une solution alternative et complémentaire au fonds en euros , pour ceux qui sont capables d’immobiliser une partie raisonnée de leur épargne, tout en conservant des liquidités permettant de faire face à un besoin ou une envie : la Tontine.

    Bien cordialement.

  5. Bonjour Guillaume,

    Il ne faut quand même pas exagérer. La gestion cohérente et sérieuse d’un portefeuille financier permet d’obtenir sans trop de problèmes un rendement proche du taux de croissance nominal du PIB.

    Le prix des actifs fluctue et ce n’est pas nouveaux. Donc oui, il y aura forcément une baisse à un moment, qui sera suivie d’une hausse, etc. ces fluctuations ne sauraient être un argument pour dissuader les épargnants, d’autant plus qu’il existe quand même des outils et des méthodes pour construire des portefeuilles adaptés au profil de risque et aux objectifs des épargnants. Ainsi, ce n’est pas parce que j’investis dans des actions que j’aurai la volatilité du CAC 40.

    Par ailleurs, ces charges récurrentes contre la spéculation me paraissent un peu excessive, voire simplistes. Les spéculateurs n’ont pas que des défauts 😉 comme je l’écris ici :

    https://www.arnaudsylvain.fr/economie/la-speculation-un-ennemi/

    AS

    PS : j’ajouterai que je trouve les commentaires de Frédéric Segoura pertinents, même s’ils traduisent un certain énervement 🙂

    • Merci Sylvain de ce commentaire intéressant.

      Comme souvent, il y a plusieurs lectures à mes articles et ton commentaire confirme en partie les grandes idées que je souhaitais faire passer :

      – L’épargnant devra avoir un objectif de rendement supérieur au taux d’inflation pour espérer ne pas s’appauvrir. Un taux de rendement neutre pourrait être le PIB nominal, c’est à dire le PIB réel + inflation ;

      – Le rendement du fonds euros, dont le rendement se rapproche de l’inflation, est protecteur du pouvoir d’achat mais aura pour conséquence un appauvrissement relatif de l’épargnant ;

      – Il convient donc de trouver d’autres solutions pour valoriser son épargne et essayer de s’approcher du PIB Nominal ;

      – L’ensemble des actifs étant proche de leur plus hauts historiques, il ne semble pas raisonnable d’y investir aujourd’hui massivement ;

      – Mais d’autres solutions existent mais elles exigent l’investissement personnel de l’épargnant et des compétences ;

      – A défaut, il est peut être plus prudent de se contenter du fonds euros … en attendant de meilleures opportunités.

      N’es tu pas d’accord avec ces idées ?

      • Guillaume,

        Oui, l’épargnant qui ne sait comment s’y prendre et n’a pas de temps (ni investissement personnel ni compétences en la matière) peut placer ses fonds sur un fonds en euros ou un livret A pour ne pas avoir de mauvaise surprise. Il maintiendra peu ou prou le pouvoir d’achat de son épargne puisque le rendement sera peu ou prou celui de l’inflation.

        Cet épargnant peut aussi décider d’investir progressivement dans des supports financiers variés. Avec une diversification dans le temps (versements réguliers) et dans l’espace (différents supports) et un minimum de suivi, l’épargnant peut (devrait?) obtenir des résultats corrects si’il a un horizon temprel suffisamment long (pas d’investissement sur les marchés financiers si l’horizon est inférieur à 5 ans).

        Enfin, cet épargnant peut faire appel à un professionnel qui lui construira un portefeuille cohérent avec ses objectifs et son profil de risque. Si on y ajoute une entrée progressive et un suivi régulier, il y a possibilité d’obtenir un couple rendement/risque très correct.

        Quant à attendre de meilleures opportunités, l’épargnant qui n’y connaît rien ne saura les détecter ou alors trop tard. Les SCPI constituent à ce titre un exemple frappant.

        En conclusion, les temps sont durs pour les épargnants qui veulent se débrouiller seuls car le fonds en euros n’est plus le placement miracle qu’il a été et qui faisait croire qu’il était facile de placer son argent. Il est temps de faire appel à des professionnels, sous peine de connaître de cruelles désillusions lors des prochaines turbulences.

        AS

  6. des actifs surévalués ? Quand je vois les prix des actions, ils sont déjà bien bas bas et bas ! (cf toutes les biotech, CGG Credit agricole, et ‘jen passe..(hormis exceptions mar des manipulations de cours)

    Trop marrrant de lire et d’entendre els conneries !

  7. Bonjour Guillaume,

    Vos articles sur ce thèmes posent pas mal de questions, à la fois de sémantique et de fond.

    Tout d’abord, il me semble que la croissance du PIB est un flux, tandis que l’épargne/le patrimoine est un stock.
    On peut se poser la question de s’avoir si ce qui défini la richesse, et donc l’appauvrissement ou non, est le stock ou le flux. A titre personnel, je ne suis pas un grand adepte du flux. C’est la croissance du patrimoine qui compte pour moi. Si on garde un flux constant des revenus de son patrimoine, mais avec un patrimoine qui perd 50%, et bien le patrimoine a baissé de 50% (moins le flux). Ca fonctionne dans les deux sens.

    De plus, la relation entre croissance économique et valorisation des actifs est loin d’être directe (j’aurais tendance à dire que la relation est faible).

    Quand vous dîtes que l’on s’appauvrie par rapport à la croissance énonomique, cette croissance doit bien se retrouver quelque part ! Pour vous, où se trouve-t-elle ? Surtout si tous les actifs sont surévalués. Dans les salaires ? Je ne pense pas que vous pensiez cela…
    Dans les flux ? Dans quels flux ? Les profits, et donc les dividendes des entreprises augmenteraient sur le long terme sans que la valorisation des entreprises soit modifiée à la hausse ? C’est peut être vrai à court/moyen terme, mais probablement pas sur le long terme. La valeur « intrinsèque » d’un actif, c’est la somme des flux futurs (actualisés). Bien sûr qu’on peut considérer que le marché peut s’éloigner de sa valeur intrinsèque, mais c’est un problème de court/moyen terme.

    • Bonjour,

      Oui, de manière trop basique, et peut être suis je dans l’erreur, j’assimile la croissance économique comme la source de la création de richesse. C’est alors que pour maintenir mon « rang », c’est à dire mon niveau de richesse par rapport aux autres membres de la société (parcequ’au fond, la richesse financière ne s’établit que par comparaison aux autres – Je suis riche avec 100 000€, si la très grande majorité possède 100€, mais je suis pauvre avec 100 000€, si la grande majorité possède 1 000 000€), il me faut valoriser mon patrimoine au même rythme que cette création de richesse.

      Est ce trop simpliste ?

      Mais cela ne règle pas la question de la monnaie dans laquelle est exprimée ce patrimoine. Et notamment de la perte de pouvoir d’achat de cette monnaie induite par l’inflation des actifs.

      Cette analyse simpliste est elle hors de propos selon vous ?

      ps : Je voulais justement vous envoyé un mail pour vous demander un article autour de l’explosion de l’encours des ETF et risque potentiel.

      • Bien sûr que l’on peut définit la richesse comme quelque chose de relatif. Mais vous venez de le dire avec votre exemple par rapport à la valeur de son patrimoine. Ce n’est qu’un exemple on peut se comparer en flux aussi.
        Mais la question est dans quel actif et/ou dans quel flux va la croissance ? Puisque vous « aimez » les flux, est-ce que cela va dans la marge des entreprises, dans les dividendes, dans les salaires, dans les loyers etc. ? Il faudrait investir là où la croissance économique se transforme en flux.

        Pour les ETF, ce sera avec plaisir. Surtout, que mon 2e livre (sur l’allocation d’actifs sur base d’ETF), sera disponible dans quelques jours.

        • Mais la question est dans quel actif et/ou dans quel flux va la croissance ? C’est effectivement le sujet

          Oui, j’ai vu pour le livre. Félicitation ! Vous allez faire de l’ombre aux fintechs …

    • Julien A says:

      Bonjour à tous,

      Ce qu’on appelle « bourse », n’est qu’un endroit d’échange de titres.
      Comme dirait Warren Buffett, la bourse n’existe qu’au moment où l’on achète et au moment où l’on vend.
      Personne ne vous oblige à vendre quand le marché ne veut plus achetez vos titres ! Au contraire c’est dans ces moments-là qu’il faut attaquer!
      Et contrairement à ce que l’on croit, on trouve toujours des titres de qualité peu cher à acheter quel que soit la période.

      Vous avez le site Morningstar qui effectue un classemeent des fonds sur le long terme 5/10 ans. Je me fie au maximum soit 10 ans afin de privilégier les fonds qui ont traversé la crise 2008 haut la main. En général, beaucoup de gérants pros ne savent pas bien géré leurs risques en étant trop moutonniers. En France, 2 fonds sur les petites et moyennes capitalisations font plus de 10% annualisés depuis 2007 : Moneta Micro entreprises, Indépendance et expansion.
      D’ailleurs Indépendance et expansion est le meilleur fonds au niveau mondial sur 5 ans. Cocorico 🙂
      http://www.independance-et-expansion.com/files/compte-rendus/Reporting_IE_SICAV_Juillet_2017.%5B1%5D.pdf
      Inspirez-vous de leur méthode « value » et sélectionnez vos titres avec des critères de bon sens : Cours sur cash-flow 10%, marge d’exploitation > 5%.
      Ensuite vous devez ignorer le marché et vous focalisez sur les fondamentaux de l’entreprise versus sa capitalisation boursière.
      Tant que le marché n’offre pas une surcote par rapport aux fondamentaux, vous conservez patiemment.
      Cela vous libèrera du fardeau psychologique de savoir quand vendre.
      Pour info, j’investis en ce moment sur l’équipementier Faurecia qui n’est pas chèr en bourse.

      J’espère que mes conseils vous éviteront de prendre des risques excessifs de perte en capital comme je vois sur les biotechs ou les superbes entreprises excessivement valorisées par exemple.

  8. Julien A says:

    erreur de copier coller : Cours sur cash-flow 10%, marge d’exploitation > 5%.

    • OlivierSPb says:

      Cela serait plutôt Cash-flow/cours > 10%, car une valeur qui capitalise un dixième de son cash-flow est une perle rare…

    • julien A says:

      Décidement mon copier-coller ne marche pasbien…
      je voulais dire :
      cours / cash flow 5 %
      rentabilité des fonds propres > 10%

      Aujourd »hui dans les entreprises de taille relativement importante, vous avez l’équipementier FAURECIA et le réassureur SCOR qui remplissent tous ces critères.

  9. Bonjour,

    Merci pour cet article très intéressant qui fait poser pas mal de questions… Il est vrai qu’aujourd’hui trouver un rendement correct est difficile.

    Bonne continuation

  10. Assez en phase avec l »analyse générale de Edouard Petit.

    Prendre le PIB comme indice de croissance, ou de richesse me semble toujours vraiment une erreur.

    Tirer des revenus des placements de son épargne, c’est fini et heureusement!

    Ne pas oublier de faire intervenir le fisc dans toutes ces démarches

    Et personne n’a encore parlé comme alternative, est-elle crédible?, la consommation.

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