Assurance vie et gestion de patrimoine

Le début d’année est traditionnellement celui des galettes, des crêpes et des annonces de rendement des fonds euros des contrats d’assurance vie. Cette année, côté rendement, c’est une prise de conscience générale : les fonds euros des contrats d’assurance vie ne rapportent plus et ne protègent même plus contre l’inflation.

 



Des rendements en baisse qui peinent à protéger contre l’inflation

Les rendements annoncés oscillent entre 2,90% et 3,20% pour la grande majorité. Les meilleurs sont compris entre 3,50% et 3,75%, soit près de 0,75 point plus faible qu’en 2011. Le rendement moyen devrait s’établir autour des 3%brut, soit après prélèvements sociaux un rendement net de 2,50%…. Ce n’est vraiment pas brillant.

Alors que le contrat d’assurance vie doit son existence à la nécessité de se constituer une épargne long terme afin de préparer sa retraite, satisfaire des projets lointains, les rendement proposés sur le fonds euros ne sont plus en adéquation avec la notion d’épargne long terme.

Comment peut on se contenter d’un rendement à peine supérieur à l’inflation pour une épargne qui est investie sur une longue période ? Le contrat d’assurance vie ne permet plus aux épargnants de s’enrichir, au mieux le contrat d’assurance vie permet de maintenir la valeur réelle du patrimoine, et encore …

Bref, c’est indéniable, le contrat d’assurance vie n’est plus ce qu’il était, et ce ne sont pas les avantages fiscaux qui y sont attachés qui permettront de le rendre plus attrayants.

 

…. mais un cadre fiscal privilégié

Il est vrai que le contrat d’assurance vie bénéficie d’un cadre fiscal favorable :

  • La capitalisation des intérêts permet aux épargnants de ne payer l’impôt qu’à la sortie du capital (rachat total ou partiel du contrat d’assurance vie). De surcroît, la fiscalité est dégressive avec le temps pour atteindre une quasi neutralité.
  • La transmission du contrat d’assurance vie est réalisée en dehors des règles civiles et fiscales de succession.

C’est vrai qu’aucun autre placement ne bénéficie d’un tel traitement fiscal… mais est ce que cela est suffisant ? Je ne crois pas car payer moins d’impôt c’est bien, gagner plus d’argent c’est mieux…

La fiscalité ne doit jamais être un objectif. l’objectif principal de chaque individu est bel et bien d’augmenter, in fine, la valeur de son patrimoine. Si pour cela il est nécessaire de payer plus d’impôt …mais la valorisation du patrimoine doit être la priorité.



Des risques sur le capital pour votre assurance vie?

Voilà la vrai nouveauté de fin 2011 : les contrats d’assurance vie ne sont pas totalement sans risque malgré le discours tenu par la majorité des assureurs.

 

Un risque de krach obligataire qui menacerait l’assurance vie ?

La crise de l’endettement public aura révélé l’extrême fragilité des taux obligataires composants à 80% des fonds euros des contrats d’assurance vie. Du jour au lendemain, les taux d’emprunt de l’Italie, de la grâce, du Portugal atteignent des sommets.

On ne parle pas de défaut de ces pays, mais simplement d’une hausse des taux des obligations d’état, signe d’une prise de conscience des risques inhérents au fait d’être créancier de pays surendettés.

Cette hausse des taux d’intérêt est inévitable et les manipulations de la banque centrale européenne pour maintenir des taux bas ne pourront pas continuer sur le long terme (cf article :La BCE contrôle le niveau des taux d’intérêt long terme et la valeur des actifs)

Les conséquences pourraient être importantes pour les compagnies d’assurance vie. Nous avons détaillé les conséquences de la hausse des taux d’intérêt, dans un article dédié à la perte du triple AAA (Perte du triple AAA de la France : Comment protéger votre patrimoine ?). Extrait :

 

La valeur d’une obligation est directement fonction du niveau des taux d’intérêt : une baisse des taux a pour conséquence une augmentation de la valeur des obligations et surtout, car c’est l’hypothèse qui nous intéresse ici, une augmentation des taux d’intérêt entraîne une baisse de la valeur des obligations : c’est mathématique.

Prenons un exemple pour comprendre cette mécanique :

  • En 2010, vous réalisez un prêt de 100000€ au taux de 3% à un Etat. C’est un prêt obligataire qui est négociable en cours de vie.
  • En 2012, vous avez besoin de votre argent et envisagez de vendre votre obligation à un autre investisseur. En 2012, les taux d’intérêt de la place ne sont plus à 3% mais atteignent maintenant 6%.

Aucun investisseur n’acceptera de payer 100 000€ votre obligation dont le taux de rendement est de 3%, soit 3000€ par année. Pour pouvoir vendre votre obligation, vous serez dans l’obligation de réduire la valeur de l’obligation afin de proposer un rendement au moins équivalent.

Ainsi, pour proposer un rendement de 6%, conforme au marché des taux d’intérêt en 2012, vous devrez réduire le prix de l’obligation afin de séduire les investisseurs.

La hausse des taux d’intérêt entre 2010 et 2012 aura pour conséquence de réduire la valeur de l’investissement obligataire.

 

Ainsi, un krach obligataire aurait pour conséquence directe de faire baisser la valeur des obligations détenues par les assureurs. Mais tant qu’on à pas vendu, … on a pas perdu.

Les assureurs vie n’ont pas vocation à vendre leurs obligations en cours de vie. La moins value latente enregistrée sur les obligations n’est pas très importante tant que la compagnie d’assurance vie n’est pas dans l’obligation de vendre ses obligations et donc dans l’obligation de matérialiser ses moins values.

… sur fonds de décollecte

Le problème est tout autre lorsque les compagnies d’assurance vie enregistrent des baisses de collecte. Une hausse des taux d’intérêt dans un contexte ou les épargnants confient toujours plus d’épargne aux assureurs n’aurait pas de conséquences fâcheuses …. mais une hausse des taux d’intérêts dans un contexte de décollecte, voir même de baisse de l’encours d’épargne géré par les compagnies d’assurance vie a un tout autre impact.

Dans un tel contexte de baisse de l’encours, les assureurs seraient dans l’obligation de vendre un partie de leurs actifs obligataires pour satisfaire les demandes de rachats des particuliers. Cette vente massive aurait pour conséquence de matérialiser les moins values latente et donc de remettre en cause la solvabilité des assureurs !

 

 

Bloquer ou interdire les rachats sur les contrats d’assurance vie pour protéger les assureurs

Face à un tel scénario, les assureurs pourraient se protéger au détriment des épargnants en « interdisant les rachat ». Les épargnants ne pourraient donc plus disposer de leur épargne.

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Deux solutions sont envisageables pour interdire les rachats :

 

Le code monétaire et financier permet de suspendre temporairement les rachats sur les contrats d’assurance vie

Une disposition du code monétaire et financier qui permet de Suspendre, restreindre ou interdire temporairement la libre disposition de tout ou partie des actifs  et de suspendre ou limiter le paiement des valeurs de rachat, la faculté d’arbitrages, le versement d’avances sur contrat ou la faculté de renonciation. Cette disposition légale serait imposée par les organismes tutélaires (organisme public de surveillance des compagnies d’assurances vie).

 

Les conditions générales peuvent être modifiées UNILATÉRALEMENT par certaines compagnies d’assurance vie

En effet, lorsque l’on lit par exemple les conditions générales des contrats d’assurance vie à adhésion collective, c’est à dire les contrats d’assurance vie qui sont souscrit auprès d’une association d’épargnant (AGIPI, AFER, MACSF, UNOFI,APREP …), on s’aperçoit rapidement des pouvoirs importants de cette association.

Extrait des conditions générales de l’AFER :

Les droits et obligations de l’adhérent peuvent être modifiés par des avenants au contrat, conclus entre Aviva Vie et Aviva Épargne Retraite (les sociétés d’assurance), d’une part, et l’AFER (Association Française d’épargne et de Retraite, le souscripteur), d’autre part. L’adhérent est préalablement informé de ces modifications.

Ainsi, contrairement à la souscription d’un contrat d’assurance vie individuel, la souscription d’un contrat d’assurance vie à adhésion collective permet à la compagnie d’assurance de modifier les conditions générales du contrat d’assurance vie sans demander l’accord de l’assuré, souscripteur du contrat.

Pour mieux comprendre, je vous encourage à relire cet article dédié à la différence entre les contrats collectifs et les contrats individuels (Assurance vie à adhésion individuelle ou Assurance vie à adhésion collective ?)

 

Pour la petite histoire, dans une précédente vie, j’ai entendu un directeur d’une compagnie d’assurance vie se gargariser de pouvoir faire interdire les rachats via cette modification des conditions générales.

 

Par exemple, en accord avec l’association (dont les dirigeants sont bien souvent les dirigeants des compagnies d’assurance vie), il pourrait être envisageable pour une compagnie d’assurance vie de modifier les conditions générales d’un contrat d’assurance vie à adhésion collective. Cette modification des conditions générales pourrait par exemple toucher la disponibilité de l’épargne grâce aux rachats.

 

Non, il ne faut pas conserver le fonds euros de votre contrat d’assurance vie !

La conclusion de cet article pourrait donc être celle ci : Non, a long terme,  il ne faut pas conserver le fonds euros de votre contrat d’assurance vie. Même si à court terme, les solutions alternatives ne sont pas légion, il faut maintenant chercher d’autres stratégies.

Bien évidemment, il convient d’analyser chaque situation patrimoniale avant de prendre une telle décision, mais si on s’arrête à l’analyse financière… Cette conclusion est sans appel : les fonds euros des contrats d’assurance vie ne présentent plus aucun intérêt.

Alors que le fonds euros était considéré comme le placement sans risque par excellence, la crise actuelle révèle bien des difficultés pour les assureurs et votre contrat d’assurance vie ne doit plus être considéré comme un placement « disponible » et « sans risque ».

De surcroît, lorsque l’on compare les rendements proposés sur d’autres supports, tel que les comptes à terme par exemple, on s’aperçoit rapidement qu’il est possible d’obtenir des rendements au moins équivalent en prenant moins de risque.

 

Oui, mais quels placements ? où investir ?

C’est vrai que la période n’est pas la meilleure pour investir. En ce moment c’est davantage « CASH IS KING … WAIT AND SEE ».

Pour autant, les périodes de crises sont pleines d’opportunités qu’il faudra saisir le jour venu. Pour le moment, il est encore trop tôt pour prendre des décisions d’investissement massives, mais les ajustements en cours laissent augurer de belles perspectives. Vous pouvez compter sur nous pour vous dénicher les meilleures opportunités.

Il semble prudent de rester « liquide » (mais vraiment liquide et non investi sur le fonds euros du contrat d’assurance vie) afin d’être prêt.

Pour rester informer, je ne peux que vous encourager à vous abonner GRATUITEMENT au site via l’application « MON PATRIMOINE« . Vous pourrez ainsi recevoir en avant première toutes nos bonnes idées placements : inscription au site

 

 

 

 



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27 Comments

  1. Fredy Gosse says:

    et un tel article est de tendance auto réalisatrice.plus la frousse s’emparera des français plus les gens auront tendance à suivre ce conseil… je crois qu’il serait bien de mettre au conditionnel vos pronostics ,personne ne sait ce que l’avenir nous réserve même si pour la première fois il y a effectivement une possibilité de perte.Cependant à ce jour je n’ai pas trouvé de substitut plus sûr ou comportant moins de risques
    je vais garder mon assurance vie chez Lynxeavenir avec un rendement de 2011 avec 3.75%.
    ce qui m’inquiète le plus ce sont nos politiques et la chasse aux épargnants qu’ ils ont commencé et leur anti capitalisme patenté

    • bonjour,

      je reste interrogatif sur la manière d’attribuer le taux de rendement des contrats d’assurance vie pour suravenir.

      En effet, pour un même fonds euros, les rendements varient de 3% à 3,75% selon les objectifs commerciaux de la compagnie d’assurance vie;

      Le taux de 3,75% n’est pas le rendement intrinsèque de la compagnie d’assurance vie. Il est obtenu par sacrifice des autres assurés qui ne pourront pas bénéficier de ce même rendement.

      Le jour ou la stratégie commerciale change … le taux risque bien de retrouver le rendement moyen des contrats SURAVENIR ?

      Qu’en pensez vous ?

  2. Bonjour Guillaume,

    Ton article est tout à fait pertinent et à le mérite de faire réfléchir. Mais je pense que tu vas un peu loin dans ton analyse. Je suis tout à fait d’accord sur le fait que le rendement et la sécurité des fonds euros ne sont plus vraiment au rendez-vous. Mais delà à en sortir entièrement…Je pense que les fonds euros des compagnies d’assurance sont encore solides. Et ils proposent quand même un taux minimum garanti. Sans compter la fiscalité avantageuse.

    Oui, il existe beaucoup de solutions alternatives avec un meilleur rendement et au moins aussi sécurisées. Mais surement pas aussi liquide que l’assurance-vie.

    Je ne suis pas « fan » d’un compte à terme comme alternative, on est ici sur un placement de court terme… Les conseillers en gestion de patrimoine indépendants sommes là pour aider le client à avoir une vision de moyen et long terme (pas à faire du « trading » sur de la peur). Et en sortant avant 3 ans, je ne suis pas sûr que l’épargnant est son 2,52% net de frais…

    Confraternellement,
    Anthony Calci

  3. Bonjour,

    Oui j’y vais un peu fort … et c’est volontaire, je voulais susciter la réaction, la prise de position contradictoire … le débat.

    Je suis entièrement d’accord sur ton analyse concernant le compte à terme… mais parfois la patience a des vertus.

    En tout état de cause, j’attends avec impatience les autres réactions. Leblogpatrimoine est un lieu d’échange, j’accueille avec grand plaisir les contradicteurs … car cette analyse doit recevoir une contradiction … sinon la conclusion serait la suivante :

    « Je viens de dire tout haut, ce que tout le monde pense tout bas »…

    Merci pour ce commentaire.

  4. Legoll Jean-Jacques says:

    Vous aurez tout essayé pour torpiller l’assurance-vie…
    Avant de larguer leur fonds €, je conseille à tous les détenteurs de comparer leurs rendements avec celui d’autres placements, sur différentes durées.
    Par exemple la performance moyenne 2011 des fonds € (3,5%) avec la performance 2011 du CAC 40 (-16,95%) ou celle de la gestion pilotée Blog Patrimoine (-4,87%)…
    Ou, sur le plus long terme, les niveaux du CAC 40
    fin 2001: 4310
    fin 2011: 3160 (sur 10 ans, une affaire en or…)
    Pourquoi irais-je échanger un fonds en € à 3% net pour un compte à terme à 2,52 % ???? Sans parler de la fiscalité successorale très favorable de l’AV.
    Et donc, comme Fredy Gosse, je garde mes fonds €.

    • bonjour,

      3% brut de prélèvement sociaux = 2,50% net de prélèvement sociaux. ….

      • Legoll Jean-Jacques says:

        Je ne suis pas d’accord avec votre rendement brut
        2011 de 3%. Beaucoup de fonds sont nettement au-dessus. Le Conservateur AREP (3,5%), AFER (3,43%).
        Le site FranceTransactions publie tous les ans les performances des contrats AV, ils en sont à 3,54% brut.
        D’où mes 3% nets.

  5. Fredy Gosse says:

    surtout que lors d’un retrait les intérêts ou plus value ne sont qu’une partie du retrait qui i est fiscalisé et à plus de 8ans dans un couple vous avez 9200 euros en déduction… Pour la retraite c’est pas plus mal
    ce qui est inquiétant c’est que tous les 6 mois avec Sarkozy l’imposition sur le capital augmentent (excellent article dans la tribune aujourd’hui)
    en ce qui concerne Lynxea je ne sais pas comment ils calculent les intérêts mais toutes les cies d’assurance font de même (pour une fois je suis dans le bon wagon ça compense un peu le misères que me fait AXA )
    le vrai problème c’est qu’il n’ y a plus de placement en vue de la retraite et changer pour quoi ?
    immobilierBOF regardez l’Espagne leJapon ou les USA est ce vraiment sans risques au niveau des prix actuels et des programmes politiques des uns et des autres :l’OR?
    d’autant que si c’est l’apocalypse sous tendu par nptre hôte alors l’Etat fera ce qu’avaient fait les démocrates aux USA pendant la crise des année s30 ;il confisquera
    l’or des contribuables.. et puis après plus de 400 % de hausse ces dernières années bien malin qui peut dire si ça va baisser ou monter
    Aprés tout d ébut des années 80 j’ai connu des gens aussi anxieux qu’aujourd’hui ils n’ont jamais revu leur pouvoir d’achat …

  6. Ouais, sortir complètement est un avis bien tranché à mon avis…

    L’assurance vie doit faire partie des outils dans la constitution d’un patrimoine. C’est un outil pour mettre son épargne (entre autre autres) dans le but de la faire fructifier à moyen terme en tout cas si on veux profiter de la fiscalité la plus « douce » après 8 ans.

    Donc peut être qu’un arbitrage serait un solution à envisager non?

  7. les contrats d’assurance vie qui sont souscrit auprès d’une association d’épargnant (AGIPI, AFER, MACSF, UNOFI,APREP …)

    et vlan pour IPER !!!

  8. Pascal HUIN says:

    Bonsoir Guillaume,

    En quoi le compte à terme est-il garanti à 100% ? Les banques n’ont-elles pas également des obligations en portefeuille de compte propre qui courrent le même risque que les portefeuilles des compagnies d’assurance ?

    • bonsoir,
      Dans ce débat, il faut prendre en compte la stratégie long terme que l’on poursuit. Cela est fonction de l’age de chacun.
      Supposons un couple en retraite qui dispose de revenus récurrents (retraite) suffisants, et que la protection du conjoint survivant en cas de décés est garantie (sécurisée par une réversion suffisante).
      Dans ce cas, il faut optimiser la transmission future du patrimoine aux enfants. Pour de gros patrimoines avec de l’immobilier de jouissance, il faut faire le plein en assurance vie pour bénéficier de la fiscalité correspondante au moment des décés.
      Partant de là : un bon contrat internet avec fonds en euro et UC fait l’affaire. Actuellement, il parait utile d’arbitrer du fonds en euro vers des fonds UC dans la tendance. Il est indispensable de piloter ces fonds avec des stops suiveurs par exemple sur une moyenne mobile bien choisie.
      je reste donc très positif vis à vis de l’assurance vie dans le cadre d’une gestion dynamique.

      • Oui, je vous rejoins pleinement sur l’opportunité d’une diversification sur les marchés actions.

        Pour autant, il faut bien garder en mémoire que 80% des contrats d’assurance vie est investi sur les fonds euros.

        les épargnants recherchent avant tout la sécurité et le rendement garanti. Il n’est pas envisageable de changer immédiatement de risque : vous ne pouvez pas orienter l’intégralité de votre épargne sur les marchés financiers.

        l’objectif de cette proposition de CAT était de démontrer qu’il était possible de trouver d’autres placements sans risque… tout aussi rémunérateur…

    • Bonjour,

      Le compte à terme est un produit bancaire claire et simple. La banque connaît dès l’origine la durée du placement et s’organise en conséquence pour assurer la liquidité.

      Pour le fonds euros, la question est tout autre. L’assureur considère que l’épargne est investie à très long terme (sans date de sortie prévue). L’assureur investi principalement les capitaux sur du long terme. En cas de demande de rachat partiel, il risque d’y avoir inadéquation entre la durée des placements et la liquidité demandée.

  9. Bonjour Guillaume,

    Je rejoins plutôt ton analyse même si elle est, à mon sens, un peu extrême.

    S’agissant de la décollecte des contrats d’assurance-vie, elle est liée aux conseils des banquiers qui pour des raisons de fonds propres préfèrent avoir des avoirs en compte à terme (ou autre) plutôt qu’en assurance-vie.

    A mon sens, le contrat d’assurance-vie reste une enveloppe de choix. Aussi, pour ceux qui ont effectivement peur d’une faillite de la compagnie, il convient de privilégier des contrats d’assurance-vie de droit luxembourgeois. Les avantages fiscaux sont les mêmes mais les garanties pour le soucripetur plus importantes.

    Bravo pour le blog et les débats toujours intérressants qui en découlent.

  10. bonjour Thomas,

    Oui, je suis d’accord cette position est surement trop tranchée aujourd’hui, mais le message principal concerne le fonds euros et la pertinence à rechercher d’autres solutions de placement à long terme.

    Lorsque l’on oriente nos clients sur tel ou tel support, on le fait pour un horizon de placement long… Il me semble délicat aujourd’hui de s’engager sur la pertinence à long terme du fonds euros, tant en terme de rendement que de liquidité.

    Enfin, en ce qui concerne la faillite d’une compagnie d’assurance, je n’y crois pas trop… l’absence de liquidité des contrats d’assurance (et plus précisemment des fonds euros) m’inquiète davantage.

    En tout cas, merci tom pour cette première intervention sur le site. 🙂

  11. Bonjour,

    Votre calcul sur le CàT est plus précis que celui sur les fonds €uro ! Même si on prend un taux de rendement brut de PS de 3% pour les fonds €uro (ce qui est cette année encore la moyenne très basse), on obtient 2,595% et non 2,5% soit mieux que votre « bon plan » à 2,52% avec comme dit précédemment des avantages fiscaux supplémentaires en cas de décès.
    En ce qui concerne la liquidité, les rachats sont généralement très rapides si on fournit les documents du premier coup (demande + copie ID + RIB). En outre, les CàT comportent généralement des pénalités en cas de sortie anticipée, ce qui peut rendre leur liquidité onéreuse.

    De plus, votre exemple sur l’évolution du cours des obligations vous fait perdre un peu de crédibilité : vous oubliez le nominal !
    En effet, si les taux sont passés de 3 à 6% c’est la rentabilité de l’obligation qui est de 50% des rendements actuels mais son nominal est toujours de 100 000 €. L’acheteur de l’obligation ne l’achètera pas 100 000 € mais vous la vendrez bien plus que 50 000 € : il acceptera par exemple un prix de 75 000 € car s’il n’obtient qu’un rendement de 4 %, inférieur au marché actuel, il bénéficiera d’une prime lors du remboursement de l’obligation : 100 000 € pour un prix payé de 75 000 € soit 33% de plus-value qui compense le rendement moindre.
    La simplification finit parfois par ressembler à de la malhonnêteté intellectuelle…

    Cela dit, c’est dommage, il aurait suffit de dire que d’autres supports que l’AV deviennent intéressants et peuvent progressivement être intégrés aux organisations patrimoniales…

  12. Gardez en mémoire que 60% de l’épargne financière des Français est investi en Assurance vie et principalement sur le fonds euros.

    Cela signifie que les français préparent leur retraite, c’est à dire épargne à long terme sur un produit dont le rendement net couvre à peine l’inflation … Le capital ne se revalorise pas …

    Il s’agit là d’une situation qui n’est pas tenable à moyen terme. Les Français ne sont pas si idiot que cela !!

  13. Bonjour

    Avez-vous des éléments de réponse à la question de Pascal Huin du 31/01 svp ?

    « En quoi le compte à terme est-il garanti à 100% ? Les banques n’ont-elles pas également des obligations en portefeuille de compte propre qui courrent le même risque que les portefeuilles des compagnies d’assurance ? »

    • Sofie,

      Le Compte à terme est garantie par la solvabilité de la banque. Il s’agit d’un produit bancaire classique qui permet à la banque de faire son métier d’intermédiation bancaire (=collecter de l’épargne pour la prêter).

      Dans leur bilan, les banques détiennent bien évidemment des obligations, mais la gestion financière n’est pas identique. le compte ) terme, le livret ou autre sont des produits à échéance et la banque investie en conséquence.

      Un contrat d’assurance vie est un produit long terme, dont l’objectif est la préparation de la retraite. La stratégie de placement de la compagnie d’assurance est le buy and hold (elle achète et conserve les titres à très très long terme). La liquidité n’est pas gérée comme dans le bilan d’une banque. Ainsi, dans une hypothèse de rachat massif, il pourrait y avoir une décorrélation entre le caractère long terme des investissements et le besoin de liquidité.

      est ce que cette explication est claire ? car, je dois bien avouer que le propos est complexe.

      bonne journée

  14. Bonjour à tous sur ce site d’échange et de débat.
    La vocation de l’assurance était de favoriser de l’épargne long terme avec l’investissement qui est long terme et donc permet d’adosser l’actif au passif ce qui donnait droits à des avantages fiscaux.
    quand l’assurance à le rôle de complément du livret A sa vocation est perdue et devrait être fiscalisée plus fortement sur la partie euros. celui qui investit sur la poche devrait être récompensée sur la prise de risque qu’il prend. J’ai lu ce matin même un article sur l’augmentation du patrimoine des francais qui est lié au patrimoine immobilier et aux fonds euros. Le patrimoine immobilier de part sa vocation ne crée aucune productivité il ne fait que déplacer les revenus d’une classe vers une autre et donc plus une catégorie augmente les loyers fortement plus l’autre doit sacrifier ses autres postes pour se payer un loyer!!!! et pourtant je ne suis pas un communiste, j’ai deux studios en investissement locatif ce qui ne m’empêche pas de me remettre en question sur ce point la. La vraie richesse est celle de nos entreprises qui exportent.Pas plus tard qu’hier, un gars me dit je veux vendre un studio sur Limoges ca fait un très bon rendement, je réponds naivement combien? il me répond 4.3% net c’est mieux que l’assurance vie (région ayant un flux migratoire négatif!!!! j’avais envie de lui dire mais tu es sur quelle planète mon loulou. Les gars veulent vendre le même rendement à Paris, Nantes, Toulouse, Marseille, Colmar).
    Voici un mail d’un autre senior qui a profité de la bulle immobilière et qui peut vivre au soleil en étant improductif en ne créant aucune richesse.

    « Merci pour votre intérêt au produit que je vends. J’ai de
    la trésorerie et aucun placement actuel ne rapport plus de 4%. Donc, il m’est difficile d’accepter votre offre, et dans ce cas je préfère encore le garder ou attendre une meilleure offre. Restons en contact si vous le voulez bien. Meilleurs sentiments. »

    Et le pire c’est que ce cher monsieur détient 10 studios dans la même résidence, tu m’etonnes qu’il peut attendre longtemps avant de vendre vu qu’il n’a aucun besoin financer et trouvera toujours une personne qui achètera ce même bien à des niveaux de prix mirobolants pour se loger.

  15. Moodys s’inquiète de la décollecte sur l’Assurance vie (http://www.moodys.com/research/Moodys-Persistance-du-mouvement-de-dcollecte-dans-le-secteur-franais–PR_247508?WT.mc_id=%40moodysratings )

    Paris, June 04, 2012 — En France, le secteur de l’assurance-vie a, au cours des quatre premiers mois de 2012, continué d’afficher des flux nets négatifs, relève Moody’s Investors Service dans une nouvelle étude publiée ce jour. Si cette décollecte, attribuable à des facteurs tant structurels que conjoncturels, pose des problèmes de rentabilité à moyen terme, elle ne s’accompagne pas pour l’heure d’un risque de liquidité.

    Intitulée « French life insurers see continued outflows in 2012: a profitability challenge, but not yet a liquidity issue », cette publication de Moody’s est désormais disponible sur http://www.moodys.com et consultable pour les abonnés Moody’s à partir du lien indiqué à la fin de ce communiqué.

    « Le niveau de décollecte net enregistré en France par les sociétés d’assurance-vie ne met pas pour l’instant en péril la liquidité du secteur » souligne Benjamin Serra, Analyste AVP chez Moody’s et auteur de ce rapport. « Il n’est toutefois pas sans poser un problème de rentabilité à moyen terme, d’autant que les possibilités de développer de nouvelles activités pour compenser à l’avenir la baisse des profits générés par l’activité d’épargne restent limitées dans le contexte actuel. Une forte amplification du phénomène de décollecte dans les prochains trimestres, sans pour autant constituer le scénario de base retenu par Moody’s, accentuerait les pressions sur les sociétés d’assurance-vie » précise-t-il.

    Si les acteurs du marché sont tous concernés par le même phénomène de ralentissement des versements et d’accélération des retraits, les flux nets (collecte brute moins rachats et prestations) sont variables d’une société à l’autre. Le mouvement de décollecte nette est plus accentué chez certains assureurs, notamment ceux dont les produits s’adressent essentiellement à une clientèle aisée et qui ne peuvent s’appuyer sur des réseaux de distribution propriétaires.

    En janvier 2012, Moody’s a maintenu sa perspective négative sur le secteur français de l’assurance-vie (pour plus de précisions, vous êtes invité à consulter l’étude sectorielle de Moody’s intitulée « French Insurance: Turnaround of P&C results, continued pressures for the life sector »).

    • Bonjour
      « Le mouvement de décollecte nette est plus accentué chez certains assureurs, notamment ceux dont les produits s’adressent essentiellement à une clientèle aisée et qui ne peuvent s’appuyer sur des réseaux de distribution propriétaires »

      => D’après vous SwissLife fait elle partie des assureurs qui ne peuvent s’appuyer sur des réseaux de distribution propriétaires ?

      => j’ai vendu il y en mai 2011 un 2 pièces car j’ai eu bcp de galères avec. J’ai investi 300 000 euros en Avie (fond en euros Swisslife) pour ma retraite et désormais je crains :
      – de perdre mon capital si les retraits étaient bloqués (mais un blocage de retraits est-il définitif ? perd-on ses fonds ? Y a t- il des précédents ?)
      – de faire une erreur en ne répartissant pas les fonds entre plusieurs Assureurs (cf. garantie de 70 k€ par établissement)

      Avez-vous un avis svp ? Merci d’avance

  16. Bonjour il est difficile de répondre à votre commentaire. Mais je crois que la prudence doit vous amener à progressivement repenser votre stratégie :

    – Privilégier plusieurs support de placement : toute votre épargne ne doit pas être investie en Assurance vie.

    – Pour une même catégorie de placement, privilégier plusieurs fournisseurs.

    Bref, il faut diversifier. Il est impossible de prédire l’avenir des fonds euros, mais la conjoncture actuelle doit nous amener à la plus grande prudence.

    Bien cordialement

  17. On apprend hier, que la CNP doit être recapitalisée, après Groupama au bord de la faillite, le cas CNP serait nettement plus inquiétant.

    « Michel Bouvard, le président de la commission de surveillance de la Caisse des dépôts (CDC), qui contrôle 40% du capital de la CNP, estime que la compagnie d’assurance est sous capitalisée. Elle serait, selon lui, susceptible d’avoir besoin d’une augmentation de capital à laquelle participerait la CDC. »

    http://www.latribune.fr/entreprises-finance/banques-finance/industrie-financiere/20120612trib000703488/la-cnp-pourrait-avoir-besoin-d-une-recapitalisation.html

  18. Bonjour Guillaume,
    Pourquoi sortir de son fonds euro alors que la plupart des anciens contrats bénéficient d’un taux minimum garanti qu’il est impossible de trouver sur le marché actuel?
    Merci

  19. paul.dedel@wanadoo.fr says:

    en quoi les CAT sont ils garantis ?
    la banque route soc generale est t elle un bon exemple et une raison de se mefier?
    la banque route de la grece a bien mis ses banques a terre! les surprimes US aussi !
    a qui faire confiance?

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