La semaine dernière, nous vous avons fait part de notre incompréhension devant les propos irresponsables des députés de la majorité qui claironnent fièrement que face à la baisse de rendement des fonds euros de l’assurance vie et du livret A, l’investissement dans le capital des PME était la seule manière de valoriser son épargne (cf »Epargne : Prendre des risques ne génère pas un rendement élevé à coup sûr ! Seul le BON risque est rémunérateur ! »).

 

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En deux mots, le discours du gouvernement est le suivant : Puisque l’épargne sécurisée et garantie n’est plus rentable, la seule solution est de prendre des risques pour espérer améliorer le rendement de l’épargne.

Nous sommes entré en résistance face à ce discours irresponsable dont le seul objectif est d’accélérer le paiement des conséquences de la crise par l’épargne. (cf »Résistance ! Cette obsession à détruire l’immobilier et les fonds euros n’est pas saine. »).

Il ne s’agit de nier l’idée l’idée fondamentale qui lie rendement et risque, mais seulement de nier l’idée selon laquelle le risque était toujours signe de rendement élevé ! Ce n’est pas vrai… et surtout pas dans une période ou les marchés semblent très fortement valorisés et probablement en haut de cycle ! Il n’est pas raisonnable d’encourager les épargnants à investir massivement sur les marchés financiers alors que la bourse est au plus haut !

Amélie de Montchalin, député En Marche qui prend en charge la diffusion de ces idées dans le public, ajoute même que l’investissement dans le capital des PME est une question de patriotisme économique !

 

 

L’investissement dans le capital des PME… Un investissement non rentable pour l’épargnant (sauf avantage fiscal)

Le discours est d’autant plus irresponsable que la cour des comptes, dans son rapport annuel du Conseil des prélèvements obligatoires, infirme les propos d’Amelie de Montchalin !

 

NON, l’investissement dans le capital des PME n’est pas toujours rentable pour l’épargnant ! 

Lorsque l’on analyse le rendement passé des produits financiers dédiés à l’investissement dans les PME, le constat est simple : Les FCPI et autres FIP, produits d’épargne dédiés à l’investissement dans le capital des PME génèrent un rendement négatif en moyenne.

 



Voici un graphique extrait du rapport de la cour des comptes

 

Le constat est simple : Les deux placements qui permettent aux épargnants d’investir dans les PME génèrent un rendement moyen négatif !

Les FIP et FCPI, les deux placements dédiés à l’investissement dans les PME, génère un rendement négatif.

Plus précisément, les FCPI ont un rendement avant réduction d’impôt de -2.50% par an pendant toute leur détention alors que les FIP ont un rendement avant réduction d’impôt de -0.90%. C’est uniquement l’avantage fiscal qui permet à l’épargnant de trouver de la pertinence de ce placement.

 

 

En revanche, l’investissement immobilier affiche une rentabilité très élevée selon la cour des comptes

En parallèle, voici, toujours extrait du même rapport de la cour des comptes, le rendement avant et après impôt de l’investissement immobilier (PINEL, location nue, location meublée, résidence principale, …).

Il faut regarder le triangle « rouge » qui est le taux de rendement interne d’un investissement immobilier selon les configuration du marché immobilier (stagnation ou hausse des prix).

 

 

A suivre …

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39 Comments

  1. Bien évidemment, cet article est caricatural, tout comme l’est le discours du gouvernement sur le sujet.

    Néanmoins, posons nous pour essayer de nous projeter. Les FIP et FCPI sont les seuls produits financiers à destination des épargnants et tous les bons professionnels savent que la grande majorité sont des mauvais produits dont les frais trop élevés grève le rendement.

    Demain, imaginons un succès populaire de l’investissement dans le capital des PME. Imaginons que les montants investis double ou triple. Ma question est simple : Dans quelles PME cet argent ira t’il ? Pensez vous vraiment que des millions d’entreprises prospèrent attendent l’argent des épargnants ?

    Selon la légende urbaine, les PME manquent de capitaux propres, la demande de financement en capital doit dont être élevée. Il doit y a voir de nombreuses PME qui cherchent des investisseurs en capital pour se financer.
    Ainsi, les quelques uns qui souscrivent dans les FIP ou FCPI doivent pouvoir sélectionner les meilleures entreprises si la demande de capitaux est supérieure à l’offre.

    Pourtant, malgré ce manque de capitaux, les rendements sont médiocres et même négatifs. Que faut il en déduire ? Ne faut il pas croire qu’une augmentation de l’offre de financement dégradera encore davantage le rendement ?

    Le rendement n’est pas élevé aujourd’hui, pourquoi le sera t’il demain ?

    • Dominique GUILBERT says:

      Oui c’est vrai 75% des fonds de FCPI/FIP sont déficitaires, en particulier ceux distribués par les grands réseaux bancaires…. Cela dit, on n’a rien dit car les 25% restants sont, eux bénéficiaires. Personnellement aucun de mes clients n’a perdu d’argent sur ces supports… certains ont même réussi des performances supérieures à 100% en 8 ans (hors avantage fiscal de 18%…. nettes d’impôts… tout en étant à l’abris des soubresauts de la bourse…

  2. OlivierSPb says:

    Toujours le miroir aux alouettes de l’avantage fiscal.
    Je suis entièrement d’accord, les FIP et les FCPI sont gérés par des cochons qui se fichent de l’intérêt de l’investisseur. Il est prié de se contenter de l’avantage fiscal.
    Mais il existe des fonds d’investissement hors ISF qui dégagent des rendements significatifs, eux.
    Selon l’AFIC, sur 10 ans, « le rendement annuel du non coté français est à 8,7%… » et « La performance globale du capital-investissement français mesurée à fin 2016 sur un horizon de 30
    ans s’élève à 10,1% en moyenne par an, nette de frais. La performance des fonds clos est de 14,7% nette par an. »
    Mais au fait, combien d’opérations Pinel sont vraiment rentables hors avantage fiscal?
    Et si le rendement de la moyenne des Pinel hors avantage fiscal est négatif, d’ailleurs il est probablement négatif en moyenne même avec avantage fiscal (cf. les nombreux témoignages dans ce blog de gens qui se sont fait refiler du Pinel à la chaîne), allez vous titrer « Investir dans l’immobilier n’est pas rentable! »?

    Mais je suis d’accord avec la CC et subsidiairement avec vous, les fonds ISF sont des pièges à gogos…

    • Oui, je suis fondamentalement d’accord avec cette idée. Mais ne croyez vous pas que le problème n’est pas tant l’avantage fiscal que le public concerné !

      Les fonds à destination des particuliers et au grand public ne sont ils pas condamnés à la médiocrité.

      Pourquoi l’écart de rendement est il si élevé entre FIP et FCPR ?

      • OlivierSPb says:

        Les FCPI ont un quota de 60% qui doivent être investis dans des entreprises ayant un label OSEO-ANVAR.
        Cette qualification s’obtient :
        – soit automatiquement si l’entreprise justifie de dépenses de R&D au moins égale à 15 % des charges au cours de l’exercice précédent. Et c’est quand même beaucoup, la pharma a des budgets de R&D de 10% en moyenne par exemple.
        – soit en déposant un dossier de demande de qualification auprès de Bpifrance qui examinera la demande. Ce qui prend pas mal de temps.

        Ce qui fait qu’à chaque campagne ISF (Avant juin) il y a un afflux de fonds en même temps qui doivent être impérativement investis avant la fin de l’année et pas suffisamment de bons dossiers. Du coup, les gérants prennent ce qui passe avec les résultats minables que l’on connait.
        L’équation avantage fiscal = mauvais produit se vérifie comme d’habitude (En moyenne, il y a d’excellents FCPI comme il y a d’excellents Pinel).

  3. wanapatri says:

    Il est normal que l’ article soit caricatural, car il commente des propos politiques…
    On ne peut que difficilement commenter et créer de l’ intelligence à partir du vide sidéral qui est celui de la pensée politique exposée dans les media pour faire:
    – le buzz
    – faire croire qu’ on bosse
    – qu’on s’intéresse aux gens et aux pme.

    Malgré tout c’est la fonction assignée aux politiques.

    La ministre dit donc des choses inutilisables pour bâtir une réflexion.
    La CC fait de même, hélas, toute CV qu’ elle soit.

    Ce serait risible si ce n’ était pas au contraire à pleurer.

    Les fonds cités par Olivier, qui en fera la prom au sein des commerciaux ? Personne.
    Quel public a les moyens d’ être informé et d’ avoir accès à cela ?

    • OlivierSPb says:

      « Les fonds cités par Olivier, qui en fera la prom au sein des commerciaux ? Personne. ». Exact, et cela n’intéressera pas la plupart des CGP car en général il n’y a que très peu et le plus souvent pas de rétros.
      « Quel public a les moyens d’ être informé et d’ avoir accès à cela ? » En théorie toute personne ayant accès à un moteur de recherche, une bonne culture financière et le temps nécessaire pour évaluer les fonds et leurs gérants. En pratique, cela est réservé aux investisseurs ayant une fortune suffisamment conséquentes pour avoir accès à un family office.
      On va encore m’accuser de cynisme, mais il faut se faire une raison, si votre unité de compte est la dizaine de k€, vous n’aurez accès qu’à des placements standards, pas très performants et assez chargés, si c’est des centaines alors l’horizon s’éclaircit un peu, si c’est des millions, alors la vie est belle (Mais n’oubliez pas les règles de bases: bon sens et doute cartésien).
      https://www.youtube.com/watch?v=WmzOCtsZTW4

      • Nous sommes bien d’accord ! Ce qui confirme bien qu’il est vain de promettre du rendement aux petits épargnants s’ils investissent dans le capital des PME

        • OlivierSPb says:

          Non ce n’est pas vain. Il y a une petite chance qu’ils aient un bon rendement. Et si cela ne marche pas, tout le monde, sauf lui, se fout de l’épargnant qui aura mis son fric là où on voulait qu’il le mette.
          « Le corbeau, honteux et confus, – Jura, mais un peu tard, qu’on ne l’y prendrait plus. »
          Ben en fait non, il suffit de sortir un nouvel avantage fiscal pour que le corbeau ouvre son large bec et laisse tomber une fois de plus son fromage!

        • Je suis tout à fait d’accord sur vos conclusions concernant les FIP / FCPI. L’avantage fiscal rend, par la méthode de collecte et les contraintes d’investissements, totalement inintéressant la grande majorité des fonds. A noter néanmoins qu’une minorité de fonds s’en sortent très bien.

          En revanche, je ne suis pas d’accord avec vous sur le fait que vous résumiez l’investissement dans les PME aux FIP et aux FCPI.
          Car il existe bien sûr d’autres moyens d’investir dans les PME, dont le plus simple pour le grand public est le FCPR. Et là, bizarrement, sans ces mêmes contraintes pour les sociétés de gestion qui vont aller faire leur marché comme elles le veulent, et sans aucun avantage fiscal (si ce n’est l’exonération d’IR sur la PV), on retrouve des rendements très intéressants de l’ordre de 6 à 8%… Certains FCPR proposent en plus des contre garanties qui permettent de maitriser le risque.

          Vous en conclurez ce que vous voudrez mais pour ma part, je suis convaincu une nouvelle fois que les avantages fiscaux viennent pervertir l’investissement dans le sous-jacent.
          Pour prendre un parallèle très rapide mais flagrant, comment expliquez vous que les SCPI défiscalisantes soient toutes moins rentables, bonus fiscal compris, que les SCPI de rendements pour lesquelles il n’y a aucun avantage fiscal ?

          A bon entendeur…

          • Bonjour en ce qui concerne les SCPI, la réponse est simple : Ce n’est pas le même marché.

            Les SCPI de défiscalisation concerne l’immobilier d’habitation et le logement alors que les SCPI de rendement concerne l’immobilier d’entreprise et plus particulièrement le bureau.

      • wanapatri says:

        Ce n’est pas du cynisme. c’est le constat de la réalité…des centaines de k€ ne suffisent pas du tout pour se relaxer un peu, l’ horizon s’ éclaircit bien faiblement…sauf en se rapprochant du million…et encore.

        Quel prix a le stress ? La confiance ?

        Et sur une bonne alloc d ‘actif, on imagine le capital/ patri, ect qu’ il faut pour « backer cela »..

        Donc rien ne change sous le soleil…Les ceusses avec les dizaines de k€ n’auront que du standard chargé et pas très performant…Ils pourraient tout autant faire autre chose de ces misères, mais quoi ?

    • OlivierSPb says:

      Il y a fort longtemps, la cour des comptes avait fait le constat suivant sur la loi Pons: malgré tous les abus, les investissements idiots en yacht, les fonds drainés vers les DOM avaient une efficacité économique supérieure au fonds directement injectés par le public dans l’économie locale.
      Mais cela ne concernait que la performance de l’économie locale et non le rendement de l’investisseur qui en général s’est soldé par une déroute financière.
      Le but du gouvernement est d’orienté l’épargne vers les secteurs dont ils pensent que c’est nécessaire. Cela peut être:
      – L’aménagement du territoire avec le Pinel revisité. En plus cela soutient le BTP local.
      – Les PME qui ont réellement besoin de fonds propres. Regardez le Gearing Ratio moyen des PME. les PME qui ont une bonne structure de bilan voient les banques faire la queue à la porte.
      Et si le gouvernement vous dit selon vous « Puisque l’épargne sécurisée et garantie n’est plus rentable, la seule solution est de prendre des risques pour espérer améliorer le rendement de l’épargne. « , il a raison en fait, mais il ne dit pas qu’à tous les coups l’on gagne.
      Je connais quelqu’un qui fait partie du comité de sélection d’un club de business angels dans la pharma en seed capital. Ils voient passer 400 dossiers par an, en sélectionnent entre 5 et 10. 60% seront des échecs, 30% seront correct et 10% seront vraiment rentables voire très rentables. Mais 60% d’échecs sur des dossiers minutieusement étudiés par un aréopage de grands professionnels!
      ne rêvons pas la sélection du « bon risque » cher à GF est un exercice très difficile, et les vrais bonnes affaires n’atteignent jamais le grand public.
      Après le gouvernement aura beau jeu de vous répondre qu’il faut être sélectif et la cour des comptes de constater que les rendement moyen n’est pas terrible voire mauvais.

  4. Amélie notre poulain De Montchalin pourrait-elle nous dire combien d’entreprises, combien d’emplois a-t-elle créée elle même avec son argent, ou quel montant et quelle part de son épargne est investi dans des Pme. A titre d’exemple

    Le « Patriotisme économique » est une résurgence du discours soviétique dont les résultats économiques miraculeux nous ont éblouis à la chute du mur.

    On est sur la bonne voie avec la République en Marche Arrière

  5. A part Warren Buffet, qui a su, au fil des décennies anticipés les bons plans, pour le commun des mortels que nous sommes, il sera toujours difficile de trouver le bon équilibre; chacun, à sa manière, essayera, et en fonction de sa gestion patrimoniale, d’assurer et de cumuler quelques % de gains annuels
    Quant on regarde l’histoire de la finance sur un longue période, l’on s’aperçoit que les conseils, soient disant avisés, on toujours été fait dans des périodes, d’une part, d’euphorie financiére et d’autre part d’instabilité politique, ne nous y sommes t’ont pas?
    La bourse se fait, se défait, se refait………grâce aux conseils des grands argentiers…( ne sont ils pas les premiers gagnants ?)….mas pas de nous ………….CQFD

  6. julien bonnetouche says:

    Ces derniers temps, les fonds de défiscalisation ISF étaient le seule voie, le passage obligé pour tenter d’y échapper.
    Mais dans toute la chaine de collecte de ces fonds il y a des profiteurs haïssables, qui se gavent au passage, et sous- entendent au pékin- investisseur,  » sois content si tu récupère un peu plus que ce que tu aurais mis dans ton ISF »
    Rien que pour cela, il est sain que l’assiette de l’ISF trans formé en IFI soit diminuée par 5.

  7. CAPL conseils says:

    Complètement d’accord avec les propos tenus et je tiens quand même à signaler que les CGP font appel a quelques bons FCPR pour des clients patrimoniaux et pas forcément aisés.
    Le problème vient aussi du travail médiatique qui est fait auprès des consommateurs et des épargnants qui s’obsèdent à baisser des impôts dus, quitte à acheter des biens immobiliers PINEL à ***** (nomme pas pour ne pas offusquer les habitants) plutôt que des produits structurés avec couverture, ETF ou FCPR dans des assurance vie car il s’agit d’OVNI pour eux.
    Comme le dis régulièrement Guillaume, la meilleure défiscalisation immobilière passe par la gestion et le mode de détention et non par une SCPI Pinel (que je n’ai jamais préconisée par ailleurs) qui va baisser mon IR mais pas mes prélèvements sociaux par ex

  8. bernadote says:

    Personnellement , cela fait bien longtemps que j’ai arrêté de suivre les conseils de ces « gourous » . Je me forge ma propre conviction , j’accorde plus d’importance aux chiffres qu’aux beaux discours de tout cet « aréopage de sachant ». En début d’année je me fixe un taux de rendement brut minimum acceptable pour mon patrimoine , en fonction des volatilités et des performances passées, et j’arbitre mes positions en fonction du risque que je suis prêt à accepter en fonction de la nature de ces placements. Par exemple, en 2018, je vais alléger la part d ‘immobilier détenu en direct , au profit du financier pur , mais plus risqué, afin de ne plus subir la montée en charge de la fiscalité directe et indirecte, à venir. Jusqu’à présent , cela ne m’a pas trop mal réussi !

    • OlivierSPb says:

      Vous avez bien raison de faire ce que vous voulez et de décider des arbitrages nécessaires.
      Personnellement je suis un peu moins optimiste sur les marchés.
      La hausse des taux US est un vrai problème et Wall Street cherche des bonnes raisons pour ne pas faiblir notamment dans la bonne tenue de l’économie US et les bons résultats des entreprises, mais on ne peut nier une certaine fragilité dans un marché qui est quand même cher puisque le PER moyen 2017 du SP 500 est de 28 (Par comparaison le CAC est à 22). Avec la hausse des taux, pour avoir un DR raisonnable, le PER devrait baisser.
      Et par effet de dominos, les bourses européennes risquent fortement d’en pâtir.
      Et ce d’autant que la BCE pourrait bien remonter ses taux plus vite qu’on ne le croit, car il semble que l’inflation fasse un timide retour mais la BCE a toujours montré qu’elle était prête à sacrifier la croissance au titre de la lutte contre l’inflation.
      Mais tout cela c’est de la boule de cristal et personne n’en sait fichtre rien.

      • bernadote says:

        Je partage complètement votre analyse, c’est pourquoi j’ai diversifié une partie de mes avoirs sur les devises, le pétrole, et les émergents, et j’ai diminué légèrement mes positions sur les valeurs US. Il faut regarder de près l’évolution des taux américains au delà des 3% et leur corrélation avec les variations des salaires et les créations d’emploi.

        • C’est tout vu, la Courbe de Philipps (salaire inflation) est à l’envers !
          Pétrole : c’est de là que peut venir l’inflation

      • julien bonnetouche says:

        Bonjour Olivier,

        Ce que vous dites est la question que tout le monde se pose est : est ce que cela va continuer, et combien de temps ?

        Le cyclone est il en train de se former quelque part, et qui viendrait tout dévaster comme d’habitude tous les 7 ans environ ?

        En particulier, est ce qu’une bulle est en train de se former quelque part, est ce qu’une crise comme celles que l’on a connues en 1987( crise boursière), 1994 (crise obligataire) 2000 ( valeurs technologique) , et 2007 (subprime) est devant nous ?

        La crise de 2007 a été la plus grave et la plus longue à bien des égards, et on a failli ne pas s’en remettre. Mais elle a été salutaire aussi, car il semble bien qu’une certaine sagesse prudente, guide maintenant autant les états, les banques centrales que les intervenants sur le marché.

        En fait on n’en sort que depuis 1 an seulement.

        C’est je crois une différence fondamentale avec le passé .

        Il n’y a pas que cela :

        La reprise est mondiale depuis 2 ans, est bien plus forte ailleurs en Europe, et dans le monde encore davantage, que chez nous. J’ai bien l’impression que nous n’en sommes finalement qu’au début d’un cycle et non à la fin comme certains le disent.

        Alors d’où peut venir l’orage  (à part évidemment un fada qui ferait exploser une bombe atomique)?

        Des USA clament la plupart des commentateurs boursiers, car les marchés sont surévalués ! (alors qu’en Europe ce n’est pas le cas, la bourse n’a pas plus gagné en 2017 que la croissance des bénéfices des entreprises.) .

        Mais si on y regarde de près, ce sont les GAFAM (5 entreprises!) qui à elles seules portent les excès de la bourse alors que le reste des actions américaines est dans la norme.
        Mais les GAFAM sont elles vraiement sur évaluées ou bien sont elles le reflet du boulversement industriel  mondial ? La réponse est dans la question.

        Et puis il y a Trump, tant décrié, mais qui est un homme d’affaire, et pour le moment les milieux d’affaire n’ont rien à dire de mal des réformes fiscales qui vont gorger les USA de liquidités.

        Il a annoncé hier qu’il demanderait un plan de 1500 milliards $ pour rénover les infrastructures !! Vous vous rendez compte ce que c’est à côté des 4 ou 5 milliards que notre gouvernement tente de trouver périodiquement pour combler un trou dans le budget !

        Et il paraît que ces travaux, de nature à relancer l’économie plus traditionnelle, sont absolument nécessaires vu l’état de délabrement des routes et des ponts. Il auront donc lieu.

        Même s’il n’en fait que la moitié ou le tiers ce sera tout de même énorme.

        Alors au regard de tout cela, j’ai le sentiment que nous sommes à la veille d’une croissance économique américaine comme il n’y a pas eu depuis longtemps. Une croissance que la bourse ne fait qu’anticiper. Et ce qui se passe aux US donne encore le la dans le monde.

        Et l’Asie ne se porte pas mal non plus .

        Chez nous en France, nous n’en recueillerons que des miettes comme d’habitude, mais ce devrait être suffisant pour nous tenir à flot un moment.

        Voilà : cela devrait continuer jusqu’à la prochaine grande crise. Moi, je ne la vois pas avant 5/7 ans.
        ( il y aura peut être des baisses boursières de +/-10% de temps en temps, mais ça remontera dans la foulée.)

        Tout cela n’empêche pas d’être raisonnable . La part action d’un patrimoine doit rester inférieure à 50%, et doit surtout être confiée à des gérants prudents.

        • OlivierSPb says:

          Sauf erreur de ma part les GAFAM ne font pas partie du SP 500, je persiste à dire que la bourse US est un peu chère.
          Je ne partage pas votre opinion sur Trump qui pour moi est un clown issu de la téléréalité. Comme homme d’affaires il est pitoyable, il a enchainé faillites sur faillites et son prétendu empire est d’une taille bien moindre qu’il ne le prétend, en tout cas selon Forbes, Fortune et Bloomberg. Il repose essentiellement sur des actifs immatériels et en fait peu sur des actifs tangibles qui sont tous hypothéqués ou presque.
          Son gendre Kushner pourrait bientôt goûter aux délices de la faillite. Vous l’avez sans doutée déjà lu mais le livre de Wolfe « Fire and Fury » est impressionnant et édifiant.
          Quant à son plan de 1.500 milliards, on verra ce que le Congrès l’autorise à faire et dire qu’il aura donc lieu est une vision optimiste.
          Cela me rappelle les déclarations à la Elon Musk, roi des Martiens et des fusées intercités, promoteur du lance-flamme individuel qui multiplie les annonces mais peu de choses sortent de ses usines dans lesquels il a investi des milliards.
          Tout dépendra de la Fed qui n’a rien à secouer des tweets de Trumpy le clown.
          Personnellement, je pense qu’il est clair que l’économie US donne le la mondial, mais je ne crois pas à un nouveau cycle de croissance ébarnouflant!
          Cela dit, je n’ai pas plus d’arguments que vous pour étayer mon propos, et tout cela dépend du sar Rabindranath Duval.
          https://www.dailymotion.com/video/x1ys19

          • julien bonnetouche says:

            Bonjour Olivier,

            Je vois que vous êtes de le même génération que moi.

            Mais justement, si on y réfléchit un peu, ce qui nous faisait rire dans ce morceau d’anthologie, c’est l’aspect incertain voire approximatif de la notion de vérité.

            ça nous le savons tous les deux, je suis peut être un peu plus optimiste, c’est tout.

            J’ai des raisons, mais qui ne peuvent être des arguments car elle sont de l’ordre du « ressenti »

            Pourtant je vois bien comme tout le monde que les taux vont remonter, que la bourse US est déjà haute, que Trump est un fantoche…. par contre Musk est un sacré concurrent pour Ariane, question prix, avec les fusées réutilisables.

            Mais j’ai l’impression que la révolution digitale n’en est qu’au début, et que l’on ne voit pas de pause dans ce domaine;
            que la mondialisation et l’inter réactivité des politiques empêche les attitudes monomaniaques. Chacun ne peut plus décider une catastrophe dans son coin aussi aisément qu’auparavant.

            Quant au cycle, là aussi je pense que la crise de 2007 a duré jusqu’en 2015. Si on interprète les choses ainsi, nous ne somme qu’à la 2eme ou 3eme année du nouveau cycle de croissance (qui devrait durer ce que durent les cycles : 7 ans.)

            Il faut bien une analyse personnelle pour décider de sa propre politique d’investissement. Si je devais penser qu’une bulle va éclater bientôt, alors je devrais vendre toutes les actions.
            Mon analyse me convainc suffisamment pour les conserver encore.

            L’immobilier, idem, malgré toutes les mesures anti-immo je pense que les appartements parisiens bien placés, et sans défaut, ont de l’avenir, car une minorité va s’enrichir et sera demandeuse en ce domaine. Par contre le fin fond des provinces il vaut mieux oublier en temps que placement.

            • OlivierSPb says:

              Je vous trouve très optimiste. Je pense au contraire qu’on est sur le fil du rasoir.
              Il y a un indicateur intéressant qui permet de mesurer la disponibilité du crédit aux entreprises.
              Schématiquement il s’agit de la moyenne mobile exponentielle sur 10 semaines des variations des conditions des obligs corporate sur 26 semaines (indicateur Leuthold).
              Il est passé en négatif ce qui n’est franchement. pas bon signe.
              Pour moi on est en fin de cycle Bull et pas du tout à l’aube d’un nouveau cycle.
              Par ailleurs, il y a d’autre problèmes:
              – Crédit automobile. Les crédits automobiles subprimes ont été distribués à gogo. Le taux d’impayés est en hausse en flèche.
              – Il y a le problème lancinant du crédit étudiant.
              – Certaines banques comme Citi ont recommencé avec CDOs synthétiques mais aujourd’hui sur le risque corporate.
              Et s’il y a avis de tempête à Wall Street, le domino européen tombera.

              • julien bonnetouche says:

                Oui ça c’est ce qui se serait passé avant.

                Avant ce qui me semble être une nouvelle donne, avec des paramètres moins mathématiques, ou en tous cas pas encore intégrés dans les calculs traditionnels.

                Je crois que l’on peut avoir une petite baisse de quelques % dans année, pour respirer un peu, avant de repartir à la hausse.

                Mais encore une fois, on verra bien !!

                • OlivierSPb says:

                  Moi je ne vois pas de nouvelle donne à l’horizon.
                  Seulement dans les tweets de l’autre clown.
                  A part l’amnistie fiscale qui arrange bien les entreprises le reste: la réforme du système de santé, le mur… tout cela reste du pipeau.
                  Et le congrès ne va pas laisser 1.500 milliards ou même 500 milliards de dettes en plus à un gouvernement déjà proche du shutdown.

  9. Inutile de vous fatiguer à chercher des placements risqués:

    Amélie notre poulain DeMonchalin a déclaré le 16/10/2017 au Parisien, à ce sujet

    « Je suis sûre que le rendement peut avoisiner 5%, voire grimper jusqu’à 10% ! … Le cas échéant, l’an prochain, nous envisagerons une loi coercitive »

    Bonne nouvelle: une loi coercitive va contraindre les Cgp à faire souscrire à leurs clients des placements qui rapporteront 5% à 10%

    Sauvés !

    • bernadote says:

      Aucune confiance dans cette politique !!!!

    • julien bonnetouche says:

      Deux possibilités :

      soit elle n’y connait rien, soit elle nous enfume !! (je suis poli.)
      Mais vu le poste à responsabilité qu’elle occupe, c’est scandaleux, inadmissible de faire croire cela à des pauvres gens qui ne sont pas forcément au courant des marchés.

  10. wanapatri says:

    Ou les deux mon général !

  11. Comme toujours, « d’où viens-je, où vais-je ???? »

    https://fr.linkedin.com/in/ademontchalin

    et que je passe par BNP, puis AXA, et que j’ analyse dans mon bureau et avec ses pairs…..

    Oh, il ne faut pas que cela vous échappe, entre autres perles….! =>

    « Veille politique et préparation des visites des Commissaires en France avant la signature du Traité de Lisbonne »

    Elle est bien bonne , Lisbonne !!

    En effet un vrai pur-sang…

    Que voulez-vous espérer d’une telle engeance, si ce n’est de proférer (pour commencer) des mesures radicalement en marche, déconnectées du réel, voire en tordant à son profit la réalité ???

    • OlivierSPb says:

      Je ne connaissais pas la nénette. Tour cela me semble un peu jeune.
      Elle ferait bien d’aller faire un stage d’un an dans une PME de province, elle aurait sans doute une vision un peu différente.
      Sans doute une tête bien faite mais un peu de terrain ne lui ferait pas de mal.
      Visiblement, elle vise un maroquin…
      Quand je pense que l’on a quelque chose en commun…

  12. « le tronc commun ne fait pas le branchage familier » dirais-je…

    Oui le vrai problème et ici: il faudrait toujours de partir du réel (stage en province les mains dans le cambouis) pour ensuite théoriser sans oublier ses jeunes années… Ici , on fait c souvent et durablement l’inverse, d’où bien des oukases gouvernementaux aberrants…

    • OlivierSPb says:

      C’est quand même un peu mieux que la génération précédente qui n’avait connu que l’ENA et l’administration.
      Mais son cursus est quand même un peu théorique par rapport à la réalité des PME.
      Allez hop 3 mois en usine en 3×8, puis  » mois sur le terrain comme commerciale et on verra!

  13. Espèce de Grand Timonier va……. :=))

  14. Je pense qu’en considérant uniquement les FIP et FCPI, qui ont un rendement négatif avant avantage fiscal, et aussi de lourd frais de gestion (plus ou moins justifiés, pour du non-coté), vous faites une erreur.

    Vous devriez aussi regarder les OPCVM éligibles au PEA-PME, et ceux éligibles aux contrats d’Assurance-Vie DSK et NSK : certains de ces fonds ont eu de très bons rendement… (Et ils ont quasiment tous des frais bien moindres que ceux des FIP/FCPI.)

    • Oui, mais financer les PME (car c’est bien l’objectif unique du gouvernement selon les propos relevés) est d’apporter de l’argent frais en capital dans les entreprises. Il s’agit donc de participer à des augmentations de capital ! Les PEA- PME ne sont pas des fonds de financement des entreprises mais des OPCVM de spéculation sur le marché secondaire. *

      N’êtes vous pas d’accord ?

  15. OlivierSPb says:

    Cela faisait longtemps que Zébulon ne nous avait pas fait le coup de la spéculation! Des OPCVM PEA, des fonds spéculatifs? On ne sait pas si une telle affirmation prête à rire ou donne à pleurer. On en pleurera de rire alors! Comme disait ma grand-mère, il vaut mieux entendre cela que d’être sourd, mais à ce niveau là, je ne suis plus certain.
    Avant que Tartuffe et Zébulon ne reprennent leur antienne sur le Pinel pourrave dans une ville en décrépitude, le seul vrai investissement, intéressons nous au problème du financement des PME.
    C’est un problème extrêmement complexe et ce n’est pas A. de Montchalin qui va nous résoudre cela en 2 coups de cuiller à pot.
    Il y a des besoins criant tant sur le marché secondaire que sur le marché primaire.
    Le marché secondaire est indispensable pour résoudre les problèmes de dispersion du capital en cas de succession, problème très sérieux qui conduit les plus souvent à la cession totale. Il est aussi nécessaire pour assurer la sortie des investisseurs extérieurs qu’ils soient rentrés sur le primaire ou le secondaire, peu importe.
    Mais il y a un autre problème, c’est: est-ce que les PME en ont envie?
    Pas si sûr.
    Avoir un actionnaire extérieur, c’est clairement de nos jours signer un un pacte d’actionnaires très contraignant, faire un reporting périodique aux investisseurs, etc.
    Peu de dirigeants apprécient vraiment la transparence!
    Et au delà des vilains petits secrets comme les notes de restos!
    Une solution intéressante serait la vivification d’Alternext.
    Certes, cela fait un peu « Loup de Wall Street » et les débuts risquent d’être un peu chahutés, et pas mal de petits ou gros scandales risquent d’éclater mais on a clairement besoin d’un marché régulé mais non réglementé.
    Pas mal risquent d’y laisser des plumes, mais ils se débrouillent déjà très bien avec du Pinel invendable, du Maranatha, du diamant, et autres placement alternatifs.

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