En France, l’épargnant qui ne veut pas s’intéresser à la gestion de son patrimoine a pris l’habitude de placer son argent en assurance-vie. Souple, accessible, avantage fiscal, et surtout performant dans le passé, le contrat d’assurance-vie et plus particulièrement le fonds euros était la réponse parfaite à toutes les questions.
Dans les faits, lorsqu’il plaçait son argent en assurance-vie, l’épargnant recherchait la tranquillité d’esprit et le rendement attrayant du fonds euros ; Comment ne pas vouloir placer son argent dans un placement dont le rendement est historiquement élevé, sans risque et disponible à tout moment ? Depuis toujours le succès de l’assurance-vie repose sur l’intérêt des épargnants pour le fonds euros.
De surcroît, une fiscalité dérogatoire, tant au niveau de l’impôt sur le revenu, qu’au titre des droits de succession avait pour avantage de faciliter sa commercialisation auprès d’une population qui a l’impôt en horreur.
Malheureusement, nous sommes en 2020 et force est de constater que cette belle narration commerciale autour de l’intérêt de souscrire un contrat d’assurance-vie est périmée. Aujourd’hui entre :

  • L’inexorable faiblesse du rendement du fonds euros ; Dans un monde à taux négatifs, lorsqu’une majorité de vos investissements sont réalisés avec un taux de rendement nul, il est illusoire d’obtenir un rendement élevé pour votre épargne ;

 

  • Les frais de gestion excessivement élevés sur les unités de compte ; L’alternative commerciale au fonds euros, ce sont les unités de compte. Mais les frais prélevés par la compagnie d’assurance vie au titre de la gestion du contrat, par le courtier au titre de ses pseudos conseils, et par la société de gestion de l’unité de compte sont tellement élevés qu’il n’est pas possible pour l’épargnant de capter la performance du marché action. Dans une récente étude, ces frais de gestion annuels sont estimés à 2.93% par an, soit 40% du rendement espéré à long terme sur le marché action (-+8%) ;

A cause des frais de gestion trop élevés sur les unités de compte, l’épargnant prend le risque, sans pouvoir espérer le rendement qui y est normalement associé. Pile, l’épargnant perd ; Face, l’industrie financière gagne (cf »Assurance vie : 2.93% de frais de gestion annuels qui détruisent le rendement ! »).

 

Aujourd’hui, avant 8 ans, l’épargnant qui souhaite disposer de son argent sera imposable au taux de 30% ; C’est là une fiscalité identique à tous les autres placements financiers ; Après 8 ans, il sera imposé après un abattement de 4600€ ou 9200€ au taux de 7.50% + 17.20% de prélèvements sociaux (= 24.70%) jusqu’à 150 000€ d’épargne en assurance-vie, puis au taux de la flat-tax de 30%.

Au final, l’assurance-vie ne dispose plus d’un avantage fiscal décisif au niveau de l’impôt sur le revenu.

En 2020, on ne doit plus souscrire un contrat d’assurance-vie pour profiter d’un avantage fiscal pour l’imposition des plus-values et autres intérêts capitalisés. 

 

 

Le seul intérêt incontestable de l’assurance-vie, c’est l’optimisation civile et fiscale de la succession !

Si l’assurance-vie est une solution discutable pour épargner à long terme, elle reste une stratégie incontournable pour :

Réduire les droits de succession (à condition de devoir en payer) – La question des droits de succession est vraiment intéressante tant les idées reçues sont nombreuses à ce sujet. Vous êtes très nombreux à fantasmer et craindre le pire sur le montant des droits de succession qui seront à payer par vos héritiers. Lors de mes rendez vous d’assistance patrimoniale dédiés au calcul des droits de succession, votre surprise est souvent heureuse devant une facture finalement supportable ;

Il existe de nombreuses stratégies pour réduire les droits de succession avec ou sans assurance-vie. Les droits de succession ne sont vraiment pas un problème pour ceux dont le patrimoine est inférieur à 1.5 millions d’euros à condition de s’organiser et d’anticiper un minimum. Pour cela, la lecture de mes livres « succession » et « assurance-vie et gestion de patrimoine » sont indispensables.

Réduire les droits de succession avec l’assurance-vie, c’est épargner en assurance-vie avant 70 ans; Pas besoin d’épargner à 35 ans ou même 50 ans, l’antériorité fiscale n’existe pas pour profiter des avantages successoraux de l’assurance-vie.

Il suffit d’y épargner à 69 ans et 364 jours pour profiter de la fiscalité successorale attrayante de l’assurance-vie.

 

Déroger au code civil et organiser la transmission de son patrimoine en dehors des règles du code civil. L’assurance vie, c’est surtout une stratégie pour organiser sa succession grâce au caractère hors succession du dénouement du contrat d’assurance-vie (cf »Pourquoi l’assurance vie est « Hors succession » ? Quelles sont les exceptions ? »). Mais attention, pour déroger au code civil et atteindre ses objectifs de transmission, il faut respecter certaines conditions et mettre en place une véritable stratégie successorale. Entre la bonne rédaction de la clause bénéficiaire et réponse ministérielle CIOT, la réussite d’une stratégie de transmission est dans le détail.

 
A suivre …

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