Les épargnants aime l’assurance-vie car ils adorent les promesses du fonds euros : Un rendement supérieur à l’inflation, un capital disponible et la garantie à tout moment de leur épargne. Malheureusement, cette promesse relativement facile à tenir dans une période longue de baisse des taux d’intérêt, se transforme en suicide pour les compagnies d’assurance-vie lorsque les taux d’intérêt sont tellement bas qu’une perspective d’une baisse prochaine est impossible.

Bref, comme nous vous l’exprimons ici depuis des années, nous sommes en train de vivre les dernières années du fonds euros tant le rendement futur risque d’être médiocre. Pour s’en convaincre, il suffit de consulter la composition moyenne des fonds euros.

Selon la dernière note de Goodvalueformoney, le fonds euros c’est :

  • 79.98% d’obligations dont 59.40% d’obligation d’entreprises et 40.60% d’obligations d’état.
  • 8.63% d’actions ;
  • 7.20% d’immobilier ;
  • 1.54% de monétaire ;

 

 

 

Ainsi, avec une telle composition, et notamment 80% d’actif obligataires directement concernés par l’excessive faiblesse des taux d’intérêt, il est impossible d’espérer un rendement à la hauteur d’une épargne long terme. Lorsque 80% de vos investissements sont réalisés à des taux d’intérêt très faibles, les 20% d’investissements dynamiques ne sont pas suffisants pour améliorer le rendement de long terme du capital.

L’assurance-vie doit donc se renouveler pour satisfaire le besoin des épargnants de trouver une épargne qui soit à la fois « sécurisée » et suffisamment « bien rémunérée à long terme ». La solution existe. Ce sont les contrats d’assurance-vie Eurocroissance. En abandonnant la garantie du capital à tout moment au profit d’une garantie à échéance autorise des investissements plus dynamiques qui pourront permettre à l’épargnant d’espérer un meilleur rendement à long terme. Nous en sommes convaincus, l’Eurocroissance est l’assurance-vie de demain face à la péremption du fonds euros.

L’Eurocroissance est la réponse que les compagnies d’assurance-vie doivent adopter pour satisfaire les épargnants en quête d’une épargne sécurisée, à rendement satisfaisant et surtout sans contrainte de gestion. Les perspectives de rendement du fonds eurocroissance sont nettement plus favorables que les perspectives de rendement des fonds euros car leur composition est nettement plus offensive en investissement en actions, même si elle reste encore très sécuritaire.

De manière simplifiée, si le fonds euros, c’est 80% d’obligations et seulement 20% d’investissements dynamiques en immobilier et actions; le fonds eurocroissance c’est 70% d’obligations et 30% d’investissements dynamiques en immobilier ou actions.

Voici la composition des fonds Eurocroissance moyenne :

  • Obligation : 68.28% ;
  • Action : 22.85% ;
  • Immobilier : 2.92%.

 

 

 

Quelle perspective de rendement pour un investissement en fonds Eurocroissance ?

La question est délicate tant nous manquons de recul, mais la réponse doit être relativement intuitive. Le fonds eurocroissance est un placement dont la valeur évolue au jour le jour en fonction de la composition du portefeuille (70% obligations, 30% actions/immobilier).

Ainsi, le rendement est fonction de la date de l’investissement. Celui qui investit alors que les marchés actions sont à des niveaux faibles doit pouvoir espérer un rendement attrayant contrairement à celui qui investit en haut de cycle boursier.

A titre illustratif, voici l’évolution de l’actif Eurocroissance de l’AFER :

 

Ainsi, selon la date de l’investissement, le rendement pourra fortement varier. Voici les rendements types d’un investissement eurocroissance AFER selon la date de l’investissement (attention, il s’agit de la situation au pire de la crise du coronavirus, c’est à dire la situation au 25/03/2020, alors que le CAC40 affichait 4442 points) :

 

Les rendements sont tout à fait honorables pour un placement sans aucune contrainte de gestion et disposant d’une garantie à échéance. Avec la baisse récente des cours des actions, le moment serait il venu pour y arbitrer une partie de votre épargne en fonds euros ?

A suivre…

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13 Comments

  1. François says:

    Bonjour,
    Je suis surpris de la différence de performance d’un même placement, uniquement basé sur une différence de leur durée. L’analyse de votre tableau laisse supposer qu’il existe une sorte de prime à la durée d’investissement. Est-ce le cas ?
    Autre questionnement sur la performance annuelle qui semble individualisée ?

  2. Bof, finalement la différence de composition entre les fonds euros et euro croissance n’est pas si importante que cela tandis que liquidité et frais de gestion ne sont pas à l’avantage de ces derniers.

    • charlotte2 says:

      Bonjour ,
      Exact , le différence n’est pas flagrante , de plus qu’en est-il d’une sortie anticipée ( avant les 10ans ou les 20 ans selon l’option choisie ).
      Qu’en est-il si le contractant décède avant le fin de la durée contractuelle choisie ?

  3. Guillaume G. says:

    Bonjour,
    Le fonds en euros  » Eurocroissance  » est un magnifique exemple de pis-aller aux contrats d’assurance-vie en fonds euros, dont il ne constitue qu’une évolution à la marge et ne permet pas de masquer la difficile viabilité, actuellement, de ce type de placement.
    Cordialement,

  4. Guillaume G. says:

    Monsieur Fonteneau,
    J’aime beaucoup votre remarque  » La question est délicate tant nous manquons de recul « , qui en dit long sur l’extrême prudence et la circonspection avec lesquelles il convient d’étudier ce produit destiné à limiter la décollecte des fonds en euros, qui constituent pourtant une manne pour l’Etat vs les obligations.
    Cordialement,

    • « fonds en euros, qui constituent pourtant une manne pour l’Etat vs les obligations »

      Pourriez vous étayer cette affirmation ? Je connais déjà votre surprise quand vous découvrirez les chiffres. C’était vrai dans les années 90… mais plus aujourd’hui grâce à investissement des non résidents et bce.

      • Guillaume G. says:

        En moyenne environ 40% d’obligations d’Etat sur les fonds en euro, ce n’est pas si mal, non ?

        • 40% d’état, mais pas d’état Français 😉

          • Guillaume G. says:

            J’ignore quelle est la proportion d’obligations émises par l’Etat français dans les portefeuille d’assurance-vie en fonds euros mais j’ose espérer que nos assureurs y souscrivent abondamment, ce d’autant plus que les obligations d’Etat françaises sont relativement prisées (rapport rendement/risque), faute de mieux à se mettre sous la dent.
            Cordialement,

  5. Guillaume G. says:

    En moyenne environ 40% d’obligations d’Etat sur les fonds en euro, ce n’est pas si mal, non ?

  6. Patrick D says:

    Le blocage des fonds Euros croissance devrait permettre de garantir un peu plus que la simple garantie de remboursement au bout de 10 ans …

  7. Retour d’expérience personnelle :

    investissement dans le fond eurocroissance cardif en juin 2015 et retrait du capital face aux piètres performance sen mars 2019.
    Sur ces quasi 4 ans : 1% de performance (sur 4 ans, pas annualisé…)

    Donc peut être que les gestionnaires de l’AFER maitrisent mieux leur sujet que cardif mais pour moi l’eurocroissance n’est pertinent que sur les plaquettes commerciales.

    D’autre part, j’ai eu le plus grand mal à récupérer mon capital, les services administrarifs de cardif étant soit totalement débordés soit totalement incompétents…

  8. L’assurance-vie est de moins en moins adaptée aux attentes de la classe moyenne.

    L’assurance-vie semble de moins en moins attractive pour le Français « moyen », selon une étude du cabinet de conseil spécialisé Facts & Figures, qui pourrait alimenter les débats actuels sur l’avenir de ce marché pesant près de 1.800 milliards d’euros.

    En 2019, 48 % du stock d’assurance-vie (marché de l’épargne individuelle, hors produits de retraite) correspondait à de l’épargne « standard », c’est-à-dire des placements réalisés par la classe moyenne voire des épargnants encore plus modestes. C’est sensiblement moins qu’en 2012, quand cette épargne « standard » représentait encore plus de 55 % de l’encours, détaille le baromètre 2020 de Facts & Figures.

    L’assurance-vie moins populaire
    « C’est une chute qui est assez considérable car il y a quand même un effet d’inertie qui est énorme », insiste Cyrille Chartier-Kastler, le fondateur du cabinet, qui range dans la catégorie « classe moyenne », des foyers dont le revenu fiscal est inférieur à 50.000 euros. « L’assurance-vie perd sa dimension populaire », poursuit l’expert du marché.

    Ainsi, la majorité du stock d’assurance-vie est désormais le fait de foyers aisés, cibles des professionnels de la gestion de patrimoine (40 % de l’encours) et de Français très riches, convoités par les banques privées (12 %). Attirés par les avantages fiscaux du produit en matière de succession, les Français les plus aisés sont ceux qui ont tiré la collecte vers le haut ces dernières années.

    Les UC promues au détriment des fonds euros.
    Les assureurs seraient les premiers responsables de ce phénomène de montée en gamme de l’assurance-vie, selon Facts & Figures. Ils ont multiplié les initiatives ces dernières années pour détourner les épargnants des « fonds euros ». Très prisés car offrant une garantie en capital, ces contrats d’assurance-vie compliquent l’équation financière des assureurs à l’heure des taux bas.

    Désormais, les assureurs préfèrent à leur place promouvoir les contrats dits « en unités de compte » (UC). S’ils peuvent potentiellement apporter plus de rendement que les fonds en euros, les contrats en UC sont dépourvus de garantie en capital. Ils sont donc moins attractifs pour les épargnants Français « moyens », traditionnellement peu enclins à prendre des risques.

    Menace sur les avantages fiscaux ?
    « A trop resserrer le robinet des fonds en euros, les assureurs ne sont plus en capacité de répondre à l’attente d’une large partie des Français », estime Facts & Figures. Certes, les UC ont été très prisées ces derniers mois (elles ont représenté 35 % de la collecte brute en mai). Mais pour Facts & Figures, il s’agit d’un succès en trompe-l’oeil, car dans le même temps, la collecte d’assurance-vie a plongé sur fond de confinement. Qui plus est, les comptes courants et les livrets d’épargne ont fait le plein.

    « Si le secteur ne réinvente pas rapidement de nouvelles offres d’assurance-vie, le mouvement de désamour de l’assurance-vie par l’épargnant Français moyen se poursuivra », assure Facts & Figures. « Si cela ne devient qu’un levier de défiscalisation successorale, à un moment le gouvernement va dire l’assurance-vie c’est le truc des riches et des très riches, donc maintenant je révise la fiscalité », met en garde Cyrille Chartier-Kastler.

    Solenn Poullennec – Les Echos

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