Avez vous remarqué que les compagnies d’assurance vie ne se battent plus pour annoncer le rendement de leur fonds euros en avant première dès le milieu du mois de Novembre ? Le temps de la guerre commerciale autour de la communication des rendements du fonds euros est révolu, et c’est très bien.
En 2017, et comme nous vous l’annoncions dès le début de l’année, le rendement réel du fonds euros de votre contrat d’assurance vie devrait être nul, autour de 1.50% brut, soit moins de 1.25% net de prélèvements sociaux au taux de 17.20%. Alors que l’inflation est annoncée autour de 1.10% en 2017 avec un taux de  croissance réel de 1.80%, l’épargnant ne s’enrichira pas avec son fonds euros… et devrait même s’appauvrir par rapport au niveau de création de richesse du pays. (cf »Assurance vie : Des rendements proche de zéro en 2017 et même négatifs en 2018 ? »).
Pour maintenir la valeur relative du patrimoine, l’épargnant devrait chercher à obtenir un rendement minimum, net d’impôt, de 2.90%.
C’est là une réflexion que nous vous proposons depuis plusieurs mois. Lorsque le rendement de l’épargne est inférieur au taux de croissance nominale de l’économie, la valeur du patrimoine de l’épargnant baisse par rapport à la richesse du pays.
Le PIB est une notion statistique que vous connaissez tous et que l’INSEE résume dans une phrase très simple : « Le PIB donne une mesure des richesses nouvelles créées chaque année par le système productif et permet des comparaisons internationales. Le produit intérieur brut est publié à prix courants et en volume aux prix de l’année précédente chaînés. Son évolution en volume (c’est-à-dire hors effet de prix) mesure la croissance économique.
Ainsi, lorsque le rendement de votre épargne est inférieur au taux de croissance nominal (taux de croissance + taux d’inflation), la valeur de votre patrimoine augmente … mais moins vite que la richesse créée par l’économie. 
Bref, avec un rendement net de 1.25% projeté pour l’année 2017 pour le fonds euros de votre contrat d’assurance vie, non seulement l’épargnant s’appauvrit par rapport au niveau de croissance de l’économie … mais surtout le rendement de son fonds euros est à peine supérieur à l’inflation. « L’euthanasie des rentiers » s’accélère et confirme ce que nous vous expliquons depuis le début de la crise de 2008 : Les épargnants payent les conséquences de la crise ! (et ce n’est probablement pas fini). 
Il vous faut agir rapidement pour lutter contre l’appauvrissement de l’épargnant : La première mesure qui doit être prise par l’épargnant qui souhaite maintenir la valeur de son patrimoine est alors d’abandonner l’idée d’épargner (dont le rendement n’est plus suffisant pour maintenir la valeur du patrimoine à long terme comme nous venons de vous le démontrer), pour vous investir dans l’économie réelle. C’est le cœur de la réflexion que nous vous avons proposé dans cet article très récemment « L’épargne va t’elle disparaître ? Elle est le reliquat d’un ancien monde rejeté par la population« , mais aussi dans celui ci « L’épargne est une erreur, débarrassez vous en avant qu’il ne soit trop tard !« ).
 
 

Les beaux discours philosophique ne servent à rien, que faire lorsque vous ne pouvez plus investir ou que vous n’en n’avez pas l’envie ?

S’investir dans la gestion entrepreneuriale de votre patrimoine est une belle idée philosophique, mais concrètement, comment faire lorsque l’on y connait rien, ou que l’on est trop âgé pour investir ?
 
La question de l’âge est une limite indéniable : Investir nécessite du temps, de l’envie et parfois une habilité physique et intellectuelle qui se réduit avec l’âge. La réponse n’est elle pas dans le transfert de votre patrimoine à la génération suivante qui aura le temps, l’énergie et l’envie d’investir dans l’économie pour valoriser ce patrimoine ? 
Est il bien raisonnable de conserver ces sommes importantes dormir sur le fonds euros de votre contrat d’assurance vie alors que vos enfants et peut être vos petits enfants pourrait les utiliser pour investir et continuer à valoriser votre patrimoine ? La question du financement de la dépendance est une vraie question, mais il ne faut pas la surestimer outre mesure.
Si vous n’êtes pas capable de vous investir pour valoriser votre patrimoine, faites confiance à vos enfants et petits-enfants (alors qu’ils en ont encore l’envie et le courage) pour valoriser ce patrimoine familial. Ce n’est pas quand ils auront 70 ans qu’ils pourront investir et utiliser votre patrimoine pour continuer à la valoriser. Dans une famille sans transmission générationnelle, l’appauvrissement n’est il pas inéluctable ?
Attention, il ne s’agit pas de s’appauvrir excessivement et devenir financièrement dépendant, mais je crois possible une réflexion pour accompagner le transfert de patrimoine à la génération suivante qui elle saura investir ! (et si elle n’en a pas les compétence, l’envie… Il est peut être urgent de participer à la « formation » patrimoniale de cette génération qui bénéficiera un jour ou l’autre de votre patrimoine).
 

Enfin, même si le rendement de votre fonds euros est insuffisant et participe à votre appauvrissement relatif, il est confortable d’en conserver une part non négligeable.

Cet appauvrissement petit à petit, n’est il pas un moindre mal pour l’épargnant qui souhaite conserver son épargne disponible pour répondre à des besoins futurs ? C’est la difficulté majeure du moment que nous vivons.
En effet, l’épargne n’est plus rémunérée, mais le risque non plus : L’espoir d’un meilleur rendement grâce une prise de risque supérieure ne devient il pas illusoire lorsque les marchés financiers ou immobilier affichent des niveaux de valorisations très élevés ? 
L’épargnant qui souhaite diversifier ses avoirs en spéculant sur les marchés financiers ou en investissant doit avoir conscience de la complexité du moment. Plus que jamais les performances passées ne sauraient préjuger des performances futures.
Chacun doit alors se prendre en main pour essayer de comprendre ! (et surtout ne pas écouter les beaux discours du commercial en assurance vie qui vous expliquera que vous n’avez pas le choix, il faut investir en SCPI ou en unité de compte pour améliorer le rendement de votre épargne). 
 
 

Investir, ca veut dire quoi ?

Depuis des mois, je radote et suis particulièrement insistant sur l’idée qu’il faut arrêter de penser « épargne » pour penser « Investissement ».
Attention, il ne s’agit pas d’une liste des choses à faire ou à ne pas faire. Ce n’est pas parce qu’il s’agit d’un investissement qu’il s’agit d’un bon investissement ! Chacun devra travailler, se faire une idée pour essayer de déterminer l’opportunité ou non de cet investissement. 
 
Epargne :

  • Assurance-vie (fonds euros et unité de compte). Investir en unité de compte dans un contrat d’assurance vie, c’est investir sur les marchés financiers pour espérer une valeur future plus élevée. C’est simplement la définition de la spéculation. En investissant en unité de compte, votre argent ne profite pas aux entreprises et donc à leur croissance future… mais aux vendeurs de l’action que vous achetez qui matérialise sa plus-value ;

 

  • PEL, et autres placements bancaires ; 

 

 
 
Investissement :

  • Immobilier. Investir dans l’immobilier suppose pour l’investisseur de s’investir dans la gestion de son immeuble (gestion des travaux, amélioration, entretien, gestion des locataires, …) ; L’immobilier est un investissement, car l’investisseur devra avoir une vision, anticiper, comprendre le marché pour réaliser un bon investissement et il ne devrait pas croire à l’enrichissement facile sans rien faire. Investir dans l’immobilier, c’est envisager l’investissement immobilier avec travaux pour réhabiliter un logement délaissé par le marché, la location meublée, la forêt ou la terre agricole, l’immobilier d’entreprise ou le cowordking, …  (cf » Mon livre Investir dans l’immobilier dans lequel je détaille ces sujets fondamentaux)

 

  • SCPI. C’est un investissement puisque l’intermédiaire gérera le patrimoine immobilier de manière active en essayant d’anticiper l’évolution future du marché, l’obsolescence, les travaux, la demande des entreprises locataires et le développement du nomadisme d’entreprise par exemple, … (cf » Mon livre Investir dans l’immobilier dans lequel je détaille ces sujets fondamentaux)

 

  • PEA et compte titre, pour investir à très très long terme dans le capital d’entreprise dont le modèle correspond à votre vision à long terme de la société. Il ne s’agit pas de spéculer à court ou moyen terme dans la valeur de l’entreprise, mais dans un investissement à très long terme (15 ans ?). La valeur à court terme n’a alors plus beaucoup d’importance et l’investisseur profitera de la volatilité du marché pour acheter des parts de cette entreprise lorsque les cours seront plus bas. On parle bien évidemment d’une détention des actions en direct. Les dividendes seront une composante importante du rendement de votre investissement. Il pourra s’agir de petites ou toutes petites entreprises non cotées, ou de très grandes entreprises cotées en bourse.
Pour aller plus loin :
Conseil personnalisé 
Assistance patrimoniale
Accompagnement patrimonial
Livres / Formations 
Investir dans l'immobilier
Succession
Assurance-vie et gestion de patrimoine
Crédit immobilier 
Comparateur de crédit immobilier
Comparateur d'assurance de prêt
Expertise comptable 
Expert-comptable spécialiste
en location meublée et SCI

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