Investir au bon moment c’est souvent investir à contre-courant. C’est  faire le pari d’investir dans un actif, un emplacement, une stratégie, aujourd’hui délaissés mais qui pourrait retrouver l’attrait de la demande dans les prochaines années. 
Considérant d’une part qu’un bon achat se fait à l’achat et que le marché est le fruit de l’offre et de la demande… La logique voudrait que l’investisseur immobilier visionnaire soit capable d’investir aujourd’hui dans un bien immobilier peu valorisé, non recherché par le marché et situé sur un marché (offre/demande) qui bénéficiera de facteurs positifs dans les prochaines années. A ce titre, investir dans un actif dont la valeur atteint des records historiques, telles que les marchés immobiliers Parisien, Île de France ou quelques autres très grandes métropoles Françaises comme Lyon ou Bordeaux est une stratégie dangereuse qui s’avérera payante uniquement dans un marché éternellement haussier. Toujours cette même histoire des arbres qui montent jusqu’au ciel. 
Investir à contre-courant, est tellement une belle idée et une bonne idée d’investissement que nous le faisons que très rarement. L’investisseur, qu’il soit immobilier ou financier, préfère baser ses décisions d’investissement sur les performances passées alors même que ce sont les performances futures qui l’intéressent.
 
 

Croyez vous qu’il soit plus risqué d’investir dans un bien immobilier valorisé 9000€ / m² (Immobilier à Paris) ou dans un bien immobilier valorisé 1500€ / m² (dans une ville moyenne de province) ?

Alors que le prix de construction d’un immeuble neuf est le même partout en France (sauf peut être les régions de montagne ou île pour les difficultés certaines de transport de matériaux), en moyenne à 1322€ / m² en 2015, n’est il pas moins risqué d’investir dans un bien immobilier dont la valeur intrinsèque, c’est à dire la valeur du bâti, est très proche du prix de reconstruction de l’immeuble ?
Le goodwill du marché immobilier Parisien ou des grandes métropoles très chères, n’est il pas facteur de risque important pour l’investisseur ? Le goodwill, c’est la différence entre la valeur intrinsèque du bien immobilier et la valeur de marché de l’immeuble. C’est une sorte de survaleur que l’investisseur accepte de payer au moment de son investissement pour profiter d’un espoir de valorisation future supérieure. Pour autant, cette survaleur n’est elle trop importante ? Ne s’agit il pas d’une bulle spéculative non raisonnable ? Comment expliquer la différence entre 9000€ et 1500€ ? Pourquoi, acheter un bien immobilier me coûte 1500€ / m² à moins de 2h de TGV de Paris ? Alors qu’il me coûte 9000€/m² à Paris ?
A contrario, si le risque paraît comme maximum pour l’investissement immobilier situé dans une zone ou le goodwill immobilier est très élevé, le risque doit être très faible lorsque l’investissement porte dans un actif dont la valeur de marché est proche de la valeur intrinsèque de l’immeuble (prix de reconstruction). 
A l’heure du télétravail et de la recherche d’une meilleure qualité de vie, n’y a t’il pas là une opportunité à saisir ?  Ne s’agit il pas d’une idée d’investissement à approfondir ?
 
 

La revitalisation des centres-villes des villes moyennes, un objectif majeur pour la cohésion des territoires ?

Et si investir à contre-courant était d’investir dans les centres-villes des villes moyennes aujourd’hui abandonnée et en voie de désertification ?
Bien évidemment, les décideurs et commentateurs n’ayant que de très rares connaissances au delà du périphérique Parisien, il apparaît totalement absurde d’envisager s’investir dans l’acquisition d’un bien immobilier dans une région dans laquelle il paraît que l’électricité est livrée en intermittence ;-)… Pourtant, entre LGV, décentralisation et surtout nouvelles possibilités offertes par le digital et le télétravail, il n’est pas interdit de croire que nous sommes à la veille d’une évolution majeure de la demande. Aujourd’hui, l’offre de logement est abondante, la demande faible … mais ne peut on croire à une augmentation prochaine de la demande ?
S’il est indispensable de se loger à côté d’un noyau de communication, la distance en kilomètre de la route n’est elle pas sur le point d’être dépassée par l’instantanéité et la gratuité de la communication internet ? Pourquoi continuer de payer 9000€ / m² pour habiter à Paris, alors que l’on travaille la moitié de la semaine en télétravail, depuis n’importe où avec une connexion internet ? 
De surcroît, la revitalisation des villes moyennes n’est elle pas un projet de long terme nécessaires au regard des conclusions de la récente élection présidentielle ? Ne faut il pas chercher à réduire les inégalités régionales entre des métropoles qui profitent pleinement de la mondialisation et des régions qui s’appauvrissent ?

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