Depuis quelques jours, les marchés s’inquiètent de la récente montée des taux 10 ans américains, fixés par l’offre et la demande contrairement au taux de base  qui lui est fixe à 0,25 % déterminé par la FED.

Ces taux 10 ans qui pour certains correspondent à une anticipation du retour de l’inflation,  sont, en fait une anticipation d’un retour de la croissance. Le 10 ans US est passé en quelques semaines de 1 % à 1,45 %.

Il s’agit du prix du temps, pour ceux qui ont une vision de long terme.

Il est par conséquent normal qu’il y ait cette différence entre taux de base et long terme,  si l’on pense que demain sera meilleur qu’aujourd’hui en matière de croissance.

Ou pourrait dire même que plus cette différence s’accroît, plus l’anticipation de croissance est forte, envoyant un message positif.

Mais d’un autre côté, les États en passe de sortir de la crise du covid, souhaitent garder des taux bas le plus longtemps possible de manière à financer la relance avec de meilleures chances de réussite. C’est pourquoi les banques centrales se disent déjà prêtes à intervenir pour limiter la hausse des taux longs, en maintenant les taux de base inchangés d’une part, et si nécessaire en intervenant directement sur les marchés obligataires. Ils l’ont fait en  Nouvelle Zélande, ces dernières heures paraît-il.

Pourtant, cette hausse du taux 10 ans aux USA, peut dans une certaine mesure servir les objectifs de la FED en ralentissant la baisse du dollar.

Nous ne savons pas très bien quel est le niveau optimum du dollar pour satisfaire l’économie américaine, mais on peut l’estimer entre 1,20€  et 1,30€ (actuellement environ 1,20€)

Rappelons-nous qu’après la crise de 2008 il est tombé jusqu’en  1,50€ très momentanément, en 2009, pour rebondir très fortement ensuite.

Une trop forte baisse du dollar risquerait d’entraîner une crise du dollar devant la monétisation excessive actuelle et donc n’est pas souhaitable.

On sait cependant que les États-Unis utilisent volontiers cette arme de la dévalorisation de leur monnaie pour regagner des parts de  marché et faire repartir leur économie.

C’est pourquoi une baisse pilotée raisonnable pendant quelque temps est probable.

Elle doit rester raisonnable parce que le plan de relance américain est lui extrêmement puissant (1900 milliards$) ainsi que probablement d’autres milliers de $ ayant pour but de rénover les infrastructures en même temps que de satisfaire la gauche démocrate de Biden ( oui ils ont aussi une gauche !!)

Ce n’est probablement pas la seule raison qui pousse les Américains à une relance surdimensionnée :  il s’agit  aussi de ne pas perdre leur leadership vie à vis de la Chine qui elle, montre déjà une croissance très forte en 2021 après une croissance positive de 2 % en 2020 malgré le virus.

Au total on peut penser que cette récente hausse des taux longs US devrait rester « encadrée » même si l’inflation n’était pas qu’une simple anticipation comme actuellement.

D’ailleurs, la FED déclare qu’elle considère que l’inflation va rester modeste, puisque nous sommes toujours dans une tendance déflationniste de long terme. (Vieillissement de la population des pays développés,  digitalisation, changement des modes de consommation des plus jeunes dans le sens de la diminution).

Mais de toutes façons, comme nous l’avons déjà souvent dit, même si elle montre un peu le bout de son nez, ce ne serait que bénéfique, du moment que les taux eux ne montent pas trop.

Au total, nous aurons sans doute une reprise américaine extrêmement violente dès la fin de l’épidémie et pour plusieurs années, qui finira par se communiquer à un moindre degré en Europe, directement liée à une masse monétaire pléthorique, partout dans les pays riches, qui irrigue jusqu’aux comptes en banque des particuliers. (On dit déjà 150 milliards en France).

Bref, la monnaie coule à flot, la croissance s’annonce forte grâce aux plans de relance et aux déficits budgétaires alors que les taux d’intérêt devraient rester globalement faibles. Voilà pourquoi tous les actifs montent et pourquoi cela pourrait continuer !!

ps : On verra plus tard pour le remboursement des dettes. Pour le moment, nous faisons collectivement le pari que la croissance forte, avec un peu d’inflation et des taux bas qui permettront de rembourser la dette Covid-19 sur le dos des épargnants qui n’auront pas investi leur argent dans l’économie (cf « Pourquoi vous ne devriez pas avoir autant d’épargne« ).

On verra dans quelques mois ou années, si le pari de la croissance forte était le bon pari.

Et vous qu’en pensez vous ?

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