Le moment est délicat. Le suspens est à son maximum : La stratégie vaccinale va t’elle porter ses fruits et allons nous pouvoir reprendre la vie normale à la rentrée de septembre ? Telle est la question qui doit obséder l’économiste ou le spéculateur sur les marchés financiers.

Un premier point de vue doit être optimiste : Avec une population à risque très largement vaccinée, la flambée épidémique actuelle du variant delta, qui semble pour le moment affecter principalement les jeunes populations, majoritairement non vaccinés et peu susceptibles de faire des cas graves, ne doit aucunement nous inquiéter. Les jeunes populations profitent de l’été pour vivre, certains feront une grosse grippes mais ne contamineront pas les populations plus fragiles car elles sont vaccinées.

Avec cette première vision optimiste, pas d’inquiétude. L’épidémie va rapidement refluer, et la vie pourra reprendre de manière normale en septembre alors que la couverture vaccinale sera encore meilleure.

Le télétravail pourra rentrer dans sa nouvelle norme qui sera de 2/3 jours par semaine ; les étudiants retourneront à la fac et devront louer leur logement étudiant et surtout, l’espérance d’un retour rapide à la vie normale devrait nous permettre de retrouver la légèreté dont nous avons tant besoin.

Bref, le retour à la vie d’avant avec les améliorations apportées par l’expérience du Covid-19.

Un second point de vue doit être pessimiste. En effet, comme se fait il que nous assistions à une telle flambée épidémique au cœur de l’été alors même que 55% de la population à déjà reçue la première dose de vaccin. Faut-il déjà anticiper un vaccin qui ne serait pas efficace contre le nouveau variant delta et les prochains variants qui ne manqueront pas de nous affecter. La couverture vaccinale serait alors bien inutile ?

Si tel était le cas, le pass sanitaire serait bien inutile puisque notre seule perspective serait une vie éternelle ou presque avec des gestes barrières et une distance sociale mortifère.

Retour à la case départ.

Ce serait alors le retour à une vie quasi confinée avec toutes les conséquences que nous avons déjà expérimentées depuis 1.5 ans.

Le télétravail se poursuivrait sur un mode confinement quasi-général ; Nos étudiants déserteraient les villes universitaires et les méthodes l’enseignement à distance seront pérennisées et améliorées …. et nous pourrions attendre de longues années avant de retrouver les touristes chinois dans nos rues.

Les entreprises devront encore s’adapter pour essayer de maintenir leur activité malgré les obstacles.

Le temporaire pourrait s’éterniser pour quelques mois ou années encore.

Entre l’optimisme et le pessimisme, le pragmatisme.

Le pragmatique ne sait pas. Le pragmatique pourra essayer d’anticiper le pire pour espérer le meilleur.

Le pragmatique pourrait être tenté de sécuriser les portefeuilles actions devant ces perspectives peu réjouissantes.

Le pragmatique ne doit pas devenir collapsologue et garder une naiveté nécessaire et indispensable pour continuer d’investir dans le système et dans l’économie, mais il ne doit pas non plus fermer les yeux devant les difficultés qui pourraient s’imposer.

On ne sait jamais. Le pire n’est jamais certain … mais le meilleur non plus.

A suivre.

Besoin de nos conseils ? Découvrez nos offres et services :
Conseil personnalisé 
Bilan patrimonial
Accompagnement patrimonial
Livres / Formations 
Investir dans l'immobilier
Succession
Assurance-vie et gestion de patrimoine
Crédit immobilier 
Comparateur de crédit immobilier
Comparateur d'assurance de prêt
Expertise comptable 
Expert-comptable spécialiste
en location meublée et SCI

304 commentaires