– Un article rédigé par Arnaud SYLVAIN, conseiller en investissement financier indépendant  –  Profitez de ces conseils indépendants lors d’un rendez vous de « gestion conseillée » pour 119€ TTC –

 

La crise financière actuelle met vos placements à rude épreuve. C’est dans ces périodes de crise que les risques que vous avez pris se révèlent. Devez-vous craindre pour votre épargne ?

« Le krach boursier de 2020 est un krach boursier qui touche les économies mondiales en mars 2020 durant la pandémie de maladie à coronavirus et en raison des désaccords entre l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP) et la Russie. » (Wikipédia)

Au 21 mars 2020, les grands indices boursiers (CAC 40, Euro Stoxx, Dow Jones…) ont perdu un tiers de leur valeur depuis le début de l’année. Pire, certains OPC (Organises de Placement collectif) ont perdu jusqu’à -80 %. Dans ce contexte, devez-vous craindre pour votre épargne financière ?

 

Vos craintes dépendront de la structure de votre épargne

Votre épargne doit être correctement structurée en trois catégories : l’épargne de précaution, l’épargne projet et l’épargne de long terme destinée à vous constituer un patrimoine. Si cette structure n’est pas respectée, vous pouvez craindre pour votre épargne.

  • L’épargne de précaution sert à couvrir une situation imprévue. D’un montant de 3 à 6 mois de revenus, elle doit être immédiatement disponible et placée sur des supports sans risque. Le livret A est l’enveloppe idéale pour cette épargne.
  • L’épargne projet est dédiée à des projets de moyen terme tels l’acquisition d’une résidence principale, les études des enfants, ou encore financer un voyage. Il n’est pas conseillé de placer cette épargne sur des supports risqués.

L’épargne de précaution et l’épargne projet n’ont pas vocation à être placées dans une optique de rendement. Ce sont des sommes mises de côté sans chercher à en tirer profit. Pour cette épargne, la sécurité prime sur le rendement. Cette épargne ne doit pas être investie.

  • L’épargne de long terme constitue le troisième étage de l’épargne. Elle vise à se constituer un patrimoine (la plupart du temps pour préparer sa retraite) et peut être investie. Si vous décidez de prendre des risques avec votre épargne pour obtenir un rendement significativement supérieur à celui des supports sans risque, ce ne sera qu’avec cette épargne de long terme.

Si votre épargne est correctement répartie, les fluctuations des marchés financiers n’impacteront que votre épargne de long terme. Votre épargne de précaution et votre épargne projets, placées sur des supports sans risque, ne seront pas touchées.

Il est en revanche bien évident que si vous avez investi une part trop importante de votre épargne sur des supports risqués, les conséquences peuvent être sévères. En l’absence d’épargne de précaution, vous pourriez être obligé de céder des investissements et encaisser des pertes en capital. En raison de moins-values sur vos investissements risqués, Vous pourriez aussi être contraint de reporter ou d’annuler vos projets de moyen terme.

Il est donc essentiel que votre épargne soit bien structurée et placée sur les supports correspondants. En cas de crise financière, vous conservez ainsi une épargne pour parer à tout imprévu et vos projets ne sont pas remis en cause.

 

Épargner, pour quoi faire ?

 

Vos craintes dépendront de l’allocation de vos investissements

Cette bonne répartition de votre épargne n’est cependant pas suffisante : vous devez aussi veiller à ce que vos investissements soient cohérents avec votre profil de risque et vos objectifs. Cela demande que vous soyez bien conscient que rendement et risque sont positivement liés : il n’y a pas de placement à rendement élevé et à risque faible. En conséquence, vous ne devez pas chercher le rendement maximum mais adapter vos placements à votre tolérance au risque.

Ce n’est pas le rendement qui doit guider le choix de vos placements, ce sont les risques auxquels ils vous exposent.

Si votre épargne de long terme est cohérente avec votre tolérance au risque, la matérialisation des risques de vos placements (perte en capital, absence de liquidité…) n’aura pas de conséquences insupportables pour vous. Vous subirez des pertes, latentes ou réelles, mais vous pourrez le supporter car vos investissements auront été calibrés en conséquence.

Outre une bonne répartition de votre épargne, il faut donc aussi que votre épargne de long terme ne vous fasse pas courir des risques que vous ne pouvez pas tolérer. Ainsi par exemple, vous devrez bien veiller à la répartition entre fonds en euros et unités de compte au sein de votre contrat d’assurance vie. S’il est tentant de prendre des risques lorsque la conjoncture boursière est favorable, cette prise de risque se paie lors des retournements.

Dans les périodes favorables, le risque paie. Dans les crises, il se paie. Vous devez y être préparé.

Si votre épargne est bien répartie et que vos placements de long terme sont cohérents avec votre tolérance au risque et à votre horizon temporel, vous ne devez pas craindre pour votre épargne lors d’une crise financière. Vous subirez des secousses à hauteur de ce que vous pouvez accepter. Ce ne sera pas agréable, mais pas inquiétant non plus.

La situation sera bien entendue différente si votre épargne est mal répartie et si vos investissements ne sont pas correctement alloués. Vous serez tout d’abord soumis à un risque de perte en capital bien supérieur à votre seuil de tolérance, ce qui induira des biais comportementaux qui vous feront prendre de mauvaises décisions.

 

Quelles protections pour les différents placements financiers ?

En cas de grave crise financière, certains placements possèdent des mécanismes de protection qui renforcent leur attractivité pour votre épargne de précaution ou votre épargne projet. Afin d’instaurer la confiance dans le système bancaire, des fonds de garantie ont été créés en 1999 pour garantir les avoir déposés auprès d’institutions bancaires et assurantielles qui feraient défaut.

Les liquidités qui se trouvent sur vos comptes courants ne courent aucun risque de perte en capital ni risque de marché. Elles sont couvertes par la garantie des dépôts du FGDR (Fonds de garantie des dépôts et de résolution) jusqu’à 100 000 euros en cas de faillite.

Les livrets A et Livret de Développement Durable bénéficient d’une garantie de l’Etat pour l‘ensemble des capitaux déposés. A moins ‘une faillite de l’Etat, ces produits présentent une sécurité absolue.

Les livrets bancaires ainsi que les PEL et CEL sont aussi couverts par la garantie de 100 000 euros du FGDR.

Les PEA et comptes titres sont couverts par une garantie bancaire du FGDR à hauteur de 100 000 euros pour leur partie non investie (PEA espèce). Ils sont couverts par le FGDR à hauteur de 70 000 euros pour les titres détenus.

Les contrats d’assurance vie sont garantis à hauteur de 70 000 euros par le FGAP (Fonds de Garantie des Assurances de Personnes) en cas de faillite de l’assureur concerné, de même que les PER.

 

Pas de risques inutiles, faites appel à un professionnel

Vous pouvez donc craindre pour votre épargne si celle-ci n’est pas correctement allouée. Si vous voulez éviter une telle situation, quoi de mieux que de se tourner vers un professionnel qui saura vous guider et vous accompagner dans le choix de vos placements ?

Un conseiller financier, que ce soit un conseiller bancaire, un conseiller en gestion de patrimoine (indépendant ou non), c’est comme une assurance. Lorsque tout va bien, vous n’en avez pas besoin. En revanche, en temps de crise, c’est là qu’apparaît sa valeur ajoutée.

Si vous n’avez pas jugé bon de faire appel à un professionnel pour votre épargne et que vous êtes fort dépourvu face à la crise, vous n’avez pas besoin d’une assurance mais plutôt d’un pompier. Pas de panique, un conseiller professionnel peut remplir ce rôle et vous aider à prendre les meilleures décisions.

Face à la crise financière actuelle, si votre épargne est mal répartie et que votre épargne de long terme est mal allouée, vous aurez bien compris qu’il et plus que recommandé de faire le point avec votre conseiller.

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38 Comments

  1. Bonjour

    « Face à la crise financière actuelle, si votre épargne est mal répartie et que votre épargne de long terme est mal allouée, vous aurez bien compris qu’il et plus que recommandé de faire le point avec votre conseiller. »

    Je pense que malheureusement il est un peu tard.

  2. DESBOIS says:

    On vient de nous annoncer que la Banque Mondiale préconisait de prélever 10% de l »épargne pour renflouer les caisses. Après avoir injecté de la monnaie et de la dette massivement, il est à craindre qu’aucun placement/investissement ne soit épargné…. Corrélée à la baisse des taux, et liée aux frais de souscription et de gestion, la rentabilité réelle après impôts et prélèvements de tous les supports est bien souvent ridicule sans même tenir compte de l’inflation. Même si j’ai apprécié vos commentaires sur la réforme des retraites, je crains que la majeure partie des gens se fassent flouer. Cordialement

  3. Bonjour

    C’est intéressant mais ou avez vous lu ça. C’est vrai que c’était une idée lancée par Christine Lagarde lorsqu’elle était au FMI. De toute manière je ne vois pas comment on pourrait faire autrement. Les caisses étaient déjà vide avant !! il va bien falloir payer et contribuer.
    Je ne me fais pas d’illusion on va me ponctionner. De combien !!! Bon je ne peux pas partir en vacances; espérons que toutes ces économies m’aideront à m’acquitter de ma dette.
    M’étant mis ça en tête, pour l’instant, je dis bien pour l’instant, mon sommeil n’est pas troublé.

    • Il s’agit ni plus ni moins que le retour d’un ISF sur le patrimoine ! Rien de nouveau en quelque sorte.

      • Le Mecreant says:

        Guillaume; le retour sur l’ISF c’est de la démagogie, ça rapportera peanuts, d’autant que les valeurs boursières se seront effondrées, et le foncier aussi très probablement, mais il le ferons pour faire passer le reste.
        Il faut prendre l’argent ou il est: dans la poche des pauvres, ils n’en on pas beaucoup, mais ils sont tellement nombreux.

        • tu portes bien ton nom !

          • Bonjour
            Donc si on a en économies 20 000 en livret A, 70 000 en PEL
            Et 40 000 sur le compte chèque
            On risque de perdre 13 000 euros ?

            Ou bien c’est juste le compte chèque qui ne doit pas dépasser 100 000 ?

  4. Philippe says:

    La source : la même qu’en 2013

    Dans un rapport en 2013, Le fmi préconisait une taxe de 10% sur l’épargne pour ramener le ratio de dettes au niveau de 2007, avant crise donc

    Le Prélèvement n’a jamais eu lieu et le ratio a continué de se dégrader

    Alors un peu plus ou un peu moins….

  5. Bonjour

    C’est vrai que dans ces temps les fakenews. Rien de mieux pour affoler alors qu’on a besoin de plus de sérénité tout en regardant la réalité même si elle n’est pas belle.

  6. Gratuit says:

    Bonjour Guillaume,

    A propos de la véracité des informations, pouvez-vous s’il vous plaît supprimer l’exergue de votre article par ailleurs intéressant, fondée sur une citation contestable de Wikipedia ?

    J’aimerais vous conseiller d’écouter la tribune de Jean-Marc Jancovici (YouTube du 19 mars 2020, précisément à 10 minutes 13 secondes sur le thème : « Que se passe-t-il en ce moment sur le pétrole ? ».

    YouTube : https://youtu.be/CXA2BA9in30

    D’avance merci.

  7. voici magazine says:

    message aux 2 ou 3 posteurs de ce blog : vous devriez écrire des articles dans voici magazine.
    Après la peur qui marche bien pour les nulos, pensez à vous recycler dans le people 😉

  8. Le Mecreant says:

    Quant aux 100000 euros de garantie, je me m’étouffe de rire. Si ça tourne mal, on ne va pas assister à la faillite d’une banque , mais à une faillite généralisée.
    De mémoire le fond est abondé a hauteur de 4,5 mds € Le CA a lui seul c’est plus de 20 millions de comptes de particuliers de mémoire aussi.
    Je vous laisse le soin de faire les calculs.
    Si le système se krache , vous aurez une magnifique « attestation de créance au passif » a encadrer et qui aura la valeur d’un emprunt russe.
    Ceci posé, je pense que les gouvernements feront en sorte que le système tienne debout et si ce n’est pas le cas, je crains que la valeur de nos avoirs en banque soit le plus petit de nos soucis.
    Mais il est aussi beaucoup trop top pour vaticaniser sur « le jour d’après »

    • Le Mecreant says:

      Je rajoute qu’il semble que la rentrée des classes soit reportée a septembre ( au moins) la chine a remis la province de Jia, en confinement. Bref, on ne navigue même pas a vue, on navigue a l’estime… alors les prévisions ont la valeur d’une promesse électorale.

  9. Dans l ‘hypothèse d une contribution ou impôt sur l ‘épargne et tous les placements financiers , qu en serait il pour le patrimoine immobilier ? comment voyez vous ça concrètement ? y a t il eu des precedents ? serait un IFI generalisée? comment pourrait il être réglé si les avoirs bancaires sont insuffisants ?

    • Le Mecreant says:

      La question est surtout, de mon point de vue, dans le pays le plus taxé au monde, si on veut faire redémarrer la machine, est il encore possible de presser le citron ? Et en parlant de citron souvenons nous que le départ des GJ c’est une histoire de taxe sur les carburants. M’est avis que macron, lui s’en rappelle. Donc une razzia en un coup sur les liquidités des particuliers , oui, mais ce sera une goutte d’eau dans la mer. Pour le reste ce sera « le grand reset » d’une manière ou d’une autre. En clair les detes ne seront jamais payées ( c’était déja le cas avant Covid 19) . Mais pour l’heure vivons chaques jours l’un après l’autre.

  10. Bonjour

    C’est à propos de ce qu’il faut lire ou écouter.

    Ce monsieur jancovici . Je ne peux trop rien dire je ne connais pas le bonhomme; Mais tout de même j’aimerai bien savoir ce qui est ragot ou ce qui ne l’est pas.

    J’ai lu quelque part ………….mais est que c’est vrai le papier supporte tant de choses!!

    D’après le texte qui suit je pense qu’il a trouvé la solution ( sans la crier en ce moment) et si on appliquait la méthode on n’en serait pas là et ce serait bon pour la sécurité sociale et le problème des retraites !!!!!!!! ou va-t-on ? Rassurez moi

    ——————————–

    « Jean-Marc Jancovici est partisan d’une régulation démographique. En 2015, la journaliste Irène Inchauspé le juge « quelque peu malthusien »
    Dans un entretien de 2019, il déclare :
    « Dans les pays occidentaux, il y a un premier moyen de réguler la population de façon raisonnablement indolore : ne pas tout mettre en œuvre pour faire survivre les personnes âgées malades, à l’image du système anglais qui ne pratique, par exemple, plus de greffes d’organes pour des personnes de plus de 65 ou 70 ans. […] Tous les moyens qu’on va dépenser pour faire vivre de vieilles personnes dans de très mauvaises conditions, c’est autant de moyens que vous ne mettez pas à disposition des jeunes pour trouver leur place dans un monde plus contraint. »

    En fait, il n’existe pas au Royaume-Uni de limite d’âge stricto sensu pour bénéficier d’une greffe d’organe, l’âge n’étant qu’un critère dans le choix du receveur ; selon Emmanuelle Macé, chargée de mécénat à la Fondation ProGreffe, une telle limite ne peut pas se justifier médicalement.
    Laurent Alexandre qualifie ces propos d’« euthanasie écologique » et juge « préoccupant que l’idée du rationnement écologique des soins naisse dans le cerveau de Jean-Marc Jancovici qui est un homme raisonnable et qui développe la critique la plus lucide de l’impasse des énergies renouvelables ».

    Si quelqu’un pouvait m’éclairer sur la mentalité du bonhomme je suis preneur et ça me réjouirait d’apprendre que ce qui est écrit ci-dessus n’est que pur ragot.

    • Gratuit says:

      Alain,
      c’est vrai que certains propos de J-M Jancovici choquent, l’auteur ne ménageant pas ses mots, et qu’ils le privent de l’écoute dont il devrait bénéficier parmi les décideurs.

      On lui reproche quelquefois de décrire la réalité crue, ce que votre citation souligne.

      De nombreuses conférences sont disponibles sur YouTube, je vous invite à les écouter.

      Comme celles d’Emmanuel Todd, dans un autre registre. Nous avons un peu plus de temps, en ce moment.

  11. Cyrille says:

    Une chose est certaine : des petites banques de pays en voie de développement vont tomber … entrainant d’autres …
    Plus la crise sanitaire va durer, plus le risque de faillite systémique augmente …

    Quid pour le particulier ?
    Comment protéger son épargne ?
    Le FGDR ne sera pas suffisant.

    Faut-il sortir des banques de la zone euro ? (Suisse, Norvège, Singapour)
    Le bitcoin est-il une solution ?
    Que devient votre prêt immobilier si votre banque tombe ?

  12. François says:

    Si l’on doit mourir, notre Epargne ne servira à rien dans notre tombe.
    Si l’on vit et que le monde est dévasté, nous devrons le reconstruire, pour nos enfants.
    Alors halte à l’alarmisme de dernière minute. Soit vous avez pris vos précautions avant, maintenant c’est un peu tard .
    De toute manière tous les pays (à part la Corée du Nord parait-il) sont touchés alors, ponction pas ponctions …….. vivons

  13. Concernant les comptes titres, « Ils sont couverts par le FGDR à hauteur de 70 000 euros pour les titres détenus. ». Dans quel cas ? Les titres que je possède sur mon compte sont des actifs qui m’appartiennent en propre. Quel est le besoin d’une garantie ? Pour couvrir quel cas de figure ?

    • « Le FGDR couvre tous les titres et instruments financiers :

      > Titre ou autre instrument financier : action, obligation, part de SICAV ou de FCP placé sur un Plan d’épargne en actions (PEA) ou sur un comptes-titres;

      > Certificat de dépôt, titre de créance négociable (TCN).

      Attention, la garantie des titres ne se déclenche qu’à une double condition :

      1/ les titres ont disparu des comptes;

      2/ l’établissement teneur de compte est en cessation des paiements et ne peut pas restituer ces titres ni les rembourser. »

      source : https://www.garantiedesdepots.fr/fr/base-documentaire/comptes-et-autres-produits-couverts-et-non-couverts

      L’inscription au nominatif administré ou au nominatif pur est il de nature à supprimer le risque de disparition des titres ?

      • Bonjour,

        « L’inscription au nominatif administré ou au nominatif pur est il de nature à supprimer le risque de disparition des titres ? »

        Quelqu’un aurait-il la réponse à cette question qui semble cruciale en cas de déclenchement de la garantie des titres ?
        Merci

  14. Michel 2 says:

    Pourquoi avons nous peur ???

    « De 1 % de récession nous sommes passés à 6 et de 45 milliards de plan de sauvetage à 100… Et 500 au niveau européen, contre 6 000 milliards aux États-Unis. Nous sommes toujours aussi loin du compte et l’incompétence de Bercy crève les plafonds plus vite que le virus ne se propage.

    L’économie arrêtée, il faut bien continuer à payer des salaires, du chômage, de quoi permettre à chacun de passer le cœur de la crise, maintenir les capacités de production, les usines, les bureaux et éviter que des entreprises saines ne fassent faillite pour de mauvaises raisons, entraînant notre société tout entière, non plus dans la crise, mais la misère.

    Je vous disais depuis le début que nous sous-estimions gravement le coût du confinement, coût financier, économique, social et humain… Car le confinement va faire plus de morts que le virus, mais nous ne pourrons pas nous l’avouer car nous ne les compterons jamais : la misère, la solitude, l’enfermement tuent tout aussi sûrement.

    Nous commençons à peine à nous rendre compte de la détresse de tous ceux pour qui les cantines scolaires et professionnelles constituaient le seul repas chaud de la journée, de la misère galopante des mères célibataires abandonnées par notre société qui a allègrement détruit les fondations de la famille sans se rendre compte qu’un contrat de mariage avait plus à voir avec la subsistance qu’avec une morale réactionnaire.

    Les quelques centaines de milliards de trou que nous allons nous efforcer de combler avec 4 trains de retard ne seront jamais que la partie émergée de l’iceberg.
    Il y a quelques jours à peine, nous ne pouvions imaginer se reformer les breadlines de la crise de 1929, ces queues infinies aux guichets des soupes populaires, immédiatement réapparues dans l’Amérique détraquée du virus où l’on n’a pas de pain mais une voiture :

    Et pourtant, elles reviennent car les mêmes causes produisent invariablement les mêmes effets.

    En 1929 comme en 2020, nous n’avons jamais manqué de pain, nous n’avons simplement pas su le distribuer.

    Alors comment distribuer le pain en 2020 ? Et plus généralement comment répartir les richesses ?

    À qui allons-nous prendre ?

    Et pour donner à qui ?

    Aussi brillants que soient nos magiciens de banquiers centraux, ils ne peuvent pas déroger à l’immuable loi de l’univers édictée par Lavoisier : rien ne se perd, rien ne se crée, tout se transforme.

    Faut-il que nous ayons perdu le sens commun pour remettre notre sort à des banquiers centraux et commerciaux. Y a-t-il question plus politique que la répartition de nos richesses entre nous ?

    Silence radio sur les ondes.

    Mais politique est devenu un gros mot en Europe, un tabou, si ce n’est un véto, comme avait prévenu le général De Gaulle qui défendait une Europe des États contre notre Europe intégrée qui avait selon lui autant de réalité qu’un vœu au génie de la lampe :

    « Il est vrai que dans cette Europe intégrée comme on dit, eh bien il n’y aurait peut-être pas de politique du tout, cela simplifierait bien les choses et en effet dès lors qu’il n’y aurait pas de France, pas d’Europe qui aient une politique faute qu’on puisse en imposer une à chacun des 6 États, on s’abstiendrait d’en faire. Mais alors peut-être tout ce monde se mettrait à la suite de quelqu’un du dehors et qui lui en aurait une. Il y aurait peut-être un fédérateur mais il ne serait pas européen et ce ne serait pas l’Europe intégrée ce serait tout autre chose de beaucoup plus large et de beaucoup plus étendu ».

    En pleine guerre, lorsque De Gaulle se démenait pour unifier la France libre, Roosevelt finançait et appuyait Vichy afin de consolider ce « protectorat » et prendre la place des Allemands à l’issue de la guerre. Il était conseillé par Jean Monnet qui écrivait en 1943 à propos de De Gaulle :

    « Il faut se résoudre à conclure que l’entente est impossible avec lui ; qu’il est un ennemi du peuple français et de ses libertés ; qu’il est un ennemi de la construction européenne et qu’en conséquence, il doit être détruit dans l’intérêt des Français. »

    Oui, il s’agit du Jean Monnet de la CECA et du Traité de Rome, ce « Père de l’Europe » qui a ses cendres au panthéon et dont l’Europe qu’il avait rêvée est devenu notre cauchemar comme le soulignait Dominique Strass-Kahn dès 2004 :

    « Aujourd’hui la méthode Monnet est arrivée à épuisement. […] l’Union européenne est malade de son déficit démocratique. »

    Et c’était avant le référendum sur la constitution européenne.

    Plus nous faisons de lois et moins nous faisons de politique.

    Plus personne n’a d’idée de la place de la France dans l’Europe et dans le monde et encore moins de la place de l’Europe dans le monde. Le programme d’Emmanuel Macron pour l’Europe n’était pas mauvais, il était simplement irréaliste, insincère dirait-on selon l’euphémisme préféré de la Cour des comptes. Nous n’avons subi que revers et échecs à Bruxelles depuis son élection.

    Aujourd’hui, l’échec annoncé des négociations sur les obligations européennes nous montre encore que l’Europe intégrée n’a jamais dépassé le stade de la fiction : un Allemand ou un Hollandais n’est pas prêt à payer pour un Italien ou un Espagnol et inversement, ces derniers ne sont pas prêts à aller travailler en Allemagne ou en Hollande. C’est la différence essentielle entre un État comme la France et une fiction comme l’Europe.

    Il n’y a pas là de jugement moral, une simple observation des faits. Bruxelles nous lie les mains et nous lions les mains à Bruxelles en retour.

    C’était déjà handicapant hier… Cela devient destructeur aujourd’hui car cela nous empêche de répondre à cette question essentielle :

    Alors qui va payer cette crise et comment, dans une Europe devenue apolitique ?
    Il n’y a pas 36 solutions :
    L’impôt ;
    La faillite formelle ou son euphémisme, la remise de dettes (pour permettre d’en lever d’autres),
    L’augmentation de la masse monétaire ;
    L’emprunt ;
    Le travail : se retrousser les manches et travailler deux fois plus une fois le confinement passé pour compenser.
    Il existe une 6e solution, qui n’en est pas une, c’est le défaut de solution : l’appauvrissement et la ruine. L’indécision se paie de plus en plus cher.

    Mais sans consensus politique, quelles solutions sont encore envisageables ?

    L’impôt est déjà largement confiscatoire et la crise des gilets jaunes est encore vive. Quant à prélever davantage les grandes richesses, dans notre monde ouvert, la solution est largement inefficace. Qui se souvient que l’impôt sur le revenu en 1924 avait une tranche marginale à 70 % ! Cela n’avait déjà pas fonctionné à l’époque, quoi qu’en disent les Piketty et autres stipendiés de l’argent des autres.

    La remise générale des dettes, qui serait l’équivalent aujourd’hui d’une dévaluation, n’est guère plus envisageable. Imaginez diviser par 3 ou 5 toutes les dettes, publiques autant que privées. Tout d’abord cela serait la fin de l’Euro et de l’Union Européenne. Cela suffit pour écarter cette solution et quand bien même, cela serait la ruine de tous les épargnants que les taux bas ont déjà largement spoliés et l’apologie du vice et de tous ceux qui se sont enrichis par la dette plutôt que par le travail et le talent.

    L’emprunt est tout aussi irréaliste : nos États sont surendettés et les souscripteurs introuvables sauf un, la Banque centrale européenne, mais alors ce n’est plus de l’emprunt, c’est de la création monétaire, nous y revenons dans un instant.

    La mobilisation par le travail serait bien entendue nécessaire mais il n’est pas plus possible de mobiliser des bras que des capitaux sans consensus politique. Car encore faudrait-il savoir quelle France nous voulons reconstruire, non pas à la télé, mais celle pour laquelle nous serions prêts à nous lever une heure plus tôt et nous coucher une heure plus tard, celle dont nous serions fiers et dans laquelle nous pourrions nous reconnaître.

    Reste la planche à billets.

    La planche à billets mon cher lecteur est la pire des pires des solutions.

    La planche à billets appauvrit les pauvres et enrichit les riches. La planche à billets cautionne le vice et punit la vertu, la planche à billets c’est la perte de contrôle. La planche à billets, de Law à aujourd’hui en passant par Weimar et les assignats, c’est la guerre au coin de la rue, la vraie, la terrible.

    Plus que jamais, achetez de l’or, vendez de l’Euro.

    Guy de La Fortelleé

    • Merci pour votre analyse.
      Nos dirigeants étant prêts à tout, n’y a-t-il pas un risque de sur-taxation de l’or (sans parler d’une éventuelle confiscation) pour le « bien être » de la nation ?

      • Michel 2 says:

        Tout est possible !
        Néanmoins on peut tenter, je dis bien tenter de se protéger de la spoliation de l’or en achetant des pièces ayant cours légal (donc équivalent monnaie), moins taxées ou en achetant/ stockant à l’étranger (Suisse, UK, etc.) via des sites spécialisés ou encore en achetant de l’argent physique qu’il serait plus difficile à spolier car c’est aussi un métal industriel largement utilisé.

      • Michel 2 says:

        Par exemple:

        « Pourquoi conserver de l’or en offshore ?

        Les opinions sont extrêmement partagées sur la conservation de l’or offshore (en dehors de son pays de résidence). Près de la moitié des investisseurs en or du monde préfèrent conserver leur bien dans leur pays de résidence car ils font confiance aux droits de propriété locaux. L’autre moitié, environ, préfère conserver son or à l’étranger. Contrairement à ce qu’on pourrait croire, cette répartition demeure plus ou moins constante quel que soit le pays de résidence des personnes concernées.

        C’est pour cela que BullionVault offre la possibilité à ses clients de conserver leur or dans cinq pays (cinq juridictions) distincts. Il s’agit de la Grande Bretagne, des Etats Unis, de Singapour, du Canada et de la Suisse. BullionVault est le seul vendeur d’or, d’argent et de platine physiques à offrir cette possibilité. Cela permet aux investisseurs européens et américains de choisir entre la possibilité de conserver leur or localement ou d’avoir le choix entre deux pays étrangers.

        Chez BullionVault, vous pouvez changer de coffre-fort en quelques secondes. Pour cela, il vous faut vendre votre or dans le coffre où il est conservé puis en racheter dans un autre coffre-fort. Ce changement est très rapide car le règlement de vos opérations chez BullionVault est instantané. Il est aussi possible d’organiser le transfert de barres d’or entières d’un coffre à un autre. C’est une flexibilité que vous offre BullionVault et qui est synonyme de sécurité pour votre propriété (plus compliquée que la première méthode, elle entraîne un coût supplémentaire, les conditions générales s’appliquent).

        Chez BullionVault, nous pensons que des déséquilibres économiques croissants représentent une menace sérieuse pour le patrimoine des particuliers. Il vous appartient d’évaluer ces menaces, les autres stratégies possibles, les avantages présentés par l’or et de décider quelle attitude adopter.

        Si vous prenez la décision d’acheter de l’or, nous pouvons vous offrir de nombreux avantages sur vos achats et sur la conservation sécurisée de votre or, et si cette décision s’avère être la bonne, c’est vous qui en profiterez. »

  15. Michel 2
    Quel est votre métier ?
    Je vous lis souvent et suis toujours d’accord avec vos analyses et observations. En plus, ça prend beaucoup de temps d’écrire tout ça ! Toujours intéressant et compréhensible.

    • Michel 2 says:

      Merci pour votre commentaire qui me fait très plaisir!
      Avant d’être retraité, j’ai été technicien supérieur, chef de service , … et ingénieur commercial pour finir ma carrière dans une entreprise du secteur de l’énergie.
      Mais au delà cette carrière, – je suis de formation scientifique – j’ai, depuis très jeune, été curieux de tout et cherché à analyser scientifiquement, techniquement, voire psychologiquement tous les phénomènes existants en faisant preuve d’abords d’observation, puis d’analyse, puis de compréhension avec une forte dose de discernement et enfin en essayant de cultiver l’imagination -l’imagination et une certaine vision de l’avenir ne peuvent venir à l’esprit que si les sujets sont compris et clairs dans sa tête-

      En 2009 après la « grande crise » et une perte substantielle de mes économies de plus de trente ans de travail, je me suis attelé à assimiler un sujet que je ne connaissais et ne comprenais que très peu, la Finance avec ses corollaires l’Economie et la Géopolitique.

      Quant au temps passé, oui cela en prend beaucoup ! Et ça insupporte un tant soit peu ma compagne. Mais en période de confinement …que faire d’autre à part tondre la pelouse et jardiner ? 🙂 🙂

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