Comme nous le précisions dans un précédent billet, les obligations représentent un investissement particulièrement risqué actuellement.
Le cours d’une obligation peut varier à la baisse si :
– Les taux d’intérêts augmentent.
– L’emprunteur subi un risque de faillite : risque de signature.
Dans notre précédent billet, nous nous attachions simplement à démontrer que les taux d’intérêt devaient augmenter dès lors qu’une résurgence de l’inflation n’est pas à exclure et que l’excès de besoin de financement obligataire pouvait créer une concurrence entre les emprunteurs (les obligeants à émettre à des taux toujours plus élevés).
Malgré tout, le taux sont restent actuellement très bas, car les obligations constituent une valeur refuge évidente dans un contexte de marchés actions déprimés.
Dans ce contexte, au delà du risque structurel de krach obligataire, la demande d’obligations d’états permet de maintenir des taux de rendement extrêmement bas.
On comprend alors aisément qu’une reprise durable de la confiance sur les marchés actions pourrait conduire à des arbitrages au détriment des obligations d’états (ce qui induit, via une faible demande d’actif, une hausse des taux de rendement).
CONCLUSION : Les risques structurels sur les marchés obligations sont très importants mais ils sont aujourd’hui occultés par le manque de confiance sur les marchés actions.
La reprise des marchés actions, que nous souhaitons tous rapide, pourrait bien constituer le point de départ de l’augmentation des taux d’intérêts.
A notre avis, avant la fin 2009, les choses devraient changer !!
LBDP
PS : La période n’est elle pas idéale pour s’endetter et acquérir un actif décoté tel que l’immobilier ??..