A l’occasion de l’assemblée générale de la compagnie des CGPI qui se tient aujourd’hui et qui devrait entériner le départ (à la retraite) de Jean Pierre RONDEAU, Philippe LOIZELET, président de l’ANCDGP, a souhaité partager quelques souvenirs.
Je me joins à ces quelques mots pour remercier un homme qui a mis ses convictions au service d’une profession et des épargnants. A bientôt Monsieur RONDEAU, il me tarde de lire vos prochaines chroniques.
« Il y a des jours, dans le flot des actualités, une nouvelle vous fait réfléchir au temps qui passe et où on jette un coup d’œil sur le chemin parcouru. « Jean Pierre RONDEAU tire sa révérence à la profession ».
Premier flash : Et là, immédiatement, vient le souvenir de ses nombreuses diatribes enflammées.
Sa verve, ses emportements, ses coups de gueule, sa passion toujours intacte et entière.
Vous le savez tous, il semble écrire à la masse, plus qu’à la plume.
Si nous étions rarement d’accord sur la forme, je crois pouvoir dire que nous étions souvent à l’unisson sur le fond.
Reste que j’ai toujours eu plaisir à nos échanges structurés d’idées, âprement défendus, toujours enrichissants, jamais sans respect sur les raisonnements de chacun, jamais sans espérer réciproquement convaincre en cas de divergence.
Second flash : son œil gourmand dans un restaurant gastronomique italien proche de son bureau, où il s’est fait cordial, amical, complice, presque charmeur pour partager et pas seulement sur la profession.
L’œil qui frise quand il évoque sa passion des voyages, des bons mets, des gens. Sa conversation, ce jour-là, me fit découvrir un homme fin.
Sa manière de me passer, en même temps, à l’interrogatoire : ma formation, mes lectures, d’où je viens, pourquoi je ne suis pas « chez lui ».
Son sourire amusé quand je lui ai retourné les questions.
Nous n’étions dupes ni l’un ni l’autre, de l’opération séduction, et d’un téléphone « rouge » entre nous.
Troisième flash : la connivence autour du besoin d’agir en commun pour nos confrères.
Sa manière de fixer un aparté pour échanger, avertir, confirmer.
Sa pugnacité, son absence de compromis,
Un coup de chapeau s’impose à un grand professionnel, un confrère.
Maintenant, il conviendrait de lui souhaiter une bonne retraite méritée.
Mais, j’ai du mal à l’imaginer avec un chapeau mou, à taquiner la truite, ou bien à somnoler devant la télévision.
Aussi, ne doutons pas et attendons-nous à prendre un coup de torchon épistolaire quand Jean-Pierre décidera qu’on le mérite.
Bien amicalement et confraternellement à toi, Jean Pierre.
Philippe LOIZELET
Président de l’ANCDGP »