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Depuis quelques jours, et en nette accélération depuis l’adoption des nouvelles normes d’endettement imposées par le HCSF, je multiplie les consultations patrimoniales de jeunes et un peu moins jeunes investisseurs / épargnants qui m’interrogent sur la question de le meilleure stratégie à adapter pour se construire un patrimoine de long terme.

Ceux qui me lisent depuis longtemps connaissent mon conservatisme et mon rapport à la résidence principale et même secondaire. Ainsi, je suis souvent surpris de devoir « argumenter » pour expliquer à ces candidats investisseurs que la base de toute construction patrimoniale repose sur l’acquisition de la résidence principale de la famille.

Ce qui me paraît d’une telle évidence ne semble pourtant pas partagé par nombre de mes interlocuteurs qui considèrent l’acquisition de la résidence principale comme un investissement sans rentabilité… et donc sans aucun intérêt patrimonial.

En réalité, ce sont deux visions du patrimoine qui s’affrontent.

Tout d’abord, une vision « financière » et « mathématique » des néo-investisseurs, souvent jeunes, qui considèrent la constitution d’un patrimoine comme l’accumulation d’un capital avec le plus de « zéro » possible pour atteindre une liberté financière et arrêter de travailler de manière contrainte le plus tôt possible.

C’est typiquement la vision d’un ingénieur derrière sa feuille excel qui cherche l’optimisation financière et théorique à tout prix. Cette optimisation patrimoniale repose sur un train de vie frugal, une très puissante capacité d’épargne pour un épargnant diplômé dont le revenu est élevé, et surtout la perspective d’arrêter de travailler le plus vite possible pour enfin profiter et jouir de ce patrimoine accumulé.

Ensuite, une vision « familiale » et « humaine » qui considère que le patrimoine n’est pas un objectif, mais la conséquence d’un projet de vie. C’est la vision que j’essaie de défendre ici au quotidien.

On ne travaille pas, on n’investit pas pour devenir riche et accumuler le capital maximum pour le plaisir de l’accumulation ; Ce sera là de l’avarice, un piège dans lequel on ne peut pas retirer de satisfaction et de bonheur. Le capital accumulé n’étant jamais suffisant pour atteindre la liberté tant fantasmé.

Lorsque vous avez 20 ans, vous vous rêvez rentier avec 1500€ / mois ; A 25 ans, vous avez besoin de 2000€ … A 35 ans, il vous faut 4000€… et finalement plus votre patrimoine augmente … moins vous vous sentez libre d’arrêter d’accumuler.

Le patrimoine ne peut être qu’une conséquence et non un objectif en soi. La conséquence d’une personne qui travaille beaucoup et peut donc utiliser ses excédents de revenus pour investir. Investir pour se générer un capital, mais surtout investir pour vivre via l’acquisition d’une résidence principale et/ou secondaire qui accueilleront le foyer. La rentabilité n’est pas toujours financière.

De surcroît, c’est souvent lorsque l’on ne recherche pas uniquement la rentabilité financière que l’on est capable de s’investir sans compter … et donc de se créer un véritable patrimoine qu’il soit immobilier ou entrepreneurial.

L’acquisition de la résidence principale est l’investissement fondateur qui assure la solidité du patrimoine à long terme.

Un peu comme pour la construction d’un maison, l’acquisition de la résidence principale, ce sont les fondations sans lesquelles la maison, construire sur du sable, ne serait pas solide dans le temps.

Acheter sa résidence principale : Un impératif patrimonial ?

Quatre arguments permettent de justifier l’indispensable acquisition de sa résidence principale pour n’importe qui se considère comme installé durablement dans sa vie. Évidemment, pour acheter sa résidence principale, il convient d’avoir de la visibilité sur, à minima, les 10 prochaines années :

  • Être propriétaire de sa résidence principale, c’est profiter d’un revenu supplémentaire non imposable. Lorsque vous économisez le loyer versé à votre propriétaire bailleur, vous bénéficiez d’un revenu complémentaire non imposable. Combiné avec l’exonération de la plus-value immobilière, la résidence principale est la plus grande niche fiscale ;

  • Acheter sa résidence principale, c’est pouvoir profiter de l’effet de levier du crédit immobilier, même pour ceux dont les revenus sont faibles ; Aujourd’hui, avec les normes d’endettement imposées par le HCSF, il est quasi-impossible d’obtenir un crédit immobilier pour investir dans l’immobilier locatif pour ceux qui sont locataires de leur résidence principale car le loyer payé est une charges qui consomment la grande partie de votre capacité de remboursement (cf. « Crédit immobilier : Simulateur de taux d’endettement HCSF 2022. ») En effet, contrairement à une drôle d’idée reçue, lors du calcul du taux d’endettement, la banque intègre, au niveau des charges, le loyer payé tous les mois. Ainsi par exemple, un locataire qui supporterait un loyer de 700€ / mois pour un revenu de 2500€ aurait déjà un taux d’endettement de 700/2500 = 28%. Il n’y a pas suffisamment de marges supplémentaires pour pouvoir emprunter pour investir dans l’immobilier locatif. L’acquisition de la résidence principale est le seul moyen pour profiter de l’effet de levier du crédit.

  • On est de plus en plus confronté à des investisseurs qui ne peuvent plus emprunter à cause d’un taux d’endettement trop élevé du fait de crédit en cours. Dans cette situation, la solution est la consolidation patrimoniale, une stratégie qui permet de faire baisser le taux d’endettement en rallongeant la durée des crédits en cours comme nous vous l’expliquons dans cet article « Crédit immobilier : Baisser votre taux d’endettement grâce à la consolidation patrimoniale. »

  • Être propriétaire de sa résidence principale, c’est le premier pas pour préparer sa retraite. Ne pas avoir de loyer à payer lorsque vos revenus chuteront après votre départ à la retraite est la base pour espérer une retraite sereine. En effet, entre loyer indirectement indexés sur l’inflation et retraite sous indexée, être locataire de sa résidence principale à la retraite, c’est prendre le risque d’une perte de pouvoir d’achat inéluctable.

  • Être propriétaire de sa résidence principale, c’est sécuriser son cadre de vie et permet la sérénité indispensable pour prendre des risques et s’investir dans une activité économique très rentable mais aléatoire. Lorsque vous êtes propriétaire de votre résidence principale, vous savez vos enfants et votre famille à l’abri en cas de difficultés financières. Vous gagnez donc en sérénité et pouvez davantage accepter les risques de la vie (création d’entreprise, changement d’emploi, mais aussi investissement sur les marchés financiers ou autres). Au contraire, le locataire de sa résidence principale devra toujours s’assurer d’avoir suffisamment de revenu et/ou de capital pour payer son loyer ; Cette indispensable prudence sera synonyme d’un moindre rendement et d’une moindre capacité à assumer les risques de la vie. Par exemple, il sera plus compliqué pour le locataire de gérer le stress lié la volatilité des marchés actions ; Pour réussir son investissement sur les marchés actions, il faut être capable de « ne pas avoir besoin des capitaux investis », or, si vous devez « payer votre loyer » avec le rendement de votre épargne, vous ne pouvez vous permettre de les perdre ! La prise de risque devient difficile à assumer et l’investissement action compliqué.

A suivre !

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