L’INSEE vient de publier les résultats de son indice des prix de l’immobilier pour le début de l’année 2019 et c’est sans surprise que l’INSEE confirme la poursuite de la hausse des prix ; En moyenne, les prix ont augmenté de 0.7% au premier trimestre 2019 par rapport au dernier trimestre 2018. Néanmoins, l’évolution apparaît contrastée entre la province et l’Ile de France.

Dans le détail:

  • Entre le premier trimestre 2019 et le dernier trimestre 2019, l’indice des prix s’affiche en hausse de 0.40% pour l’île de France et + 0.80% pour la province.

 

  • Sur les 12 derniers mois glissants (premier trimestre 2019 VS premier trimestre 2018), l’indice des prix de l’immobilier est en hausse de 3%, dont +3.90% pour les prix de l’immobilier en ïle de France et +2.60% pour la province.

 

  • Entre le premier trimestre 2019 et le dernier trimestre 2019, le prix des maisons en Ile de France a baissé – 0.60% alors que dans le même temps, le prix des maisons a augmenté de 0.70% en province.

 

 

Détail de l’évolution des prix de l’immobilier au premier trimestre 2019

Variations des prix des logements anciens en France métropolitaine

Variations (en %) au cours des
3 derniers mois (CVS) 12 derniers mois
2018T3 2018T4(sd) 2019T1(p) 2018T3 2018T4(sd) 2019T1(p)
France métropolitaine 1 0,7 0,7 2,9 3,2 3
Île-de-France 1 1,3 0,4 3,5 4,2 3,9
Province 1 0,5 0,8 2,7 2,8 2,6
– Auvergne-Rhône-Alpes 1,5 0 ** 3,2 2,9 **
– Hauts-de-France 0,7 0,4 ** 1,5 1,7 **
– Provence-Alpes-Côte d’Azur 0,7 0,1 ** 1,6 2,3 **
Appartements 1,4 0,5 1 3,4 3,5 3,7
Île-de-France 1,3 1,2 0,8 4,2 4,6 4,6
– Paris 1,2 1,9 1,1 6,2 5,7 6,4
– Petite Couronne 1,5 1 1 3,1 4,8 4,2
– Grande Couronne 1,4 -0,5 -0,4 0,9 0,9 0,5
Province 1,5 -0,1 1,2 2,6 2,4 2,8
– Agglo. > 10 000 hab 1,6 -0,1 ** 2,8 2,6 **
* Villes-centres 1,8 -0,1 ** 3,3 2,7 **
* Banlieues 1,3 -0,2 ** 2 2,4 **
– Agglo. < 10 000 hab et rural 0,9 0,7 ** 0,8 1,1 **
– Auvergne-Rhône-Alpes 2,1 0,1 ** 3,8 3,8 **
* Lyon 4,2 0,5 ** 9,4 7,8 **
– Hauts-de-France 0,2 0,3 ** 0 2 **
– Provence-Alpes-Côte d’Azur 1,0 -0,2 ** 1 1,4 **
* Marseille 3,9 -0,9 ** 3,4 1,7 **
Maisons 0,7 0,8 0,5 2,6 3,1 2,5
Île-de-France 0,4 1,6 -0,6 2 3,5 2,4
– Petite Couronne 0,7 2,3 -0,5 3,5 5,5 4,8
– Grande Couronne 0,2 1,3 -0,7 1,3 2,5 1,2
Province 0,8 0,7 0,7 2,7 3 2,5
– Auvergne-Rhône-Alpes 0,9 -0,2 ** 2,7 2,2 **
– Hauts-de-France 0,8 0,5 ** 1,7 1,7 **
* Lille agglomération 1,6 1,1 ** 4,2 4,3 **
– Provence-Alpes-Côte d’Azur 0,5 0,4 ** 2,3 3,2 **
** indice publié le 1er juillet 2019
Des données supplémentaires (par exemple par département en Île-de-France) sont disponibles sur la page web de l’indicateur
(p) : provisoire ; (sd) : semi-définitif
Champ : France métropolitaine
Sources : Insee, ADSN – BIEN – Notaires du Grand Paris, Notaires de France – Perval

 

Et toujours des volumes de transactions au plus haut …

L’INSEE précise que « au premier trimestre 2019, le volume annuel de transactions reste à un niveau élevé : en mars, le nombre de transactions réalisées au cours des douze derniers mois est de 985 000. Il est supérieur au volume cumulé sur un an observé le trimestre précédent (965 000 à fin décembre), ainsi qu’à celui observé un an plus tôt (960 000). Si l’on rapporte les transactions au stock de logements disponibles, qui augmente d’environ 1 % par an, la proportion de ventes reste équivalente aujourd’hui à celle du début des années 2000. »

 



 

Bref, rien ne semble pouvoir empêcher  la poursuite de la hausse des prix dans les prochains mois … cf »En 2019, la hausse des prix de l’immobilier devrait se poursuivre grâce au pouvoir d’achat immobilier élevé. »  ou encore « Êtes vous prêt pour la hausse des prix de l’immobilier et des terrains constructibles ? ».

 

 

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12 Comments

  1. julienne says:

    Même article à la une du jour des journaux traditionnels et à l’exact opposé de l’article authentique sur la décroissance .
    En manque d’inspiration ?

    • Fabien says:

      Bonjour Julienne
      Je suis curieux, en quoi voyez-vous « l’exact opposé » de l’article sur la décroissance ?
      Merci
      Bien respectueusement

  2. …..des tendances contradictoires peuvent cohabiter….

    Il semble nécessaire de sortir du dualisme……

  3. Michel 2 says:

    En fait, j’ai l’impression que l’année 2019 s’annonce comme le virage vers la décroissance autant que vers la future baisse de l’immobilier (3 et 4ème Tr)

  4. Laurent says:

    On parle de décroissance depuis le début des années 2000. Mais jamais la croissance mondiale n’a été aussi forte depuis.
    Il y aura décroissance si les fonds d’investissement gagnent à la décroissance

    • Michel 2 says:

      Les zinzins (z’investisseurs z’institutionnels) savent aussi bien gagner a la hausse qu’à la baisse avec les ventes à découvert, put et autres machins.
      En fait, ils se fichent que les pays soient en décroissance pourvu qu’ils gagnent !

  5. adnstep says:

    Décroissance, c’est le nouveau mot pour dire appauvrissement ?

    C’est vrai que pauvre, c’est pas glamour.

    En tout cas, depuis 2007, l’écart de PIB est de plus de 12% entre les USA et l’UE.
    Et si on enlève l’Allemagne, ça doit être pire.

    Donc, oui, on doit pouvoir parler d’un véritable appauvrissement en France, d’ailleurs constaté par de nombreux analystes : la classe moyenne a été sacrifiée.

    • Michel 2 says:

      Exact, c’est comme utiliser les termes « croissance négative » ou « intérêts négatifs ».

      Quant à la classe moyenne, voici (re) venu le « Moyen âge fiscal »:
      « Depuis 2012, la classe moyenne a été sacrifiée. La situation s’est aggravée et la hausse d’impôts s’est accentuée. La part de la fiscalité représente 45 % du PIB. En trois ans, il y a eu 103 créations ou hausses d’impôts, soit deux nouvelles taxes par mois en moyenne. 20 % des Français dits « aisés » ont supporté 75 % des mesures d’impôts en 2013 et en 2014, soit près de 6 milliards. ». Merci Flamby.

      https://www.contribuables.org/wp-content/uploads/2016/05/RDV45-matraquage-fiscal-classes-moyennes.pdf

      • adnstep says:

        Ce qui n’a pas empêché l’immobilier de monter par ailleurs, dans certaines zones privilégiées. Effet « château-fort » de la décroissance ?

  6. adnstep says:

    Ce qui n’aura aucun impact sur l’immobilier, car les pauvres habitent déjà là où l’immobilier ne vaut rien, et les riches habitent là où l’immobilier ne cesse de monter. Ce qui est assez logique.

  7. julien bonnetouche says:

     » l’argent va à l’argent »

    Rien de nouveau, et ce ne sont pas les élections européennes qui changeront quoi que ce soit.

    Oui, en comparaison avec les ultra-puissances, nous les européens, sommes des nains, en croissance molle ou en décroissance.

    Pas pour tout le monde, bien sur, mais pour la majorité de la population.

    le problème chez nous, est que pour émerger du lot, il est vraiment indispensable de trouver un créneau hyper-spécialisé, puisque tout est normé, encadré, et fiscalisé.

    Dans les pays à forte croissance, suivre le « trend » de la croissance dans un domaine d’activité porteur peut être suffisant pour s’enrichir. C’est donc plus facile.

    Il est évident que dans les années qui viennent, l’écart entre les US et nous va encore s’agrandir.

    Mais les français qui devraient s’en prendre à eux mêmes ne s’en rendent pas du tout compte.
    Il croient qu’ils sont très bons !!!! alors qu’ils n’ont que des ambitions médiocres …

    Je suis sur que pour la grande majorité d’entre eux, une hausse de quelques % du smic les feraient bondir de joie.

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