Les chiffres ne mentent pas. Depuis maintenant 1 an et demi, le marché immobilier d’habitation est à la traîne après des années d’euphorie.
L’année 2023 devrait tout de même enregistrer entre 850 000 et 900 000 transactions ; Une belle performance pour une activité dite en crise historique 😉
Le nombre de transactions est encore très élevé au regard des niveaux atteints au début des années 2000. En 2005, en pleine euphorie immobilière qui aura précédé la crise de 2008, nous enregistrions seulement 800 000 transactions.
Pendant le pire moment de la crise de 2008, nous enregistrions seulement 600 000 transactions. Ça c’était une véritable crise immobilière ! Nous n’y sommes pas du tout !
Selon la dernière note de conjoncture des notaires, les prix qui n’avaient plus connu de baisse depuis l’année 2015, amorcent une baisse sur l’ensemble de la France et de façon plus marquée sur l’Ile-de-France :
- -2% : La baisse sur un an de l’indice de prix des appartements anciens en France métropolitaine (-5,3% en Île-de-France)
- -1,6% : La baisse sur un an de l’indice de prix des maisons anciennes en France métropolitaine (-5,4% en Île-de-France)
Nous sommes dans l’épaisseur du trait. C’est anecdotique.
Une baisse de 2% après une hausse de 30% en 5 ans, n’est pas une baisse, c’est une respiration ! Une respiration qui permet au marché de retrouver son équilibre pour mieux repartir sur de bonnes bases.
Bien évidemment, certains marchés sont plus tendus et devront accepter un ajustement plus important des prix, mais ce sont aussi les marchés qui étaient les plus euphoriques.
Tant que le chômage restera aussi faible, tant que la croissance économique sera résiliente, on ne devrait pas connaître une telle dépression immobilière.
Une année 2023 qui aura surtout été une année particulièrement difficile pour les professionnels de l’immobilier et notamment les courtiers en crédit immobilier. Le nombre de prêts immobilier aura chuté d’environ 50% sur cette même année 2023.
Les candidats à l’investissement immobilier auront préféré piocher dans leur réserve d’épargne mal rémunérée au lieu d’investir à crédit… et ce n’est que le début. L’épargne déborde de partout. Vous êtes nombreux à ne pas savoir que faire de votre épargne, notamment sur les fonds euros mourants – on est entre nous, on peut se le dire, sans craindre le jugement 😉
En 2024, nombreux sont les parents qui vont racheter une partie de cette épargne dormante dont ils ne savent que faire pour aider leurs enfants à faire un apport personnel.
Bref, en 2024, vous allez être encore plus nombreux à financer cash votre investissement immobilier !
Un marché immobilier sain, prêt à repartir en 2024.
Le marché immobilier est en cours d’assainissement, en mode accéléré. Les prix ne baissent pas beaucoup, mais comme les salaires augmentent fortement (et le chômage reste faible), le ratio « prix de l’immobilier / revenu disponible des ménages » retrouve des niveaux plus confortables.
Un ratio passionnant à analyser dont voici la dernière livraison :
Il y a encore un peu de chemin à Paris et Lyon, mais partout ailleurs, le marché immobilier apparaît comme sain et prêt à repartir de l’avant dans les prochains mois.
De surcroît, une petite détente sur le niveau des taux de crédit immobilier, accompagnée d’une amélioration du pouvoir d’achat lié aux hausses de salaires anticipées pour 2024, devrait permettre d’accompagner ce mouvement de reprise du marché immobilier.
Une baisse des taux de crédit immobilier combinée à une hausse des salaires qui devraient permettre d’améliorer le pouvoir d’achat immobilier des candidats acquéreurs.
À suivre.