Voila maintenant près de six mois que nous vous annoncions une réforme en long, en large et en travers de la fiscalité patrimoniale afin de réduire le montant global des niches fiscales. 

Entre l’annonce d’une réforme en profondeur de la fiscalité de l’assurance vie, une réforme en profondeur de la défiscalisation via l’immobilier neuf, ou autre investissement dans les PME, nos fantasmes ont largement anticipés la réalité.
Je dois vous l’avouer bien humblement : je me suis complètement fourvoyé depuis quelques mois et je suis plutôt satisfait de voir que rien de change !!
Bien évidemment, le rabotage touche directement les ménages via une liste de 22 niches fiscales rabotées de 10%, mais vraiment rien de catastrophique, rien qui permettent de dire qu’il faille dorénavant revoir en profondeur nos stratégies d’investissements.
Le point le plus marquant pour les contribuables est l’anticipation de la perception des prélèvements sociaux sur les contrats d’assurance vie multisupport et les contrats de capitalisation multisupport, mais dont notre analyse relève qu’elle aura pour conséquence une baisse du montant global des prélèvements sociaux payé par le contribuable.
Par contre, si les ménages ne sont pas directement touchés, se sont principalement les entreprises, et notamment les compagnies d’assurance et autre mutuelles d’assurance, qui vont payer lourdement le rabotage des niches fiscales.

Au premier rang de ce coup de rabot sur la fiscalité des compagnies d’assurance,  la mesure relative à l’imposition de la réserve de capitalisation, dispositif qui oblige l’assureur à mettre de côté la plus-value générée par la cession des obligations qu’il détient en portefeuille, semble être la plus significative. 

Les compagnies seront donc fiscalisées sur une réserve de capitalisation, actuellement distribués à ses assurés au travers de la performance des fonds euros des contrats d’assurance vie : cette nouvelle fiscalité aura un impact négatif sur la performance des fonds euros, qui n’en avaient vraiment pas besoin.  

Ainsi, les conséquences de BALES 3 sur le bilan dans compagnies d’assurance vie, l’anticipation de la perception des prélèvements sociaux et enfin cette nouvelle imposition sur la réserve de capitalisation des compagnies d’assurance vie font des fonds euros les véritables victimes de cette réformes des niches fiscales.

  

Préparer une alternative aux fonds en euros

« Séduire à l’avenir les épargnants avec des supports aux rendements proches de 3 % eux-mêmes rabotés, pour l’heure, d’un peu plus de 12 % de taxes sociales (et sans parler des frais sur versements pour ceux qui les pratiquent encore) risque de relever de l’exploit. 

Combien de temps les assurés qui acceptent de bloquer une partie de leur épargne en contrepartie d’avantages fiscaux de plus en plus relatifs mettront-ils à se rendre compte que la sécurité du placement garanti à effet de cliquet est cher payée ? 

Le marketing annuel autour des quelques contrats triés sur le volet offrant des performances attractives n’aura qu’un temps.

Une véritable alternative aux fonds en euros doit être trouvée » nous annonce l’AGEFI

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