L’une des principales motivations des épargnants est la volonté d’épargner, de se constituer un capital à transmettre aux enfants ! Il s’agit là d’une motivation légitime qui est pourtant totalement inutile. La raison est très simple : Du fait de votre espérance de vie, vos enfants hériteront de vous vers l’âge de 60 à 70 ans, c’est à dire lorsque leur vie sera construite et qu’ils n’en auront plus besoin.

N’y voyez vous pas un énorme gâchis ? ! Vous avez épargné toute votre vie pour aider vos enfants et leur transmettre un capital alors qu’ils n’en n’auront pas besoin lorsqu’ils le recevront. Je crois que le véritable héritage n’est pas financier ou patrimonial. Vos enfants n’ont pas besoin de l’argent que vous leur transmettrez par succession ! Vos enfants ont avant tout besoin d’un héritage culturel et intellectuel.

Ils ont besoin que vous leur appreniez à vivre, à être autonome, à réfléchir, à se construire, à avancer, à reculer, à évoluer, se remettre en question, à apprendre … Bref, vous enfant ont avant tout besoin que vous leur appreniez à vivre. Vous devez faire en sorte que vos enfants n’aient pas besoin de votre argent lorsque vous partirez. C’est là, le plus bel héritage que vous puissiez leur faire : Leur permettre de ne pas dépendre de votre argent ou de votre patrimoine ; Leur permettre de se construire indépendamment de votre vie patrimonial et financière.

Malheureusement pour nous, je crois qu’il s’agit d’un objectif nettement plus complexe que d’accumuler de l’argent sur un contrat d’assurance vie.

Vos enfants n’auront pas besoin de votre argent lorsque vous décéderez ; ou alors, ce sera le signe que vous avez raté quelque chose et que malheureusement, ils n’auront pas réussi à mettre en œuvre ce que vous avez essayé de leur transmettre. Mais peut être auront-ils réussi ailleurs, dans un domaine qui ne vous est pas accessible et qui ne traduit pas pas la réussite financière, mais dans ce cas, auront ils vraiment besoin de votre argent ?

Bref, je crois que l’objectif d’accumulation d’argent ou d’investissement dans l’idée de transmettre un patrimoine à vos enfants ne doit pas être votre priorité. Quant à celui d’épargner pour aider vos petits-enfants, il me semble qu’il est du ressort des parents de choisir comment éduquer ou faire l’apprentissage des enfants ! Celui qui considère que le meilleur héritage est avant tout culturel et éducatif, pourrait considérer, à raison, qu’une transmission des grands parents au profit des petits enfants serait de nature à remettre en cause certains pans de cet apprentissage de la vie.

 

L’éternité patrimoniale en héritage*.

* Titre en référence à un livre « L’éternité en héritage » écrit par Alain BLOCH et Isabelle LAMOTHE sur la question de la résilience des entreprises qui défient le temps et les crises.

Plus que de l’argent ou des biens immobiliers, vous devez transmettre à vos enfants la conscience de leur destinée et vos secrets pour réussir (réussite qui n’est pas financière, l’argent n’est que le moyen). Cette conscience sera l’outil le plus puissant pour continuer à construire le patrimoine familial que vous ne manquerez pas de leur transmettre.

En effet, il ne s’agit pas de renoncer à leur transmettre un héritage financier ou un patrimoine. Il s’agit de les préparer à le recevoir, et de les préparer à le gérer, dans la continuité ou non de vos capacités et compétences personnelles. D’ailleurs, vos enfants que vous aurez éduqués et préparés à être meilleur que vous, ne gèrerons pas comme vous. Ils auront une perception différente fruit de leur propre compétence et expérience, même si vos enfants tireront profit de votre expérience et de ce que vous leur aurez transmis.

L’éternité en héritage, c’est l’idée des familles dont tous les membres semblent réussir : parent, enfant, petit enfant, tous affichent une réussite sociale… . Croyez vous vraiment que c’est uniquement une question d’argent. Je ne crois pas. Il s’agit avant tout de conscience collective, de conscience familiale, d’éducation et d’apprentissage.

Le patrimoine familial, l’argent, l’immobilier ne sont plus qu’un moyen au service de cette conscience familiale.

Besoin d’un conseil pour gérer votre patrimoine ?

Leblogpatrimoine.com, au delà d’un site d’informations sur la gestion de votre patrimoine, est la vitrine de la société de conseil en gestion de patrimoine Guillaume FONTENEAU Conseil.
 
 
Ce sont trois livres de conseils pour vous permettre d’optimiser la gestion de votre patrimoine : « Investir dans l’immobilier » ; « Succession » et « Assurance vie et gestion de patrimoine« . Déjà des milliers d’exemplaires vendus à ceux qui veulent comprendre comment investir, valoriser leur patrimoine ou le transmettre !
 
 
Le cœur de notre métier est le conseil en gestion de patrimoine indépendant. En accord avec nos convictions d’indépendance du conseil, nous ne sommes pas intermédiaire financier ou immobilier. Nous sommes rémunérés exclusivement par honoraires de conseil :
 

Nouveau ! L’assistance patrimoniale – Une solution rapide et efficace pour répondre à vos questions, lever un doute ou simplement solliciter notre avis sur votre situation patrimoniale. Comme nous vous l’expliquons dans cet article « Comment rendre la gestion de patrimoine accessible à tous ? », l’assistance patrimoniale, c’est un rendez vous téléphonique d’une durée de 30 à 45 minutes pendant laquelle nous travaillons ensemble sur votre situation patrimoniale – Un service au tarif unique de 69€ TTC –

 

Réserver un rendez vous d’assistance patrimoniale

 

Le bilan patrimonial – L’analyse exhaustive et approfondie de votre situation patrimoniale. – Tarif variable selon la complexité de votre situation / En moyenne, ce service est facturé 590€ TTC.

 

Découvrir notre offre de conseil patrimonial


63 Comments

  1. Dans ma famille, on attend pas le décès, pour transmettre une épargne au enfants mais l entrée dans la vie active, cela semble plus opportun. J ai eu la change d en bénéficier et c est un système intéressant pour sécuriser la vie, tout en formant son enfants à vivre au mieux sa vie sur tous les plans, l un n empêche pas l autre, j ai d ailleurs un grand respect pour cet argent qui n est pas le fruit de mon travail mais celui de mes parents.

    • lapsus intéressant « j’ai la change d’en profiter » : La chance ou la charge ?

      • C etait « chance », le mot « charge » n est effectivement pas dénué de sens 😉, cependant c est une charge facile qui tire vers le haut et qui m a d ailleurs permis me m intéressé au placement d épargne et à des mécanismes d économie.

        • « Chance et charge » ne sont pas anodins :

          Le revers difficile de ce que vous exprimez Guillaume, c’est … le poids de l’héritage, et je connais nombre d’enfants accablés par le corset de ce corpus qui ne colle pas à leur moi profond, quand bien même les parents ont fait au mieux.
          Ce qu’ils en feront ne vous plaira peut être pas, mais dans le meilleurs des cas, ce sera à LEUR service pour éviter un faux pas que d’aucuns qualifieront de karmique

          Education, apprendre à penser soi-même et élévation d’âme seront leur meilleur viatique, toujours de croissance exponentielle et que personne ne pourra dérober.

  2. Vois connaissez des gens qui épargnent pour transmettre un capital ? Ça se faisait dans l’ancien temps non?

    Tous les actifs que je connais épargnent pour payer des études, un permis, des voyages, les locations pour les etudes, pouvoir verser de l’argent de poche , …

    Sinon d’autres investissent dans l’immobilier pour se créer une rente et de facto transmettre un patrimoine plutôt que de l’épargne.

    • Guillaume FONTENEAU says:

      « Sinon d’autres investissent dans l’immobilier pour se créer une rente et de facto transmettre un patrimoine plutôt que de l’épargne. »

      Mais investir dans l’immobilier pour transmettre un patrimoine immobilier suit le même raisonnement.

  3. Sauf que ce n’est pas de l’épargne et que ça n’a pas nécessairement une finalité de transmission.

    Un oncle blindé maintenant en retraite a par exemple vendu un bien pour s’acheter un camping car de luxe.

    Maintenant fatalement a sa mort il restera de l’argent, il y aura une transmission involontaire, mais que doit il faite ? Consommer encore plus ? Brûler ses billets ?

    • Guillaume FONTENEAU says:

      Prenons de la hauteur s’il vous plait. Il ne faut pas prendre l’article à la lettre, le plus important, c’est l’esprit.

      L’idée est simple : Le meilleur héritage n’est pas nécessairement financier. L’éducation, l’apprentissage, l’autonomie, sont un héritage plus important que l’héritage financier. Au lieu de perdre sa vie à épargner ou investir dans l’immobilier pour augmenter un patrimoine qui sera transmis aux enfants lorsqu’ils n’en auront pas besoin, peut être serait il plus pertinent de « trouver le temps » de leur transmettre ces valeurs non financières.

      le temps est de l’argent ! L’épargne, le capital immobilier, c’est le fruit de beaucoup de temps de travail.

  4. Sauf que ce n’est pas de l’épargne et que ça n’a pas nécessairement une finalité de transmission.

    Un oncle blindé maintenant en retraite a par exemple vendu un bien pour s’acheter un camping car de luxe.

    Maintenant fatalement a sa mort il restera de l’argent, il y aura une transmission involontaire, mais que doit il faire ? Consommer encore plus ? Brûler ses billets ?

    • le mecreant says:

      « Maintenant fatalement a sa mort il restera de l’argent,  »
      Ca vous n’en savez rien.
      Déjà si c’est un oncle Bercy prend 60%, en outre il peut avoir tout donné a Pierre Paul Jacques ou Philippe…
      Voire laisser un testament ainsi rédigé: étant sain de corps et d’esprit , j’ai tout bouffé de mon vivant…
      Dans ma famille, on dit toujours qu’il ne faut pas compter sur les sabots des morts… Et j’en connais quelques un qui convoitaient « le magot » et qui n’ont rien eu pour diverses raison. C’est d’ailleurs ceux qui n’attendaient rien qui l’ont eu le plus souvent.

  5. Un grand Merci Guillaume pour cet article !

    J’abonde totalement dans le sens de vos propos. Issus d’une famille de réfugiés, 1ère génération, ce sont les valeurs que m’ont transmis mes proches qui m’ont fait « réussir » : le travail, le respect des autres, l’humilité, la gratitude, la solidarité, la fierté d’être français etc.

    Je pense notamment à la phrase : « Vos enfants n’auront pas besoin de votre argent lorsque vous décéderez ; ou alors, ce sera le signe que vous avez raté quelque chose et que malheureusement, ils n’auront pas réussi à mettre en œuvre ce que vous avez essayé de leur transmettre. Mais peut être auront-ils réussi ailleurs, dans un domaine qui ne vous est pas accessible et qui ne traduit pas pas la réussite financière, mais dans ce cas, auront ils vraiment besoin de votre argent ? »

    Cela me renvoie à mes (trop) nombreuses connaissances qui ont fait une école de commerce de seconde, voire troisième zone, ont des jobs d' »assistants » (je n’ai rien contre, mais c’est tellement ironique quand on connait « l’enseignement » inculqué dans ces écoles) et qui savent à peine comment gagner leur vie/entreprendre/partir en vacances par eux-mêmes.

    Ce qui est triste, ce n’est pas tant qu’ils bénéficient de tous ce que leur parents vont leur transmettre (ou leur donner de leur vivant) mais que cela se transforme en une sorte d’assistanat parents/enfants :'(

    @Atome : Avoir des parents blindés, c’est génial. Le propos de Guillaume est plutôt dans la capacité à transmettre l’autonomie, la réflexion, la « démerde toi attitude » à ses enfants 😉

    • Guillaume FONTENEAU says:

      Oui, merci pour cette synthèse.

      « Ce qui est triste, ce n’est pas tant qu’ils bénéficient de tous ce que leur parents vont leur transmettre (ou leur donner de leur vivant) mais que cela se transforme en une sorte d’assistanat parents/enfants :'( »

      Tout à fait ! je ne connais pas trop la recette, mais j’ai l’impression que l’investissement dans l’éducation des enfants peut avoir pour conséquence un moindre accumulation de capital (épargne ou investissement patrimoniaux), d’où le titre de l’article (peut être que cela passe par passer moins de temps à consacrer à l’accumulation d’argent ou des dépenses importantes que l’on juge importantes pour cette « éducation » – et je ne parle pas simplement de financer l’école de commerce la plus chère – Il s’agit là, d’une forme de déculpabilisation : Je n’ai pas le temps d’éduquer mon enfant, je lui paye l’école de commerce la plus onéreuse pour compenser…

    • Bonjour
      Très bel article. C’est vrai que la formation à la réflexion des enfants et leur inculquer le fait que leur revenus ne doivent pas venir que d’une seule source (travail pendant la vie active et ensuite retraite par les caisses) n’est pas du tout aisé parfois.
      On dit que la meilleure leçon est l’exemple mais ce n’est pas suffisant parfois.
      Arriver à ce qu’ils soient autonomes en utilisant plusieurs sources de revenus est certainement l’une des meilleures satisfactions…
      On en revient au fameux  » il vaut mieux apprendre à pêcher que donner du poisson  »
      amicalement
      Antonio

    • je partage cette idee qui n rst su une imlusipn vendue par les banques pour bloquer une partie de votre argent. comme ce sont souvent des comptes bloqués en cas de pépin sur votre compte perso ou de besoin perso ne comptez pas sur cet argent vous n y aurais pas droit mais on vous proposera un credit donc on vous pretera votre argent avec intérêt

    • @Seiz Oui j’ai bien compris le propos, j’indiquais justement que j’étais surpris qu’il puisse encore y avoir des gens qui soient dans la démarche d’épargner pour transmettre un patrimoine, pour moi et d’après les exemples que je vois a droite ou a gauche ce n’est plus vraiment le cas. L’épargne sert surtout a financer des projets de vie.

      Bon et je ne parlais pas de mes parents, mais d’un oncle dont je ne toucherai rien 😉

      Sinon je suis malgré tout partagé sur certains aspects, des amis héritent à 50 ans d’une villa de 1 millions d’euros, et bien je vois assure qu’ils sont plutôt ravi, après avoir réussi leur vie convenablement et bien éduqués leurs enfants ils sont contents de quitter leur 70 M2 pour une demeure de 350 M2. Ce n’est pas trop tard et ça n’enlève rien au merite qu’ils ont pu avoir.

  6. le mecreant says:

    Très bonne article Guillaume, qui résume très bien la « réalité » de l’héritage qui est avant tout une éducation comme l’ont montré les Pinçons-Charlot » du temps ou ils étaient encore reçus dans « le (beau) monde.
    Ainsi ils ont mis en évidence que bien plus que l’argent, dans les familles riches, c’est la culture que l’on transmet, la manière de s’en servir (de la fortune) , de l’acquérir, et surtout, de la conserver de génération en génération.
    Il y a une immense différence entre ceux qui ont une fortune, qu’il s’agit de transmettre et de faire fructifier pour les générations futures, et le jeune cadre dynamique (ou fouteux a gros revenu) qui parti de rien cherche a constituer cette fortune.
    Lorsqu’on fait des recherches sur plusieurs générations, on constate qu’au delà des vicissitudes de la vie et des temps, il y a une permanence « familiale » de la richesse qui montre bien que ce n’est pas la consistance matérielle de l’héritage qui compte, mais les codes, ou le mode d’emplois qui se transmet.
    Pour ma part j’ai toujours expliqué a mes enfants que comme le disait Popeck, s’ils ont besoin d’un coup de main, ils en ont une au bout de chaque bras, et une tête pour réfléchir. Parce que la ruine matérielle ça arrive a tout le monde, mais ont peut toujours repartir de zéro et reconstruire quelque chose.
    Pour le « matériel » effectivement, ils ne démarreront pas de zéro, mais après ce sera a eux de gérer « dans le monde ou ils vivront » qui ne sera assurément pas celui dans lequel j’ai vécu …

    • Et comme par hasard, Grande fortune de Pinçon Charlot sort demain en poche :

      « Qui dit grandes fortunes ne dit pas seulement argent. Lorsqu’elles sont anciennes, les fortunes économiques et financières sont aussi synonymes de culture et de sociabilité ; elles se trouvent au coeur de réseaux très denses, familiaux et extra-familiaux, aux ramifications internationales et aux échanges intenses, si bien qu’elles sont, en quelque sorte, mises en commun. Entretiens avec des représentants de ces familles, observations dans les lieux chics de France, les châteaux et les villas balnéaires, recours aux informateurs les plus divers, des directeurs de palaces aux gestionnaires de fortunes privées : les auteurs ont soigneusement démonté les rouages de cette cumulativité des fortunes et de cette quasi collectivisation chez les possédants. Un classique de la sociologie.  »

      https://livre.fnac.com/a1860454/PINCON-MICHEL-PINCON-CHARLOT-MONIQUE-Grandes-fortunes

      • le mecreant says:

        Je ne savais pas que ça sortait en poche… en fait je ne l’ai jamais lu mais a l’époque j’avais entendu une conférence des Pinçon Charlot a la radio. J’avais trouvé l’analyse pertinente.

      • Jean Claude says:

        Et vous avez aussi le dernier livre de Piketty fervent adepte de Marx qui pour réduire les inégalités veut supprimer les héritages,solution qui satisferait Guillaume.

        • Pouvez vous m’expliquer comment vous pouvez parvenir à de tel propos après la lecture de cet article ? Pouvez vous m’expliquer quelle partie du texte vous permet de me faire dire ceci ?

          Parfois, il faut apprendre à prendre de la hauteur.

  7. Bonjour,
    Je suis d’accord avec l’esprit du texte, toutefois n’oublions pas qu’il est grandement souhaitable d’épargner au moins les droits et frais de succession afin d’éviter aux enfants de brader des biens immobiliers en toute hâte, qui plus est sont souvent à l’usage du conjoint survivant!
    Par ailleurs certains voudraient imposer de plus en plus les successions, mais cela n’est-il donc pas injuste car on le voit bien dans votre article la plus belle succession est intellectuelle et celle là n’est pas taxée.
    Beaucoup ont « raté »comme vous dites l’éducation de leurs enfants, et alors la seule solution est d’essayer de laisser un capital pour partir l’esprit tranquille.

  8. Ils ont besoin d’un héritage culturel, intellectuel…mais surtout, et c’est vital, un héritage « affectif »

    • Affectif oui Michel vous avez raison car le trou affectif est la passoire par laquelle fuira le plus bel héritage matériel, je le vois chez de nombreux toute l’année.

      Une minoration affective avérée, si d’autres éléments ne permettent pas l’ultra-compensation (mais à quel prix ?) est un puits sans fond pour celui cherchant désespérement à étancher sa soif de l' »aimez-moi » puisque je ne m’aime point désormais

  9. Bonjour,
    Merci pour vos articles qui permettent de réfléchir sur différents sujets.
    Bien sûr que l’éducation est primordiale.
    Je me permets toutefois de revenir sur « Du fait de votre espérance de vie, vos enfants hériteront de vous vers l’âge de 60 à 70 ans, c’est à dire lorsque leur vie sera construite et qu’ils n’en auront plus besoin. » Je pense, bien au contraire que ce sera un âge intéressant puisque ce sera celui de la retraite, avec des pensions incertaines et que l’héritage laissé permettra d’améliorer le quotidien, même de ceux qui auront eu une carrière professionnelle satisfaisante.

    • Qu’est-ce qui vous fait croire que tout le monde a construit sa vie à 60 ans ?

      • Je m’adresse à Guillaume, pas à PB…

      • Que voulez vous dire ? Je crains de ne pas comprendre.

        J’ai l’impression que celui qui n’a pas construit financièrement sa vie à 60 ans… ne la construira financièrement jamais. Cela me semble du bon sens.

        (mais dans la vie, il n’y a pas que la réussite financière, je crois l’avoir largement précisé dans l’article).

        • Et bien justement, Guillaume ce n’est pas tout le monde qui a réussi financièrement à construire sa vie à 60 ans ! Le soulèvement des Gilets Jaunes montrent clairement qu’il y a beaucoup de monde pour qui l’héritage tardif constituera une véritable bouée de secours dans un pays où la pension de retraite sera de plus en plus faible (enfin pour une bonne partie). L’héritage (ou la donation) perçu pendant la vie active est bien plus profitable car il a lui le temps de fructifier même sans effort (à une époque où épargner avait un sens).

          • Guillaume FONTENEAU says:

            Nous sommes donc pleinement en accord. Dans cet article, je voulais aussi insister sur la nécessité de consacrer beaucoup à l’éducation de nos enfants (et peut être moins à l’accumulation d’épargne pour ceux qui le peuvent) qui devront s’adapter à un monde en mutation qui ne sera pas le même que le notre.

            Au moins s’ils n’ont pas d’argent, ils auront au moins un cerveau, une attitude qui leur permettra de construire un avenir ou un présent.

  10. julien bonnetouche says:

    Et si dans le monde de demain l’individu n’était plus le même ?

    La mutation du monde qui a commencé vers les années 1800 est semblable à une boule de neige dévalant la montagne, et qui grossit de plus en plus vite à chaque tour.

    Tout a commencé avec la machine à vapeur, puis le moteur à explosion qui ont centuplé la puissance humaine, mais le tournant du 21eme siècle avec la révolution digitale est en passe de transformer non pas uniquement les moyens de l’Homme, mais l’Homme lui même.

    Nous n’en sommes qu’au début, mais, il ne faut pas fermer les yeux : l’interférence du numérique dans nos vies est en passe de modifier nos comportements, et cela de diverses manières.

    L’une des plus rudimentaire est l’expérience que j’ai faite la semaine dernière sur l’A13 en rentrant de weekend end :
    la circulation était lourde et j’avais ouvert Wase. L’application me dit alors de sortir de l’autoroute (à 50 km de Paris) Eh bien cette sortie, au milieu de la campagne était elle même complètement bouchée , parce que tout le monde avait wase et suivait bêtement les instructions.
    Après le sortie en question l’autoroute est redevenue fluide.

    C’est anecdotique bien sur, mais cela en dit long sur l’influence que pourra avoir le numérique sur les agissements humains .

    Rien n’est vraiment clair, mais on commence tout de même à se faire une petite idée de là où nous allons :

    L’Homme de demain, sera différent : les systèmes d’amélioration de l’individu, qu’ils soient externes ou (on peut le supposer) directement implantés, transformeront la nature de ceux qui en bénéficieront.

    Car il est à parier que ce sera réservé au moins dans un premier temps aux mieux informés, et surement aux plus riches. (tout cela ne changeant pas)

    Les enfants qui naissent aujourd’hui seront sans nul doute déjà concernés d’ici 20 ou 30 ans.

    A cet instant une question éthique se pose : n’aurons nous pas la coexistence de deux sortes d’individus : les ordinaires et les supérieurs ?

    Un peu comme il y a 40000 ans les Néandertal et les Sapiens ? Et l’on sait ce qui est advenu des Néandertal. Les Sapiens les ont éliminés.

    Il y a déjà aujourd’hui non pas un fossé, mais un abyme entre ceux qui possèdent le savoir numérique et les autres. Cela ne fera que s’accentuer, tant l’acquisition de ce savoir est élitiste .

    Élitiste veut dire qu’une petite poignée d’individus se partageront le monde.

    Alors quoi léguer à nos enfants ?

    D’abord la prise de conscience de cette évolution, et sans états d’ âme de bien pensanse. C’est une lutte pour la vie, la survie peut être … A chacun de voir selon sa morale personnelle !!

    Ensuite leur faire faire des études scientifiques très poussées.

    Puis si on le peut, un maximum d’argent possible au départ de leur vie d’adulte

    • le mecreant says:

      Ouh la la !!!! aujourd’hui on sait que les sapiens n’ont pas éliminé les néandertaliens, ils se sont métissés puis ont été absorbés (merci les recherches sur l’ADN) par ailleurs comme disait un de mes vieux maîtres, « l’être humain n’a quasiment pas changé dans son fonctionnement et dans ses besoins de base depuis 600000 ans (a l’époque, on en est a plus de 4 millions d’années actuellement pour les humanoïdes) et il y a peu de chance que ça évolue dans les 50 ans qui viennent… Ma conclusion est donc qu’indépendamment de toute technologie, l’homme aura toujours l’ambition de s’élever, de devenir plus riche, de posséder son territoire et d’hériter de la tante germaine, puis de transmettre son héritage a sa descendance. Cela fait partie de notre « programmation génétique depuis l’origine de l’homme.

      • « Ouh la la !!!! aujourd’hui on sait que les sapiens n’ont pas éliminé les néandertaliens, ils se sont métissés puis ont été absorbés »

        Qu’elle que soit la façon d’obtenir la victoire, par l’épée, par le viol, par la reproduction en plus grand nombre, les Sapiens ont submergé et éliminé les Néandertal. Sinon, on aurait un peu plus de caractères néandertaliens, non ?

        Dans le même genre, les Francs n’ont pas éliminés les Gallo-Romains, on en conviendra.

        Et selon les sites qui vous vendent de la recherche de ses origines par l’ADN (style MyHetirage), 30% des européens auraient des « gènes Italiens ». Bah oui, les légionnaires ne faisaient pas que construire des voies romaines…

    • @Julien
      Vous parlez de l’IA je suppose avec toutes les conséquences qu’elle entraîne sur beaucoup de domaines. Les livres de Laurent Alexandre en donne une idée assez précise qui fait parfois froid dans le dos.

    • A lire : « A la poursuite des Slans », de van Vogt, un classique de « l’âge d’or » de la SF.

    • A lire : « A la poursuite des Slans », d’A.E. van Vogt, un classique de l’âge d’or de la SF.

  11. Ce texte est du grand N’IMPORTE QUOI !!!!

    En quoi la transmission d’un patrimoine culturel et autre forme de patrimoine sont-ils opposables ?

  12. Marronnier récurrent de « l’homme augmenté », intéressant au demeurant mais qui demande à être validé (implantation puces, cerveau augmenté, membres remplacés, toysex humain etc…)

    Votre exemple autoroutier montre qu’il ne s’agit pas d’intelligence, ( pas encore, ou jamais ?) mais d’information augmentée, avec les comportements moutonniers qui vont avec….

    LA grande différence sera l’agglomération de ces ajouts au corps de l’homme
    Quid des rejets de greffes ? !! (marronnier des films de SF là aussi)
    Quid des prises de pouvoir de l’individu par une « intelligence » ultra connectée ?
    Quid de la fameuse puce auto destructrice de la personne « déviante  » ?

    Des questions, fondamentales certes, complotistes selon certains, au demeurant la question de la modification de l’homme fait rage chez les tenants et contras, ce qui montre la profondeur du débat

    Pas certains que le seul argent suffise à faire l’élu…….

    • En ce qui concerne le coup de Waze, on peut aisément y remédier en automatisant la conduite et en régulant le flux en temps réel. C’est ce qu’on fait avec la circulation aérienne, ou maritime, dans le rail d’Ouessant par exemple.

      En ce qui concerne le transport aérien civil, l’humain est surtout là pour rassurer les passagers, son action en cas d’incident critique étant plus néfaste qu’autre chose, statistiques à l’appui. Sauf dans quelques cas atypiques, comme le poser sur l’Hudson, mais Sully est un ancien pilote de chasse, habitué aux situations extrêmes et avec encore ses vieux réflexes.

  13. L’un n’empeche pas l’autre….

  14. Oui, il faut sans doute apprendre la vie et les principes et valeurs qui font qu’ils seront des personnes de bien. Mais de la à dire que c’est inutile de se faire une épargne pour leur transmettre, c’est un peu tiré par les cheveux. C’est clairement un clic bait

  15. julien bonnetouche says:

    Bonsoir,

    A Guillaume, et tous ceux qui croient en l’avenir humaniste de l’Homme,

    « Au moins s’ils n’ont pas d’argent, ils auront au moins un cerveau, une attitude qui leur permettra de construire un avenir ou un présent. »

    Notre cerveau est une sorte d’algorithme, bien souvent parasité par toutes sortes d’impulsions d’origine diverses, interne ou externes.

    Cela nous fait croire que nous réfléchissons, que nous avons une conscience, que nous faisons des choix et que cet humanisme fait de nous des êtres supérieurs.
    L’humanisme est une notion récente qui date du 18eme siècle (des lumières)

    Auparavant, les choses étaient plus simples :
    Dieu a dit, Dieu est le centre du monde, Dieu te dis de faire ceci, de ne pas faire cela….Tu dois t’y conformer.

    Dans l’avenir, plutôt proche, l’intelligence artificielle sera aussi un algorithme, mais parfait celui là, sans parasitage.

    Cette intelligence aura emmagasiné toutes les connaissances du monde nécessaire à son action, et reprendra le pouvoir sur l’homme puisqu’elle sera infaillible.

    Vous n’avez qu’à faire la liste des professions qui n’auront plus besoin de l’intervention humaine ( quasi toutes) et vous verrez alors que cette intelligence remplacera les Dieux déchus, ceux qui nous avons tués depuis que nous nous somme crus Dieu !!

    Elle remplacera même la relation humains de type psychologique, puisque capable instantanément de comprendre la personnalité , les souhaits les faiblesses de chacun rien qu’à la façon de s’exprimer et l’intonation de la voix (cela existe déjà)

    Alors le cerveau de l’Homme….

    Et je suis certain que vous vous dites  » le pauvre julien, il déraille « 

    • Mais mieux que l’IA la manipulation des cellules souches pour produire des gènis en série sera la vrai révolution: ne riez pas les Chinois l’experimentent depuis longtemps.

      • L’homme qui fait évoluer l’homme.

      • Surtout depuis la découverte de la technique CRISPR Cas9. Une vraie révolution.
        Le cas Michaël Shumacher qui va probablement « bénéficier » de ces nouvelles techniques, dernier espoir semble t-il pour ce Monsieur, est à observer avec attention car si ça marche, cela va faire des émules !

    • Julien, je reprends quelques uns de vos « délires » sans juger de leur probabilité, car en effet, ce jour personne, je dis bien personne ne peut deviner ce que sera l’avenir du monde !

      – « nous réfléchissons, que nous avons une conscience, que nous faisons des choix et …. de nous des êtres supérieurs. »
      Oui aujourd’hui l’homme est la seule entité CONNUE à réfléchir, à avoir une conscience et être supérieur à toute autre entité, je le répète connue, ce n’est pas une croyance c’est la réalité,

      – « notre cerveau est une sorte d’algorithme, parasité ….  »

      Définition algorithme: Un algorithme est une suite finie et non ambiguë d’opérations ou d’instructions permettant de résoudre une classe de problèmes
      Tout le contraire d’un cerveau qui n’est pas « une suite finie » , qui est au contraire très ambiguë, et est capable de résoudre bien plus qu’une classe de problèmes,

      – Auparavant, les choses étaient plus simples :
      Dieu a dit, Dieu est le centre du monde, Dieu te dis de faire ceci, ….

      Heureusement que tout le monde ne croyait pas cela sinon nous serions restés un peuple primitif, type la tribu des Mashco-Piro au Pérou ou les tribus néo-guinéennes en Papouasie-Nouvelle-Guinée. …

      – Cette intelligence aura emmagasiné toutes les connaissances du monde nécessaire à son action, et reprendra le pouvoir sur l’homme puisqu’elle sera infaillible.

      Probablement l’IA aura emmagasiné beaucoup de connaissances, mais certainement pas toutes puisque déjà certaines ne seront pas accessibles (que se passe t-il sur la planète XR200 Machin Truc à 100mds d’années lumières de chez nous) et par ailleurs parce que les événements qui font la connaissance sont en perpétuel évolution.
      De surcroît il y aura, sauf à inventer une autre intelligence biologique (ordinateur), toujours le bouton on/off qui permettra de stopper cet IA. L’infaillibilité n’existe pas.

      Alors le cerveau de l’homme ….
      Le cerveau de l’homme est en constante évolution et a encore probablement un potentiel d’évolution insoupçonné !

  16. Bonjour

    Suivre le débat.

  17. Ouch choisir et préconiser un changement comportemental suppose general en faveur des petits-enfants ou de libéralités immédiates là où il n existe que des cas particuliers est simplement une atteinte à la liberté individuelle de chacun .. cette notion de liberté individuelle me paraît être une notion abstraite pour Guillaume . Ou est ce l expression d une notion’populaire chez les plus jeunes les vieux vous avaient fait votre temps et vous n avez pas besoin de votre épargne alors envoyez l argent

  18. Alain Labenne says:

    J’ai bien essayé de transmettre du savoir, du savoir-être, du savoir-faire, de l’intelligence.
    Mais, sans grand succès, hélas !
    Alors, je me suis reporté à essayer de transmettre quelques euros, qui seront bien utiles quand la bise sera venue, pour éviter la question : « que faisiez-vous au temps chaud ? »

  19. julien bonnetouche says:

    Bonsoir Michel,
    c’est passionnant.
    il est tard et je vous répondrai demain, points par points.
    Mais si vous vous relisez, vous réaliserez surement que l’Homme à minima pêche par orgueil, où même se prend pour Dieu en refusant de se donner des limites.

  20. julien bonnetouche says:

    Bonjour Michel,( et tous ceux que cela intéresse)

    Comme promis….

    Ce qui me frappe dans votre discours, c’est l’affirmation, le postulat de départ selon lequel, l’Homme serait supérieur à tout autre chose (forme de vie naturelle ou artificielle)

    C’est une vision complètement anthropocentriste, créée de toutes pièces par les religions mono-théistes ; votre analyse n’a rien d’étonnant puisque c’est notre culture . «  et l’Homme créa Dieu à son image!! » ( j’ai inversé l’ordre des mots volontairement)

    C’est à partir ce ce moment là que l’Homme a commencé à se comparer à Dieu.

    Ce n’était pas le cas pour les tribus que vous citez qui sont animistes : pour ces hommes là, tout dans la nature est en symbiose et joue un rôle équivalent. Le singe ou le lion sont aussi importants qu’un Homme et un arbre.

    Or les connaissances actuelles des origines de l’Homme nous permettent d’affirmer que nous ne sommes qu’une sous espèce d’hominidé ( certes un peu plus évoluée) parmi beaucoup d’autres qui ont coexisté avant que nous les éliminions.( pithécanthrope de Java, Homo-habilis qui s’est éteint il y a 50000 ans à Flores par exemple et bien d’autres….)

    Quand on observe le comportement des animaux , domestiques comme les chiens, ou plus sauvages comme notre cousin le chimpanzé, comment ne pas admettre que la notion de conscience et d’intelligence n’obéit pas à une loi du tout ou rien mais plutôt à une gradation que le hasard de l’évolution a réparti d’une façon inégale, et dont les autres hominidés étaient sûrement pourvus.

    L’Homme est seulement un peu plus intelligent que tous ceux qu’il a contribué à faire disparaître de la terre .

    Mais nous sommes à un tournant de l’évolution, et nous en sommes les initiateurs :
    Le nouvel ordre du monde depuis le début de ce siècle est celui des données, ou DATA. Certains appellent cela le « dataîsme » (une sorte de religion)

    Ces données en quantité déjà incalculables, et chaque seconde plus nombreuses, sont la matière première des « machine learning » algorithmes qui évoluent d’eux mêmes comme seul l’esprit humain le faisait jusques là.

    Beaucoup de spécialistes et biologistes pensent que l’esprit humain fonctionne comme un algorithme, mais je vous l’accorde ce n’est pas certain, en particulier parce que l’Homme est doué de conscience contrairement aux ordinateurs.

    Mais justement, un système algorithmique surpuissant connaissant mieux que nous ce que nous devons faire ou ne pas faire, parce qu’il possède suffisamment de données sur nous et nous connait mieux que nous mêmes nous connaissons, n’est il pas appelé à nous remplacer un jour ?

    Comme nous avons remplacé des hominidés aujourd’hui disparus ?

    Un ordinateur sans conscience uniquement doué d’une intelligence supérieure n’est il pas de nature à prendre le pas sur l’Homme parce que infiniment plus efficace ?

    On ne peut pas se réfugier derrière la prétendue suprématie de l’Homme pour répondre à cette question ; ce serait mettre des œillères comme ceux qui cherchaient la vérité dans les écritures saintes.

    Au stade où nous en sommes de l’évolution de l’intelligence artificielle, nous n’avons pas encore de réponse à ces questions.

    Mais nous avons l’énoncé du problème.

    • Bonjour Julien,
      Vous dites:
      « le postulat de départ selon lequel, l’Homme serait supérieur à tout autre chose (forme de vie naturelle ou artificielle) »

      Vous êtes frappé, c’est dommage pour vous (j’espère que vous n’avez pas mal 🙂 ), mais vous n’avez pas bien lu mon « postulat ». J’ai écrit « entité CONNUE », à CE JOUR, je le répète donc, l’homme est la seule entité CONNUE à réfléchir, à avoir une conscience et être supérieur à toute autre entité, ce n’est pas une croyance, c’est la réalité.

      Existe t-il une autre entité supérieure à l’homme ? je le crois mais celle là n’est pas connue, elle n’est que supposée, imaginée. Elle n’est pas, dans mon esprit en tous cas, ce que les hommes appellent Dieu, Allah, Boudha, etc… au sens religieux.
      Je pense qu’il nous manque des « données » essentielles pour comprendre ce que l’on nomme communément le surnaturel, qui n’est autre chose pour moi que du naturel non compris.

      Par la suite vous écrivez:  » …. comment ne pas admettre que la notion de conscience et d’intelligence n’obéit pas à une loi du tout ou rien mais plutôt à une gradation que le hasard de l’évolution a réparti d’une façon inégale, et dont les autres hominidés étaient sûrement pourvus. ».
      Je n’ai jamais vu un animal ayant faim, même parmi les dits plus intelligents, se comporter dans un état de conscience, de se demander par exemple, s’agissant du lion envers l’antilope ou le chat devant la souris, le renard devant la poulette, s’il allait la dévorer sachant qu’elle est le seul bébé sans défense de maman antilope, souris ou poule. Un animal prend t-il conscience devant un gros orage que c’est un phénomène naturel et que seul le hasard, avec la configuration du terrain feront qu’il est en risque? Des millions d’exemples vous démontreront que la conscience n’est pas animale.
      Elle l’est devenue pour l’homme par suite d’une multitude de générations croisées et de l’évolution biologique de son cerveau dans un contexte adapté (par ex formation des anciens envers les plus jeunes).
      Le cerveau de l’homme est donc et à priori voué à évoluer encore plus au fil des siècles, millénaires, millions d’années, … peut-être, probablement dirais-je même, jusqu’à atteindre « la force » supérieure de l’univers, s’il ne s’est pas auto détruit avant.

      Par la suite, je lis: « Le nouvel ordre du monde depuis le début de ce siècle est celui des données, ou DATA. Certains appellent cela le « dataîsme » (une sorte de religion) »

      Le dataïsme, ce n’est que de l’information et de la rapidité, ce n’est pas de l’intelligence. C’est d’ailleurs l’intelligence de l’homme qui a permis de donner l’illusion d’une intelligence dite artificielle. Remarquez, soit dit en passant, que ce mot artificiel est antinomique avec intelligence. Autrement dit sans homme, pas d’IA !

      « Un ordinateur sans conscience uniquement doué d’une intelligence supérieure n’est il pas de nature à prendre le pas sur l’Homme parce que infiniment plus efficace ? »
      L’efficacité de l’ordinateur, certes est importante, mais l’ordinateur ne sera toujours qu’un outil et seulement cela, toujours plus perfectionné, avec des applications toujours plus étonnantes, … tout comme la roue ou la machine à vapeur, l’électronique, etc. le furent à d’autres époques.

      « on ne peut pas se réfugier derrière la prétendue suprématie de l’Homme pour répondre à cette question ; ce serait mettre des œillères comme ceux qui cherchaient la vérité dans les écritures saintes. »
      Là, je ne vois pas trop ce que vous voulez dire ?

      « L’énoncé du problème » pour moi n’est pas comme cela.
      Il est:
      Comment, avec quelle intelligence (humaine) en évolution mise à la disposition d’outils et d’inventions ou découvertes, arriveront nous à connaître et comprendre encore mieux l’univers, les entités qui le composent, son origine, son présent et son avenir (si toutefois il y en a un)! »

      C’est pas encore gagné ! mais au delà des nombreux problèmes, le « monde » y travaille.

  21. Julien bonnetouche says:

    Bonsoir Michel, je pourrais ergoter sur tel ou tel point de votre argumentation, mais je ne le ferai pas car finalement nos approches de ce sujet sont très différentes si ce n’est opposées. Mais je vous remercie pour votre participation à ce débat intéressant dont le thème initial tournait autour de l’herItage que nous devons laisser à nos enfants, thème, dont nous nous sommes finalement assez peu éloignés malgré nos disgressions. 😁Bonne soirée.

  22. Et si on revenait à 150 000€ transmissibles sans impôt tous les 10 ans ?

    • Je vote pour !!!!
      Vite un RIC.

    • Cela semble une évidence car la réduction à 100000€ est anti-économique pour le citoyen moyen « supérieur » qui doit alors provisionner et donc immobiliser pendant souvent des dizaines d’années les fonds nécessaires au paiement des droits de succession;
      en revanche pour les très très riches cela ne représente rien.
      Comme disait Arnaud Montebourg (eh oui) pendant la primaire (en visant Hollande) les socialistes doivent arrêter de dire qu’ils faut faire payer les riches, car dans la réalité au final ce sont toujours les français moyens qui payent …………

  23. Vous voyez, Guillaume, la transmission, c’est simple, finalement : moins l’état vous empêche de donner, plus vous donnez.

  24. Au moins le sujet à le mérite de susciter des commentaires.
    Il est de toute façon impossible de réconcilier tout le monde sur un sujet aussi sensible qui est à la fois politique, philosophique, humaniste…Chacun a son opinion qui est respectable et qui de plus risque d’évoluer en fonction de son avancée dans la vie.

  25. Merci à vous Monsieur Fonteneau pour ce post : en tant que parents , on souhaite protéger ses enfants et en ce qui me concerne : j’essaie de mettre un peu de côté pour le  » au cas où… » maladie….chômage ….retraite de mon fils: une façon de me rassurer sans doute…
    L’essentiel est bien évidemment d’être avant tout des passeurs de valeurs morales, intellectuelles …et de rendre nos enfants autonomes.
    Le sujet de la TRANSMISSION est importante et ,je constate ,à la lecture des nombreux et passionnants commentaires que finalement chacun à sa façon se demande ce qu’il doit transmettre d’ESSENTIEL à ses enfants pour les préparer à ce monde en pleine mutation qui , déjà, parfois nous dépasse.
    MERCI pour votre travail.
    Elisabeth

Laissez un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

*

 

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.

NewsletterInscrivez vous gratuitement pour recevoir nos articles par mail.