Le début de l’année 2013 est indiscutablement marqué par l’apaisement sur le front de la crise économique mondiale et surtout de la zone Euro. On oublierait presque que nous annoncions la fin de la zone euro pour les premières semaines de 2013.
Fort heureusement pour tous, nos craintes les plus fortes n’étaient pas fondées et la zone Euro est toujours debout. Pourquoi ? Comment est ce possible ? La réponse est simple : Merci Mario, Merci la Banque Centrale Européenne qui affirme haut et fort, au cours de l’automne 2012 que non, la zone euro n’explosera pas… et la BCE accélérera la mise en œuvre de la planche à billet si nécessaire. Ces quelques mots, sans aucune action concrète, seront alors suffisants.
Depuis le début de l’année 2013, notre analyse d’un fort risque de récession et surtout de déflation semble se confirmer, semaines après semaines (cf article : De l’inflation à la déflation … L’évolution de nos conseils en 2 ans d’article). Pour le moment, vous devrez impérativement intégrer ce risque de déflation dans la mise en œuvre de vos placements et de vos investissements.
C’est le message que nous vous transmettions en début de l’année 2013 : Quel investissement, quel meilleur placement en 2013 ?. Extrait :
Votre patrimoine doit être est ordre de marche pour faire face à la nouvelle donne financière induite par la crise financière. Nous considérons que 2013 (et surement 2014 et suivant) risque d’être une nouvelle ère de baisse de la croissance mondiale, plus particulièrement de récession en Europe, et surtout, 2013 devrait être une nouvelle année consacrée au désendettement des états, des particuliers et des entreprises.
Les ajustements budgétaires entamés en 2012 devraient donc se poursuivre en 2013, la croissance mondiale devrait en pâtir. Nous sommes dans une période peu propice à l’investissement et à la croissance du capital et du patrimoine. En 2013, la priorité devra être donnée à la préservation du patrimoine et du capital, avec une nécessité de diversification vers quelques actifs davantage rémunérateurs.En effet, considérant que seule la croissance économique permet d’espérer un enrichissement du capital, l’absence de visibilité et surtout la récession et la déflation ne permettent pas d’être optimiste (cf article : Déflation ou Inflation … quels placements, quels investissements ?). L’absence de croissance économique en zone euro et surtout le risque grandissant de déflation qui accompagne parfois les récession, oblige à la plus grande prudence quant à la gestion de votre patrimoine financier.Avant de rechercher à valoriser votre capital, la préservation de ce dernier doit être une priorité
- L’investissement « monétaire » pour protéger le capital à défaut de le valoriser ;
- Une diversification indispensable pour profiter des mouvements de marché à la marge ;
- Récession + Déflation = Prudence sur les actions et l’immobilier;
La situation n’a pas favorablement évoluée depuis le début de l’année, nous maintenons cette position prudente et préservatrice du capital. Malgré, la performance inattendue des marchés actions depuis le début (malgré la récente consolidation), nous maintenons nos conseils de prudence sur les investissements action.
La performance du début de l’année 2013 repose principalement sur les méthodes modernes de valorisation des actions. Sans croissance économique, nous ne comprenons pas comment les actions pourraient afficher des performances intéressantes. Nous sommes surement un peu trop terre à terre.
Nous décrivions la mécanique dans cet article : Le CAC 40 au dessus de 4000 points … Mais comment est ce possible ? :
La situation économique ne s’améliore pas en Zone euro et la croissance mondiale ne devrait pas être aidée par la dynamique des marchés émergents. Il convient donc de chercher ailleurs une explication à la hausse récente des bourses européennes.
Selon nous, la baisse confirmée et probablement prolongée des taux d’intérêt permet d’expliquer la dernière hausse des marchés et nous autorise à anticiper un changement de seuil dans la valeur des actions. Les investisseurs acceptent désormais des rendements beaucoup plus faibles pour accepter d’investir sur le marché actions.
Les actions pourraient, à court terme, faire l’objet d’une revalorisation importante malgré une dégradation manifeste de la situation économique. Néanmoins, la prudence doit guider les investisseurs, car la hausse des taux d’intérêt suivant mécaniquement la baisse, les dépréciations suivent mécaniquement les hausses …
Conclusion :
Nous maintenons notre stratégie du début de l’année 2013 et conservons notre préconisation préservatrice du capital :
- L’investissement « monétaire » pour protéger le capital à défaut de le valoriser ;
- Une diversification indispensable pour profiter des mouvements de marché à la marge ;
- Récession + Déflation = Prudence sur les actions et l’immobilier (et notamment les SCPI).
Nous reviendrons dans un prochain article sur l’investissement immobilier après une première baisse des prix.