Depuis quelques années, nous ne sommes pas à l’aise avec la question de l’assurance-vie. Plus précisément, depuis 2010 ou 2011 date à partir de laquelle nous avons commencé à vous alerter sur le risque réel des fonds euros en cas de remontée des taux d’intérêt.

 

L’assurance vie, c’est le fonds euros, c’est à dire des risques qui se révèlent progressivement et un rendement faible.

A l’époque, notre propos était timide et peu assuré car le sujet était nouveau et tellement explosif qu’il n’était pas question de faire une analyse anxiogène non justifiée. Pourtant, 8 ans plus tard, lorsque je relis ces articles, je n’ai absolument rien à modifier, tout y est déjà … pourtant, malgré la baisse inexorable des rendements, les épargnants qui sont restés sur le fonds euros de leur contrat d’assurance vie n’ont rien perdu et on même valorisé leur capital sereinement, sans subir une actualité boursière stressante ;

Par exemple, voici un article écrit en 2011 « Faut il garder votre contrat d’assurance vie malgré la baisse des rendements ?« . Dans cet article rédigé en 2012, vous pouvez lire tout ce que tout le monde découvre en 2019 ! L’assurance vie est menacée !

En même temps, nous écrivions cet article « Assurance vie : Le fonds euros est un mauvais placement mais vous n’avez pas beaucoup d’autres choix… », au terme duquel nous vous expliquions qu’il convenait d’être pragmatique : Dans un monde sans rendement, celui qui n’accepte pas le risque doit se contenter de la médiocrité du rendement du fonds euros qui est alors un moindre mal.

En Juin 2011, le CAC40 était déjà à 4000 points, soit à peine 25% plus bas que son niveau au début de l’année 2019 (mais 50% plus bas qu’aujourd’hui après une année 2019 exceptionnelle avec +25%) – Le plus bas de l’année 2019 est à 4600 points, soit à peine 600 points au dessus de son niveau en 2011.

Le sujet du risque et de la médiocrité des rendements futurs des contrats d’assurance vie est un sujet majeur pour lequel personne ne détient la réponse ! Personne … Et c’est toute la difficulté de la question ! Jouons nous à nous faire peur ? Ou allons nous finalement avoir raison et regretter de ne pas avoir été plus affirmatif dans nos analyses. Je ne sais pas ; Je n’ose imaginer la pire des situations, mais je ne peux me résoudre à ne pas envisager ce scénario catastrophe.

En tout état de cause, le rendement futur du fonds euros est annoncé comme durablement faible ! Le fonds euros n’est plus un placement qui permet de valoriser son patrimoine. Tout au plus, il garantit (du moins on l’espère) la valeur absolue du capital acquis, même si l’appauvrissement relatif est à craindre du fait de rendements inférieurs à l’inflation et à la croissance nominale de l’économie.

 

 

 

L’assurance vie, ce sont aussi les unités de comptes dont les frais sont trop élevés pour permettre un rendement satisfaisant.

Celui qui ne souhaite plus épargner sur le fonds euros, déçu par le rendement, pourra toujours succomber aux promesses des unités de compte et de leur rendement supérieur au prix d’un risque assumé. Dans un monde, ou le rendement sans risque n’existe plus, il ne faudrait pas tomber dans la situation encore moins favorable du risque sans rendement.

Comme nous vous l’expliquions déjà dans cet article « Epargne : Prendre des risques ne génère pas un rendement élevé à coup sûr ! Seul le BON risque est rémunérateur !« , il ne suffit pas de prendre des risques pour obtenir un rendement élevé ; Il faut prendre le bon risque et éviter le mauvais risque. Le mauvais risque par exemple, c’est de suivre les conseils du commercial de la compagnie d’assurance vie qui vous encourage à abandonner le fonds euros au profit d’un placement sur les marchés financiers ou en SCPI alors que leurs niveaux de valorisation atteignent des sommets. A croire que les arbres montent jusqu’au ciel.

De surcroît, investir en unité de compte au sein de votre contrat d’assurance vie, c’est cumuler les frais de gestion ! Entre les frais de gestion du contrat d’assurance vie (entre 0.75% et 1% en moyenne), les frais de gestion de l’unité de compte (1% à 2% selon les supports), ce sont au total entre 2% et 3% de frais de gestion annuel qui pénaliseront le rendement de votre épargne. (cf »Assurance vie : avec 2.96% de frais de gestion, investir en unité de compte est rarement rentable« ).

ps : Et attention à la fausse révolution des ETF qui sont le plus souvent vendus dans le cadre d’un mandat de gestion aux frais tout aussi élevés (on supprime des frais … pour en recréer d’autres).

 

Mais les épargnants s’accrochent à leur contrat d’assurance vie pour bénéficier d’hypothétiques avantages fiscaux !

Pourtant malgré ces inconvénients majeurs qui font de l’assurance vie un placement peu attrayant, les épargnants continuent d’y épargner massivement afin de bénéficier d’avantages fiscaux qu’ils ne sauront profiter pleinement.

Depuis l’adoption de la flat tax, l’assurance vie ne dispose plus d’un avantage fiscal déterminant en ce qui concerne l’imposition des revenus en cas de rachat.

Le véritable intérêt de l’assurance vie tient dans la transmission du patrimoine, tant d’un point de vue civil que fiscal. A ce titre, l’assurance vie est une niche fiscale et civile incroyable pour celui qui en a besoin et qui saura l’utiliser. L’outil « assurance vie » est magique pour optimiser la transmission d’un patrimoine comme nous vous l’expliquons abondamment dans nos livres « Succession » et « Assurance vie et gestion de patrimoine« , mais faut il encore en avoir besoin :

Fiscalement : Pour réduire les droits de succession avec l’assurance vie faut il encore que votre patrimoine soit suffisamment important pour que vos enfants aient à en payer (cf »Droits de succession : Quel patrimoine familial avant de payer des droits chez le notaire ?« . Avant de mettre en place une stratégie pour payer des droits de succession faut il encore être imposable ! Dans le cadre des missions de conseil en « assistance patrimoniale« , je réalise souvent le calcul prévisionnel des droits de succession que devront payer les héritiers ; Mes clients ont alors de bonnes surprises tant ils surestimaient l’importance des droits de succession.

Patrimonialement : Avant de souscrire un contrat d’assurance vie pour organiser sa transmission, il est important d’y réfléchir. Aujourd’hui, l’excessive majorité des contrats d’assurance vie souscrit par les époux sont au bénéfice du survivant alors même que cette clause bénéficiaire à pour conséquence d’augmenter les droits de succession payer au total des deux successions et protègent excessivement le survivant (cf »Assurance-vie : Rédiger une clause bénéficiaire démembrée pour une succession optimisée. »).

Civilement : L’assurance vie est un outil d’optimisation de transmission incroyable … mais pour celui qui saura s’en servir ! Malheureusement, rares sont ceux qui maitrisent ces possibilités ! Un exemple, la réponse ministérielle CIOT, une bombe fiscale et patrimoniale que personne ne connaît (cf »La réponse ministérielle CIOT : Une bombe patrimoniale qui permet de réduire les droits de succession, mais … »).

 

Au final, de très nombreux épargnants s’accrochent à leur contrat d’assurance vie malgré la médiocrité des rendements, les risques et les frais élevés pour bénéficier d’un avantage fiscaux, soit dont ils n’ont pas besoin, soit qu’ils n’utilisent pas de manière optimale.

L’assurance vie est un produit financier populaire alors même que seuls les patrimoines importants ou les situations familiales complexes ont un intérêt majeur à y épargner.

A suivre …

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53 Comments

  1. C’est bien de tirer à boulets de canon sur l’assurance vie mais que proposez vous en face!!!!!!!

    • Je crois qu’il faut revoir totalement notre vision de l’épargne. L’épargne ne rémunère plus. C’est fini.

      Pour rémunérer votre capital, vous devez l’investir dans l’économie ; L’épargne n’est qu’un placement d’attente avant de faire autre chose : Consommer ou investir, c’est à dire faire une dépense, non rentable financièrement (=consommation), ou rentable (=investissement).

      Celui qui n’a pas de projet de consommation ou d’investissement, n’a d’autres choix que de s’appauvrir avec son accumulation d’argent inutile (=épargne). Peut être faut il réduire la quantité d’épargne de chacun ; La transmission à la génération suivante est une voie à explorer, tout comme le remboursement des crédits.

      Mais existe t’il vraiment une réponse ? Nous explorons un monde inconnu, bien malin celui qui aura des certitudes..

      • C’est pas faux tout ça. Que reprochez vous au SCPI mis à part les frais en AS?
        Donc la retraite par capitalisation va exploser en vol à la prochaine crise..

        • Ce que je repproche aux SCPI : Leur prix qui ne tient pas compte du risque !

          Rendement et risque sont liés. Le rendement des SCPI me semble aujourd’hui trop faible pour rémunérer le risque qui ne manquera pas de se matérialiser un jour.

          Il faut prendre du risque pour espérer le rendement, mais attention à ne pas prendre le risque sans rendement.

          • Riche&Célèbre says:

            Même chères et illusoirement liquides, les SCPI ne sont-elles pas à regarder comme une rente perpétuelle et transgénérationnelle, à cet égard une bonne alternative à la rente viagère ? Accepter l’idée de ne jamais disposer de son capital (la plupart du temps, les reventes de parts se soldent en moins-value par rapport au  »prix de cession conseillé » du moment), mais jouir d’un rendement qui se maintient si le parc est investi dans les bons secteurs d’activité. Et transmettre ce revenu sans limite de temps, à son conjoint, ses enfants… Encore faut-il que le surcroît de revenu ainsi généré ne vienne pas alourdir inutilement l’imposition d’héritiers déjà bien rémunérés par ailleurs.

          • « Rendement et risque sont liés. Le rendement des SCPI me semble aujourd’hui trop faible pour rémunérer le risque qui ne manquera pas de se matérialiser un jour ». Ce n’est pas faux. Ce n’est cependant pas une problématique propre aux SCPI, mais à l’immobilier en général, et locatif en particulier.

            Un rendement locatif brut de 3 ou 5%, plage de valeur communément admise pour les logements dans les 10 ou 15 plus grandes aires urbaines dynamiques du territoire – celles où le risque de vacance locative est le moins élevé – est-il vraiment suffisant vis-à-vis des autres risques locatifs bien réels – impayés, dégradations voir squatt -, de la complexité administrative croissante, de l’insécurité juridique notoire du bailleur, du temps nécessaire – énorme, comme vous l’avez vous-même souligné dans un de vos récents billets – pour gérer le locataire et les travaux etc ? Et si l’on préfère se tourner vers des zones secondaires ou le rendement locatif brut se situe plutôt autour de 5-7%, ce qui peut en première approche sembler correct, est-il suffisant pour compenser les risques accrus de vacance locative, de perte de valeur intrinsèque du bien lié à la perte d’attractivité économique de la ville, à l’exode rural au détriment des villes moyennes, à la balkanisation rampante d’une propirtoon croussante de la population (cf les gilets jaunes)… ?

            Je n’en suis pas certain….

            • Patrick LEGOFF says:

              Bonjour (je prends mon élan car je sens que je vais encore développer, raison pour laquelle j’évite le plus souvent d’intervenir ici, ceux qui m’ont déjà lu peuvent en témoigner),

              Effectivement, si vous achetez un Pinel dans une grande ville, vous aurez un rendement entre 3 % et 3,5 % et vous vous en mordrez les doigts quand la réduction d’impôt disparaîtra vue la triple peine que voici (et grâce au Pinel, on aura battu le record de la double peine) :

              1) Sans la réduction d’impôt, l’investissement coûte 300 € de plus tous les mois pour un achat de 180 000 €, 400 de plus pour 240 000 et 500 pour 300 000 (aïe, ça commence à piquer)

              2) Au fil du temps, comme les intérêts d’emprunt diminuent de plus en plus vite, au moment où la réduction d’impôt disparaît, l’imposition des loyers (revenus fonciers) commence à devenir sévère (bah oui, on vous avait dit de tendre l’autre joue).

              3) Et c’est alors que vous voyez enfin ce que vous n’avez pas vu dès le début, masqué par votre aveuglement à vouloir à tout prix « défiscaliser » : le très faible rendement locatif (trois fois puni).

              Polaris a raison : que ce soit en Pinel ou dans l’ancien, si vous visez des petites villes, vous obtiendrez un rendement locatif plus élevé, mais alors, si vous essayez de revendre, pour du Pinel, vous y laisserez entre 30 % et 50 % de décote par rapport au prix d’achat, et beaucoup moins dans l’ancien mais vous risquez d’attendre des mois, des mois et des mois et encore des mois pour revendre.

              Alors il reste quoi ? Acheter dans l’ancien dans une grande ville ? Je connais bien le sujet pour l’avoir analysé (et même « décortiqué ») au point de créer une gamme d’investissement pour mes clients, entrons dans le détail :

              J’habite et j’exerce dans une grande ville et j’ai donc le choix entre plusieurs quartiers :

              Si j’emmène mes clients investir en hyper-centre, je flatte leur ego mais l’investissement n’est pas rentable (trop cher à l’achat, défaut de conseil).

              Si je vais dans les quelques quartiers « chauds », comme l’immobilier n’y vaut rien ou presque, je vais avoir un très bon rendement sur un investissement que je ne pourrais jamais revendre (encore défaut de conseil).

              Il me reste donc les quartiers « intermédiaires » pour lesquels j’ai fait une sélection très stricte (j’ai l’avantage de bien connaitre ma ville dans laquelle j’exerce depuis 28 ans) avec par exemple : quartier ancien (moins cher et construction plus solide), de type familial populaire (pas mal de retraités, dont du propriétaire occupant), mais pas à côté d’un quartier chaud, pas non plus juste à côté de l’université (trop évident donc trop cher), proximité du métro, commerces dont idéalement un grand centre commercial, etc…

              Déjà, avec ce travail de ma part, mes clients peuvent obtenir un meilleur rendement locatif, tout en étant dans une grande ville.

              Mais comme ça ne me suffisait pas, je suis allé plus loin : en location meublée (meilleure fiscalité, donc meilleur rendement net).

              Et encore plus loin : comme je suis dans une grande ville dynamique au niveau emploi (pas mal de jeunes dont pas mal de jeunes ingénieurs) mais aussi une grande ville universitaire (plus de 100 000 étudiants, soit près d’un quart de la population totale de la ville), je suis allé encore plus loin : la colocation meublée pour laquelle il y a une très forte demande.

              Il existe même plusieurs sites internet sur ce sujet dont une page Facebook et là, c’est magique : au départ d’un colocataire, ce sont les colocataires restants qui passent une annonce pour trouver le remplaçant (logique, il ne veulent pas n’importe qui et ça arrange mes clients que ce soient les locataires eux-mêmes qui fassent le « filtre »).

              On a donc une forte demande, un turnover assuré le plus souvent par les locataires eux-mêmes, une fiscalité redoutable et un rendement locatif imbattable.

              Voici l’exemple de deux investissements réalisés récemment par l’un de mes clients (ce ne sont donc pas des chiffres théoriques). Comme Polaris a parlé de rendement brut, je vais commencer par le brut puis je finirais par le net (celui qui m’intéresse moi) :

              Pour le premier logement (le moins grand), j’ai un loyer annuel de 14 400 € moins les charges, taxe foncière, frais d’agence et assurances pour 5 054 €, soit un loyer net annuel de 9 346 €.

              Voici maintenant le prix du logement et là aussi je raisonne en net, donc travaux inclus (30 000 € dans celui-là), mobilier inclus, mes honoraires inclus, frais de notaire et de garantie du crédit inclus (difficile de faire plus objectif) : 149 769 €.

              Donc, si je raisonne comme Polaris en brut, j’ai un rendement locatif de 9,61 % et si je raisonne en net comme je le fais habituellement, j’ai du 6,24 % (et je suis dans une grande ville).

              Pour le deuxième logement, plus grand et en meilleur état (il a été refait avant d’être mis en vente), j’ai un prix total de 233 208 € (dont travaux 5 000 € et mobilier 8 000 €).

              Un loyer annuel brut de 21 600 € moins 7 587 de charges diverses, ce qui me donne un loyer net annuel de 14 013 €.

              Au niveau rendement : 9,26 en brut et 6,01 % en net.

              Mais comme on dit, on n’a rien sans rien car il y a du boulot en amont.

              • Mr LEGOFF Pensez vous qu’un ultramarins peut se lancer dans se genre d’aventure compte tenu de la distance. Pour ma part je suis sur l’Île de la Réunion et FRANCHEMENT ici il n’est même pas pensable d’investir dans un appartement et faire de la colocation: TROP mais alors beaucoup TROP CHER!!!!!!!!

              • Merci pour cette (pas trop longue) réponse. On est tout de même loin des 15-16% de rendement dans la coloc dans l’ancien, dans des petites villes, assurés par quelques uns la semaine dernière, au sujet des investissements en cash flow positif. Et le travail (le vôtre, puis celui du bailleur), est conséquent, et dépend finalement du prix d’achat et de l’emplacement.

              • Merci pour cette (pas trop longue) réponse. On est tout de même loin des 15-16% de rendement dans la coloc dans l’ancien, dans des petites villes, assurés par quelques uns la semaine dernière, au sujet des investissements en cash flow positif. Et le travail (le vôtre, puis celui du bailleur), est conséquent, et le résultat dépend finalement du prix d’achat et de l’emplacement.

                • Patrick LEGOFF says:

                  En réponse à adnstep :

                  Internet regorge de « faiseurs de miracles » en cash-flow positif qui vendent des formations coûteuses… puis qui vous laissent ensuite vous débrouiller seul.

                  Et c’est bien là le problème comme vous le soulignez : monter un projet à la fois rentable (rentabilité locative), fiable (forte demande locative) et sécurisé (où il y a aussi un vrai marché en cas de revente) est un sacré travail qui prend beaucoup de temps (je gère aussi les travaux).

                  Donc, pour se débrouiller seul, il faut des connaissances de base, un esprit d’entrepreneur de son patrimoine (pas donné à tout le monde), y passer pas mal de temps, mais aussi être capable de se déplacer pour sélectionner le support d’investissement et le mettre en état pour de la colocation.

                  Pour moi ça va car c’est mon métier et que j’habite dans une ville propice à ce genre d’investissement (donc remplissant tous les critères), mais quand vous suivez sur internet des gens qui passent leur temps à vous dire que c’est facile, qu’il s’agit d’acheter une formation, puis d’acheter un appartement sur Saint Etienne (par exemple) parce que l’immobilier n’y est pas cher (vrai) et que tout va bien se passer, on est loin du compte : si vous n’y habitez pas, il va falloir passer pas mal de temps à étudier la ville pour choisir le bon quartier où investir, puis passer du temps en déplacements pour trouver le logement, idem pour coordonner les travaux.

                  Tout ça n’est pas impossible mais pas donné à tout le monde. Et si vous faites ça, le jour où vous aurez l’idée de revendre, vous constaterez que le marché de Saint Etienne est loin d’être un marché actif pour trouver l’acheteur.

                  Je préfère donc ma formule car, même si elle est moins rentable (mais elle l’est quand-même), j’ai un investissement beaucoup plus sécurisé. Mais vous avez raison, cela dépend en grande partie du prix d’achat (et c’est mon expertise de trouver le quartier et le logement qui s’y prête).

                  En réponse à Rivière :

                  Je connais très bien La Réunion (c’est aussi une de mes expertises) et c’est effectivement plus compliqué pour de la colocation.

                  Vous pouvez cependant trouver des logements moins chers sur Sainte Clotilde, quartier de Saint Denis à forte densité, populaire mais pas « bas de gamme » et proche de l’université, mais plutôt pour de la location que de la colocation (car suivant le type de locataires, ça peut aussi tourner au casse-tête).

                  Sinon, vous avez, pour de la colocation, Saint Leu qui est à mi-chemin entre l’hôpital de Saint Pierre et celui de Saint Paul, donc très bien pour de la colocation de type professions médicales ou paramédicales (c’est un exemple), mais là vous avez raison, le problème c’est le prix et je pense que ça va continuer à augmenter pour des raisons que je ne vais pas développer ici (trop long).

                  Pour répondre à votre question sur la distance, dans la mesure où je pilote tout, que ce soit à 10 kms de chez vous ou à 10 000, ça ne change rien, sauf dans le cas où vous décideriez de tout faire vous-même, y compris la location sans passer par une agence.

                  Pour les exemples chiffrés que j’ai cités, mon client Thierry (que je salue s’il me lit car c’est quelqu’un que j’apprécie) habite à l’opposé de la France métropolitaine par rapport à moi (1 000 kilomètres par l’autoroute) et vu son emploi du temps, il n’a vraiment pas le temps de s’en occuper.

      • investisseur, ce n’est pas mieux, investir dans l’immobilier,soit, mais l’immobilier peur perdre rapidement de sa valeur, et je crois fermement que ça va arriver très bientot. Investir dans les entreprises, ( c’est le discours Macronien.. ) oui, mais où, pour pour produire quoi en plus ? Le entreprises produisent bien assez, les rayons des hypermarchés regorgent de marchandises que nous ne savons que faire et qu’elles ont bien du mal à vendre…. ( sans compter que c’est très mauvais du point de vue écologique). Et les entreprises peuvent se casser la gueule, et votre investissement avec….Je crois que ce n’est pas un hasard si on vit dans un monde de taux négatif…

        • « Je crois que ce n’est pas un hasard si on vit dans un monde de taux négatif… » ==> Immobilier : Si les taux négatifs annoncent déflation et décroissance, s’endetter pour investir est suicidaire ! https://www.leblogpatrimoine.com/strategie/immobilier-si-les-taux-negatifs-annoncent-deflation-et-decroissance-sendetter-pour-investir-est-suicidaire.html

        • Investir dans toutes les entreprises qui ne dépendent pas de l’état, donc qui ne dépendent pas des lois, des emprunts d’états, des subventions ou des participations de l’état.
          Donc pour faire cours, ne pas acheter d’actions de banques ou d’assurances.
          Ne pas acheter les pharmaceutiques.
          Il m’a semblé que Gave en parlait un jour en disant qu’il faut acheter les entreprises capitalistes.

          • Parfois, dépendre de l’état (et en plus avoir un intérêt stratégique) présente des avantages. Après une série d’investissements hasardeux, France Télécom s’était retrouvée avec une dette de 80 milliards d’euros, bien plus que sa capitalisation boursière de l’époque. L’état a donc mis au pot pour éviter la faillite. Enfin, quand je dis l’état, c’est bien évidemment nos impôts qui ont servi à reboucher le trou.

            Sans ça, les actionnaires (dont l’état) auraient tout perdu.

            • Prenez les entreprises dépendant de l’état (des lois, règlements, emprunts ou participation) avant la crise des subprimes et comparez au cours d’aujourd’hui.
              Prenez les entreprises qui dépendent plus du marché sur la même période.
              Je crois que le score est sans appel.

  2. Riche&Célèbre says:

    Schizophrénie en perspective chez les assureurs ! « Foutez le camp du fonds euros » mais « « pas trop pour ne pas m’obliger à vendre des titres », « ne versez plus sur ce fonds » mais « un peu quand même afin que je puisse utiliser vos apports pour rembourser les sortants », « arbitrez vers d’autres supports » mais surtout, en restant chez moi, que je puisse continuer à vivre de vos frais de gestion ». Comme le dit très justement Guillaume, l’assurance-vie c’est le fonds euros. Les produits boursiers ou immobiliers n’ont pas besoin de cette enveloppe, dans laquelle l’assureur n’apporte aucune plus-value par une compétence particulière. Reste une question : par ces temps de bulle de tout, le fonds euros reste-t-il une option suffisamment rassurante pour ceux qui veulent rester liquides ? L’espoir de gain ou de maintien du pouvoir d’achat, même minime, n’étant plus le sujet…

  3. jean claude says:

    Le problème majeur d’un épargnant avec nos politicards de tout bord qui nous gouvernent en France depuis des années ,c’est l’instabilité fiscale.
    Vous nous dites à propos de l’assurance vie « pour d’hypothétiques avantages fiscaux ».Mais qui vous dit que demain Bercy pour remplir les caisses asséchées ne va pas de nouveau après les élections réintroduire des droits de succession plus élevés et ne plus exonérés par exemple les veuves éplorés.
    Alors un tien avec l’assurance vie ne vaut il pas mieux que deux tu l’auras?

    • Idem avec la flat tax qui pourrait rapidement disparaitre. Dans ce cas, posséder une assurance vie de plus de 8 ans redeviendrait alors très intéressant.

  4. Peut-être faut-il accepter de garder quelques liquidités, quitte a perdre un peu, en attendant le krach, et ramasser les titres et l’immo pas cher ?

    • On peut toujours rêver …. Et l’inflation, l’auriez-vous occultée ? 1;85 % en 2018 ! Cumulée sur 10 ans, cela représente tout de même 12,20 % de perte et sur 20 ans 60,50 % de perte ! Enfin, si l’on remonte à l’élection de Mitterrand en 1981, alors là c’est 185,70 % de perte ! Alors toujours d’accord pour stocker sous le matelas avec en sus le risque de vol ou d’incendie ?

      • Oui, d’autant plus que je parle pas de le garder depuis 1981, et que nous sommes dans une période de croissance la plus longue qu’on ait vu depuis les 30 glorieuses.

        Donc, je suis prêt à attendre encore un an ou deux avec plein de liquidités.

      • Parfois, dépendre de l’état (et en plus avoir un intérêt stratégique) présente des avantages. Après une série d’investissements hasardeux, France Télécom s’était retrouvée avec une dette de 80 milliards d’euros, bien plus que sa capitalisation boursière de l’époque. L’état a donc mis au pot pour éviter la faillite. Enfin, quand je dis l’état, c’est bien évidemment nos impôts qui ont servi à reboucher le trou.

        Sans ça, les actionnaires (dont l’état) auraient tout perdu.

      • Bon, je veux bien que ce soit une boutade, mais 12,20% de perte sur 10 ans contre un bon gros -50 en quelques semaines, qui sera gagnant /perdant ?

  5. Il y a un autre avantage de l’assurance vie que vous n’évoquez pas. Il s’agit de la possibilité d’employer ou de réemployer des fonds propres. A ma connaissance c’est le seul investissement avec l’immobilier qui donne cette possibilité.

  6. Il me semble que l’assurance vie n’est pas un placement mais plutôt un moyen de s’assurer un coussin en cas de chômage, couvrir des gros frais, avoir un apport pour l’achat d’une maison ou pour payer les frais de sa retraite afin de finir sa vie confortablement? Pour le reste, la transmission n’est pas en soi une finalité mais plutôt un plus pour les enfants. Le but n’est pas de s’enrichir mais de ne pas perdre.
    Par ailleurs, cet argent placé n’est pas passif car il va bien servir a des réalisations bien réelles et pas seulement a la spéculation? Les projets ne sont pas réalisés par nous mais par d’autres.

  7. Tout cela est plus que litigieux : il existe des contrats d’assurance vie sans aucun frais d’entrée et avec une gestion assurée, je suis CIF – CGP et j’en distribue. Il y a par ailleurs bien longtemps que je ne mets plus de fonds en euros dans mes affectations et que j’ai sorti mes clients desits fonds par arbitrage (sous réserve de leur accord, bien évidemment). Il existe des UC peu risquées qui peuvent les remplacer (Eurose par exemple, pour n’en citer qu’une). Un choix correct d’allocation d’actifs, en fonction de l’appétence au risque du client, permet tout de même un couple rendement/risque très satisfaisant ; par ailleurs il y a la solution des SCPI en assurance vie. Nous distribuons aussi, en tant que CIF, des SCPI en direct sans aucun frais d’entrée et à 180 € la part avec un objectif de rendement de 5,5% l’an ! Correct, n’est ce pas ?
    Là où le bât blesse est que fort peu de clients passent par un CGP ou un CIF pour se faire conseiller et se considèrent comme suffisamment compétent pour le faire seul alors que c’est un métier qui nécessite 5 années d’études supérieures doublées d’une formation professionnelle continue et contrôlée par examens annuels pour les CIF. Beaucoup croient encore que la banque est là pour les conseiller… alors que la banque n’est là que pour les conseiller dans son intérêt à elle et non le leur ! D’ailleurs les anglos-saxons (qui, pour une énorme majorité ont recours à un Personal Financial Consultant) disent que lorsqu’un français a un problème financier, il court voir son pire ennemi, son banquier !
    cordialement

    • Des SCPI à 0 frais d’ entrée! NOËL se rapproche…Et vous ? Vous vous remunerez comment?

    • Moi. Des scpi sans frais d’entrée et à seulement 180 euros la part pour 5,5% de rendement ça m’intéresse ! !!!!!! En direct ou en assurance vie ?

    • En fait, aujourd’hui encore, la plus grosse partie des dépôts sur AV se font sur les AV historiques des assureurs et banquiers, et avec de gros frais à l’entrée et en gestion.

    • « Là où le bât blesse est que fort peu de clients passent par un CGP ou un CIF pour se faire conseiller et se considèrent comme suffisamment compétent pour le faire seul alors que c’est un métier qui nécessite 5… »
      Non, en fait c’est qu’ils pensent :
      1) que ce n’est pas fait pour eux car pas assez riches
      2) ils n’ont pas plus confiance dans un CGP/CIF que dans leur banquier.

    • Bonsoir Mr Ternoise,

      180€ la part, pas de frais de souscription… il n’y en a pas mille, je pense que vous parlez de NOVAXIA NEO. Cette toute jeune SCPI n’a encore aucun historique – la société de gestion non plus d’ailleurs, elle a ete créée en 2019 et c’est sa première SCPI. Investir dans une nouvelle SCPl d’une nouvelle société de gestion n’est pas nécessairement rédhibitoire, mais cela comporte tout de même une part de risque substancielle par rapport à d’autres SCPI bénéficiant d’un long ‘track record’. J’espère que vous en avertissez vos prospects. Vous parlez d’ailleurs d’ « objectif de rendement » de 5.5%: le terme d’objectif est ici tout à fait pertinent étant donné l’absence totale d’historique permettant de donner une consistence à ce chiffre. Toutefois je me permet de remarquer que vendre un ‘objectif de rendement’ n’engage finalement pas à grand chose, surtout que les documents de présentation de la SCPI NÉO ne permettent pas de mettre en lumière une stratégie particulièrement différenciante de ses consoeurs, qui serait susceptible d’apporter un peu de crédit a cet objectif de rendement ambitieux en ce moment…

      Last but notre least, vous n’avez pas non plus mentionné que l’absence de frais d’entrée – ce qui est effectivement une caractéristique exceptionnelle – se paie hélas par des frais de gestion d’un montant tout aussi exceptionnel de… 18% TTC des loyers ! (Soit pas loin du double de la moyenne des SCPI). Un petit calcul montrerait que sur le long terme, des frais d’entrée et de gestion classiques (9% dans les deux cas) seraient finalement probablement moins penalisants… sauf si la SG parvenait effectivement à maintenir une distribution nette comparable à ses consoeurs malgré ces frais de gestion astronomiques. Si cette performance s’avérait fondée, elle serait digne d’être mise en valeur. L’avenir le dira. En attendant, il n’est peut-etre pas imprudent de laisser la SG faire un peu ses preuves, ne croyez vous pas ?

      • @Polaris,
        Éclairage super intéressant !
        Pas dur en effet de ferrer le chaland avec des conditions mirifiques qui ne dureront que le temps de la collecte.
        Après on s’étonne que les gens ne passent pas par les CGP/CIF…

        • Patrick LEGOFF says:

          Oui c’est vrai d’ailleurs, donner des conseils flous sur internet, sans explications ni développement, juste pour chercher des clients sans rien démontrer, pour qu’enfin on se rende compte (merci Polaris) qu’il s’agit d’un nouveau produit, donc sans références ni historique, alors qu’il en existe déjà qui eux en ont, comment dire ?… L’image de mon métier avait bien besoin de cette nouvelle couche !

  8. Il est vrai que le métier de banquier consiste à vous proposer un parapluie quand il fait beau et à vous le retirer quand il pleut.

  9. Bravo ! Vous avez tout compris !

  10. « L’assurance vie, c’est le fonds euros »… sauf pour ceux qui y logent autre chose que du fonds euros.

    C’est une lapalissade, mais il est parfois bon de rappeler l’évidence : il n’y a aucune obligation légale à n’investir qu’en fonds euros.

    Hors aspects succesoriaux, et nonobstant le fait de detenir une créance sur un assureur – donnée capitale à prendre en compte, j’en conviens -, le PFU a effectivement fait perdre pas mal d’attrait fiscal à l’AV. Les contrats à très faibles frais de gestion des UC – 0.5 ou 0.6% deviennent la norme – restent cependant relativement compétitifs. Sur le plan des frais et de la fiscalité, le PEA reste imbattable, mais son champs d’investissement demeure extrêmement étroit – à part quelques PEA qui offrent la possibilité d’investir en ETF adossés à de grands indices US ou asiatiques, le PEA reste limité aux entreprises européennes: marché étroit et chroniquement sous performant -.

    Quant au CTO, enveloppe la plus flexible, il est vrai que le PFU à 30% lui a rendu sa jeunesse (j’en ai bien profité avec des foncières). Toutefois, je ne mettrais hélas pas ma main à couper que ce havre de paix fiscal durera éternellement…

  11. En tout cas, les SCPI ont le vent en poupe.
    SCPI et OPCI :

    Bourso : vers une année 2019 record
    MINGZI•26/11/2019 à 15:00

    L’ASPIM-IEIF a publié ses statistiques sur la collecte des SCPI et des OPCI pour le troisième trimestre 2019. Les chiffres confirment la croissance de la collecte : 7,6 milliards d’euros ont été collectés depuis le début de l’année. Les SCPI se dirigent pour l’année 2019 vers des volumes de collecte inédits depuis deux ans.

    Les taux d’intérêts négatifs mettent à mal le rendement des actifs sans risques. Le taux d’emprunt de l’État français à 10 ans est passé en territoire négatif (-0,13%) et au regard des récentes décisions de la BCE (Banque centrale européenne), la situation ne devrait pas s’améliorer avant quelques temps. Les compagnies d’assurance vie ont d’ores et déjà annoncé leur intention de baisser significativement le rendement 2019 de leur fonds en euros (1,80% en moyenne en 2018). Le taux du livret A, figé à 0,75% jusqu’en janvier prochain, pourrait passer à 0,5% en 2020.

    Dans ce contexte, les épargnants sont à la recherche de solutions d’épargne alternatives. Avec un rendement moyen de 4,35% en 2018, pour une prise de risque modérée, les SCPI profitent de cette tendance.

    Au troisième trimestre 2019, les SCPI ont collecté un total de 1,8 milliard €, un montant en hausse de 64% par rapport au troisième trimestre 2018. Depuis le début de l’année, la collecte nette atteint 6,1 milliards €, soit une progression de 75% par rapport à la même période en 2018.

    L’épargne collectée par les SCPI a permis de réaliser près de 2 milliards d’euros d’acquisitions au cours du troisième trimestre, principalement en bureaux (70%), locaux commerciaux (12%), résidences de services pour senior (10%) et logistique (5%). Celles-ci sont concentrées en Ile-de- France (55%, avec 6% à Paris), à l’étranger (27%, avec 10% en Allemagne, 7% en Belgique et 4% au Royaume-Uni) et dans les régions (18%).

    Les SCPI ont également vendu 520 millions d’euros d’actifs au troisième trimestre, essentiellement des bureaux situés en Ile-de-France, en dehors de Paris.

    La capitalisation des SCPI (y compris résidentielles et fiscales) atteint les 62,4 milliards d’euros au 30 septembre 2019 (soit une hausse de 13% sur les neuf derniers mois).

    Côté OPCI, la collecte nette connaît un forte hausse au troisième trimestre (+61% par rapport au troisième trimestre 2018). Depuis le début de l’année, les souscriptions nettes s’élèvent à 1,85 milliard d’euros, en hausse de 22% sur un an glissant.

    L’actif net des OPCI Grand Public s’élève à 17,4 milliards d’euros au 30 septembre 2019 contre 15,1 milliards d’euros au 31 décembre 2018 (soit une hausse de 15% sur les neuf derniers mois).

  12. D’ailleurs, pourquoi toujours parler des SCPI et jamais des OPCI ?

  13. ASSURANCE VIE : IL EST DE PLUS EN PLUS FACILE D’INVESTIR EN DIRECT DANS LES ACTIONS !
    NICOLAS GALLANT PUBLIÉ LE 15/11/2018 À 16H46 MIS À JOUR LE 15/11/2018 À 17H19
    Miser sur des actions en direct au sein d’une assurance vie n’est plus réservé à une élite. De nouveaux acteurs cassent les prix et le ticket d’entrée.

    Avis aux détenteurs d’assurances vie, l’investissement “en titres vifs” (l’achat d’actions en direct) se démocratise pour cette enveloppe fiscalement avantageuse, plébiscitée par de nombreux épargnants français. Jusqu’ici, cette possibilité n’était offerte qu’aux particuliers disposant d’un important patrimoine, détenteurs de contrats haut de gamme classiques ou sur Internet. “Habituellement, il est possible d’acheter des actions en direct à partir d’une mise de 200 ou 300.000 euros, pour un contrat haut de gamme classique, distribué par une banque privée ou un conseiller en gestion de patrimoine. Et il faut compter un ticket d’entrée de 50 ou 100.000 euros pour un contrat haut de gamme sur Internet”, relève Binck.fr, filiale française du courtier en ligne néerlandais éponyme. Si la mise minimum est élevée, les frais le sont aussi. “Du fait de coûts supplémentaires, l’épargnant doit supporter en moyenne des frais de gestion annuels de 1,3 à 1,8%”, souligne par ailleurs le courtier.
    Or, ce dernier vient de lancer Binck Vie, un contrat d’assurance vie offrant la possibilité d’investir en direct, avec des frais et un ticket d’entrée limités. 30 actions du CAC40 sont proposées, un éventail qui devrait a priori passer à “70 ou 80 actions à horizon 2019, parmi les grandes valeurs de la cote parisienne et de la zone euro et peut-être quelques poids lourds américains de la high tech”, précise le directeur général Matthias Baccino. Les frais de gestion ressortent à 0,75% par an, pour un investissement minimal de 10.000 euros. Un autre acteur, Altaprofits, s’était déjà fait remarquer sur le front de l’investissement en titres vifs. Son contrat d’assurance vie Titres@Vie offre déjà un vivier de 150 actions françaises et européennes, mais avec des frais plus élevés, puisqu’aux frais de gestion de 0,84% par an s’ajoutent des frais d’investissement (à l’achat) de 0,29% et de mêmes frais de désinvestissement (à la revente). Pour autant, le ticket d’entrée est peu élevé, puisqu’il ressort à 3.000 euros. Les investisseurs actifs peuvent ainsi désormais miser sur leurs principales convictions tout en bénéficiant d’une fiscalité avantageuse…

  14. Je rappelle quand meme que outre l’aspect successoral… la fiscalité en cas de vie reste une des plus avantageuse du marché ! Avec le PEA mais limité aux marchés européens…

  15. Personnellement, j’ai une préférence pour les SCI. Pas de frais excessifs d’entrée, de sortie ou de pénalités pour retrait anticipé. Dans le cadre d’une AV, la liquidité est assurée, ce qui permet d’opérer un rachat dans un délai court, ce qui n’est pas toujours le cas hors de ce cadre. Bref, me semble t’il un bon plan à rendement risque intéressant, à condition de ne pas se retrouver les mains liées sur du long terme. Dans les conditions actuelles, je privilégie la mobilité du capital.

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