C’est là une tradition à laquelle on ne peut échapper : Les bonnes résolutions pour l’année qui commence. Après une année 2019, au début de laquelle nous annoncions une hausse des taux d’intérêt et une baisse des bourses et qui se termine par une baisse historique de ces mêmes taux d’intérêt qui devaient augmenter et une exceptionnelle hausse des cours de bourse qui devaient être fragilisée par une conjoncture délicate, il nous faut admettre notre incapacité à prévoir ce qui ne l’est pas.

Bref, en 2020, on arrête d’essayer d’anticiper ce qui ne peut l’être. En réalité, et je crois que c’est toujours le cas, il est possible de nous répartir entre deux camps : Les optimistes et les pessimistes.

  • Les optimistes sont ceux d’entre nous qui voient en priorité le verre à moitié plein et qui considèrent les mauvaises nouvelles comme des obstacles qui pourront être surmontés. Les optimistes pensent que, globalement, le mouvement est favorable et il porte les initiatives. Les optimistes avancent toujours, et si le moment les obligent à reculer, c’est pour mieux avancer. Les optimistes, ne se posent pas beaucoup de question, ils foncent et la gestion du risque ne doit pas être un frein à l’action.

 

  • Les pessimistes sont ceux qui, au contraire des optimistes, ont tendance à voir le verre à moitié vide. Les pessimistes considèrent que le mouvement est globalement défavorable et chaque mauvaise nouvelle est un obstacle supplémentaire qu’il devient de plus en plus délicat de franchir. Les pessimistes n’arrivent pas à avancer ; Ils attendent le bon moment qui ne vient jamais ; Les pessimistes sont paralysés par le risque qu’ils voient partout.

 

Est il possible de forcer sa nature ? Le pessimiste peut il décréter devenir optimiste ? Je ne sais pas. Néanmoins, le pessimiste qui connait sa nature profonde doit pouvoir être capable de lutter contre ses excès pour réussir à avancer malgré son caractère.

Cette différence de caractère entre le pessimiste et l’optimiste est fondamentale lorsque l’on évoque la gestion de son patrimoine. Car si le pessimiste est un épargnant par nature qui préfère thésauriser pour se prémunir contre un avenir qu’il juge sombre, l’optimiste est un investisseur qui sera capable d’utiliser les moyens financier à sa disposition pour générer un revenu futurs pérenne ;

Le pessimiste se prive pour épargner et accumuler de l’argent qu’il pourra consommer dans le futur afin de se protéger, alors que l’optimiste cherche des solutions pour augmenter sa capacité à générer des revenus futurs plus élevés.

Malheureusement, dans un monde ou l’argent accumulée sans objectif précis autre que l’anticipation d’un dépense future liée à une vision pessimiste de son futur, c’est à dire l’épargne, n’est plus rémunérée, le pessimiste doit être capable de se faire violence pour, à défaut de transformer son caractère profond, s’investir dans l’avenir. Le pessimiste doit être capable d’accepter que l’avenir sera meilleur qu’aujourd’hui et qu’il doit abandonner l’idée d’accumuler dans l’attente d’un sombre avenir. Le pessimiste doit comprendre qu’il doit investir et que les risques qu’il voit partout son exagérée et ne doivent pas l’empêcher d’avancer.

L’avenir est à l’investissement ! Celui qui n’investit pas s’appauvrit, et cela ne pas en être autrement. Les risques existe partout, il est important de les identifier pour avancer dans la bonne direction, mais ils ne doivent en aucun cas justifier le renoncement et l’inaction. Il est vain d’attendre l’absence de risque pour investir ; Cela n’existe pas.

Le pessimiste n’a donc d’autre choix que de s’investir s’il ne veut pas s’appauvrir. 

 

Mais attention, si le pessimiste doit forcer sa nature excessivement négative pour espérer réussir à dépasser le risque sclérosant, l’optimiste devra lui également aller contre une nature qui l’encourager à participer à un mouvement euphorique et à minorer le risque au profit de l’illusion d’une situation qui se termine toujours positivement.

Ainsi, l’optimiste devra prendre conscience du risque d’un comportement niant la difficulté d’une situation. Pour ce faire, il devra freiner ses envies d’investissement et lutter contre sa tentation d’aller trop vite et de foncer au delà du raisonnable. L’optimiste doit accepter l’idée selon laquelle le risque existe malgré son incapacité à l’identifier.

Investir est nécessaire pour espérer s’enrichir, mais de la mesure est également indispensable pour financer l’hypothèse d’investir dans un mauvais risque. Si prendre du risque est indispensable pour espérer valoriser son patrimoine, il faut réussir à prendre le bon risque ! et, par définition, tout le monde ne peut pas y arriver ! S’investir dans son patrimoine, c’est aussi accepter de se tromper et de faire de mauvais investissements.

Bref, en 2020, vous devez vous investir dans la gestion de votre patrimoine ! Les pessimistes devront se faire violence et accepter l’aléa de la vie pour espérer augmenter leur capital ; Les optimistes, naturellement investisseurs, devront eux accepter de freiner leur volonté d’investissement pour tenir compte d’un risque qu’il ne sauront pas identifier.

Et c’est là le rôle important d’un conseil en gestion de patrimoine qui aura pour mission de vous apporter une analyse globale capable de dépasser votre nature profonde. Lors des rendez vous d’assistance patrimoniale, je suis très régulièrement confronté à des pessimistes qui me disent être surpris par l’optimisme de mes conseils et projections, mais aussi nombre d’optimistes qui me disent être déstabilisés par le pessimisme du même propos.

Je crois que c’est là la clef du conseil en gestion de patrimoine ! Être capable de remettre en question ses certitudes pour prendre une décision d’investissement sereine. Car, n’oubliez pas que celui qui n’avance pas, recule… tout comme celui qui avance trop vite.

Une très belle année 2020 se dessine devant nous ! A nous d’en profiter en étant réaliste !

 

Et vous, quelle est votre bonne résolution patrimoniale ?

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15 Comments

  1. Peter Lynch disait: « sur le long terme, l’obstination à vouloir se protéger contre une éventuelle catastrophe, coûtait bien plus cher qu’accepter le fait de se prendre des corrections dans dents au fur et à mesure des années ».

  2. gilbert g says:

    Belle année à vous Guillaume;

    pour la compréhension , une inversion dans le paragraphe des PESSIMISTES à la 3ème ligne ,
    Les optimistes n’arrivent pas à avancer

  3. Ma vision au 2 janvier :
    En 2020 le pessimiste va s’appauvrir d’environ 0.75% (fonds en euro/inflation)… et pas plus.
    En 2020 l’optimiste prend le risque de perdre -au moins- 30% (correction des actifs surévalués) ou de s’enrichir (encore???) de 19%
    Je regarde l’avenir et je me pose des questions sur mon compte titre (très diversifié) de 450k€…

  4. gilbertG says:

    @PG44
    L’optimiste ,en ce qui concerne le compte titre , doit rester le doigt sur la souris ,rester vigilant ,ou faire du scalp……

  5. Au 31/12/2019 à 16242,10 points le CAC40GR offre depuis sa création le 31/12/1987 à 1000 pts un rendement annuel de 9,10% de quoi rester optimiste pour les décennies à venir sans se faire des nœuds au cerveau, nous avons là un placement extrêmement liquide, fractionnable, pas trop imposé et à conservation qui n’engendre pas de frais. Bonne année 2020 à vous tous.

  6. Bonjour

    Suivre le débat

  7. Emmanuel Castaigne says:

    Pour la bourse, on évolue dans une zone très risquée ou l’avidité spéculatrice l’emporte sur la peur:
    https://money.cnn.com/data/fear-and-greed/
    Si la gauche démocrate devait remporter les élections américaine, les changements économiques et fiscaux seraient énormes et la baisse de la bourse serait proportionnelle. Il faudra suivre les sondages s’ils sont bon pour Trump, la bourse continuera de monter, s’ils sont mauvais, il risque d’y avoir des corrections. Ces corrections dépendront du candidat démocrate. Si c’est Joe Biden (le moins pire des démocrates pour la bourse) le futur adversaire de Donald Trump, elles ne seront pas très importantes.
    2020 et 2021 seront deux années ou il faudra suivre son portefeuille de près. La gauche américaine, si elle prend le pouvoir, va casser les monopoles, augmenter les impôts, faire plus de social notamment dans les soins de santé et dans la répartition de la richesse.

    • « va casser les monopoles » Lesquels ? Pas ceux de ses financiers, en tout cas.

      « faire plus de social notamment dans les soins de santé » jackpot pour les pharmas, entre autres.

      • Emmanuel Castaigne says:

        ??? Vous ne devez pas investir à la bourse.

        • Il n’est pas ici question de bourse, mais des décisions politiques que prendraient les démocrates s’ils étaient élus et de leur impact sur la bourse américaine.

          Dans ce domaine, les oracles délivrés par les professionnels de la divination économique se révèlent généralement faux.

          Une preuve parmi d’autres : après le gap de fin 2018, tous les prévisionnistes et économistes étaient prudents. Voire pessimistes. Sans exception ou presque.

          La Banque centrale américaine avait commencé à relever ses taux en 2018 et prévoyait de continuer en 2019.

          On attendait une récession imminente aux États-Unis.

          Rajoutez à cela la guerre commerciale, le ralentissement de l’économie mondiale, un Brexit sans fin et vous aviez un cocktail anxiogène.

          Peu prévoyaient une forte hausse des marchés.

          Que s’est-il passé ?

          Le 4 janvier 2019, Jay Powell, le patron de la FED déclare : on ne monte plus les taux, on va même les baisser. Et ils les a baissés trois fois.
          À partir de là, les marchés se sont envolés, presque sans à-coups. Et ils continuent.
          Et les derniers bears ont capitulé, j’en fait partie.
          Merci Jay.

          Démocrates ou Républicains, c’est Jay qui fait la bourse. Et en Europe c’est Christine, même si elle a moins les coudées franches. Et en Chine aussi ils s’y mettent, en baissant les réserves obligatoires pour les banques et en ouvrant la voie à d’autres moyens d’assouplissement monétaire.

          Bref, je ne sais pas ce qui va se passer en bourse en 2020, ni en 2021, je ne sais pas quel candidat démocrate sera opposé à Trump, ni qui gagnera les élections, mais je ne vois aucune corrélation entre l’un et l’autre.

          • Baron van der Slip says:

            Eh oui, comme le dit Warren Buffet : « le marché peut rester plus longtemps irrationel que vous ne pouvez demeurer solvable ». Moi je dis humblement que le VIX est une option sans date limite sur les aléas géopolitiques cf. Trump et l’Iran. Après tout La seule chose dont nous puissions être certains c’est de la stupidité des hommes…

  8. Bonjour,
    L’article comporte quelques fautes d’orthographe. Inattention liée à quelques dérapages durant les fêtes? C’est dommage. Belle année à vous

  9. André Lapointe says:

    Bonjour Guillaume
    Pouvez vous nous faire un article sur les proposition Lagleyse
    On trouve un peu n importe quoi sur internet
    Merci beaucoup

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