C’est la grande mode du moment… L’UBERISATION de l’économie. Tout le monde craint de se faire ubériser ! Et tout les entrepreneurs audacieux cherchent à révolutionner le modèle économique existant pour Uberiser leur secteur d’activité.

Cela ne fait plus de doute, la finance, la banque et la gestion de patrimoine sont les prochains secteurs bénéficiaires de cette formidable vague d’innovation (on n’est jamais victime d’une innovation, mais toujours bénéficiaire de cette dernière…).

 

Tout le monde veut créer sa startup #fintech

Aujourd’hui, c’est une véritable bulle autour des #fintechs : Tout le monde veut créer sa startup #fintech et les idées qui émergent apporte un souffle nouveau sur ces métiers rigides.

L’innovation financière est met l’utilisateur bancaire au cœur de la réflexion : Comment utiliser internet et la possibilité offerte de faciliter les mises en relation pour améliorer la qualité du service apporter aux clients ? 

Comme améliorer la satisfaction d’un besoin client grâce à la technologie, voilà le leitmotiv des entrepreneurs du web. Mais n’oublions pas qu’internet est uniquement un outil de mise en relation entre un acheteur et un vendeur.

D’ailleurs, les plus grandes révolution du web repose toutes sur cette idée simple : Internet permet la mise en relation instantanée entre deux personnes (facebook, leboncoin, blablacar, boursorama, …). Rien de plus !

Internet ne porte pas la source de révolution, ce n’est qu’un média, c’est un dire, un procédé permettant le distribution, la diffusion ou la communication d’oeuvre, de document ou de message ou information. C’est la raison pour laquelle le média internet est le destructeur de l’intermédiation : Les acheteurs n’ont plus la nécessité d’un intermédiaire pour avoir accès au service ou au besoin dont ils ont besoin.

 

Vous n’avez plus besoin d’intermédiaires financiers ou de banquiers.

Dans le monde de la banque, certains s’attaquent au paiement (paypal, compte nickel, paycar, payname …), d’autres au crédit avec la révolution du crowdfunding équity, et d’autres encore à l’affacturage tel que Finexkap.

Il y a quelques mois, nous écrivions « Banque en ligne, faut il se laisser séduire ? Avez vous encore besoin d’un banquier ?« . Cet article a fait l’objet de nombreuses critiques, mais les conclusions convergent : Nous n’avons plus besoin de l’intermédiaire (qu’il soit banquier salarie, vendeur, guichetier) pour faire des opérations courantes, mais uniquement pour les opérations complexes qui nécessitent une expertise (pour le moment …).

Vous pensez que l’intermédiaire est indispensable pour les opérations complexes ? Pas certain. Prenons un exemple pour comprendre pourquoi et comment les choses peuvent évoluer très rapidement : Vous le savez, sur leblogpatrimoine, au delà des articles de fonds, je réalise des simulateurs mis à la disposition de tous. En 2014, j’ai fait un simulateur permettant de calculer le gain induit par une renégociation de crédit immobilier.

Au plus fort de l’activité de renégociation dans les banques, ce simulateur était utilisé plus de 1000 fois par jour ! Vous imaginez, 1000 personnes chaque jour, -+ 30000 personnes par mois ont calculé, sans aucun conseiller, sans aucun intermédiaire, le gain financier d’une renégociation de crédit immobilier. Opération que même les conseillers bancaires ne sont pas toujours capables de réaliser.

Après de tels chiffres, je crois pouvoir affirmer que même pour un crédit immobilier, l’intermédiaire courtier n’est plus utile.

 

Internet met le client de la banque directement en relation avec l’outil informatique de cette même banque : Plus besoin d’un intermédiaire pour effectuer cette tâche sans valeur ajoutée, c’est le client qui effectue le travail.

Cette suppression des intermédiaires modifie en profondeur l’organisation des banques. Quid de la répartition géographique des agences ? Puisque le client n’a plus besoin du banquier pour faire des opérations, pourquoi conserver un maillage territorial aussi dense ? Pour les opérations complexes ? Qu’est ce qu’une opération complexe : un crédit immobilier ? Ne pouvons nous pas envisager le désintermédiation du courtage de crédit immobilier à brève échéance ? L’opération de crédit immobilier se résume le plus souvent à comparer un taux, une durée et un coût global, … Qui a encore besoin d’un intermédiaire pour obtenir ces informations.

 

La démocratisation de cet outil de mise en relation de deux personnes ouvre le champs de tous les possibles et modifie en profondeur l’économie. L’économie collaborative repose en partie sur cette idée : Puisque internet me permet d’être mis en relation avec n’importe qui dans le monde, mon savoir, mes outils, ma propriété doit pouvoir intéresser quelqu’un.

Internet me permet de faire savoir, de diffuser mes offres de biens et services : C’est l’économie collaborative, C’est à dire l’économie de la mise en relation des compétences, des biens et des services. 

 

 

L’uberisation du conseil financier pour demain matin ?

Pour le moment, l' »uberisation » du conseil financier et du conseil en gestion de patrimoine n’est encore qu’une réalité partielle. La première étape de l’ubérisation s’est emparée du métier de vendeur de produit financier, mais n’a pas encore franchi l’étape du conseil.

L’ubérisation du métier de vendeur de produit financier, c’est la désintermédiation galopante de la souscription de produits financiers.  Il n’est plus nécessaire d’avoir recours à un intermédiaire pour souscrire un produit financier tel un contrat d’assurance vie, un PEL, un livret A.

Aujourd’hui, il est possible de devenir client d’une banque, d’y souscrire un produit financier en utilisant uniquement la média internet (le client exécute les tâches administratives ingrates réalisée antérieurement par l’employé de banque – scan des justificatif d’identité, complète les informations générales….).

Cette première étape de l’utilisation du canal internet pour souscrire des produits financiers est franchie depuis longtemps (et tend à se généraliser dans les banques), mais on peine à prolonger l’expérience jusqu’à « l’ubérisation du conseil ».

 

L’impossible ubérisation des métiers de l’expertise et du conseil en gestion de patrimoine ?

Les métiers du conseil en gestion de patrimoine se sentent protéger par leur connaissance : Personne ne peut remplacer l’expertise d’un conseiller en gestion de patrimoine ? En êtes vous bien certain ? Personnellement, je suis persuadé du contraire ! 

Amis professionnels de la gestion de patrimoine, réfléchissez à votre manière de conseiller vos clients au quotidien. Combien d’entre vous sont des « saisisseurs de données » dans des logiciels de gestion de patrimoine ? Combien se contente de lire les résultats données par ces excellents logiciels de calculs que sont « bigexpert » ou autres ?

Dans votre conseil, quelle est la part de la valeur ajoutée apportée par la machine ? Demain, le client ne pourrait il pas effectuer lui même ses simulations ? si une part importante du temps consiste à rentrer des données dans un logiciel, votre client doit pouvoir le faire à votre place … et vous ne servez plus à rien (du moins, vous devez trouver d’autres solutions pour apporter une valeur ajoutée à votre client, sinon, vous ne méritez pas votre rémunération. Pas de valeur ajoutée = pas de rémunération).

L’ubérisation des métiers de la gestion de patrimoine est pour demain matin…C’est une certitude.

 

 

Des initiatives intéressantes dans les métiers de la gestion financière

A ce jour, j’identifie deux seuls acteurs qui tente une percée dans les métiers du conseil financier. Il s’agit de Mariequantier et de Fundshop, deux jeunes sociétés qui propose de facturer leur conseil financier (conseil en allocation d’actif). A raison d’un abonnement mensuel, les deux sociétés proposent (= conseil) des arbitrages et une gestion du portefeuille de leur client.

L’idée est très intéressante et c’est la première fois qu’une société essaie de remplacer l’homme dans son activité de conseil. Le conseil de ces deux robot-advisor reposant uniquement sur des formules mathématiques et des algorithmes de gestion de portefeuille. Il n’y a plus d’humain dans le conseil et dans la gestion de portefeuille : Les mathématiques déterminent la composition du portefeuille idéal (et c’est bien ça le problème à mon humble avis…).

D’autres initiatives, ANATEC et YOMONI, sont tout autant intéressantes. Ces deux autres sociétés cherchent elles à disrupter les sociétés de gestion : Comment utiliser la technologie pour « révolutionner » le métier des sociétés de gestion. Tout comme Mariequantier et Fundshop, ce sont des algorithmes et des mathématiques appliquées aux marchés financiers qui génèrent les conseils.

 

 L’avenir du conseil financier serait donc dans les algorithmes et les modèles mathématiques appliqués aux marchés financiers ?

N’avons nous pas tiré les conséquences des crises qui se succèdent : Comprendrons nous un jour que la financiarisation et les mathématiques à outrance ne sont pas la solution mais le problème ? Conseiller le même portefeuille à tous le monde (un modèle mathématique = un portefeuille) est il vraiment à la hauteur de l’attente des épargnants ?

Certes, cette automatisation du conseil par un robot-advisor permet de réduire les coûts ? Mais est ce plus important… La finalité n’est elle davantage le rendement/risque rapporté au coût de la prestation. Peu importe le coût d’un conseil financier, s’il affiche un meilleur rendement .

Mais ce ne sont là probablement que des considérations éthiques et trop personnelles.

 

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50 Comments

  1. Perso je m’écarte du métier traditionnel de la gestion de patrimoine car je suis certains que l’on va connaitre une révolution.
    Je pense que la vente de produits va s’automatiser de plus en plus et que les conseillers lambda vont tendre à disparaitre. On ne pourra pas remplacer l’humain mais par contre on peut réduire drastiquement les effectifs pour les choses à faible valeur ajoutée.

    Le magazine « le point » a fait un article très intéressant sur la robotisation et l’automatisation et s’appuyait sur des études qui anticipent la disparition de plus de la moitié des métiers actuels. Les métiers commerciaux dans le domaine de l’assurance et de la banque étaient concernés…

    L’apparition de la signature électronique et sa généralisation va dynamiser ce phénomène pour ces prochaines années. Les assureurs auront moins besoin des CGP pour aller faire signer la paperasse…

  2. Je suis de ces CGP qui ne fait pas de la saisie de données
    je n’ai pas de logiciels types (quels qu’ils soient, agrégateur ou autres)
    La valeur ajoutée machine est quasi nulle

    Je suis de ces CGP qui
    Fournissent des conseils juridiques, financiers et fiscaux qu’aucune machine ne fera jamais
    Font leur propres tableaux financiers (impacts fiscaux compris)
    Sont capables de faire ce que ne fera jamais un particulier, chiffrer un impact des contributions sociales sur un bien immobilier
    Démontrer que les tableaux de trésorerie présentés par les promoteurs sont tellement incomplets que les avocats vont se frotter les mains
    Pensent que les logiciels de simulation sont des outils et seulement des outils (l’outil ne fait pas l’ouvrier)
    Estiment que l’uberisation du CGI sauf à remplir dess cases sans ne rien comprtendre n’est pas pour tout de suite.

    @Guillaume, serions nous les derniers des mohicans? 🙂
    Les sociétés de gestion vont vite te démontrer qu’elles sont absolument utiles….. Tu sais ce que j’en pense.

  3. Encore une fois article et sujet intéressants, et encore une fois il me tarde de lire ce que les lecteurs pro du blog vont en penser. J’aime beaucoup la formule « Pas de valeur ajoutée = pas de rémunération », assez indiscutable. La solution du CGPI qui veut tirer parti et non subir l' »ubérisation » inéluctable ne serait-elle pas donc de 1/ se concentrer sur sa valeur ajoutée (c’est à dire soit la trouver vite soit la renforcer) 2/ et, de manière toute aussi importante, se dégager de ce qui est à faible valeur ajoutée et sera « ubériser » tôt ou tard ?

    • créer de la valeur ajoutée ne suffit pas. encore faut-il savoir la présenter et la proposer ausein d’une offre cohérente et adaptée au client. Pour moi c’est une des raisons de la difficulté à la facturation des honoraires. Il faut une offre lisible, transparente, simple et qui correspond à sa cible

      • Tous mes rv sont facturés. Je ne commence à travailler qu’une fois un chèque de provision reçu. Tout le monde au même prix. Seuls le temps et les difficultés sont pris en compte pour évaluer les honoraires qui sont soumis au client avant qu’il ne s’engage.
        Valeur ajoutée = prestation intellectuelle qui se doit d être rémunérée.
        Exemple de conseil : Une fois un bénéficiaire désigné dans un contrat d’assurance-vie, le souscripteur peut il déroger au principe de l’exonération fiscale ? Quelle machine va répondre ? Quelle compagnie donnera une réponse sur le net ? Etc.

  4. Plutôt d’accord sur le fond, même si la part sur les CGP me « titille ». Un logiciel « Big Expert » nous sort des données chiffrées c’est une certitude.

    Mais attention à ne pas confondre lecture de chiffres et compréhension de chiffres ! Il y a un fossé, comme pour la lecture d’un bilan. Savoir interpréter ces chiffres et donner les conseils juridiques, financiers, civils, sociaux ou fiscaux pour aller dans le sens du client, tout en l’adaptant à la situation actuelle du client, cela n’est pas prêt d’être « ubérisé ».

    Par contre je me fais plus de souci pour les vendeurs de défisc !

    • Tout est histoire de chiffre , mais les robots advisors se basent sur le passé pour prévoir l’avenir …. Px-t-on extrapoler Le rendement des actifs sur ds 30 dernières annees sur les 10 prochaines ? La valeur ajoutée réside également ds la prévision

  5. Excellent article ! Je ne peux qu’être d’accord avec cette analyse !

    Article paru dans les echos du jour qui va dans ce sens : http://patrimoine.lesechos.fr/patrimoine/placement/021308531516-epargne-la-revolution-fintech-1154379.php

  6. Le CIF est mort, vive le CIF !

  7. Très bon article qui in fine ne fera que renforcer l’image des CGPI. Les banques en ligne sont en réalité les meilleurs alliées d’un CGPI. En effet, l’absence de relation en matière de conseil va obliger le client de ces banques à s’adresser à de vrais pros pour la gestion de son patrimoine. Et là, aucune machine ne remplacera le conseil. C’est comme si on pensait qu’une machine pouvait remplacer un avocat ! La complexité de situations financières, fiscales et juridiques ne fait qu’amplifier ce phénomène. La question pour les CGPI sera de présenter le plus clairement possible leur méthode de travail pour que cet intermédiaire ne soit pas un problème supplémentaire pour le client, mais un vrai soulagement. Il faudra également être prêt à être extrêmement disponible, flexible, et donner plus que ce que le client demande. Cf Amérique du Nord où les méthodes ont un train d’avance…

  8. Petite précision pour tous.

    C’est parce que je facture le conseil, que je souhaites automatiser un certain nombre de taches qui ont peu de valeur ajoutée.

    Je m’interesse donc aux FinTech comme source d’economie pour me concentrer sur le stratégie avec mon équipe.

    Et vous seriez surpris de voir les noms des gens qui s’inscrivent….!!! 😉

  9. Bonjour,

    « Pas de valeur ajoutée = pas de rémunération ». Finalement Bruno Lussato en parlait déjà il y a 15 ans dans « la 3ème révolution ».
    L’idée que dans un marché hyper concurrence, seule la qualité aura de l’avenir à plus long terme et pourra encore faire de la marge.

    A suivre.

    • Bien d’accord. L’économie actuelle le montre bien avec le « made in France  » qui prends de l’ampleur versus « le made in china ». Idem avec le Bio et la bouffe de merde entrée de gamme.
      Les CGPI sont voués à faire de la très grande qualité…ou à disparaître. C’est la loi du marché et c’est tant mieux, comme on peu le voir avec les taxis et les VTC.

  10. @Louis,

    Pourrais tu nous en dire un peu plus sur les intervenants ?

  11. Le site http://www.bxfintech.com est mis à jour en permanence, mais on peut noter :
    – des spécialistes du paiement P2P (sans les banques donc)
    – des Robo-advisor ou spécialiste de la gestion automatique de l’épargne
    – des spécialistes de solutions de règlement
    – une plateforme de bitcoin
    – des accélérateurs de FinTech
    – plusieurs plateformes de crowdfunding/crowdlending et le spécialiste londonien qui agrège tous les flux sur toutes les plateformes (barryEJames)

    Des grands témoins pour prendre du recul :
    – Stépahne Mallard sur l’Intelligence Artificielle
    – Nicolas Colin sur « Le digital et la Multitutide »

    Le tout encadré par des animateurs, contradicteurs de haut niveau….

    Inscrivez-vous, ça va déchirer ! 😉

    @BxFintech2015

  12. Pour les opérations standard pas besoin d’un CGPI.
    Je ne suis pas dans la gestion de patrimoine mais par exemple pourquoi paierai je 3% de frais de commercialisation pour une SCPI que j’ai sélectionné moi même 🙂 parfois on maîtrise mieux que le vendeur de SCPI…
    A mon humble avis, il y’a des gens qui ont des intérêts communs si un des vendeurs de SCPI venait à baisser sa rétrocommission, il risque d’être exclue par la société de gestion… du moins c’est mon ressenti.
    qu’en pensez vous ?

    • Sam à priori, en direct ou on vous payez les même frais sur les SCPI….

      Quand j’arrive sur certains patrimoine et y trouve certaines (SCPI) je me dis que justement dans ce domaine nous avons une certaine expertise et une capacité d’arbitrage….. (Sur des gros montants on rétrocède même des frais à nos clients…;-) )

    • que c’est partiellement exact.Donnez moi la définition d’une opération standard.

      Sélection de la SCPI, oui et après ? Dans quel contexte juridique ? dans quel contexte fiscal ? Dans quel contexte patrimonial ? Combien lisent ou savent lire les rapports ? Combien connaissent la différence entre une valeur de reconstitution et une valeur de réalisation etc ? La sélection n’est que le début du processus. il est facile de trouver des vendeurs de SCPi qui ne connaissent pas le produit, mais je peux vous assurer que pour bien connaître ce produit, il est doté d’un nombre d’atouts non négligeables que les vendeurs de SCPI ne connaissent pas.

  13. Bonsoir
    Le crédit immo n était pas standard avec bourso on peut le dematerialiser.
    Passer un ordre en bourse sur une action est dematerialisee je vous laisse voir fortuneo ou binck.
    On prend un ordre en bourse et un crédit et on achete une scpi…..
    La valeur de reconstitution ou valeur de réalisation… Enfin quand je vois la qualité des reporting de bourso pour l assurance vie c est digne de qualité a mon humble avis. L assurance vie a connu la même chose…

  14. C est plus dur de selectionner un fonds actions qu un fonds scpi…. Mais la différence c est qu a crédit l investisseur prend mini 25 000 euros en scpi donc plus de comm qu une assurance vie qui nécessite 25 000 euros de cash. Il suffit d un intervenant pour casser le marche comme free l a fait et ça fera mal.

    • Sam

      On en revient à la valeur ajoutée du conseil. Une SCPI alors que l’on a une TMI à 30% c’est pas malin et pourtant bcp le font !

      Un Free de la GP arrivera c’est sûr, mais qui vous dit que les CGPI ne se structurent pas déjà pour cela ? Combien ont de vrais blog et/ou une vraie « vie » digitale?

      Pour terminer, malgré mes honoraires élevés (PSD) je n’arrive pas à satisfaire la demande en ce moment. C’est bien que je dois apporter une plus-value à mes clients, non ?
      Donc je souhaites me concentrer et concentrer mes collaborateurs sur les tâches à Valeur Ajoutée et automatiser le reste.

      Pour info, la souscription moyenne de SCPI chez nous c’est 150 K€, quand nous en faisons.

      Bien cordialement

  15. Une SCPI alors que l’on a une TMI à 30% c’est pas malin et pourtant bcp le font !

    Pas de cet avis 🙂
    Acquisition en nue propriété et percevoir des revenus complémentaires lors de la retraite avec une TMI différente n’est pas pour me déplaire.
    Si déficit foncier reportable par ailleurs, pas mal aussi
    Si le rendement net après IR et contributions sociales > a
    etc.
    On en revient toujours

    • J’ai bien dit SCPI…. et non NP de SCPI….

      Déficit foncier : pas encore convaincu quand je vois la perf à l’issue du cycle de vie des premières qui ont acheté rénové et vendu….au bout de 15 ans (Intergestion)

  16. faute de frappe 🙁
    suite > assurance vie en €, pas mal quand même
    On en revient toujours à l’essentiel, le conseil.

  17. Ptit louis, on n’est jamais assez précis 🙂

  18. Bonjour,

    Je parle bien d’exécution de l’opération et non du conseil qui va autour.
    Je donne mon cas particulier j’ai pris une assurance vie chez bourso sans aucun contact avec un conseiller et quelques mois avant j’ai un CGPI qui me dit vous pouvez souscrire un contrat avec 4% sur les versements 🙂

    En finance, j’ai appris une devise simple : un produit complexe est une composition de produits simples.

    je vous entends parler de nue propriété comme une opération non standard : Bien immobilier = Nue propriété + Usufruit. 95% des Français sont attachés à l’immobilier et peuvent comprendre ce mécanisme.

    En tout cas, le conseil a beaucoup d’avenir devant lui. le gain de temps à se décharger de ces tâches pour des CSP+ mais aussi sur le conseil à des dirigeants. Sur le reste, un Uber de la finance pourra proposer de l’exécution à des utilisateurs qui savent lire un rapport annuel. La plateforme pourra proposer de souscrire à un produit en fonction de votre profil mais le problème c’est que la plateforme ne joue pas le jeu mais facture autant le conseiller qui se déplace chez vous ou qui a un bureau avec du personnel…

  19. Rappel :

    R. C. Merton et M. Scholes, prix Nobel d’économie en 1997, ont été spécialisés dans les marchés
    boursiers en situation d’incertitude (ils donnaient les meilleures solutions possibles pour les agents contractant sur ces marchés).

    Un jour, Merton et Scholes rencontrèrent John Meriwether, ex-courtier dans la banque d’affaires Salomon Brothers, qu’il avait quittée après une affaire bizarre.

    Les trois compères créèrent un fonds spéculatif, LTCM (Long Term Capital Management).
    Merton et Scholes croyaient qu’il était possible, de « construire un portefeuille sans risque », de dominer le risque intrinsèque sur un marché spéculatif.

    Au fond, ils véhiculaient, comme toujours, l’idéologie de la connaissance parfaite du futur sur un marché spéculatif. Ils vendaient une stratégie supposée sans risques sur un marché spéculatif où le gain n’existe que par le risque, c’est-à-dire le jeu contre le hasard…

    Avec une mise de 3 milliards de dollars, ils se sont retrouvés avec un trou de plusieurs centaines de milliards de dollars.

    La faillite de LTCM a fait trembler toute la planète financière. Un consortium de banques, hâtivement créé, s’est chargé de les renflouer…

    Je lis => (on n’est jamais victime d’une innovation, mais toujours bénéficiaire de cette dernière…) = Quelle connerie !

    La contribution du secteur industriel à la richesse nationale est passée de 24 % en 1980 à 14 % en 2007. Et depuis cette date, la crise a encore aggravé le phénomène (12.4%).

    => + de 2.000.000 millions de chômeurs en plus…

    Est-ce qu’en 2015 le secteur des services (ou NTIC) a absorbé cette hémorragie ?

    Allez… juste une piste… suffit de regarder les chiffres du chômage…

    PTDR

  20. Un des messages de Bordeaux FinTech 2015 c’est que justement les banques vont perdre 50% de leur effectifs dans les 5-6 prochaines années.

    Pas les effectifs les mieux payés qui touchent bonus et dividendes à outrance grâce aux QE, non les autres….

    Je suis d’accord avec le principe que la martingale n’existe pas, et que les proba ne couvrent que 95% de la stat…mais je pense que ce qui arrive est énorme et que bcp ne le voient pas arriver.

  21. Les banques vont racheter les fintech 🙂 et business as usual 🙂
    La banque est basée sur un modèle industriel donc quand on innove et qu’on dématerialise par exemple on gagne du temps. C’est plus d’argent pour le consommateur. C’est malheureux pour les conseillers bancaires, pour les salariés SFR et Bouygues mais les consommateurs paient leur forfait moins cher ainsi que les appels à l’etranger.

  22. Lettre intéressante de Benoît Lombard sur le sujet, qui montre bien les dangers liés à une utilisation débridée de la fintech par certains acteurs:
    http://www.clubpatrimoine.com/article/Fintech_la_lettre_de_Benoist_Lombard_CNCGP_a_l_AMF-a21655.aspx

  23. PHILIPPE SENAUX says:

    bjr a tous
    didier de option conseil , cher voisin
    tu confonds la masse qui n aura jamais besoin de toi et les bourges qui n’auront jamais le temps de chercher une solution fiscale compliquée surtout a M lafitte, ils ont encore les moyens de payer tes honoraires, jusqu’aux jours ou, ils feront eux mêmes.
    Car les clients adorent trouver par eux mêmes sur le net, et il faudra s’adapter et monter dans le train, je fais déjà de la signature électronique en vad et c est simple et alimentaire ….
    Pierre , excellent la lettre de didier mise en avant par Corbel, mais souvenez vous en 2006 personne voulait être Cif et ts les cgp y sont , les banques ne le respectent pas , je ne vois pas pq les fintechs le feraient!!!

    il faut juste être créatif avec ces clients et du bon sens , les gens ne sont pas bêtes …. notre métier sera de s’adapter mais surement pas de lutter contre comme les taxis!!!!!!!!!!!!!!!!
    phil

  24. @Philippe cher voisin (d’où?)

    Mon expérience professionnelle et mes derniers rv me prouvent le contraire.
    Ceux qui ont peu de moyens (je fais des concessions) sont exigeants car à la recherche de solutions personnelles.
    Ceux qui on plus de moyens , qui croient tout savoir, je prend le temps de leur expliquer qu’ils ne savent pas grand chose sans pour autant les prendre pour des sots.
    La solution sur le net comme moyen de résoudre les problèmes est un leurre dans la plupart des cas. Truffé d’erreurs, en retard sur la législation et j’en passe.
    Ce qui fera notre succès ? Mais NOUS MEMES tout simplement. Le métier est à notre image. A ce jour certains de mes clients me téléphonent pour prendre un verre chez eux et régler mes honoraires. J’ai connu pire comme situation et en plus ils me recommandent…

    Vas donc comprendre Charles 🙂

    • Bien d’accord avec vous OPC. La QUALITE DE LA RELATION est au centre de tout. Un CGPI peut avoir le plus bel outil du monde avec de la Fintech de partout, si il n’a pas appris comment se construit une vraie relation, alors il se fera bouffer par les Bourso & Co. L’expérience de la relation y est pour beaucoup dans notre métier, pour construire et transmettre un portefeuille à long terme. Le client qui a un peu d’expérience lui aussi et qui s’est fait avoir quelques fois par sa banque sait très bien sentir ça et ne se fera pas berner par les dernière nouveautés qui ne sont qu’un verni léger sur notre vrai métier de conseil et de relation.
      On s’adaptera aux Fintech, et c’est tant mieux elles nous seront très utiles, mais ne pensons pas que ça va tout résoudre. Pas même certain que ce soit là que ça se passe…

  25. Benoist LOMBARD, président de la chambre nationale des conseils en gestion de patrimoine, s’attaque aux #fintech réclamant plus de contrôle et de vigileance de la part de l’AMF face à cette concurrence déloyale (on pourrait se croire chez les taxis qui défendent leur rente….)

    Je comprends sa position et il est effectivement fondamental de mettre la protection de l’épargnant au coeur des réflexions (même si je crois que c’est la seule volonté des #fintechs).

    J’ai néanmoins une question à poser à Benoist LOMBARD : Peut il nous expliquer la nature des mesures prises pour « condamner » les CGPI qui ont commercialisé des produits type Aristophil ?

  26. @Guillaume, évolution, oui. Faire tout et n’importe quoi (je force le trait) alors que le centre du débat est la protection du client, non.
    Je suis contre le 2 poids 2 mesures…
    Reste la problématique des produit atypiques que tu as déjà signalée vins spiritueux timbres chevaux art etc.

  27. @ Guillaume. Pas si simple cette histoire d’Aristophil qui ressemble à un règlement de compte « politique », plus qu’à une arnaque. La justice le dira. Cela peut être le cas pour n’importe quel placement en réalité. Personne n’est à l’abris de ce genre d’histoire, même en travaillant dans la qualité avec des établissements de renom. Certes, certains agissements son condamnables et je pense que les CGPI en question ont payé…
    Sans vouloir particulièrement défendre B. Lombard, je trouve utile qu’il souligne les dangers d’une vague Fintech qui pourrait être la porte ouverte à tout et n’importe quoi, non pas dans un souci de défendre sa corporation, mais bien l’épargnant comme tu le soulignes (et donc notre métier aussi). Je pense qu’il sera le premier à intégrer et à promouvoir les Fintech dans notre métier, il veut juste insister sur le cadre de leur utilisation bien comprise.

    • Aristophil est une Arnaque ne nous trompons pas.
      Contacté en 2011 avec insistance je sais pourquoi j’ai dit NON.

      • Possible, je ne connais pas assez bien ce dossier qui ne m’a jamais attiré dans tous les cas. Mais les dossiers qui semblent bons au début et qui s’écroulent ensuite, il y en a des tas, c’est pas pour autant que le CGPI est dans le défaut de conseil et qu’il est condamnable par sa chambre. De mémoire, aucune chambre n’a réellement alerté les CGPI des agissements d’Aristophil avant que l’affaire commence à sentir mauvais.

  28. Merci pour l’article. Pour ma part, je ne pense pas que les algorithmes supplantent en tout point l’humain… In fine, le but est-il réellement que la machine se « substitue » à l’humain? Je ne le crois pas. L’enjeu reste de « libérer » l’humain des tâches qui peuvent être modélisées et industrialisées afin que nous puissions passer plus de temps à créer de la valeur ajoutée. Car l’enjeu de la complémentarité « homme-machine » est bien là.

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