C’est la grande mode du moment… L’UBERISATION de l’économie. Tout le monde craint de se faire ubériser ! Et tout les entrepreneurs audacieux cherchent à révolutionner le modèle économique existant pour Uberiser leur secteur d’activité.
Cela ne fait plus de doute, la finance, la banque et la gestion de patrimoine sont les prochains secteurs bénéficiaires de cette formidable vague d’innovation (on n’est jamais victime d’une innovation, mais toujours bénéficiaire de cette dernière…).
 

Tout le monde veut créer sa startup #fintech

Aujourd’hui, c’est une véritable bulle autour des #fintechs : Tout le monde veut créer sa startup #fintech et les idées qui émergent apporte un souffle nouveau sur ces métiers rigides.
L’innovation financière est met l’utilisateur bancaire au cœur de la réflexion : Comment utiliser internet et la possibilité offerte de faciliter les mises en relation pour améliorer la qualité du service apporter aux clients ? 
Comme améliorer la satisfaction d’un besoin client grâce à la technologie, voilà le leitmotiv des entrepreneurs du web. Mais n’oublions pas qu’internet est uniquement un outil de mise en relation entre un acheteur et un vendeur.
D’ailleurs, les plus grandes révolution du web repose toutes sur cette idée simple : Internet permet la mise en relation instantanée entre deux personnes (facebook, leboncoin, blablacar, boursorama, …). Rien de plus !
Internet ne porte pas la source de révolution, ce n’est qu’un média, c’est un dire, un procédé permettant le distribution, la diffusion ou la communication d’oeuvre, de document ou de message ou information. C’est la raison pour laquelle le média internet est le destructeur de l’intermédiation : Les acheteurs n’ont plus la nécessité d’un intermédiaire pour avoir accès au service ou au besoin dont ils ont besoin.
 

Vous n’avez plus besoin d’intermédiaires financiers ou de banquiers.

Dans le monde de la banque, certains s’attaquent au paiement (paypal, compte nickel, paycar, payname …), d’autres au crédit avec la révolution du crowdfunding équity, et d’autres encore à l’affacturage tel que Finexkap.
Il y a quelques mois, nous écrivions « Banque en ligne, faut il se laisser séduire ? Avez vous encore besoin d’un banquier ?« . Cet article a fait l’objet de nombreuses critiques, mais les conclusions convergent : Nous n’avons plus besoin de l’intermédiaire (qu’il soit banquier salarie, vendeur, guichetier) pour faire des opérations courantes, mais uniquement pour les opérations complexes qui nécessitent une expertise (pour le moment …).
Vous pensez que l’intermédiaire est indispensable pour les opérations complexes ? Pas certain. Prenons un exemple pour comprendre pourquoi et comment les choses peuvent évoluer très rapidement : Vous le savez, sur leblogpatrimoine, au delà des articles de fonds, je réalise des simulateurs mis à la disposition de tous. En 2014, j’ai fait un simulateur permettant de calculer le gain induit par une renégociation de crédit immobilier.
Au plus fort de l’activité de renégociation dans les banques, ce simulateur était utilisé plus de 1000 fois par jour ! Vous imaginez, 1000 personnes chaque jour, -+ 30000 personnes par mois ont calculé, sans aucun conseiller, sans aucun intermédiaire, le gain financier d’une renégociation de crédit immobilier. Opération que même les conseillers bancaires ne sont pas toujours capables de réaliser.
Après de tels chiffres, je crois pouvoir affirmer que même pour un crédit immobilier, l’intermédiaire courtier n’est plus utile.
 
Internet met le client de la banque directement en relation avec l’outil informatique de cette même banque : Plus besoin d’un intermédiaire pour effectuer cette tâche sans valeur ajoutée, c’est le client qui effectue le travail.
Cette suppression des intermédiaires modifie en profondeur l’organisation des banques. Quid de la répartition géographique des agences ? Puisque le client n’a plus besoin du banquier pour faire des opérations, pourquoi conserver un maillage territorial aussi dense ? Pour les opérations complexes ? Qu’est ce qu’une opération complexe : un crédit immobilier ? Ne pouvons nous pas envisager le désintermédiation du courtage de crédit immobilier à brève échéance ? L’opération de crédit immobilier se résume le plus souvent à comparer un taux, une durée et un coût global, … Qui a encore besoin d’un intermédiaire pour obtenir ces informations.
 
La démocratisation de cet outil de mise en relation de deux personnes ouvre le champs de tous les possibles et modifie en profondeur l’économie. L’économie collaborative repose en partie sur cette idée : Puisque internet me permet d’être mis en relation avec n’importe qui dans le monde, mon savoir, mes outils, ma propriété doit pouvoir intéresser quelqu’un.
Internet me permet de faire savoir, de diffuser mes offres de biens et services : C’est l’économie collaborative, C’est à dire l’économie de la mise en relation des compétences, des biens et des services. 
 
 

L’uberisation du conseil financier pour demain matin ?

Pour le moment, l' »uberisation » du conseil financier et du conseil en gestion de patrimoine n’est encore qu’une réalité partielle. La première étape de l’ubérisation s’est emparée du métier de vendeur de produit financier, mais n’a pas encore franchi l’étape du conseil.
L’ubérisation du métier de vendeur de produit financier, c’est la désintermédiation galopante de la souscription de produits financiers.  Il n’est plus nécessaire d’avoir recours à un intermédiaire pour souscrire un produit financier tel un contrat d’assurance vie, un PEL, un livret A.
Aujourd’hui, il est possible de devenir client d’une banque, d’y souscrire un produit financier en utilisant uniquement la média internet (le client exécute les tâches administratives ingrates réalisée antérieurement par l’employé de banque – scan des justificatif d’identité, complète les informations générales….).
Cette première étape de l’utilisation du canal internet pour souscrire des produits financiers est franchie depuis longtemps (et tend à se généraliser dans les banques), mais on peine à prolonger l’expérience jusqu’à « l’ubérisation du conseil ».
 

L’impossible ubérisation des métiers de l’expertise et du conseil en gestion de patrimoine ?

Les métiers du conseil en gestion de patrimoine se sentent protéger par leur connaissance : Personne ne peut remplacer l’expertise d’un conseiller en gestion de patrimoine ? En êtes vous bien certain ? Personnellement, je suis persuadé du contraire ! 
Amis professionnels de la gestion de patrimoine, réfléchissez à votre manière de conseiller vos clients au quotidien. Combien d’entre vous sont des « saisisseurs de données » dans des logiciels de gestion de patrimoine ? Combien se contente de lire les résultats données par ces excellents logiciels de calculs que sont « bigexpert » ou autres ?
Dans votre conseil, quelle est la part de la valeur ajoutée apportée par la machine ? Demain, le client ne pourrait il pas effectuer lui même ses simulations ? si une part importante du temps consiste à rentrer des données dans un logiciel, votre client doit pouvoir le faire à votre place … et vous ne servez plus à rien (du moins, vous devez trouver d’autres solutions pour apporter une valeur ajoutée à votre client, sinon, vous ne méritez pas votre rémunération. Pas de valeur ajoutée = pas de rémunération).
L’ubérisation des métiers de la gestion de patrimoine est pour demain matin…C’est une certitude.
 
 

Des initiatives intéressantes dans les métiers de la gestion financière

A ce jour, j’identifie deux seuls acteurs qui tente une percée dans les métiers du conseil financier. Il s’agit de Mariequantier et de Fundshop, deux jeunes sociétés qui propose de facturer leur conseil financier (conseil en allocation d’actif). A raison d’un abonnement mensuel, les deux sociétés proposent (= conseil) des arbitrages et une gestion du portefeuille de leur client.
L’idée est très intéressante et c’est la première fois qu’une société essaie de remplacer l’homme dans son activité de conseil. Le conseil de ces deux robot-advisor reposant uniquement sur des formules mathématiques et des algorithmes de gestion de portefeuille. Il n’y a plus d’humain dans le conseil et dans la gestion de portefeuille : Les mathématiques déterminent la composition du portefeuille idéal (et c’est bien ça le problème à mon humble avis…).
D’autres initiatives, ANATEC et YOMONI, sont tout autant intéressantes. Ces deux autres sociétés cherchent elles à disrupter les sociétés de gestion : Comment utiliser la technologie pour « révolutionner » le métier des sociétés de gestion. Tout comme Mariequantier et Fundshop, ce sont des algorithmes et des mathématiques appliquées aux marchés financiers qui génèrent les conseils.
 

 L’avenir du conseil financier serait donc dans les algorithmes et les modèles mathématiques appliqués aux marchés financiers ?

N’avons nous pas tiré les conséquences des crises qui se succèdent : Comprendrons nous un jour que la financiarisation et les mathématiques à outrance ne sont pas la solution mais le problème ? Conseiller le même portefeuille à tous le monde (un modèle mathématique = un portefeuille) est il vraiment à la hauteur de l’attente des épargnants ?
Certes, cette automatisation du conseil par un robot-advisor permet de réduire les coûts ? Mais est ce plus important… La finalité n’est elle davantage le rendement/risque rapporté au coût de la prestation. Peu importe le coût d’un conseil financier, s’il affiche un meilleur rendement .
Mais ce ne sont là probablement que des considérations éthiques et trop personnelles.
 

Besoin d'un conseil ? Découvrez nos services :
Conseil & services 
Bilan patrimonial
Abonnement patrimonial
Formation
Au service de vos projets de vie 
MonImmoLocatif.fr
MonPatrimoine.io
IA Patrimoniale