– Un article rédigé avec expertise par Geoffroy ROQUES, courtier en assurance emprunteur, spécialisé dans la gestion des risques aggravés de santé et autres situations complexes liées à l’importance des capitaux à assurer ou l’âge de l’emprunteur –

Trouver une assurance emprunteur lorsque l’on a un risque aggravé de santé peut aller de l’expression « c’est simple comme un bonjour » à « autant chercher une aiguille dans une meule de foin ».

J’ai décidé aujourd’hui de m’attaquer à ce vaste sujet tant le nombre d’emprunteur concerné est important.

Je rédige cet article en qualité de courtier en assurance emprunteur spécialisé dans ce que l’on appelle les risques aggravés de santé. J’en ai repris les grands principes dans cet article : « Courtier assurance emprunteur spécialisé en risque aggravé de santé et convention aeras« 

Le titre de cet article correspond à la question que l’on me pose le plus régulièrement. Cela fait quelques années que j’écris sur ce blog et que des personnes me contactent ensuite en m’indiquant qu’ils ont un risque aggravé de santé et qu’ils souhaitent trouver une solution pour assurer leur emprunt.

Je vous avoue que jusqu’à présent je ne comprenais pas pourquoi des emprunteurs évoquaient ce terme de risque aggravé de santé.

Cela fait maintenant 18 ans que je travaille dans le domaine de l’assurance. Quand je l’ai intégré je me rappelle comme si c’était hier d’une personne qui m’a indiqué « Geoffroy tu vas assurer des gens, c’est un métier où il faut être sérieux !! ». Cette phrase résonne encore dans ma tête comme si c’était hier.

Alors oui, j’ai assuré des personnes qui m’ont indiqué être diabétiques, séropositives, dépressives, atteinte de spondylarthrite, de polyarthrite, de maladie de crohn, de sclérose en plaque, être passé par l’épreuve d’un cancer mais pour moi je n’ai jamais assuré un risque aggravé de santé.

Alors à force d’entendre les emprunteurs me parler de risque aggravé de santé j’ai cherché et j’ai compris pourquoi ils employaient ce terme. Le marketing !!!

Partout on peut lire que si vous êtes malade ou anciennement malade la compagnie d’assurance va considérer votre pathologie comme un risque aggravé de santé. Toujours quand on continue de lire, on nous dit nous explique qu’heureusement il existe des courtiers et que ceux ci vont nous trouver une solution. Et pour finir on nous demande de cliquer sur un bouton en nous ’assurant que c’est gratuit et sans engagement.

En 18 ans c’est donc tout simplement le marketing et le nombre d’acteurs qui a évolué.

Un courtier cela reste un courtier. J’en suis un. A 100 mètres de là il y en a un autre. Aujourd’hui tout le monde est courtier. Nous sommes 30 000 au bas mot. Il suffit de faire 150h de formation pour le devenir.

Courtier est un statut. C’est un peu comme avec un commerçant ou un artisan. Cela ne garantie en rien un savoir-faire ou une expérience réussie. Imaginez un peu si votre plombier arrivait chez vous en vous indiquant qu’il sait tout faire y compris des choses complexes car il a le statut d’artisan. Je pense que vous esquisseriez un sourire.

En 18 ans le marketing a fait penser aux emprunteurs que la masse des courtiers pouvaient traiter les dossiers en risque aggravé de santé. On est passé du courtier, au courtier en spécialisé en assurance emprunteur pour en finir au courtier spécialisé en risque aggravé de santé.

Ainsi on a réussi à faire penser aux emprunteurs grâce à des communications marketing qu’une majorité de courtiers étaient devenus spécialistes d’un métier qui ne s’apprend qu’en étant autodidacte.

A mon niveau je vais vous rassurer (….ou pas) en 18 ans rien n’a changé. Le marketing présente…annonce… mais lorsque l’on rentre dans le concret le nombre d’interlocuteurs en capacité d’apporter une avancée réelle à votre dossier et d’être efficace se réduit comme peau de chagrin….

Je vais donc vous indiquer au cours de cet article comment trouver une assurance emprunteur en cas de risque aggravé.

L’idée sera de casser les idées reçues car il en existe un certain nombre et elles vous ferons souvent perdre un temps certain. On passera ensuite par la méthodologie à employer pour certaines pathologies et nous finiront par la technique car ce n’est pas parce que vous présentez un risque santé spécifique que vous devez être mal couvert et accepter un produit de moindre qualité.

Pour comprendre pourquoi on vous parle de risque aggravé il faut déjà reprendre l’origine de ce terme. Vos interlocuteurs bancaires ou courtiers en prêt immobilier si vous avez abordé avec eux votre maladie ou votre antécédent de santé ont dû vous parler de la convention AERAS (cf. « Convention AERAS, Droit à l’oubli fonctionnement et solution pour votre assurance de prêt immobilier » )

AERAS signifie « s’assurer et emprunter avec un risque aggravé de santé ». Vous bénéficiez automatiquement de ce process dès lors que :

Je ne développerai pas la convention AERAS aujourd’hui mais si il y a bien une première idée reçue à casser c’est le fait que la convention AERAS vous permettra systématiquement de trouver une assurance emprunteur.

Il y a des obligations d’assurance pour les assureurs pour tout ce qui est automobile mais il n’y en a aucune pour ce qui concerne l’assurance emprunteur. Ainsi il ne faut pas penser que lorsque l’on vous passe du niveau 1 au niveau 2 (cf. « Crédit immobilier : AERAS niveau 2 pour votre assurance emprunteur : quelles solutions ? ) de cette convention au pire vous aurez une garantie qui vous sera proposée au niveau 3.

L’assureur n’a donc pas l’obligation de vous assurer et la banque n’a pas non plus l’obligation de vous prêter. Ces deux organismes, de par la convention AERAS, ont uniquement l’obligation de faire leur maximum. On parle donc d’une unique obligation de moyen.

Trouver une assurance emprunteur avec un risque de santé lié à une pathologie c’est être pragmatique. Certes il existe des dispositifs mais c’est votre recherche personnelle qui au final fera la différence.

En assurance emprunteur, il y a des choses qui sont faisables, d’autres partiellement faisables et encore d’autres qui ne le sont tout simplement pas.

Cassons une seconde idée reçue. Il n’existe pas de compagnie d’assurance spécialisée dans le risque aggravé de santé. Encore une fois cette idée est véhiculée par les services marketing. Si une ou deux compagnies assuraient l’ensemble des personnes malades ou anciennement malades cela se saurait et il n’y aurait plus de sujet depuis longtemps.

Il existe par contre un grand nombre d’assureurs sur le marché et ils ont tous des grilles d’acceptation médicales qui sont distinctes selon les pathologies.

Une grille d’acceptation médicale ont pourrait l’imaginer de la façon suivante :

 Acceptation médicale de l’assureur 1Acceptation médicale de l’assureur 2Acceptation médicale de l’assureur 3Acceptation médicale de l’assureur 4
diabète type 2 (non insulino dépendant) de moins de 10 ans d’ancienneté avec un HbA1c à 5,5%garantie décès acceptée avec majoration de 75% et refus des garanties ITTgarantie décès acceptée avec majoration de 75% et 100% sur les garanties  ITTgarantie décès acceptée avec majoration de 25% et 50% sur les garanties  ITTgarantie décès acceptée avec majoration de 50% et exclusion de la maladie sur les garanties  ITT
diabète type 2 (non insulino dépendant) de plus de 10 ans d’ancienneté avec un HbA1c à 7%garantie décès acceptée avec majoration de 125% et refus des garanties ITTgarantie décès acceptée avec majoration de 100% et 125% sur les garanties  ITTgarantie décès acceptée avec majoration de 50% et 75% sur les garanties  ITTgarantie décès acceptée avec majoration de 100% et exclusion de la maladie sur les garanties  ITT
diabète type 1 (insulino dépendant) de moins de 10 ans avec un HbA1c à 7%garantie décès acceptée avec majoration de 175% et refus des garanties ITTgarantie décès acceptée avec majoration de 100% et et refus sur les garanties  ITTgarantie décès acceptée avec majoration de 100% et 125% sur les garanties  ITTgarantie décès acceptée avec majoration de 100% et exclusion de la maladie sur les garanties  ITT
diabète type 2 (insulino dépendant)  de plus de 10 ans avec un HbA1c à 8,5%garantie décès acceptée avec majoration de 200% et refus des garanties ITTgarantie décès acceptée avec majoration de 100% et refus sur les garanties  ITTgarantie décès acceptée avec majoration de 175% et 200% sur les garanties  ITTgarantie décès acceptée avec majoration de 150% et exclusion de la maladie sur les garanties  ITT

Bien entendu les paramètres pris en compte pour un emprunteur diabétique sont bien plus nombreux et les réponses données pas tout à fait exacte mais cela permet d’illustrer la façon dont une compagnie traite votre dossier.

On voit bien sur cette pathologie qu’est le diabète qu’il y a des réponses distinctes suivant bien entendu la situation médicale de l’emprunteur mais aussi suivant les garanties qui composent le contrat.

Dans cet exemple de grille d’acceptation médicale ce qui doit la plupart du temps focaliser votre esprit c’est le fait que les garanties ITT soient acceptées ou pas.

En effet pour revenir sur un élément pragmatique cela correspondront à une des garanties que demandent votre banque pour vous octroyer un prêt pour votre résidence principale.

La banque avant d’éventuellement se soucier que vous soyez en situation de risque aggravé de santé vous a remis un document assurance (cela s’appelle une fiche standardisée d’information) qui reprend ses exigences en terme de couverture de l’emprunt. Dans ce document elle vous demande de souscrire un contrat d’assurance qui comprend les garanties décès, PTIA, IPT, ITT et parfois IPP (cf. « Les garanties décès, PTIA, IPT, ITT, IPP de votre assurance prêt immobilier : définitions et explications » )

Lorsque j’ai écrit « Comment obtenir un crédit immobilier avec un problème de santé ou une maladie ? » , j’ai repris une liste de pathologies qui va du diabète de type 2 maitrisé en passant par le cancer du sein ancien de 3 ou 4 ans et finissant par l’infarctus ayant eu lieu la semaine précédent la souscription de l’assurance emprunteur.

Au cours de cet article j’ai expliqué ce qui était faisable en terme d’obtention de garanties ITT et ce qui était impossible à obtenir.

Hors lorsque l’on vous indique ou que vous indiquez que vous avez un risque aggravé de santé la principale difficulté pour la majorité des emprunteurs n’est pas de trouver une assurance emprunteur mais bien de trouver l’ensemble des garanties demandées par la banque.

En parallèle ou dans un second temps pourra s’ajouter une problématique de prix soit pour des raisons de taux d’usure (Dépassement de taux d’usure et refus de crédit immobilier : Quelles solutions ?)

Nous étions dans les idées reçues, continuons. Deux autres concernent l’aspect prix et sont également à casser.

La première consiste à penser ou dire qu’une assurance emprunteur souscrite avec un risque aggravé de santé est forcément hors de prix. Si la recherche est correctement faite on peut arriver à des résultats « satisfaisants » dans une majorité de cas. Lorsque je parle de faire une recherche correcte cela ne signifie pas monter 15 dossiers d’assurance dans 15 compagnies distinctes. Cela signifie aller au bon endroit et réfléchir à certains point en amont du montage de dossier. Bien entendu il existe toujours des exceptions. C’est notamment le cas sur certaines pathologies sur lesquelles l’assureur n’a pas assez de recul ou bien si le prix de base est déjà très élevé.

La deuxième idée reçue ou véhiculée par les interlocuteurs bancaires ou courtier consiste à croire que si vous êtes prêt à payer plus cher un assureur pourra vous assurer pour toutes les garanties. Un assureur, tel qu’il soit, donne sa réponse en fonction de sa grille d’acceptation médicale. Si la grille dit exclusion ce n’est pas en demandant à payer plus cher qu’il vous indiquera que l’exclusion est supprimée. Ce n’est pas vous emprunteur qui allait pouvoir fixer vos conditions.

Trouver une assurance emprunteur lorsque l’on a un risque aggravé de santé demande la plupart du temps une énergie folle pour quiconque n’emploie pas la bonne méthode et n’a pas réfléchi avant d’agir.

Vous n’avez pas l’expérience de ce sujet et la plupart du temps vous y êtes confronté pour la première fois. Lorsque vous vous adressez à vos interlocuteurs bancaires (banquier ou courtier en prêt immobilier) vous ne trouverez la plupart du temps pas une réponse ou une aide concrète. Ainsi vous allez avancer seul en cherchant parfois quelque chose qui n’existe pas ou qui est très rare.

Vous allez donc monter des dossiers d’assurance emprunteur les uns derrière les autres en vous laissant happer par le marketing internet ou les idées reçues véhiculées par nombre de personnes. Vous allez enchaîner les rendez-vous chez votre médecin pour un résultat qui bien souvent ne vous conviendra pas.

Vous allez chercher à débloquer votre situation en cherchant ce que la banque vous a demandé de trouver et au final passer à côté des points essentiels.

Certes vous vous direz (ou vos interlocuteurs bancaires vous souffleront gentiment la réponse pour atteindre leur objectifs commerciaux) que vous pourrez changer après puisque vous avez le droit de résilier dès la signature de votre offre de prêt grâce à la loi Hamon (cf Changer d’assurance de prêt : L’analyse de l’équivalence de garantie de la loi HAMON ) et ce pendant un an. Ce sera certainement une opportunité pour supprimer l’exclusion de votre garantie ITT ou réduire une surprime (cf 4 raisons pour changer d’assurance emprunteur : 4 – supprimer une exclusion ou réduire sa surprime ) si vous êtes réellement coincé par un délai.

Mais attention si vous validez votre offre de prêt en l’état et n’avait pas fait rectifier certains points en amont vous serez déjà sur la mauvaise pente…..et risquez de le payer chèrement par la suite.

Dans le domaine du risque aggravé de santé et de l’assurance emprunteur en général il y a deux points qui doivent prédominer c’est LA RÉFLEXION et l’ANTICIPATION

De la même manière que lorsque nous étions plus jeunes nous nous emballions sur des problèmes de mathématiques sans avoir correctement lu l’énoncé, il faut réfléchir avant d’agir.

Vous n’aimez peut être pas les maths et cela sera peut être un mauvais souvenir pour vous mais il va falloir bien lire l’énoncé et poser l’équation pour résoudre votre problématique d’assurance emprunteur :

  1. Ma banque me demande une garantie décès PTIA IPT ITT
  2. Sur ces garanties, quels sont les critères d’équivalence si je souscris un produit extérieur en délégation d’assurance (cf Délégation d’assurance de prêt immobilier, définition et intérêt pour l’emprunteur. )
  3. Quel est le taux d’usure actuel et la place laissée à la partie assurance sur mon prêt
  4. Quelle sera la majoration potentielle ?
  5. Ma quotité d’assurance est elle adaptée en fonction des point c) et d).
  6. Ma pathologie est elle assurable en ITT ?
  7. Si elle ne l’est pas quelle stratégie dois je adopter ? et à quelle question ma banque dois répondre rapidement ?
  8. Quel est mon timing maximum pour fournir une assurance e=à la banque ?
  9. Rentrer dans le cadre de la convention AERAS, est ce d’une réelle utilité au vue de ma pathologie ?
  10. Quel assureur est adapté à ma pathologie ?
  11. Aurais-je un levier de révision de ma surprime dans le temps ?
  12. Comment puis-je monter mon dossier en étant le plus efficace possible ?
  13. Les conseils donnés par mon banquier ou mon courtier en crédit sont ils adaptés à ma situation ou dois je revoir un point ou deux avant d’avancer et de leur fournir une proposition d’assurance ?
  14. Dois-je souscrire l’assurance de la banque ou est-on en train de me mettre une épine dans le pied dont j’aurai du mal à me défaire par la suite ?

Suivant les situations, des paramètres sont à ajouter ou à supprimer mais dans les grandes lignes voici la réflexion que je mène lorsque je traite un dossier dit de risque aggravé de santé.

Étant donné que ce n’est pas votre métier l’équation va vous paraître ultra complexe à résoudre et c’est tout à fait normal. Votre métier à vous va être tout autre.

Vous, il va vous falloir trouver l’interlocuteur qui est en capacité d’anticiper ces différents points et de poser correctement l’équation. Car si vos souvenir de mathématique sont bons vous devez vous rappelez que si l’équation n’est pas correctement posée elle sera insoluble.

Je ne compte plus le nombre d’emprunteur qui monte des dossiers d’assurance pour rien.

Cela va du taux d’usure déjà dépassé avec le prix de base de l’assurance emprunteur, en passant par des garantie ITT demandées à des personne tétraplégique (impossible de s’assurer en invalidité ou en arrêt de travail si l’on est déjà invalidité) ou bien encore à des dossiers que l’on demande de monter à des personnes qui sont encore en soin à l’hôpital pour une pathologie X ou Y.

Vous allez me dire « ce n’est pas mon métier ». Ceci je l’entends tout à fait et bien entendu ce n’est pas à vous emprunteur de savoir quelles sont les logiques de base d’un crédit immobilier ou d’une assurance emprunteur.

Néanmoins vous n’étiez pas seul dans l’agence bancaire et vous devez maintenant devenir acteur plutôt que spectateur de votre dossier de crédit.

Il faut donc que vous sondiez rapidement vos interlocuteurs. Sonder, cela signifie regarder s’ils sont en capacité de vous aider ou pas et surtout si ils ont une connaissance concrète du sujet qui vous concerne.

A compter du moment où vous sentez qu’ils ne savent pas réellement, il faut fermer les écoutilles et écouter d’autres sons de cloches.

S’ils ne connaissent pas votre problématique ou n’en ont pas compris les impacts concrets, comment ont-ils pu précédemment vous donner les conseils adaptés sur le montage de l’emprunt ? Le choix de la banque ? La quotité d’assurance à fournir si vous êtes en couple ? La compagnie d’assurance à solliciter ?

Niveau interlocuteur vous avez le choix et tout le monde vous accueillera les bras ouvert. Le marketing a été créé pour que vous tapiez à la porte et demandiez à entrer.

Reste à savoir si l’hôte sera à la hauteur.

Restez sur des choses simples. Rappelez-vous que c’est l’homme ou la femme qui fait la différence et non le statut professionnel indiqué sur la carte de visite ou le site internet. C’est d’elle ou de lui dont vous devez tester les connaissances et les compétences en la matière.

Si il ou elle n’est pas en capacité de poser l’équation vu plus haut dans l’article (pour rappel on avait quand même 14 inconnues…) ou qu’il ou elle vous indique qu’à chaque fois le résultat est systématiquement le même il sera peut être bon de consulter un autre mathématicien car celui risque de ne pas avoir la moyenne.

Je ne développerai pas sur les machines à devis (il faut y comprendre les comparateurs d’assurance de prêt) et les choses que l’on peut y lire mais pour la grande majorité elles seront bien plus douées dans le domaine de la littérature que dans celui des mathématiques…

En introduction je vous indiquais que trouver une assurance emprunteur lorsque l’on a un risque aggravé de santé cela pouvait être très simple comme parfois très compliqué.

Une fois que vous aurez trouvé un interlocuteur qui est en capacité de vous donner des réponses claires sur votre situation ou qu’il aura bien cerné les problématiques de votre dossier, vous allez vous enlever une première du pied.

Arrivera ensuite la seconde problématique celle que vous pensiez principale c’est à dire votre déclaratif de santé. Vous ne pourrez bien sûr pas agir dessus. Néanmoins là aussi rien ne sert de chercher à contourner le problème en cherchant un questionnaire santé qui ne vous poserai pas la fâcheuse question où à envisager la fausse déclaration (cf »Assurance de prêt : Les conséquences d’une fausse déclaration sur le questionnaire santé. ). Un questionnaire de santé c’est une toile d’araignée. On ne passe que très rarement au travers. Une fois vu par le service médical de la compagnie celui-ci voudra dérouler la pelote et en savoir plus.

Pour reprendre les pathologies que je considère comme simple à assurer à partir du moment où on a du recul et de la stabilité et un niveau de « gravité » considéré comme faible ou équilibré, je nommerai le diabète, le VIH, la spondylarthrite (SPA), la maladie de Crohn, la dépression, la rectite hémorragique (RCH), la pose de stent sans infarctus, l’hypertension, l’asthme et l’hépatite B.

Dans une moindre mesure je pourrais également indiquer les antécédents de cancer notamment du sein à compter du moment où en complément de l’ancienneté et de la stabilité on a une classification de tumeur « favorable » (T0N0, T1N0, T2N0).

Mais pourrons de manière générales être traité tous les types affections cancéreuses qui apparaissent dans la grille du droit à l’oubli ou grille dite spécifique avant même le délai indiqué dans celle-ci.

Ainsi, oui il peut exister des réponses positives sur des antécédents de cancer du testicule, de mélanomes de la peau, de cancers du col de l’utérus, de cancer de la thyroïde, de dépression, de lymphomes hodkiniens ou encore d’hépatites C.

Cela vous paraîtra peut être étonnant que certains assureurs fassent mieux que la grille commune à tous les assureurs pour la convention AERAS mais c’est un fait et au final c’est assez logique. Si la convention AERAS arrive à imposer des décisions d’assurances à l’intégralité des assureurs c’est que certains d’entre eux appliquait des décisions favorables à leur clients. Ainsi ce sont les mauvais élèves en terme d’acceptation médicales qui sont recadrés afin de rejoindre le peloton. Vous, ce que vous devez garder à l’esprit c’est qu’il existe par pathologies des assureurs qui sont plus avancée que la grille.

Pour d’autre pathologie comme la sclérose en plaque non cité dans cette grille, il n’y a dans une majorité pas de difficulté à trouver une assurance mais elle se limitera dans 90% à 95% des situations à une simple garantie décès PTIA. Le problème deviendra donc bancaire et se sera à votre banquier d’y répondre.

Vous l’aurez je l’espère compris à la lecture de cet article, l’assurance emprunteur avec un risque aggravé de santé demande une connaissance spécifique.

Comme tout ce qui est spécifique cela peut devenir hyper complexe si l’on s’adresse à un opérateur standard ou que l’on suit le chemin habituel tracé par le banquier ou le courtier en prêt immobilier.

En effet des solutions seront peut être trouvé mais à quel prix, après combien de temps et avec quelle qualité de contrat.

En effet vous ne devez pas oublier même après obtention de vos garanties que mieux vaut :

Se sera donc à vous dans la majeure partie des cas de prendre la main et à dire stop avant de vous laisser embarquer sur une voix sans issue.

Anticipation et réflexion doivent prendre le pas sur le marketing

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