Depuis quelques jours, nous travaillons autour de l’excessive faiblesse des taux de crédit immobilier et plus globalement de l’impact des taux négatifs sur la gestion de votre patrimoine. Les taux négatifs sont une nouvelle réalité qu’il nous faut essayer de comprendre et d’intégrer.

De manière synthétique, tout est résumé dans cet article : Ce nouvel impôt sur l’épargne qui profite au budget de l’état et appauvrit les épargnants. L’épargnant s’appauvrit du fait de rendements trop faibles, et notamment inférieurs au taux de croissance nominale alors, qu’à l’opposé, l’emprunteur s’enrichit sans effort. (cf »Pour ne pas subir les taux d’intérêt négatifs, il faut s’endetter et investir…, un article publié dès 2016 dans lequel nous vous décrivions ce qui est en train de se passer aujourd’hui en 2019).

Cette situation nouvelle est alors un formidable encouragement à l’endettement et à l’investissement dans un actif dont l’usage assurera sa valeur de long terme tel que l’investissement immobilier. Bref, l’excessive faiblesse des taux de crédit immobilier est un formidable encouragement à l’investissement immobilier et pourrait même expliquer une forte hausse des prix de l’immobilier dans les prochaines années (sauf dans les régions et villes qui ont déjà connues une hausse des prix grâce à la faiblesse des taux comme Paris, Lyon ou Bordeaux).

Certains experts commencent déjà à anticiper le retour de la constitution d’une bulle immobilière en France du fait de ces hausses prévisibles des prix de l’immobilier. (cf »Êtes vous prêt pour la hausse des prix de l’immobilier et des terrains constructibles ?)

C’est ainsi qu’une narration particulièrement favorable à l’investissement immobilier est en train de se mettre en place depuis quelques mois ; J’y souscrit pleinement comme je vous l’explique longuement dans la nouvelle édition de mon livre « Investir dans l’immobilier »

Néanmoins, il convient d’attirer votre attention sur le point de faiblesse de ce raisonnement : Ces perspectives formidables que nous annonçons pour le marché immobilier repose principalement sur la perspective d’une faiblesse durable des taux de crédit immobilier, certitude qui se renforcent semaine après semaine au gré des déclarations des banques centrales et d’une politique monétaire toujours plus accommodante.

Rendez vous compte, aujourd’hui, la situation est incroyable ; Les barèmes compilés de notre comparateur de crédit immobilier, cet outil gratuit qui vous permet de comparer les barèmes de taux immobilier entre plus de 100 banques, font état d’un taux à 0.93% sur 20 ans ;

A titre personnel, j’ai même obtenu (via le comparateur de crédit immobilier) une proposition à 0.75% / 15 ans.

C’est dingue !

 



Bref, tout est en place pour que ces taux de crédits immobiliers restent durablement faibles ( Certains commencent même à parler de 10 ans à l’instar d’Olivier Blanchard, ancien chef économiste du FMI ) et donc que tout cela participe à une formidable augmentation des prix de l’immobilier dans les prochaines années.

Malheureusement, ce scénario me semble est trop parfait pour être réaliste. Je crains effectivement qu’il soit prématuré d’affirmer que les taux de crédit immobilier bénéficieront pleinement de la prochaine politique monétaire accommodante éventuellement décidée par la banque centrale Européenne. Une bulle immobilière n’est pas souhaitable tant elle est source d’instabilité économique et d’inégalité.

Les taux d’intérêt devraient globalement rester faibles … mais il n’est pas exclu que la banque centrale européenne décide d’une politique monétaire sélective, c’est à dire qui pénaliserait les crédits immobiliers et limiterait les excès de la faiblesse des taux de crédit immobilier. Les taux de crédit doivent être bas pour les entreprises, les état ou plus globalement l’économie réelle ; Mais des taux bas qui auraient pour conséquence la constitution d’une bulle immobilière pourraient être contre productifs à long terme.

Mais attention, ne me faites pas dire ce que je n’ai pas dit. Il ne s’agit pas d’anticiper une hausse des taux de crédit immobilier. Une hausse excessive des prix de l’immobilier est source de dérèglements économiques importants … mais la baisse des prix de l’immobilier aussi.

Pour le moment, ce ne sont que des suppositions, des réflexions … qui doivent juste vous permettre d’avoir un esprit critique. Rien n’est jamais certain ! et surtout rien ne se passe jamais comme prévu en théorie.

« La théorie, c’est quand on sait tout et que rien ne fonctionne. La pratique, c’est quand tout fonctionne et que personne ne sait pourquoi » Albert Einstein.

Bref, méfiez vous de certitudes …

Barème des meilleurs taux de crédit immobilier

Consultez notre barème des meilleurs taux actuellement proposés par les banques via notre comparateur de crédit immobilier.
 

Comparer les taux immobiliers entre 100 banques


36 Comments

  1. Bonjour

    Suivre le débat.

  2. Merci Monsieur Fonteneau pour cet article.

    Taux à zéro : l’argent n’a plus de valeur. C’est ce que vous écrivez depuis longtemps je crois. A quoi bon détenir de l’argent puisque l’emprunter ne coûte rien.

    Taux négatifs : gagnez de l’argent en empruntant !

    Ces fuites en avant dans lesquelles tout le monde est sensé gagner (l’emprunteur qui peut dépenser l’argent qu’il ne possède pas, en achetant un bien immobilier dont il espère au surplus tirer une bonne plus-value ; le financier qui met en place les prêts, l’agent immobilier qui perçoit des commissions sur des transactions qui ne voient le jour que du fait de cette situation contre-nature, etc.,) se terminent selon moi toujours par une sérieuse migraine après la fête (« when the Fed – ou plutôt ici la BCE – takes away the punch bowl »).

    L’idée généralement admise est que la page de la crise de 2008 a été tournée il y a déjà un bon moment.

    2008 ? Souvenons-nous : les lois et règles prudentielles américaines revues à la baisse afin de donner accès aux marchés de crédit à des emprunteurs non solvables… Des professionnels de la finance, de l’assurance-crédit, de l’immobilier, encaissant leurs commissions à tour de bras, la hausse des prix de l’immobilier alimentée par tous ces emprunteurs/acquéreurs dits « subprime »… jusqu’au jour ou l’immobilier ne monte plus, les acquéreurs/emprunteurs ne peuvent plus revendre, donc plus rembourser, les banques saisissent pour se payer, mais ne peuvent pas se payer car elles non plus ne peuvent pas revendre, etc., etc. Certaines font faillite en l’absence de soutien public (Lehman Brothers) mais d’autre bien plus nombreuses, en Europe, ne survivent qu’au prix d’une recapitalisation à l’initiative des Etats, lesquels se retrouvent aujourd’hui encore avec le mistigri de ces engagements financiers non dénoués. Nous touchons là à la véritable cause des taux zéro voire négatifs : les Etats ne peuvent tout simplement pas se permettre une remontée des taux qui provoquerait une situation explosive dans toute l’Europe. Souvenez-vous de la violence des émeutes en Grèce…

    Car si les prêteurs aux épargants subprime ont pu trouver le salut auprès de leurs Etats respectifs, qui va sauver les Etats ? Il n’y a plus que Dieu !

    Les taux zéro : l’art de plumer la volaille sans la faire crier…

    Ma grand-mère, paix à son âme, disait bien qu’il faut se garder de dépenser de l’argent que l’on ne possède pas…

    Et pourtant, aujourd’hui tout nous pousse à le faire.

  3. « Mais des taux bas qui auraient pour conséquence la constitution d’une bulle immobilière pourraient être contre productifs à long terme. »

    Ce n’est absolument pas l’avis de Michel Mouillard……

    mais ce n’est que son avis

    • Ah l’inénarrable Michel Mouillard , maitre de conf a nanterre qui se faisait appeler professeur, je le croyais plus ou moins disparu tiens.
      J’ignore combien il a pu se faire rétribuer par le lobby immobilier mais s’il s’est bien débrouillé il devrait couler une retraite doree au soleil a l’heure qu’il est.

  4. La baisse des taux peut faire monter les prix de l’immobilier mais il arrivera un moment ou les investisseurs locatifs arrêteront d’acheter car le rendement deviendra trop faible. Ne resteront alors que ceux qui achètent leur résidence principale, la hausse des prix sera alors plus faible.

    Mais s’il advient que les séniors et les héritiers se mettent à vendre plus (ce qui exercera une pression sur les prix) il n’est pas certains que la hausse se poursuive encore.

    De plus que ce passera t-il si une forte hausse des prix du pétrole se réalise entrainant comme à chaque fois une hausse de l’inflation (voir article récent de Charles Gave Institut des libertés)

    Bref tout ce que je sais c’est qu’à long terme je ne sais rien ou pas grand chose d’utile pour me décider sereinement.

    Ou plutôt je prend conscience que si cette hausse se réalise elle ne sera que le fruit de bidouillages des banques centrales ce qui n’est pas de nature à donner confiance.

  5. Bon alors si je comprend bien cette étude un jour les rendements locatifs pourraient bien baisser en raison d’un excès de l’offre et à plus forte raison si le pouvoir d’achat stagne voire baisse en raison par exemple de plus de fiscalité, de prix du pétrole plus cher, du retour de l’inflation etc ….

    C’est la dernière étude de Century 21 qui pointe cette nouvelle réalité à savoir que 66,6% des transactions sont réalisés afin d’acheter une résidence principale, tandis que la part dédiée à l’investissement locatif explose : +31,8% entre le 1er semestre 2018 et le 1er semestre 2019 (elle avait pourtant déjà progressé de 17,5% sur les douze mois précédents).

    Selon Century 21, en France, les placements représentent désormais 26,5% des transactions.

    Pour le groupe immobilier, « les ménages ont compris qu’un investissement locatif est une forme d’épargne forcée qui permet de se constituer progressivement un patrimoine. Quand les inquiétudes sur les retraites sont prégnantes, quand la rentabilité des placements boursiers est incertaine, l’investissement locatif devient pour tous, familles aisées, catégories plus modestes, seniors ou jeunes actifs, LA valeur refuge ».Les ménages n’hésitent donc pas à exploiter pleinement tous les leviers du crédit : les durées d’emprunt s’allongent (+3,4% pour atteindre 21,1 ans en moyenne) et la quotité de crédit mobilisée pour l’achat augmente (+2,2% pour représenter 79,7% de la somme globale) ».

  6. Bonjour, C’est en autodidacte que j’ai pausé des questions au impôt. Pour savoir pour un cas de bascule de résidence principal en locatif, j’ai le droit à des déductions sur du frais réel pour le crédit
    la réponse est flou et pour mes recherches, il me donne un lien gouv.

    Il va falloir me déplacer 🙂

    Je listerai mes questions après avoir lu d’excellent blog merci

  7. Ange LERUAS says:

    D’une manière générale je n’ai pas vocation à blâmer ceux qui disent mais le contenue de leur dire. En essayant de démontrer par des arguments la légèreté du propos, quelque fois, comme ce sera le cas ici et d’autre fois, cas plus grave, le mensonge comme le déni du réchauffement climatique total ou déni de l’anthropique de ce premier déni.
    Peut-on se satisfaire de ce qui suit :
    « 2008 ? Souvenons-nous : les lois et règles prudentielles américaines revues à la baisse afin de donner accès aux marchés de crédit à des emprunteurs non solvables… Des professionnels de la finance, de l’assurance-crédit, de l’immobilier, encaissant leurs commissions à tour de bras, la hausse des prix de l’immobilier alimentée par tous ces emprunteurs/acquéreurs dits « subprime »… jusqu’au jour ou l’immobilier ne monte plus, les acquéreurs/emprunteurs ne peuvent plus revendre, donc plus rembourser, les banques saisissent pour se payer, mais ne peuvent pas se payer car elles non plus ne peuvent pas revendre, etc., etc. Certaines font faillite en l’absence de soutien public (Lehman Brothers) mais d’autre bien plus nombreuses, en Europe, ne survivent qu’au prix d’une recapitalisation à l’initiative des Etats, lesquels se retrouvent aujourd’hui encore avec le mistigri de ces engagements financiers non dénoués. Nous touchons là à la véritable cause des taux zéro voire négatifs : les Etats ne peuvent tout simplement pas se permettre une remontée des taux qui provoquerait une situation explosive dans toute l’Europe. Souvenez-vous de la violence des émeutes en Grèce… »
    Qui sert de base dans le sujet présent de cause ou baisse du prix de l’immobilier. Autant que c’est cette baisse ou hausse qui serait les causse de la crise
    On ne discerne pas dans ces propos si ces hausses ou baisses sont les cause ou les effets. Si vous considérer ce qui est dit comme une réalité, vous ne pourrez pas démontrer que ce n’en est pas une à partir de là.
    Comme le disait Einstein « ce n’est pas en prenant le chemin qui vous a mené aux problèmes que vous arriverez à le résoudre, il vous faut prendre un chemin détourné ».
    Vous avez vu dans le texte qui précède le glissement de la crise des subprime vers la crise de 2008, mais aussi une interpreéation de sortie de crise par l’intervention des Etats.

    tout ce qui y est dit, n’est pas fau,x mais incapable d’expliquer le mécanisme des crises et donc de pouvoir à l’avenir les prévoir et anticiper.

    Suivons le conseil ‘Einstein sortons de nos explications presentes sur les causes de nos crises, pour nous détourner sur des réalités communes.

    L’acte qui nous permet de réaliser notre vie matérielle, c’est celui de la production qui devient nos consommations.
    Qui n’est pas d’accord, pourquoi.

    Cette réalité est obligatoirement réalisée que si nous utilisons l’artifice de la monnaie :
    * faire circuler les productions par l’utilisation de la circulation de la monnaie.
    * se partager la monnaie ( le prix des choses) pour se partager la consommation. Qui n’est pas d’accord pourquoi ?

    La crise ne peut alors arriver que si :
    * Il y a réduction de production
    * Il y a réduction de circulation de monnaie dans le circuit de production nationale
    * Il y a un mauvais partage de la monaie
    * Il n’y a plus de consommation.
    * il ya une réduction de consommation.
    Qui n’est pas d’accord et pourquoi ?

    Il va de soi que l’épargne, en sur abondance, c’est moins de consommations qui entraîne, moins de circulation dans la production, entraîne moins de production, puis du chômage, moins de salaire, moins de rentrée sociale et fiscale et plus de besoin de dépense sociale.
    Donc, dans ce cas, une crise dont la cause est la volonté de sur épargner.
    Qui n’est as d’accord et pourquoi ?

    Donc la crise 2008 résulte d’un comportement, psychique, qui entraîne la non circulation de la monnaie, qui ne peut avoir pour remède que la solution de créer un circuit de monnaie qui COMPENSE, celui arrêté, et ce rôle est dévolu au gendarme de la circulation de monnaie, l’État, qui doit réagir le plus vite mais avec un principe, contre lui, celui de l’inertie.
    Qui n’est pas d’accord pourquoi ?

    À ce stade on peut continuer le raisonnement, où bien se demander les raisons qui ont poussée notre psychologie a sur-épargné et là, la réponse est la crise des subprimes et la crise de la dette souveraine dans une moins grande mesure.

    Ceci nous oblige à connaître les raisons de ces deux crises qui sont parmi les quatre causes énoncées ci avant. Et dans les deux cas c’est une réduction de circulation de monnaie par la réduction des prêts.
    Qui n’est pas d’accord et pourquoi ?

    Reste à savoir pourquoi cette réduction ? La reponse est dans le principe de besoin de prêt qui a deux étages celui
    * financier une avance de monnaie suivit du remboursement de monnaie plus un une autre principe celui de
    * permettre une avance de consommation d’un bien produit par d’autres qui n’en profitent pas (de la consommation bien sur) avec espoir que l’emprunteur se dispense d’une consommation, plus tard, en faveur du producteur de sa consommation avancée, (consommation différé chez l’autre).
    Qui n’est pas d’accord, pourquoi.

    Si dans la crise 2008 le comportement est à l’origine de la réduction de la circulation de la monnaie : il est en est de même pour la crise de subprime, et de la dette souveraine, c’est le comportement de ne pas rendre aux autrex la consommation avancée, et cela devient la raison de la réduction de circulation de monnaie.
    Qui n’est pas d’accord et pourquoi ?

    Reste à savoir pourquoi il y a défaillance de l’emprunteur  pour savoir s’il mérite ou pas d’indulgence ?
    C’est un autre sujet qui ne sera abordable que si ce qui précède est accepté.
    Nous y reviendrons dans ce cas.
    Pour revenir au sujet du présent billet de Guillaume, ne faut ‘il pas aller chercher dans nos comportements, individuel et collectifs, de l’électeur ou des elus, les causses des fluctuations des prix et des taux ?
    Notamment savoir à quoi est utile l’inflation dans notre principe de vie matérielle où la production des uns devient la consommation des autres, quant à l’utilité de l’inflation à faire fluctuer les circuits de circulation de monnaie, il n’en est pas douté, mais à savoir si ces fluctuations sont capables de nous faire plus ou mieux consommer, j’en doute.
    Sauf à ce que vous me démontriez le contraire, en faveur du bien commun, il va de soi, et non pour celui de quelques-uns.

  8. julien bonnetouche says:

    Cher Guillaume,

    Effectivement, les taux zéro ou même négatifs, représentent un changement, un bouleversement pour nos habitudes d’investissements.

    Aujourd’hui encore la majorité des placements et assurances vies sont en obligations. (de l’ordre de 90% sauf erreur). c’est énorme.Cela ne concerne pas uniquement les particuliers, mais également des institutionnels qui on le voit achètent régulièrement des obligations d’État à taux négatifs, même italiennes ces derniers temps.

    Si les taux zéro dureront des années encore certains disent 10 ans( olivier Blanchard) d’autres pensent bien davantage, puisque la hausse entrainerait la faillite de presque tous les États.

    Cela signifie, comme nous l’avons déjà dit, un report inéluctable sur les autres classes d’actifs, dès que la majorité des intervenants auront admis la permanence de cette situation.

    Que des institutionnels acceptent de perdre de l’argent qui n’est pas le leur passe encore, mais les autres, les particuliers ou les gérants de fonds seront bien obligés de changer leur fusil d’épaule.

    Par conséquent, l’immobilier bien sur, mais aussi l’or, et les actions ont une avenir certain.

    Et à propos des actions, j’ai le sentiment, que l’on sera obligés de réévaluer les PER.
    10 valeur moyenne admise par tous deviendra peut être 15 ou 20.

    Même chose pour l’investissement locatif, ou le rendement passera en second après la plus-value attendue sur le capital.

    A ce sujet,( immobilier) je ne vous pas où vous prenez l’idée que les villes les plus chères ne monteront plus.

    A cette heure ou j’écris ces lignes, le m2 à Paris qui valait 10000€ il y a 3 ans; vaut 13000€, avec des écarts selon la qualité inimaginables dans le passé. la prime à la qualité se renforce beaucoup. On peut dire que les prix sont à géométrie variable : si un bien est superbe, il n’y a pas de prix. C’est celui que décide le vendeur, et il va le vendre.
    Je n’invente rien, car je suis sur les terrain.

    Et l’on peut fixer un momentum pour que tout cela se réalise :
    il faut que les taux US baissent à 1,5% comme prévu par J Powell, et que la guerre sino-américaine se tasse au mois un peu pour des raisons électorales Aux USA.

    Donc 1semestre 2020.

    • Badtimes says:

      Les Prix à Paris semblent contradictoires puisqu’en début de semaine Century21 je crois sur BFM-Business annonçait un passage en dessous de 10 000€/m2 et une baisse de 30% des transactions!
      Qui croire aujourd’hui?

      • Qui croire ?
        Les stats immobilieres ont toujours ete a prendre avec des pincettes, elles ont certes un fond de vérité mais leur présentation (ce sont souvent les lobby qui sont derrière les communiqués et autres « analyses » qui sortent dans les media) est complètement orientée.
        En général quand ca crie a la baisse c’est pour réclamer des subventions

  9. Julien bonnetouche says:

    Nous sommes ici entre nous, et ce blog n’a pas fonction de lobby. Comme je suis « dans le marché «  vous pouvez me croire. Ex: j’ai visité hier un très bel appartement dans le quartier top de Vincennes. Pas de défaut. : 13000€/m2 et le vendeur ne veut pas baisser. Vincennes c’est très bien mais ce n’est pas Paris !! Je veux dire par là qu’il n’y a pas la même demande.( pas de demande internationale) je pense qu’il va trouver preneur malgré tout.

    • Le vendeur a peut être trop lu les « analyses » de la fnaim …

    • Badtimes says:

      Il serait intéressant de voir à quel prix il va trouver preneur car Vincennes c’est très bien surtout s’il est en face du bois ou le long du Chateau mais 13000€/m2 ça commence à peser lourd pour Vincennes ( cela dépend aussi du type d’appartement: T2/T3 ou T4/5? )

      • Bah de toutes façons a 13k s’il trouve pas tout de suite il n’a qu’a attendre il trouvera un peu plus tard,
        La question n’est pas là, à taux zero un actif de rendement est valorisé l’infini

      • Et de l’étage, et du bruit, et de l’exposition, et de la carte scolaire, et des transports, et de plein d’autres facteurs.

        A Vincennes, le prix moyen des apparts est à 8825€, et ça peut monter à 12000€ nous dit meilleurs agents. Mais je suppose que près du Fort, sur l’avenue des minimes ou le cours Marigny, ça atteint les 13000.

        Néanmoins, si on ne regarde que les biens vendus, et avec actualisation des prix, on est plus autour des 11500€ en moyenne dans ce quartier.

  10. julien bonnetouche says:

    J’essayerai de savoir à quel prix il s’est vendu.
    c’est un 80 m2 2ch très bon plan cours Marigny. très bel immeuble.. (j’en ai proposé 11500€/m2.)

    Oui Davy, le vrai changement est là, vous êtes dans le vrai. Avec des taux zéro, le temps n’a plus de prix.

    Aujourd’hui les intervenants dans leur majorité se positionnent comme si les taux zéro étaient transitoires. « les taux remonteront bien un jour » entend on. parce que la situation actuelle est vécue comme anormale.

    Sans doute, reste à savoir quand ?

    Compte tenu de l’ensemble des facteurs qui pèsent sur les taux, cela pourrait bien durer plusieurs dizaines d’années. (Guillaume, cela est essentiel et pourrait faire l’objet d’une discussion)

    La deuxième question est la suivante : combien de temps faudra t il pour qu’une prise de conscience générale de ce phénomène se fasse jour ?

    • Oui, je suis d’accord avec vous, cela pourrait durer des années. Mais attention, cela signifie pas que les taux ne vont pas augmenter. le terme « Cela » concerne l’idée selon laquelle les taux d’intérêt doivent être inférieur au taux de croissance nominale de l’économie pour permettre de désendetter les états surendettés sans effort. C’est le sujet.

      Demain, si l’inflation reprend (à cause du pétrole et de la bulle du pétrole de schiste aux us), les taux pourront augmenter tout en restant inférieur à la croissance nominale pour que l’équilibre soit toujours favorable aux emprunteurs et donc aux valorisations (même si à court terme, l’impact serait négatif).

      Je vais essayer de « pondre » un article pour cet après midi… mais c’est hard comme sujet.

    • Une troisième question peut être: a force de voir les actifs tendre vers l’infini les inégalités de patrimoine ne deviendront elles pas intenables socialement ? Avec toutes les conséquences politiques qui en découleront, totalement imprévisibles

  11. Badtimes says:

    Autre conséquence dont vous avez déjà parlé Guillaume : la valeur de la monnaie? A partir de quand les gens ne vont plus faire confiance en cette monnaie et se rabattre sur l’or ou autre Libra ou bitcoin? Et dans ce cas quid de la valeur des actifs?

  12. julien bonnetouche says:

    La valeur de la monnaie doit aussi faire partie de la discussion.
    j’ai déjà donné mon avis dessus. Je pense qu’elle ne bougera pas. mais je pourrai déelopper

  13. Ange LERUAS says:

    puisque vous aller parler de monnaie, ne commentez pas l’erreur d’en parler pource qu’elle n’est pas.

    La monnaie n’est que la matérialisatio d’une valeur et qui nous intéresse se sont les valeurs que nous donnons au chose indemendante de la monnaie qui la matérialisera.

    La valeur des chose va dépendre pour chacun des possédant de l’usage qu’il en a au présent, pourra avoir , ou ne plus avoir demain.

    La valeur pour l’acquéreur et de savoir si l’usage qu’il en aura demain et par la suite et plus profitable que l’usage de sa valeur servant d’échange aujourd’hui, demain et après demain.

    Cela dépend des conditions d’environnement de temps dans lequel on se place. et cela est tributaire, trop souvent, de la fiscalité appliquée au patrimoine, qui, ce que personne ignore, est payé, non avec un volet ou un morceau d’action, mais par les revenus ce qui fait que même l’existence d’une fiscalité patrimoniale est des plus contestables puisque: c’est une taxation de revenu., ( à comparer la masse de ces imposition, par rapport aux impôts dit sur la consommation ou sur le revenu avec pour même finalité, de régler nos consommations collectives qui ne sont qu’une partie de nos consommation nationale, que nos actifs nous mettent à dispositions après avoir échangé certaines de leurs productions contre des importations.

  14. julien bonnetouche says:

    Bonsoir Guillaume,

    Nous avons quatre sujets liés entre eux, mais tout de même un peu différents :

    l’inflation
    les taux
    la croissance
    la valeur de la monnaie

    Depuis 1980 date à laquelle on a décidé de lutter contre l’inflation avec des taux élevés (de l’ordre de 15/20% à l’époque l’inflation n’a fait que reculer et les taux aussi en parallèle.
    Cela fait 40 ans que les taux baissent.

    Entre temps, la mondialisation est passée par là ainsi que la digitalisation de l’économie et maintenant de l’industrie.

    Ces phénomènes, hautement déflationnistes, (bien connu) sont encore en cours de développement, et sans doute encore pour bon nombre d’années.

    Dans les anticipations d’inflation, c’est surtout les salaires que l’on doit regarder, car ce sont eux qui font monter les prix. Le pétrole et les matières premières viennent loin derrière, car, sont très sensibles aux variations de l’offre et de la demande, où 1% sur ces variations peuvent modifier sur 20 à 30$ le prix du baril.
    Or nous sommes entrés dans une phase de long terme où semble t il la croissance mondiale reste étale de l’ordre de 2 à 3%
    Cela laisse donc penser que l’inflation restera faible.

    A côté de cela, nous l’avons déjà dit, les taux zéro conviennent parfaitement aux États surendettés depuis la, crise de 2008, qui voient là dedans la possibilité de se refinancer à bon compte.

    Les banques centrales soi disant indépendantes, sont en réalité à leur botte et feront tout ce qui est possible pour éviter le pire c’est à dire une faillite généralisée qu’entrainerait une hausse importante des taux.

    Elles iront probablement plus loin en distribuant de l’argent tant aux entreprises qu’aux particuliers par des voies non conventionnelles, ce qui ne serait pas inflationniste contrairement à des hausses de salaire. ( on l’a bien vu avec les QE qui n’ont eu aucune conséquence sur l’inflation)

    Et pour compléter mon laïus, je dirai qu’effectivement, nous pourrions supporter une légère hausse de l’inflation, dans la mesure où les taux restent inférieurs ( ce serait même plutôt bénéfique aux emprunteurs) et où la croissance reste elle même un peu supérieure à l’inflation, ce qui » rogne » peu à peu la dette.

    Et la monnaie dans tout cela ?

    Là aussi les temps ont bien changé depuis l’Euro. Autrefois nous avions des dévaluations en chaine en Europe.
    Aujourd’hui avec la zone de consommation la plus importante du monde avec 500 millions d’habitants on ne voit pas comment l’Euro serait attaqué et par qui ?
    Par ailleurs l’autre monnaie concurrente, le dollar, aux dires des américains est trop surévalué à 1,12. on ne descendra donc pas en dessous.
    Mais nous savons que les USA sont maitres en matière de fluctuation de leur monnaie aux gré de leurs besoins ( en gros de 1 à 1,50)

    Par contre le franc suisse peut se réévaluer par rapport à l’euro. mais est ce important ?

    la monnaie peut toutefois se déprécier d’une manière différente, en laissant prendre de la valeur aux actifs, comme l’immobilier, l’or et les actions, et c’est ici un phénomène nouveau de réaction des marchés pour une situation nouvelle.

    Il faudra plus d’argent pour acheter un appartement comme autrefois lors des dévaluations.

    Par contre, les salaires eux, bougeront peu, les retraites baisseront, et c’est pour cela qu’il faudra du financement supplémentaire de la part des États, qui emprunteront à taux zéro ou négatifs pour ce faire..

    • Badtimes says:

      Bonjour Julien,

      « Elles iront probablement plus loin en distribuant de l’argent tant aux entreprises qu’aux particuliers par des voies non conventionnelles, »

      Croyez vous que nous aurons de la croissance avec ça? je ne pense pas que la création et distribution d’argent créent de la valeur. A la vue de ce qui s’est passé auparavant dans certains pays (Zimbawe, venezuela, etc) la création artificielle de monnaie déprécie celle ci et tout s’écroule. Je ne suis pas assez expert en la matière surtout en voyant ce qui se passe au Japon depuis bientôt deux décennies, mais l’avenir nous le dira. De toute façon comme le dit Guillaume en bon raisonnement « paysan » les actifs d’usages seront toujours là même si leur valeur monétaire ne vaut plus rien.

  15. julien bonnetouche says:

    Bonjour, (Badtime) et Guillaume,

    Si nous continuons sur le même sujet, plusieurs remarques me viennent à l’esprit :

    Ce que vous dites est exact : l’exemple du Japon montre que les relances étatiques ne donnent aucun résultat, et d’une manière générale de toutes façons des États sont incapables d’investir utilement, les dépenses courantes l’emportant largement dans leurs priorités hélas.

    Mais peut on espérer que cette fois on ne commette pas les mêmes erreurs ? Et si l’État cette fois s’en remettait au privé pour le choix des (bons) investissements ?

    Parce que, et il faut insister sur ce point, nous sommes entrés depuis les taux Zéro et négatifs dans un monde nouveau.

    Un monde à la fois prometteur et plein de dangers si nous n’y prenons pas garde.

    Prometteur parce que l’on peut investir à bon compte.
    Mais plein de dangers si l’on emprunte pour faire la fête.

    l’un des problèmes qui se pose est la rentabilité des banques, qui jusque là empruntent à court terme ( à taux inférieur) et prêtent à long terme( avec bénéfice)
    Or que voyons nous ? les taux 10 ans sont à zéro ( en Europe)
    Les banques demanderont donc à être soutenues (par de la création monétaire) mais cela ne doit et ne peut être que transitoire.

    L’autre aspect nouveau( son corollaire) est le prix du temps.(time is money!!!)

    Avec des taux Zéro, le temps n’existe plus financièrement parlant. C’est une situation ingérable pour l’ensemble des opérateurs de la planète, car le temps étant par nature consommable, son équivalent financier doit l’être aussi. On est en apnée, mais trop longtemps c’est l’asphyxie par manque d’oxygène !!

    La seule solution pour s’en sortir, serait d’investir intelligemment de manière à redonner de la croissance et de l’inflation, afin de pouvoir revenir d’ici quelques années à une situation normale avec des taux légèrement supérieurs à l’inflation (taux réels positifs), tout en restant inférieurs à la croissance.

    Si tel n’était pas le cas, l’endettement futur déboucherait inéluctablement sur une bulle plutôt catastrophique.

    • Franchement en raison de la mondialisation (même partiellement stoppée), de l’euro, et du renoncement voire de l’incapacité des politiques à réduire voire à supprimer les déficits j’ai du mal à imaginer un retour à la croissance et à une amélioration du pouvoir d’achat (qui reste quand même un moteur essentiel de la croissance si ce n’est le premier).

      En conséquence plus le temps passera et même si les banques centrales avaient la volonté d’être moins laxistes un jour j’ai peur qu’il leur soit de plus en plus difficile avec les années de revenir durablement à des taux positifs.

      Je crois que nous ne sortirons ce cette situation qu’après une grande crise systémique car les politiques n’ont pas la capacité / volonté à changer le système.

      Donc finalement je crois que notre problématique est plutôt de chercher à se prémunir au mieux de ce qui arrivera demain ou dans 10 ans.

  16. julien bonnetouche says:

    ça y est j’ai l’info pour Vincennes :

    déjà vendu le premier jour !! 12700€/m2

  17. Pas étonnant
    Vincennes, sur le bord du bois, et limitrophe St Mandé, et dans son aspect hausmannien ou récent vaut largement Paris, et plus que le 75020/19 qui ne sont pas loins et dans certains quartiers, limites…..

    les prix restent démentiels au demeurant

    • « Vincennes c’est très bien mais ce n’est pas Paris !!  »
      C’est sur, entre le cours Marigny à Vincennes et Porte de la Chapelle à Paris, j’hésite… 🙂

  18. Badtimes says:

    Le ciel s’eloigne!!! Seule question à quel niveau va-t-on manquer d’oxygène?
    Si les salaires ne bougent pas le marché se restreindra automatiquement ou alors les étrangers viendront en masse. Phénomène JO? Peut-être pour des investisseurs en meublés?

  19. Julien bonnetouche says:

    Faut jamais oublier ceci : il y a toujours plus beau que soi, plus fort que soi, plus intelligent que soi et bien sûr plus riche que soi !

  20. Badtimes says:

    Je n’en disconviens pas, loin de moi cette idée, par contre plus vous montez dans la pyramide moins il y en a. Seul bémol à cette réflexion c’est que la pyramide de nos jours au niveau mondial a tendance à se déformer en gonflant du haut! Le monde n’est plus ce qu’il était, tout change et cela j’en conviens.

  21. julien bonnetouche says:

    Bonjour Badtime,

    Va pour la pyramide.

    Mais une maison de campagne pas chère a souvent bien du mal à se vendre, alors que des appartements à 13000€/m2 comme ici se vendent dans la journée. La demande est « pressante ».

    Si on s’en tient uniquement à cela nous pourrions dire qu’il y a plus de gens prêts à payer très cher que bon marché !!

    Polo,

    je suis assez d’accord avec vous :

    Si nous ne repartons pas vers un nouveau cycle de croissance une bulle de l’endettement éclatera.

    Mais je crois quand même que les grands dirigeants du monde en ont conscience.
    Et si l’on veut avoir une vision un peu optimiste, que crois qu’ils vont trouver un biais pour la relancer dans les années que viennent.

Laissez un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

*

 

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.