L’ASPIM vient de publier le bilan 2010 du marché des SCPI avec un satisfécit communicatif. 
Pour autant, vous connaissez maintenant mon côté contrariant et nous allons donc essayer de nous poser quelques questions sur ce marché afin de comprendre cet engouement.

Selon l’ASPIM, 2010, s’inscrit comme une année sans comparable : 

Pour Patrick de Lataillade, Président de l’ASPIM, « ces remarquables performances confirment que les SCPI sont désormais un acteur majeur du marché immobilier. Elles encouragent la réflexion sur la nécessaire modernisation de leurs règles de gestion, dans le respect des qualités de sécurité et de transparence qui fondent leur succès ».

Pour Arnaud Dewachter, Délégué général de l’ASPIM, « ces sociétés cumulent à la fois les attraits de l’immobilier, valeur refuge par excellence dans un contexte d’incertitudes sur la nature de la reprise économique en 2011, et ceux de l’intermédiation, gage de professionnalisme et d’optimisation dans la gestion des intérêts des investisseurs ».

Aussi, je voudrais simplement vous montrer un graphique pour vous permettre de vous faire votre idée du marché. Je ne vous donnerais aucun élément d’analyse car je ne sais pas quoi penser de ces chiffres exceptionnels sauf vous donner le lien vers un précédent article : Le Marché des bureaux en Ile de France et SCPI : les prévisions d’UFG LFP pour 2011 à 2016

Dans cet article, les analystes semblaient indiquer que le marché de l’immobilier de bureaux pourrait bien repartir de l’avant sauf risque exogène lié à la hausse des taux d’intérêts ( que nous connaissons actuellement).



Je ne sais pas quoi penser de cet engouement brutal et violent. Mais je crains que beaucoup d’investisseurs aient oublié que l’investissement dans l’immobilier de bureaux et dans l’immobilier d’entreprise n’est pas exempt de risque sur le capital et que les SCPI ne doivent en aucun cas être assimilés, en terme de risque, à un investissement dans un fonds euros des contrats d’assurance vie.

La dernière augmentation de collecte et le dernier record date de 1987, année d’un krack boursier mémorable et quelques années avant l’effondrement des SCPI lié à la crise de l’immobilier d’entreprise (à partir de 1991).

Les SCPI, historique de performance depuis 1987

Année Valeur
de part
Variation Rendement Performance
globale
cumulée
Variation annuelle
1988
1989
1990
1991
1992
1993
1994
1995
1996
1997
1998
1999
2000
2001
2002
2003
2004
2005
2006
2007
2008
2009
1 000
1 058
1 119
1 165
1 171
1 157
980
836
711
595
567
637
660
688
723
760
786
832
890
951
903
1 001
5,32%
5,76%
5,77%
4,11%
0,52%
-1,16%
-15,32%
-14,71%
-14,92%
-16,37%
-4,64%
12,33%
3,60%
4,26%
5,16%
5,12%
3,42%
5,76%
7,03%
6,86%
-5,06%
5,21%
7,08%
6,94%
6,69%
6,35%
6,01%
5,53%
4,93%
5,42%
5,67%
6,33%
7,57%
8,08%
7,72%
7,63%
7,68%
7,43%
6,91%
6,68%
6,38%
6,02%
5,74%
6,05%
1 000
1 127
1 267
1 400
1 491
1 557
1 395
1 266
1 148
1 033
1 063
1 280
1 425
1 595
1 799
2 025
2 235
2 513
2 850
3 217
3 238
3 603
12,40%
12,70%
12,46%
10,46%
6,53%
4,37%
-10,38%
-9,28%
-9,26%
-10,04%
2,93%
20,40%
11,32%
11,88%
12,84%
12,55%
10,33%
12,44%
13,41%
12,89%
0,67%
11,26%
Source : IEIF SCPI DataService©

Lorsque l’on analyse ce tableau des historiques de rendement, on constate clairement que la valorisation des parts des SCPI est un point essentiel e
t que le rendement global de mon investissement sera fonction du prix de revient des parts.

Mais attention à bien interpréter ce tableau. La colonne rendement est exprimée en pourcentage de la valeur de la part. 

Ainsi, en apparence, on constate un maintient de la valeur de rendement des parts de SCPI. Pour autant, lorsque l’on applique un pourcentage stable sur une valeur diminuée année après année, il est évident que le revenu généré est en baisse. 
Exemple, en 1987 un rendement de 7,08% sur 1000€ = 60€ . 
Mais un rendement de 7,57% sur une valeur de 567€ en 1998 = 42,92€, soit un rendement de 4,2% pour l’investisseur de 1987. 
 
De surcroît, l’immobilier d’entreprise est confronté à des challenges importants liés à la mise au norme des bâtiments aux nouvelles normes environnementale et à l’exigence des locataires dans une période de croissance économique ralentie (Les charges des locations représentent des charges fixes que beaucoup d’entreprise cherchent à limiter) cf article : Immobilier de bureaux : baisse des loyers de 20% à 45% depuis 2008 … source d’inquiétudes ou d’opportunités pour l’avenir des SCPI ??

Mes conclusions, 
Si je reste toujours très positif sur l’investissement dans la SCPI PFO2 de PERIAL, je suis de plus en plus partagé sur l’investissement dans les SCPI « ancienne ». Les challenges à venir sont importants et les valeurs des parts de SCPI pourraient bien s’en ressentir :

Pourquoi je reste positif sur PFO2 : SCPI PFO2 de Périal : la crise fait naître des opportunités d’investissements .. Saisissons les !!! :

  • SCPI récente qui ne possède donc pas de vieux immeubles qui pourraient payer cher les prochaines évolution de la conjoncture et notamment l’augmentation des taux d’intérêt. Au contraire, cette SCPI en constitution de patrimoine pourrait pleinement profiter des ajustements et des opportunités de marché.
  • PFO2 a pour objectif d’investir dans un immobilier de bureaux respectant des normes écologique avancées. Bien au delà des considérations environnementales, l’objectif est de tirer le niveau des loyers par le haut grâce à une réduction des charges de fonctionnement des immeubles. L’économie de charges pour le locataire devient un argument commercial fort permettant de valoriser l’immeuble et donc les parts de SCPI.
Besoin d'un conseil ? Découvrez nos services :
Conseil & services 
Bilan patrimonial
Abonnement patrimonial
Formation
Au service de vos projets de vie 
MonImmoLocatif.fr
MonPatrimoine.io
IA Patrimoniale