Hier soir, la France avait rendez vous avec son histoire. Hier soir, Emmanuel MACRON président de tous les Français devait faire une allocution importante pour redonner l’espérance aux Français, aux gilets jaunes, mais aussi au -+ 2/3 des citoyens qui les soutiennent.

Hier soir, Emmanuel MACRON avait rendez vous avec l’histoire. Hier soir, Emmanuel MACRON devait nous annoncer les contour d’un nouveau monde capable de redonner l’espoir à beaucoup.

Malheureusement, hier soir, Emmanuel MACRON s’est comporté comme le général d’une armée dépassée par une situation dont il ne comprend ni les ressorts, ni les fondamentaux, ni les objectifs.

 

Hier soir, nous avons assisté, en direct, à l’étrange défaite d’Emmanuel MACRON.

Cela fait maintenant près de trois semaines que nous vous affirmons que cette crise des gilets jaunes est une chance pour la France ; Une chance car elle n’intervient pas au moment d’une élection majeure qui pourrait avoir pour conséquence de mettre un populiste au pouvoir ; Une chance qu’il convient de saisir afin de répondre à la désespérance des citoyens travailleurs qui ne supportent plus de ne pouvoir vivre dignement de leur travail.

Ainsi, comme je vous l’expliquais il y quelques jours dans cet article « Les #Giletsjaunes en marche vers une grande réforme sociétale et fiscale ? Vers un ordre économique nouveau ? »le moment est venu de saisir cette chance pour rénover le contrat social et s’engager vers un ordre économique nouveau.

L’allocution du président de la république devait être ce moment historique. Il n’en sera malheureusement rien.

 

Hier soir, Emmanuel MACRON s’est contenté d’une énième arbitrage, bricolage, budgétaire pour annoncer :

  • Une hausse de la prime d’activité en 2019, qui combiné à l’indexation du SMIC à l’inflation permettra d’augmenter le revenu des personnes au SMIC de 100€ / mois. Vous noterez que, contrairement aux éléments de langage, il ne s’agit en aucun cas d’une augmentation du SMIC, mais d’une augmentation de la redistribution au profit des personnes payées au SMIC. Bref, c’est l’état, c’est à dire vos impôts, qui paye.

Notez enfin, que cette augmentation de la prime d’activité était déjà plus ou moins prévu dans le programme du président. Elle devait être progressive sur le quinquennat. Emmanuel MACRON semble simplement se contenter d’accélérer le calendrier déjà prévu (cf« Smic, heures supplémentaires, prime de fin d’année, CSG : les quatre annonces d’Emmanuel Macron pour calmer la colère des « gilets jaunes » : Contacté par franceinfo, l’Elysée a confirmé que ces 100 euros d’augmentation comprenaient les hausses déjà prévues de la prime d’activité (30 euros en avril 2019, 20 euros en octobre 2020 et 20 euros en octobre 2021).

Bref, il s’agit d’une non annonce. Rien de neuf ! Mais encore cette communication maitrisée qui voudrait nous tromper sur la réalité des choses.

 

  • Une suppression de la hausse de la CSG pour les retraités dont la pension est inférieure à 2000€ / mois. (par personne a priori … mais il y aura surement un plafond pour les personnes vivant en couple). Il s’agit évidemment d’une excellente nouvelle pour les retraités. Néanmoins, notons tout de même que ceux dont la retraite est inférieure à 1200€ par mois ne bénéficieront d’aucune augmentation de pouvoir d’achat puisqu’ils n’ont pas été touché par l’augmentation de la CSG.

 

  • Enfin, et de manière accessoire, la non imposition sur le revenu des heures supplémentaires et d’une prime éventuellement versée par les entreprises.

 

Bref, rien de bouleversant ! Le libéral Emmanuel MACRON ajoute toujours plus d’étatisme et de redistribution dans le système fiscal Français d’ores et déjà considéré comme le plus redistributif au monde (sic!).

 

Et surtout qui va payer ? Des hausses d’impôts pour financer ces dépenses ?

Au final, loin d’annoncer des baisses d’impôts … ces annonces devraient avoir pour conséquence d’augmenter le déficit public, c’est à dire une dette qui devra être payée par toujours plus d’impôt à l’avenir.

Ces réponses, ces cadeaux, n’apportent aucune réflexion fondamentale sur les maux du moment ! L’impasse que nous vous prédisions se confirme. Nous n’avons pas affaire à des hommes politiques… mais à des gestionnaires, à des comptables incapables d’innover ou de créer un nouveau modèle social dont la France à besoin.

Relisez ce que je décrivais dans cet article Baisser les retraites, les aides aux logements et supprimer des fonctionnaires pour financer la baisse des taxes ?.  Je crois que nous sommes clairement dans le mutisme décrit dans cette phrase « Le peuple demande un changement de société, le gouvernement réponds : je vous entends, je vais donc accélérer le déploiement de la politique que vous contestez ».

 

Extrait :

En France, l’expression de cette désespérance passe par moins de taxes. Ce sujet est passionnant !

  • D’un côté, nous avons les giletsjaunes qui expriment leur désespoir et souhaitent pouvoir mieux vivre de leur travail. Il demandent moins de taxes, mais au fonds, ce qu’ils veulent c’est plus de revenus.  Leur demande fondamentale est mal exprimée (ou du moins, on ne veut pas l’écouter… Les gouvernants entendent moins de taxe, ils répondent on va baisser les taxes … alors que s’ils écoutaient vraiment ils répondraient, on va augmenter vos revenus).

 

  • D’un autre, nous avons des gouvernants qui profitent de cette demande mal exprimée pour affirmer avec force que la politique menée depuis 18 mois est justement construite autour de cet objectif de baisser les taxes.

 

Les deux parties ne se comprennent pas. Du moins, les #giletsjaunes ne comprennent pas pourquoi, le gouvernement s’évertue à baisser la dépense publique et les prestations sociales (retraites, APL)… avant de baisser les taxes et autres impôts.

En effet, nous arrivons à la situation incroyable dans laquelle : Les #giletsjaunes demandent moins de taxes … et les gouvernants répondent, nous aussi, c’est la raison pour laquelle nous allons baisser les dépenses publiques et notamment les prestations sociales !

La discussion n’est plus possible face à un tel mutisme du gouvernement. Ce mépris à prendre les revendications des giletsjaunes à la lettre va décupler la violence. Le peuple demande un changement de société, le gouvernement ne peut pas répondre, je vous entends, je vais donc accélérer le déploiement de la politique que vous contestez.

Il m’apparaît totalement irresponsable de la part du gouvernement de ne pas écouter les demandes. Il ne faut pas confondre « entendre » et « écouter ».

 

Hier soir, aucune annonce sur la réduction des dépenses publiques, sur la baisse du train de vie de l’état, … rien sur les sujets importants ! Rien sur la transition écologique annoncée comme fondamentale la semaine dernière, rien sur la question de la balance commerciale déficitaire à l’origine de tous nos maux…

 

 

L’étrange défaite …

L’étrange défaite, c’est un livre écrit entre Juillet 1940 et Septembre 1940 par l’historien Marc BLOCH. L’étrange défaite est un livre passionnant dans lequel l’historien essaie de comprendre les raisons de la défaite de la France en 1940.

Je ne peux m’empêcher de faire un parallèle avec le moment que nous vivons.

Marc BLOCH, dans son récit fait état de plusieurs facteurs qui, selon lui, sont à l’origine de la défaite de la France. Notamment :

– La FORMATION ; Les élites militaires avaient toutes la même formation ; Ils pensaient tous de la même manière, tous formatés et étaient donc incapables de comprendre et de s’adapter à la nouvelle forme de la guerre. Parfaitement adapté aux stratégies de la guerre de 14, ils ont été incapables de comprendre, lire et donc mettre en place une stratégie adapté en 1939-1940. Culte de la théorie passée et de la tradition interdisent de réfléchir à la nouvelle donne.

Comment ne pas y voir un échos particulier avec la situation de 2018. Comment ne pas voir que nos gouvernants énarques sont dépassés par un monde qu’ils ne parviennent plus à comprendre. Formatés par un même raisonnement, ils n’arrivent pas à en sortir pour innover et créer un nouveau pacte social. Les propositions du président MACRON sont caractéristiques de cette incapacité à réfléchir en dehors des certitudes et dogmes appris au cours de leur cursus.

Toujours les mêmes solutions qui ne marchent pas !

 

La lourdeur d’un système administratif dans lequel plus personne n’est capable de prendre des risques. Le culte de la hiérarchie, l’ambition et la peur de ne pas plaire au souverain conduit à une dilution de la responsabilité de chacun. Plus personne n’est capable de prendre des décisions. Plus personne émettre des idées qui pourrait aller à l’encontre du souverain.

 

 

Le parallèle avec la situation du moment me semble incroyable. Nos énarques n’arrivent plus à penser. Ils se comportent comme des mauvais contrôleur de gestion et en aucun cas comme des chef visionnaire capable d’emporter le peuple.

L’impasse se confirme.

 

Pour la suite des évènements : Les #giletsjaunes seront ils à l’origine de l’éclatement de la zone Euro sur fond de hausse des taux d’intérêt ?




332 Comments

  1. Vous ne parlez pas de la consultation qu’il prévoit, organisée par les Maires qui doit permettre de remonter du terrain des idées nouvelles et d’ouvrir à tous la parole ?
    Pensez vous réellement qu’un politique puisse régler les problèmes d’un coup de baguette magique ? Ne faut il pas un minimum de temps si l’on veut remodeler notre modèle économique ?

    • Le rôle d’un chef, d’un président est d’être visionnaire, d’emmener avec lui son peuple.

      Une énième consultation publique dans laquelle chacun défend sa niche fiscale et son intérêt particulier n’a aucun intérêt. Un président en place depuis 18 mois doit être capable de connaître son pays. Ce n’est pas 18 mois après la prise de fonction qu’il faut s’inquiéter de comprendre les besoins de la population.

      • Je trouve réducteur de dire que Macron n’a pas de vision. Il en a une et je pense partagée par beaucoup. Je ne sais pas dire si c’est la bonne mais croire qu’en 18 mois ça puisse porter ses fruits n’est pas sérieux. Vous dites que 2/3 des français soutiennent le mouvement. Je ne crois pas une seconde à ces chiffres. Quand je vois des gilets jaunes sous les pare-brise de gros 4×4, je rigole. Il y a un tel mélange dans les revendications qu’il n’est pas étonnant que 2/3 des français s’y retrouvent partiellement.
        Je ne nie pas pour autant que des personnes ne sont pas dans la souffrance mais ce ne sont pas ceux qui sont en première ligne. A regarder les débats, on voit de plus en plus les gilets jaunes futurs politicards montrer leur vrais visage. Ces gens là ne représente pas les gens aillant des difficultés. Ils sont là pour leur ego personnel.
        Puisqu’il semble que vous avez la solution, qu’elle est elle ?

        • @Pascal, merci pour votre clairvoyance , je partage complètement votre avis.

          • Heureusement qu’il y a des gens comme Pascal.
            Je suis extrêmement déçue par cette prise de position. M. Fonteneau je vous avais connu il y a de nombreuses années sachant avoir plus de retenue quel parti pris et que d’aigreur dans vos propos.

            • Pourquoi dites vous cela ? Qu’est ce qui vous choque dans mon article ?

              • Ce qui choque, c’est que vous semblez écrire que Macron aurait du dire quelque chose comme (les chiffres sont juste des exemples) « Dès 2019, tous les impôts diminueront de 30%, pour diminuer les dépenses (et ne pas augmenter le déficit au dela de 4 ou 5% du PIB) on supprimera 20% des postes de fonctionnaires, on divisera par 2 la rémunération des élus, et on dimuinuera (en fait c’est juste ce point qui a un impact important) de 25% les prestations sociales (en priorité celle de ceux qui peuvent s’en passer, mais toutes les prestations diminueront, retraites incluses). Ainsi le poids de l’Etat sera plus faible, et nous vivrons tous mieux. »

                Assurément, un tel programme (s’il serait éventuellement applaudi par une partie les électeurs du 1er tour de François Fillon) serait une bonne meilleure d’encourager encore plus de violence, et de mettre un peu plus de monde dans la rue…

                Ce qui choque, c’est que vous semblez écrire que la situation est facile, et qu’il faut juste yaka faukon.

                • Non, la situation n’est pas facile … Mais, la situation ne s’est pas dégradée soudainement. Cela fait 12 mois que le vent à tourné. Il ne s’agissait bien évidemment pas d’annoncer un plan budgétaire global, mais de créer une narration nouvelle qui pouvait redonner de l’espérance ! UNE NARRATION.. il faut redonner de l’espoir, de la confiance dans un avenir meilleur … et ça, ca passe par des phrases, une réflexion sur le monde d’après et non simplement des arbitrage budgétaire qui ne changent rien au problème.

                  Votre phrase « Dès 2019 … » est intéressante … mais vous raisonnez dans un cadre périmé. Nos politiques doivent être imaginatifs et retrouver une nouvelle dynamique narrative en dehors de + de redistribution; + d’impôt ; + de dette !

        • Je crois qu’il faut créer, innover pour trouver des solutions qui s’attaqueront au véritable problème qu’est notre balance commerciale déficitaire. C’est la seule solution pour augmenter le revenu de tous. Que pensez vous de la réflexion de cet article « [Réflexion] Et si TRUMP avait raison ? Le protectionnisme est il une solution ?« 

          • Je viens de relire l’article et je trouve que vous contredisez votre propos sur la fin. Vous dites d’un côté que demander un alignement de tous les pays sur nos critères environnementaux et sociaux serait une source d’inflation inacceptable mais le protectionnisme aura le même effet. L’augmentation des droits de douanes aura pour effet d’augmenter les prix de ventes et les alignera sur les prix des produits fabriqués à l’intérieur du pays.
            Je partage par contre le fait que la mondialisation a engendré les problèmes dans lesquels nous vivons actuellement. Cette mondialisation a provoqué une baisse des biens de consommations (ou du moins certains) qui a engendré à mon avis une surconsommation de la part des personnes qui sont actuellement en difficulté. Je ne dis pas que ces personnes sont totalement responsables mais elles ont leur part de responsabilité. Elles ont cédé au chant du marketing à outrance qui leur fait acheter à crédit des choses dont elles n’ont pas besoin. Qui n’a actuellement pas son smartphone, sa TV 105 cm, la console de jeux pour les enfants ? Tout cela est il bien nécessaire ?

            • Bonjour
              Je partage les remarques de Pascal. Elles me semblent réalistes.
              Je ne soutiens pas ce mouvement « des gilets jaunes » né de l’anonymat des réseaux sociaux et attisé maintenant par les extrêmes.
              Il est fait d’exigences revendicatives incohérentes entre elles qui conduisent toutes à aggraver l’endettement de nos finances publiques. Une fuite en avant, mettant notre pays au bord du précipice.

              • N’importe quoi.. Les revendications sont celles de gens qui veulent vivre de leur travail et plus de Liberté, être ecouté, que le peuple decide pour le peuple. Mais on ne parle jamais de la baisse du train de vie de l’Etat ou de la diminution nécessaire du nombre de fonctionnaires …..

            • Je suis bien d’accord avec Hubert et Pascal.
              @ Guillaume, je remarque que vous trouvez insuffisantes les mesures proposées par Macron. Mais en même temps vous vous demandez comment nous allons pouvoir les financer…
              Il est certain qu’il faut innover mais pour remettre la France sur des rails, il y aurait des gros sacrifices à faire et vu l’ambiance actuelle c’est impossible.
              La France est très mal partie.

          • Bonjour,
            Oui, il faut tout remettre à plat. Mais monsieur Macron ne peut certainement pas le faire. Coincé par « les banquiers » ceux qui l.on mis au pouvoir et pas prêt de lâcher. Enlevez votre épargne des banques, là cela bougeras. Même avec la transition écologique, les banques sont les premieres gagnantes.

          • Peut être Guillaume mais avant tout il fallait aussi calmer les esprits. C’est dans la suite que l’on verra et jugera si Macron et son parti auront écouté et entendu les revendications (celles correctes) des gens dans les réformes qu’ils exécuteront. Il faudra déjà qu’ils fassent le tri entre les revendications des diverses tendances de l’extrême gauche à l’extrême droite qui ces derniers temps ont commencé à reprendre les choses en mains.
            On ne fait pas des réformes profondes dans la précipitation. Laissons lui un peu de temps a moins que vous vouliez tout de suite l’anarchie!

            • Oui, vous avez raison. Chaque chose en son temps.

            • Oui, vous avez raison. Chaque chose en son temps. Mais ne croyez vous pas qu’il eut été possible d’ouvrir le champs des possibles : accepter d’ouvrir un débat sur le financement notamment ? De commencer à faire comprendre qu’il s’agit de s’inscrire dans une grande réforme ? D’annoncer quelques annonces « populistes et/ou médiatique » visant à réduire le train de vie de l’Élysée par exemple ?

            • Oui, vous avez raison. Chaque chose en son temps. Mais ne croyez vous pas qu’il eut été possible d’ouvrir le champs des possibles : accepter d’ouvrir un débat sur le financement notamment ? De commencer à faire comprendre qu’il s’agit de s’inscrire dans une grande réforme ? D’annoncer quelques annonces « populistes et/ou médiatique » visant à réduire le train de vie de l’Élysée par exemple ?

              Est ce que l’assemblée nationale qui va maintenant discuter de ces modalités va réussir à éclairer le débat.

              • Oui vous avez raison j’en conviens son allocution manquait un peu de profondeur par rapport aux revendications notamment sur la réforme de l’état qui aurait calmé les esprits : le grand chantier de notre organisation administrative: nombre d’élus, millefeuille etc et l’efficacité du service publique. J’espère que ce problème sera abordé et traité.

          • La solution pour augmenter le revenu de tous est déjà connue et éprouvée : le plein emploi dans le privé, l’éducation et une faible immigration.
            Le Japon connaît cette situation.
            En France, nous avons tout mis en place pour atteindre le résultat inverse mais nous ne voulons rien changer. D’où l’incompréhension de Macron.

            • En France c’est un max de fonctionnaires, la dé-séducation nationale qui n’est plus qu’une machine mondialiste à niveler par le bas, et l’immigration-invasion …. On n’est pas sortis.

              • c’est surtout une fuite vers l’extérieur des meilleurs cerveaux (50% d’une classe de l’école des mîmes finie comme trader à Londres) happer par la mondialisation pour faire des gens hors sol qui ne reconnaissent plus la nation qui les a élevés. Et que dire des GAFAM, qui effectivement nous vendent tout un tas de chose dont nous n’avons pas besoin, qui ne payent pas d’impôt en France grâce aux paradis fiscaux intégrés à l’Europe (Luxembourg, Hollande, Irlande). Même les plus grandes entreprises françaises défiscalisent à tour de bras obligeant ainsi les gouvernements à puiser de plus en plus dans la poche des petites gens (entreprises comprises) pour trouver de quoi vivre. Macron est le président des riches, voir des hyper riche. Il est hors sol comme eux. Le dos au mur la nation vient de se réveiller saouler par quarante ans d’avanie politique amplifier par le poids de l’Europe dont il a bien compris les fables qu’on lui a racontées jusqu’à lui confisquer son vote !

            • Damien j’adhère complètement à votre analyse. Malheureusement on est très loin de réformer car nos gouvernants ne veulent pas voir la vérité qui les dérange! Reforme de l’etat, arrêt de l’immigratIon ou du moins choisir l’immigration dont on a besoin et pratiquer une politique avec un peu de protectionnisme afin de réindustrialiser le pays. French first!

        • Manifestement, vous ne portez pas les gilets jaunes dans votre coeur. Ne faites pas d’amalgame aussi rapidement entre un gilet jaune glissé sur le tableau de bord d’un gros 4×4, uniquement parce que son propriétaire espère ainsi ne pas être emm… importuné à un barrage filtrant, et tous ces citoyens qui portent un gilet jaune sur le dos, sans cagoule, sans pavé à la main, et qui manifestent pour vivre!
          A vous lire, j’ai l’impression de lire les propos d’un sbire de ce gouvernement.

          • On peut s’habiller FLUO et faire du bruit sans pour autant représenter la majorité des Français.

          • Ne vous méprenez pas. Je comprends les personnes en difficultés. Mais je ne crois pas un moment que toutes les personnes en gilet jaunes ou arborant un gilet jaune soit en totale empathie avec les gens ayant des difficultés.

          • Certains manifestent pour vivre mais ce que je retiens ce sont les commerces pillés, les flics caillassés, les touristes qui fuient et tous les casseurs d’Europe qui profitent de cette invitation à venir piller et casser en toute impunité. Si les gilets jaunes voulaient réellement défiler paisiblement, ils ne proposeraient pas de le faire là où les casseurs vont faire le maximum de dégâts. La vérité, c’est que les gilets jaunes utilisent cette casse et ces violences faites par les casseurs pour pousser les français à accepter leurs revendications. C’est honteux.
            D’ailleurs un mouvement pacifique vient de voir le jour : LES FOULARDS ROUGES. Ils sont en opposition avec les gilets jaunes et leur violence.

            • Tu dis du grand n’importe quoi…. T’es perché et ne vis pas dans le même monde que nous apparemment…. Les Révolutions ne se sont pas faites à coups de nounours et de « vouzorépamahaine ».
              Si les GJ manifestent à Paris depuis le premier samedi, c’est que la volonté première avait été de prendre l’elysée de force. Donc que le bordel soit à Paris dans les manifestations suivantes est pour ainsi dire « normal », vu que le siège du pouvoir quasi-féodal qui nous sert de gouvernement est à Paris… Le gouvernement veut un mouvement-manifestation commun les autres : stériles, ridicules, « manifestez là où on vous dit et rentrez chez vous », sans se rendre compte qu’on veut une 6ème République et un total changement de paradigme… Disons une a minima l’application de la Constitution de 1958 , « une gouvernance par et pour le peuple  » en somme….

        • Oui, c’est bien clair que 100.000 à 200.00 français utilisant avec grande dextérité les réseaux sociaux (grâce à leurs smartphones qui, à mon avis, ne sont pas indispensables pour « survivre », comme ils disent) ne représentent pas, bien entendu, la France et heureusement .
          Oui, certains sont dans la misère, et que fait-on aussi pour les « sans domicile fixe » qui couchent dehors… ? On les oublie car ils n’ont pas de gilets jaunes ? Je connais personnellement des gens qui sont dans la misère car ils ont toujours vécu en dehors du système, ils ont préféré faire des petits boulots au noir, donc pas de chômage, etc… Alors, oui, maintenant ils sont dans la misère et je suis conscient que ce n’est pas le cas de tout le monde. Un chômeur disait que maintenant il a un but dans sa vie lorsqu’il se lève tous les matins pour aller manifester sur son rond point. Désolé, mais de temps en temps il faut voir l’envers du décor… Ouvrez les yeux…

        • Vous êtes « aveuglés » par la puissance de l’image, me semble t-il et quelques personnes GJ qui ont compris cela en « gueulant » devant BFM TV. Ce n’est pourtant pas cela le fond des revendications des GJ. C’est pour cela qu’ils devraient pouvoir s’exprimer par un ou des référendums d’initiative populaire.

        • Si vous ne pensez pas que 2/3 des français soutiennent le mouvement, c’est que vous n’allez pas sur les ronds points et y participer…. Pour être des GJ, je vous assure que le soutien de la population est TRES important.

          • Non, je ne vais pas sur les ronds points en effet. Comment arrivez vous à juger du soutien de la population ? Comment faites vous la distinction entre les personnes qui pensent réellement aux personnes en difficulté et les personnes qui ne pensent qu’à ce qu’ils vont pouvoir récupérer pour leurs petites personnes. (et qui oublieront bien vite tout cela)

        • Je suis assez d’ accord. Il y a eu plein de manifs déclarées et encadrées contre la loi travail et la réforme des cheminots et elles n’ont pas fait bouger le gouvernement. Là il a suffit que qq rednecks débordés par des casseurs fassent le show le Samedi pour que Macron fasse marche arrière…dans une impasse ceci dit. 10mds non financés portés par le déficit, on va pas aller bien loin…

          • Il faut comprendre que si le gouvernement ne bouge pas, ce n’est pas forcément par bétise, par incompétence ou par mépris (comme certains le sous-entendent parfois).

            Parfois, le gouvernement ne bouge pas car avec les données qu’il a à disposition (des dossiers de centaines de pages sur lesquels beaucoup d’experts travaillent d’arrache-pied), il sait qu’accéder aux revendications n’est pas possible.

            Avec un pistolet sur la tempe, il est effectivement forcé d’accéder aux revendications, avec un désastre à la clé.

            Les gens devraient arrêter de manifester et faire un peu plus confiance aux dirigeants.

      • c’est facile derriere un bureau de lancer des critiques . Macron connaît le pays certainement mieux que vous, c’est le seul(avec Fillon) qui à montré l’état dans lequel la France se trouvait et avoir fait un programme pour relever le Pays ,depuis 40 ans personne n’a osé faire ça pour moi c’est déjà le président le plus visionnaire que l’on à eu et je ne parle pas de sa vision de l’europe.
        vous préférez certainement la vision de ces G.J (un ramassis d’extrémistes) qui vous ont fait croire que la France « crevait » de faim ,faites un tour des pays du monde et trouvez mieux que la France?. Cet étatisme comme vous dites il a bien été obligé d’y arriver car il est tout seul ,aucun parti ,aucune association aucun responsable, aucun médias ne l’a soutenu pendant cette crise .
        Je pense que tous les partis ont peur de le voir réussir, (et il prenait le bon chemin) ce mouvement de G.J. n’avait pas lieu d’être et même vous avec votre vision ne l’avez vu venir. Ce mouvement aurait du avoir lieu vers la fin du quinquennat si les promesses n’étaient pas tenus . vous dites le peuple veut un changement de société, expliquez nous déjà quelle société il veut puisque vous l’avez compris. Moi c’est le chaos que j’ai compris qu’ils voulaient.
        j’ai trouvé que votre article sur les pensions de reversion n’était pas très clair, et celui-ci limite tendancieux , ce qui n’empêche pas la qualité de votre blog

        • oui avec les impôts que l’on paye on peut trouver largement mieux même en Europe.
          je vous rappelle que l’on a 12.5% de plus de prelevement ( lire également le mémo de Patrick Artus)
          ce dont il est question c’est  » en as t’on pour son argent ». si vous voulez continuer de vos faire « Plumer » libre à vous.
          Déjà en son temps un socialiste avait parlé du « ras le bol fiscal ». Macron l’a bien connu. apparemment il n’a pas tout compris.
          Concernant les pensions de réversion, la notion de « splitting  » est claire. il suffit de faire un petit calcul. Ce qui n’est pas clair, je vous l’accorde, c’est le fait que l’on ne sait pas dans le discours si l’on parle de Pension ou de Revenus ( c’est largement pas la même chose pour les personnes qui lisent ce blog).
          que maintenant avec les GJ nos gouvernants disent  » mais ce n’est pas ce qu’on voulait faire » c’est de bonne guerre.
          je pense que pour beaucoup ( dont vous ne faites pas parti) le mouvement des GJ est une procuration contre Macron.
          ce gouvernement n’a aucune empathie. il n’y a qu’à voir comment Mr Philippe a balayé d’un revers de main le sujet du 80 km/h.  » circulez il n’y a rien à voir.
          prenait il le bon chemin?. oui en augmentant les impôts de façon importante. le  » en même temps » n’était pas très bien aligné. si on l’a traité de président des riches ce n’est pas pour rien.

        • C’est énorme de ne rien voir de la réalité à c point tout en soutenant un mec qui a créé rien du tout grâce a ses copains de la Haute Finance mondialiste … Macron n’est qu’une marionnette internationaliste qui se fout totalement du Peuple, qu’il méprise. Il veut le Pouvoir pour mettre en place son plan du Nouvel Ordre Mondial cher à ses maitres.
          Ce que veulent les GJ, c’est plus de démocratie local et moins de tout-Etat, où des fonctionnaires européens decident de ce qui est bon pour eux à tous les niveaux de leurs vies…

        • D’accord avec vous. C’est tellement facile de critiquer Macron alors qu’une politique ne se juge pas en 18 mois. Et beaucoup affirment que le déficit va augmenter : là encore c’est bien présomptueux : pour ma part, je suis persuadé que Macron va en profiter pour réformer l’etat

          Un politique doit anticiper : quand Juppé a voulu réformer les retraites, le pays a été bloqué; le même chose avec la sncf… la cgt a toujours tout bloqué avec souvent le soutien de la population

          Les politiques ne sont pas tous à la hauteur mais le peuple français non plus …. jamais les réformes Schroder ne seraient passées en France

          Messieurs les donneurs de leçons, faites de la politique et vous verrez ….je précise que je n’en fait pas

    • Vous avez tout à fait raison d’autant plus que les gilets jaunes demandent maintenant de plus en plus de choses de la part du gouvernement. On entend des centaines de revendications qui ne convergent pas toujours. J’ai même entendu un gilet jaune dire : Je ne peux mettre que 500 euros par mois de côté pour partir en vacances… Je trouve que l’article met de l’huile sur le feu, après une première avancée, alors que 54% des français souhaitent un arrêt du mouvement des gilets jaunes et que 49% des français ont été satisfaits de ces avancées significatives. Si je prends l’exemple de la suppression de l’ISF, maintenant les gilets jaunes demandent aussi sa suppression. Même si je suis d’accord avec eux, je ne battrais pas sur ce point car NOUS, les français, avons voté indirectement pour cette suppression car c’était un point très clair du programme d’Emmanuel Macron. Le problème, comme cela a déjà été dit, c’est qu’Emmanuel Macron a été élu par défaut donc il a, évidemment, de nombreux opposants qui veulent sa peau ! Mais, Emmanuel Macron, aujourd’hui, c’est le moindre mal pour notre beau pays et, si l’on veut le bien de notre pays, nous devrions essayer de construire positivement tous ensembles au lieu d’essayer de le détruire.

      • Tout à fait d’accord avec vous Michel. Emmanuel Macron n’est certainement pas parfait et les annonces faites hier soir probablement pas à la hauteur de tous les espoirs. Mais il faut arrêter de mettre de l’huile sur le feu comme le font beaucoup aujourd’hui avec des arrières pensées évidentes.
        Certes Emmanuel Macron a été élu par défaut, mais il ne faut pas oublier qu’au premier tour toutes les sensibilités politiques étaient représentées. Chacun avait là la possibilité de porter ses idées au pouvoir. C’est ça la démocratie !

        • Oui, Jacques, vous avez raison, le problème est que dans presque tous les posts que l’on peut lire, les personnes parlent de démocratie mais oublient (volontairement ?) que c’est la démocratie qui a permis à Emmanuel Macron d’être président.
          Oui aussi, tout le monde avait la possibilité de s’exprimer au premier tour.
          Mais la critique est tellement plus facile, c’est le propre de notre pays et ce n’est pas toujours facile de construire dans un tel contexte…

      • Ben voyons ! Toujours plus d’Europe et d’immigration ! Moins de France et de terroirs, moins d’identités ! Et c’est ça le moins pire des Présidents ?? Je crois rêver !

        • Ah l’immigration, nous y voila ! UN bon bouc émissaire……on a déjà connu ça par le passé, non ? et ça nous a mené ou ?

  2. excellent commentaire!

  3. Du saupoudrage et aucune ambition…
    Désepérant

  4. Idiotdeservice says:

    Certes, mais qui est capable aujourd’hui dans notre monde politique de penser autrement, sans aller au communisme bien sûr ? et y a -il vraiment une solution dans un délai immédiat comme le demandent les gilets jaunes ? La France n’a pas le poids des Etats Unis dans le monde.
    La meilleure solution aujourdh’ui est la dissolution de l’assemblée, voire la démission de Macron. pour relégitimer un nouveau gouvernement et arrêter de faire croire que la violence a force de loi. Mais la situation et les difficultés n’auront pas changé d’un millimètre…. un nouveau modèle encore plus généreux ? comme au Danemak où la fortune est taxée dès 30 k€ ? pas sûr que ça fonctionne.

    • Rien n’est possible jusqu’au jour ou nous essaierons quelques chose d’autre qui fonctionnera 😉

      Prenons un exemple passé. Le front populaire qui a proposé une réelle innovation sociétale (congé payé, semaine 40 h, convention collective) … Ces propositions étaient une véritable innovation de rupture. Il est d’ailleurs intéressant de constater que le front populaire est le résultat d’une révolte populiste importante du 06 février 1934.

      Le front populaire est une réponse au danger fasciste ! N’avez vous pas l’impression d’un parallèle saisissant ?

      https://fr.wikipedia.org/wiki/Front_populaire_%28France%29

      • Fredy Gosse says:

        La peste ou le choléra et In fine la débâcle

      • N’oubliez pas non plus que c’est Léon BLUM qui a déclaré la guerre à l’Allemagne….avec une armée non préparée comme vous avez si bien su le dire plus haut….
        Si on fait le rapprochement comme vous le faites avec la période actuelle, on a de quoi s’inquiéter!

      • Fredy Gosse says:

        Alfred Sauvy homme de gauche a fait la critique la plus virulente jamais lue sur. le front populaire

      • Ah ben, parlons-en du front populaire !
        congé payé, semaine de 40 heures, la belle vie, quoi.
        Y avait vraiment rien de mieux à faire quand de l’autre côté du Rhin se préparait la grande invasion de 1940, qui nous a conduit à un régime pour le moins douteux pendant 4 ans, mis en place par les mêmes députés qui avaient voté les congés payé, la semaine de 40 heures et le reste !
        Mon oncle, militant communiste, ouvrier p3 chez Kléber-Colombes, a dû payer ses 3 congés de 36, 37 et 38, de 5 ans prisonnier en Allemagne. Il a été vachement gagnant, c’est sûr. Et encore, lui, il s’en est sorti vivant.

        Le terme congé « payé » est en lui-même une escroquerie.
        Payé par qui ?
        Payé par le patron, qui a vendu la production du travailleur, donc payé par le travailleur lui-même, en fait.
        Idem pour les cotisations dites « patronales » sur les salaires : payées par le travail des travailleurs, en fait.

    • Dissolution ? démission ? et pour mettre quelle majorité ????
      Regardez le sondage IFOP JDD élection européenne de Dimanche dernier .
      Larem reste majoritaire avec 21%, GJ 12%, LFI 9%, RN 14%.

  5. Houla Guillaume encore un article qui va passer dans les fake news, trop critique 🙂 lol

    Petit détail amusant, qui se souviens du titre du livre de E Macron ?

    —> « révolution » !

    • Moi, je l’ai acheté et je vais rapidement le relire 😉

      • Idiotdeservice says:

        Ce livre est plein de non dits, qui me laissaient penser qu’il était proche des solutions de F. Fillon, mais son mérite en campagne électorale était de ne pas dire les choses. Hausse de la CSG sauf pour les retraités modestes ? modeste sans préciser qui est considéré comme modeste. Il refait encore aujourdhui la même chose. Augmenter le SMIC de 100 € ? non c’est la prime d’activité, et ceux qui sont au dessus, qui paiera ? Muriel Pénicaud n’était pas très claire sur ce point….Mon avis est qu’il ne sait pas trop où il va

    • sans perdre de vue qu’une « révolution » implique par définition de revenir à son point de départ à son terme… 😉

  6. Je partage totalement ce qu’écrit Guillaume
    Manu annonce que les retraités qui perçoivent moins de 2.000 euros par mois ne subiront pas la hausse de la CSG
    Ce matin, pour les couples, il est question d’un revenu annuel de 33.000 euros ou d’un revenu fiscal de référence
    C’est un détail mais, assurément, de l’ENFUMAGE pour tous
    On nous annonçait un discours important, quelle déception !

    • Oui.N en déplaise à certains,Guillaume a raison:ce discours d un technocrate froid et gestionnaire n’est pas au niveau des enjeux pour la france.Mais comment reprendre sa liberté souveraine avec l europe et l euro…

  7. Forcément c’était mieux avant……

  8. Dans le langage plus populaire des gilets jaunes nombreux sont ceux qui affichent des citations de Coluche dont celle ci de mémoire qui semble bien adaptée au contexte « il y a du café sans caféine ,du lait sans lactose,des cigarettes sans nicotine ,de l’essence sans plomb .A quand un gouvernement sans cons.
    C’est à désespérer….

  9. JE N AI QUE 1010€ DE RETRAITE AVEC MA COMPLEMENTAIRE MAIS COMME JE SUIS AVEC MON MARI ON M A QUAD MEME PRIS DE LA CSG ET LA ENCORE SUIVANT LE SEUIL QU IL Y AURA ON VA ENCORE NOUS TAXES ALORS QUE NOUS N AVONS PAS 2000€PAR PERSONNE

    • Sachez qu’avec 1000 € par moi au Maroc vous vivez comme un prince.
      Leur smic est à 240 €

      • On doit donc, nous Francais, foutre e camp de notre terre-patrie parce que nous ne pouvons plus vivre dignement chez nous…. Bel exemple de remplacement des autochtones par la pauvreté imposée.

  10. Parti pris ou pas; sur le terrain, les gens ont quand même le sentiment qu’ « EM partage entre les pauvres ».

  11. Allé, on monte d’un cran ? Chiche
    https://michelonfray.com/interventions-hebdomadaires/grandeur-du-petit-peuple

    J’ai dit quels moyens le pouvoir utilisait pour salir et discréditer le mouvement des gilets-jaunes -mépris, mensonge, criminalisation, diabolisation, attaque ad hominem, essentialisation, déconsidération, dramatisation. On peut en ajouter un autre: le procès en immaturité politique -la dévalorisation. Ces gens-là sont trop bêtes, trop provinciaux, trop incultes, trop illettrés, trop débiles, trop « beaufs », fut -il dit un peu partout, ils sont trop sous-diplômés. On n’a pas dit: « affreux, sales et méchants », mais il s’en est fallu de peu.

    Depuis Maastricht (1992), ce sont les mêmes éléments de langage avariés qui sont servis par les dominants afin de discréditer quiconque ne souscrit pas à l’Europe libérale, non pas parce qu’elle est « Europe », ce que personne ne refuse plus, mais parce qu’elle est « libérale », ce que beaucoup repoussent. Ce sont les mêmes insultes qui ont été sorties pour les partisans du Brexit -qui n’a toujours pas eu lieu car, méditons cette belle leçon de démocratie, pour sortir de l’Europe maastrichtienne, il faut l’autorisation de l’Europe maastrichtienne! C’est ainsi que fonctionnent toutes les dictatures: on ne peut en sortir légalement -ce que les gilets-jaunes ont compris…

    Le système maastrichtien a son clergé. Il est formé à l’École nationale d’administration, à Sciences-Po, dans les écoles de journalisme, à Polytechnique, à l’École normale supérieure. Pendant leurs années d’études, on gave les impétrants d’une idéologie qu’ils rabâchent, répètent, réitèrent, reproduisent, ressassent ensuite dans tous les endroits où ils sont embauchés: grands corps d’État, haute administration, université, journalisme, édition, direction des médias, conseil d’État, sans oublier la politique politicienne qui est le prolétariat de ces gens-là.

    Tout ce petit monde a la tête extrêmement bien pleine, mais très mal faite. Cette engeance est formée comme des commandos de rhéteurs et de sophistes, de beaux-parleurs et d’enfumeurs, de dialecticiens et de casuistes, d’orateurs et d’ergoteurs. Elle produit son meilleur effet dans un conseil d’administration, dans un comité de rédaction ou de lecture, dans un amphithéâtre, dans les colonnes d’un éditorial ou dans les réunions des patrons de médias, à l’Assemblée nationale ou au Sénat, dans un conseil des ministres ou dans les palais de la République, sur un plateau de télévision ou comme « consultants » ou « experts » sur les chaînes d’information continue -ou dans « Le Siècle », un club très fermé où l’on mange du gilet-jaune à tous les repas…

    Comme les sophistes grecs, cette caste peut soutenir n’importe quelle cause parce que leur formation met le paquet sur la forme, rien que la forme, tout sur la forme, et qu’elle se contente pour tout fond de l’idéologie dominante. Ces gros cerveaux de compétition sont ceux de petits perroquets.

    Bien sûr, ces gens-là estiment que les gilets-jaunes ne sont pas habilités à faire de la politique sous prétexte qu’il faut laisser ces choses-là, trop sérieuses pour le peuple, aux experts que sont les instances dirigeantes des syndicats et des partis (qui sont de mèche avec les autres puissants contre leur base…), et aux élus de tous les échelons de la politique politicienne. La démocratie doit être représentative, disent-ils, et non pas directe. Nous, oui; eux, non.

    Or, chacun a pu voir comment le référendum sur le Traité européen qui était l’expression de la démocratie directe, bien que largement gagné, a été jugé comme nul et non avenu par les députés et les sénateurs qui étaient l’expression de la démocratie indirecte. Réunis à Versailles, lieu symbolique s’il en est un, il fut dit au Congrès qu’on se moquait de ce que le peuple pensait après qu’on lui eut tout de même demandé son avis. Ce coup d’État fut une leçon que le peuple a mis dans un coin de sa tête: avec lui, la démocratie indirecte a joué au grand jour un jeu contraire à celui de la démocratie véritable qui est gouvernement du peuple, par le peuple, pour le peuple et non par ses seuls délégués. Les représentants du peuple ont dit au peuple qu’ils n’avaient que faire de son avis et que, d’ailleurs, ils iraient contre lui.

    Les gilets-jaunes sont dans la rue parce qu’ils savent que l’Assemblée nationale et le Sénat sont leurs ennemis puisqu’ils ne les représentent pas sociologiquement ni politiquement. Le système représentatif, tant qu’il ne sera pas intégralement proportionnel, générera une oligarchie, une aristocratie, une caste, une tribu qui disposera de tous les pouvoirs: ce ne sera jamais une démocratie. Le pouvoir des élus n’est pas autre chose que la résultante d’un calcul tordu avec découpages électoraux effectués par le ministère de l’Intérieur et l’Élysée afin de déboucher sur une bipolarisation de la société: non plus entre droite et gauche, mais entre maastrichtiens libéraux de droite et de gauche et anti-maastrichtiens de droite et de gauche. Aux maastrichtiens libéraux de droite et de gauche sont réservés tous les pouvoirs -économiques, médiatiques, politiques, sociaux, universitaires, journalistiques; aux anti-maastrichtiens de droite et de gauche, les premiers abandonnent le pouvoir verbal de l’opposant avec pour seule perspective de parler à vide indéfiniment…

    Avec les gilets-jaunes dans la rue, toute cette aristocratie maastrichtienne se trouve mise à mal, critiquée, menacée. Certes, elle dispose de tous les pouvoirs, y compris celui d’insulter, de mépriser, de calomnier, de salir le peuple sur lequel s’exerce son pouvoir et ne s’en prive pas. Mais elle voit d’un très mauvais œil ce surgissement de velléités de démocratie directe.

    « Ça n’a jamais marché », pérore Christophe Barbier sur BFM le samedi 8 décembre: ça marche pourtant en Suisse… La notice Wikipédia de ce normalien pas agrégé ayant fait une école de journalisme nous apprend ceci: En 2017, il déclare notamment au Journal du dimanche: « Se confronter au terrain pollue l’esprit de l’éditorialiste. Son rôle est de donner son opinion, d’affirmer ses certitudes, par essence improuvables. Afficher avec force ses convictions permet aux lecteurs de s’y frotter pour former les leurs. » Et plus loin: « L’éditorialiste est comme un tuteur sur lequel le peuple, comme du lierre rampant, peut s’élever. » On comprend qu’il n’ait pas besoin de se confronter au terrain des gilets-jaunes, ce « lierre rampant », afin d’éviter de se polluer l’esprit et de pouvoir affirmer et toute objectivité ses certitudes improuvables! En passant, on apprend également qu’il a composé un rap en l’honneur d’Emmanuel Macron… Christophe Barbier est l’un des personnages emblématiques de cette aristocratie qui enjambe le peuple.

    Or, quand on va sur le terrain, non content de ne pas s’y polluer l’esprit, on se l’éclaire et l’on peut obtenir un certain nombre de certitudes susceptibles d’être prouvées. J’en veux pour preuve ce tract ramassé dans une rue de Paris et envoyé par un ami. Il dit ceci :

    Titre: Nos 8 doléances

    « Nous rentrerons chez nous quand ces mesures seront appliquées

    1. Nous voulons de la démocratie directe à tous les niveaux. Nous voulons un gouvernement d’union nationale avec une régence d’exception pour éviter que les partis politiques, qui sont disqualifiés, n’instrumentalisent notre détresse et notre colère.

    2. Nous voulons une baisse de 20% de toutes les taxes et les charges touchant la classe moyenne, les travailleurs pauvres et les entrepreneurs. Baisser ces taxes, c’est monter nos salaires. Nous voulons une action immédiate pour taxer ce qui vaut la peine d’être taxé: les GAFA et les transactions financières.

    3. Nous voulons que la France arrête de vivre au-dessus de ses moyens et arrête d’accueillir la misère du monde parce qu’elle et déjà dans la misère avec ses millions de personnes qui vivent sous le seuil de pauvreté. Nous voulons une immigration choisie, qui ne nous détruise pas culturellement. Nous demandons ainsi un retrait du pacte de l’immigration de l’ONU.

    4. Nous voulons une relocalisation de toutes les décisions dans les régions, les villes et les communes. L’Etat et ses fonctionnaires à Paris ne sont pas qualifiés pour décider de l’avenir de nos communes.

    5. Nous voulons une sortie de la PAC qui corrompt nos agriculteurs en n’allouant ses aides qu’aux productivistes et aux empoisonneurs répandant le cancer en France. Nos impôts ne doivent en aucun cas servir à financer Bayer-Monsanto.

    6. Nous voulons la création de barrières commerciales pour empêcher l’Allemagne de nous vendre des produits fabriqués en Roumanie, sous le label « Deutsche Qualität » et d’ainsi détruire nos emplois.

    7. Nous voulons le retrait de toutes les aides à la presse pour une vraie séparation des pouvoirs médiatiques et politiques.

    8. Nous voulons une action immédiate pour arrêter l’intégration dans l’Europe car elle ne se construit que sur la ruine des petites gens.

    Qui dira qu’il n’y a pas là d’intelligence pratique? C’est un véritable programme politique. Il est anonyme, aucune signature, aucune de ces propositions ne ressemblent à quoi que ce soit de connu chez les jacobins. Il est débarrassé du verbiage technocratique ou qui relèverait de la politique politicienne.

    C’est simple, clair, net, direct et programmatique: la démocratie directe; un gouvernement d’union nationale constitué en dehors des partis politiques parce qu’ils sont discrédités et qu’ils guettent la récupération; une baisse des taxes et des charges pour la population la plus éprouvée; une augmentation des salaires; une taxation des GAFA et de ceux qui font de l’argent avec l’argent; une politique migratoire rationnelle qui ne soit ni celle de la passoire ni celle du mur; un communalisme et un régionalisme effectifs; une autre politique agricole que celle du productivisme qui fait le jeu des multinationales, détruit la planète et intoxique les consommateurs; l’instauration de barrières commerciales qui empêcheraient la concurrence entre les États de droit et les États voyous en matière de protection sociale; le retrait des aides à la presse, subventionnée par le contribuable afin de l’endoctriner et de le mépriser quand il refuse l’endoctrinement; une séparation des pouvoirs médiatiques et politiques; l’arrêt de l’intégration dans l’État maastrichtien…

    J’aurais pu écrire ce tract auquel je ne retranche rien! Il est la feuille de route de la démocratie directe. C’est sur ce projet positif, concret, dynamique, qu’il faut désormais travailler.

    En écrivant mon éloge de la démocratie proudhonienne il y a quelques jours, j’ai craint un temps avoir placé la barre un peu haut. Avec ce tract sans nom ramassé dans la rue, je suis désormais bien convaincu que non.

    Michel Onfray

    • Fredy Gosse says:

      Onfray et l économie ?je ne lui confierai pas la gestion de mes biens .Encore un Ui n’a pas vu que nous représentions que moins de 1pour cent de la population mondiale qui se moque de nos états d âmes me Onfray c est la France qui va s adapter au monde tel qu il est pas l’inverse

    • Alors là , si les écrivains, « philosophes » s’en mêlent on est sauvé !

    • Je le trouve néanmoins particulièrement clairvoyant lorsqu’il affirme que « Bien sûr, ces gens-là estiment que les gilets-jaunes ne sont pas habilités à faire de la politique sous prétexte qu’il faut laisser ces choses-là, trop sérieuses pour le peuple, aux experts que sont les instances dirigeantes des syndicats et des partis (qui sont de mèche avec les autres puissants contre leur base…), et aux élus de tous les échelons de la politique politicienne. La démocratie doit être représentative, disent-ils, et non pas directe. Nous, oui; eux, non. » ainsi que « Avec les gilets-jaunes dans la rue, toute cette aristocratie maastrichtienne se trouve mise à mal, critiquée, menacée. Certes, elle dispose de tous les pouvoirs, y compris celui d’insulter, de mépriser, de calomnier, de salir le peuple sur lequel s’exerce son pouvoir et ne s’en prive pas. Mais elle voit d’un très mauvais œil ce surgissement de velléités de démocratie directe. »

      • Clairvoyant comme tous ceux qui théorisent, mais en réalité n’ont jamais pris aucune responsabilité….sauf celle de la parole !

    • Oui et bien encore une fois on s’aperçoit que les médias ne relayent aucune information.
      Ils oublient qu’eux aussi sont remis en cause.

    • Michel, président.

    • Je voulais commenter ainsi: QUE CES CHOSES LÄ SONT BIEN VRAIES ET BIEN DITES !!!
      Puis, en fin ,j’ai vu la signature!
      Gratifiant pour moi, mon esprit reste lucide en vieillissant.
      Merci infiniment Monsieur ONFRAY, vous aidez les anciens à garder leurs repères, vous les rassurez.

    • Tout cela ne devrait souffrir d’aucune critique tellement c’est empli de bon-sens et de pragmatisme.. Bravo à M.Onfray, toujours aussi brillant, et aux rédacteurs de ces 8 doléances. Mais certains trouveront encore quelque chose à dire, parce que leurs intérêts perso ne seraient pas totalement servis, ou que le pouvoir leur échapperait….

      • Merci Monsieur FONTENEAU pour votre blog.
        Vos propres analyses sont très intéressantes.
        C’est très enrichissant de lire les différents points de vue, le but étant de conforter sa propre analyse.
        Et quel bonheur d’y lire les vérités d’un grand comme Michel ONFRAY.

  12. C’etat à prévoir…
    Macron est il quelqu’un qui ne comprend pas (incompétence) ou qui ne veut pas comprendre (saboteur) ?
    Pour moi ce mec est, comme le dit le Pr Segatori, un psychopathe: et un psychopathe ça n’a pas d’affect, ça manipule et ça travaille pour lui-même et rien que pour lui-même.
    Cette pourriture a été is au Pouvoir par ses copains francs-maçons et propriétaires de médias pour détruire la France et nous diriger vers le Nouvel Ordre Mondial, il n’y a absolument rien à en attendre. D’ailleurs, on n’entend pas parler de la signature, qui a eu lieu hier, du pacte de Marrakech…..

    • C’est certain que si nous avions élu Mr Mélenchon, nous aurions eu une personne honnête, sans casseroles, parfait économiste et capable d’unifier la France pour qu’elle s’en sorte facilement. Comment avons nous pu choisir Macron !

      • Sans parler de Melenchon le bolchevique, et de manière dirai je apolitique ou presque, Asselineau est plus sobre, plus simple et a un programme. D’ailleurs c’est le seul qui ait pensé à utiliser l’article 68 de la Constitution pour destituer ce malade de Macron. Mais comme personne ne veut que ça change et que le pouvoir reste comme il est (à l’oligarchie), aucun député ni sénateur ne suit… La démocratie est morte vous dis-je.

  13. Fredy Gosse says:

    On est dans un cul de sac sans issue d ou on peut sortir😀
    Écoutez les gilets jaunes c est du Prevert
    Tout et le contraire de tout.
    On voit des fonctionnaires sensés bosser ,ils ont du prendre un congé de maladie,des fonctionnaires ne bossant plus depuis des années mais toujours payés .on voit des auto entrepreneurs qui au lieu de chercher des clients font t’les Beaux devant la camera ,des pauvres gens qui tirent le diable par la queue et des opportunistes qui se disent si Bové est devenu un notable européen payé à rien foutre pourquoi pas nous
    Mais surtout on voit que c est Noel TOUS
    Veulent plus de lLEtat mais avec moins d impôts pour eux
    Quelqu un pourrait quand même leur dire que l État est un
    Mot une fiction et qu ils paient aujourd hui la note de 40 ans d illusions que l État va leur donner plus Et du gratuit partout
    Bref un pays qui chérit les causes de son malheur ne pourra pas s en sortir avec en plus un égoïsme catégoriel ou les privilégiés du systeme protégés du licenciement les fonctionnaires se croient exploités
    Quant à Macron il va se trouver dans la situation peut enviable se soumette se démettre ou faire tirer au canon sur la foule comme notre histoire l a déjà montrée

    • D’accord avec Fredy sur le fait qu’aujourd’hui, c’est tout et le contraire de tout.
      Et que certaines personnes sont censées être au travail mais arrivent à se libérer pour être devant les caméras. Oui aussi, il y a des privilégiés du système, en précisant quand même que tous ne profitent pas du système, il y en a qui ont encore une conscience professionnelle et font bien leur travail.

  14. julien bonnetouche says:

    ACTE 2 Les nouveaux gilets jaunes

    Samedi prochain, nous le verrons bien, mais le nombre de manifestants aura beaucoup diminué.

    Resteront actifs ces nouveaux gilets jaunes dont on voit les représentants se balader de média en télés, qui ne sont en fait que des adhérents de France Insoumise ( ils ont les mêmes revendications)

    En fait ils veulent obtenir par les mouvements de rue ce qu’ils n’ont pas pu avoir dans les urnes.
    Ils veulent la fin de la démocratie libérale, pour une 6eme république assez floue, mais tout laisse à penser qu’elle se transformerait assez vite en dictature du prolétariat bien connue.

    C’est là que l’on va bien voir le degré d’amateurisme du président de la république Macron, dont les trois premiers devoirs sont :

    La défense de pays ( l’armée)
    La garantie de la paix civile (la police)
    la défense des institutions. C’est ce dernier point qui est mis en cause par FI

    Il est assez probable que comme d’habitude les sondages trancheront.

    Et j’espère qu’en haut lieu il existe maintenant des têtes pensantes qui y réfléchissent
    Les choses ont évolué la semaine dernière : A qui ont ils fait appel, à quel général, pour appliquer une tactique anti-émeute plus efficace ? personne n’a évoqué la question.

    • Julien je suis d’accord .Derrière les GJ il y a Melenchon puisqu’ils reprennent tous en coeur la vieille rengaine de l ISF si chère à la FInsoumise.
      A ce rythme nous serons tous bientôt au paradis vénézuélien.

  15. contradicteur says:

    Ce que Michel Onfray oublie c’est que c’est une majorité de Français qui a approuvé Maastricht…alors bien sûr aujourdhui ce n’est plus les mêmes, mais le processus a été démocratique ou alors il ne fallait pas consulter le peuple ?? Les gens ont cru Mitterand qui était un grand expert de l’économie et non P. Seguin qui rappelait que c’était dangereux du fait des différences fiscales et budgétaires des pays. Alors, soyons humble avec l’usage du référendum. Regardons les Anglais empêtrés dans le Brexit…

    • on voit bien maintenant que c’est Seguin qui avait raison.

      • Fredy Gosse says:

        au secours on serait encore plus endetté mais attendez son dauphin Xavier patiente dans le Nord : on ne change pas un modèle qui perd depuis toujours ..on accélère… car c’est la faute ,.aux riches, aux banquiers , à notre e égoïsme identitaire, aux allemands et. à tous ceux qui travaillent plus que nous ;à Trump etc… etc..y toujours des salauds qui nous empêchent d’être le phare du monde

  16. ça ne choque personne que l’état paye le salaire des salariés au SMIC au nom de la compétitivité ?

    Les salaires sont tellement faibles que c’est l’état qui doit payer, subventionner pour permettre à ces personnes de vivre.

    On parle ici de la prime d’activité, mais aussi des services à la personne (=Domestique) qui concerne 2 millions de personnes. Les services à la personne sont payés par nos impôts ! et n’existerai pas sans le crédit impôt;

    Et tout ça avec -+ 3 millions de chômeurs.

    C’est sur, il ne faut rien changer dans le logiciel.

    • Au fait, quand l’état paye … c’est vous qui payez ! Ce sont vos impôts.

      • vous aussi Guillaume !!

      • Oui ce sont nos impôts ! Mais l’impôt n’est il pas conçu au départ pour assurer une redistribution des richesses !
        On est certes loin de l’équité, mais remettre en cause l’impôt…
        Vous remarquerez également que bien souvent ceux qui remettent en cause l’impôt sont ceux qui n’en payent pas !

        • Bonjour Jacques,

          Heureux de vous lire ici 😉

          Sauf que nous arrivons à des niveaux incroyables ou quelques uns, de moins en moins, financent la majorité. Ne sommes nous pas au bout d’une logique. Combien de temps allons nous accepter de payer ? Et si, ceux qui permettent au système de tourner se mettaient en grève ? (cf »La Grève« , Ayn rand)

          Cette situation n’est elle pas la preuve qu’il est urgent d’inventer autre chose ? de remettre en cause ce qui ne fonctionne plus ?

          Et si au lieu d’organiser la redistribution, on essayait de trouver une solution pour que ceux qui travaillent soient autonome, soient capable de vivre sans être obligé de quémander la solidarité nationale ? Pour cela, il est peut être nécessaire de remettre en cause quelques dogmes.

          N’oubliez pas que le mouvement des gilets jaunes n’est pas un phénomène isolé. Il concerne tous les pays développés et prend un forme inédite dans chaque pays mais exprime le même mal-être des « classes laborieuses » . Il s’agit du Brexit, de l’élection de TRUMP, du populisme en Italie : Partout le constat est identique ! Même dans les pays ou la redistribution est moindre.

          Je crois que la réponse est dans la remise en cause de l’extrême optimisation des chaînes d’approvisionnement, c’est à dire le libéralisme financier excessif.

          Il nous reste 3 ans (i-e avant les élections de 2022) pour redonner de l’espérance au gilets jaunes ! Espérance : Sentiment de confiance en l’avenir, qui porte à attendre avec confiance la réalisation de ce qu’on désire

        • Tout à fait d’accord Jacques. Je paie des impôts et trouve normal d’en payer.
          La prime d’activité et les crédits d’impôts sont une solution pour contrer en effet la destruction d’emplois. Par le crédit d’impôts (pour service à la personne par exemple), on tente de créer de nouveaux emplois mais on les subventionne car personne n’est prêt à les payer à leur juste valeur.
          Quand je parle de destruction d’emplois, je veux dire destructions de métiers. Et je pense qu’il y a encore de nombreux métiers qui vont disparaître à cause de la digitalisation et la robotisation.
          Ceci rejoint certains de vos articles Guillaume parlant des nombreuses start up sans modèle économique viable mais qui contribuent à détruire de nombreuses entreprises « classiques ».

    • Vous n’avez pas vu les reportages sur les entreprises qui cherchent désespérément des salariés avec des avantages conséquents (logement, etc) en Vendée ! Les français ne veulent pas être mobiles, dommage. Il y avait même des salaires proposés à 3000 euros par mois, mais personne se propose même en CDI car la Vendée est trop loin ?
      Oui, vous avez raison, dans ces cas là il y a beaucoup de chômeurs et c’est bien triste et préoccupant pour l’avenir de la France…
      Alors oui, on change de logiciel dans la tête des français aussi, c’est comme cela qu’il faut le comprendre.

      • C’est quoi, ces emplois ? Pour quel métier, CDI/CDD ? Quelles qualifications demandées ? Seul type de logement sit proposés, sont ils adaptés à qqn qui aurait une famille ?
        Ce que vous écrivez semble très partial: comme si pour 3000/mois avec logement de fonction personne ne voulait prendre ces « sales boulots ». C’est une promotion de l’idéologie du franchouillard fainéant à la macron, ca.

        • Regardez moi ces princesses …
          Quand on a faim, on prend l’emploi qu’on nous propose, on ne fait pas la fine bouche parce que le climat ne nous va pas au teint ou qu’on voudrait être paysagiste et pas horticulteur.

          Il y a eu un vrai raté dans l’éducation des dernières générations, à trop leur répéter qu’elles pouvaient faire ce qu’elles voulaient de leur vie, elles ont fini par le croire. Dans un autre commentaire, tu dis que l’on n’est pas dans le monde des bisounours. Et bien, médite de nouveau sur ton propre commentaire 😉

    • Les salaires ne sont pas faibles. Le peuple s’est persuadé (à grand coup de marketing derrière la tête) qu’il avait le droit d’avoir une vie « presque » luxueuse, avec des biens modernes et high tech (portable, ordinateur, tablette), des vacances décentes ET REGULIERES à la mer, à la montage ou à l’étranger, des sorties au cinéma, au restaurant et au spa du coin encore plus régulières, une voiture plus que décente, se faire plaisir sur l’alimentation, les vêtements, ls services reçus, etc etc.

      Ca n’a jamais été dit dans le contrat social que le plus modeste de nos citoyens devait pouvoir mener ce train de vie.
      Ca n’a jamais existé, que ce soit historiquement ou géographiquement. Aucun pays d’aucune époque n’a jamais permis à 95% de ses citoyens d’accéder au niveau de vie réclamé par nos concitoyens.

      Ca n’existe pas. Mais on a persuadé le peuple que ça existait, et que c’était même un droit fondamental. Donc oui, le peuple a besoin de 50€ (puis 100€, puis 200€, puis 600€, car on n’est jamais assez riche pour s’offrir tout ce qu’on veut) pour mener ce train de vie.

      Donc oui, on augmente les salaires en allant trouver l’argent où on peut. Ce n’est pas possible de le demander aux entreprises (sinon conséquences désastreuses), donc encore des impôts.

      La seule chose à changer dans le logiciel, c’est le pouvoir donné au peuple, et faire redescendre les gens sur terre, leur apprendre (ou leur imposer) de diminuer leur train de vie, à ne pas exiger toujours plus.

      D’ailleurs, c’est également la seule porte de sortie pour un monde qui consomme moins, pour une écologie mieux maitrisée.

      • J’apprécie beaucoup de commentaire….. 😉 Parfaitement vrai. Le problème est que quand les gens parlent on ne sait pas s’ils sont vraiment pauvres, ou s’ils n’en ont jamais assez.
        Je fais partie des GJ, et une fois une nana parlait :elle était au RSA, avec 6 gosses (…) et se plaignait que c’était très difficile. 10 min plus tard, je la vois fumer une cigarette. C’est du grand n’importe quoi. La vraie pauvreté ne permet pas de fumer quand on n’a pas assez pour donner à manger à ses gosses. Il y a beaucoup d’hypocrisie en France, énormément et on est connus de part le monde pour ça.

      • CAPL conseils says:

        Je suis complètement d’accord. Je pense avoir une légitimité sur le propos car je suis né en HLM avec ma mère seule et mes deux sœurs avec une valeur du travail et de l’argent.
        J’ai repris mes études a 34 ans et aujourd’hui j’ai un cabinet de gestion de patrimoine que beaucoup de personnes pourraient envier. Je suis toujours effaré de voir la puissance du marketing sur des anciennes connaissances qui gagnent 5 fois moins que moi mais qui ont canal +, fument un peu tout, le dernier iphone a 800€, travaillent 35h/semaine et se plaignent alors que j’ai un honor, travaillent 55h/semaine a mon compte et paie des impôts a hauteur de ma réussite.

        Concernant l’emploi, l’exemple de 3000€ et le logement me paraît « suspect » mais il est clair qu’il y en a et que les « jeunes » (j’ai 37 ans) n’y vont pas. Dans le sud ouest nous avons une économie correcte et mes clients ne trouvent pas a 1800€/mois dans la construction de remorque des salariés « fiables » ou dans la restauration… Tant qu’on permettra aux chômeurs d’aller au Maroc ou en Thaïlande pendant des mois sans contrepartie avec un bon pouvoir d’achat ou qu’on ne force pas les Francais a travailler, ils ne le feront pas a mon avis (comme beaucoup d’amis). Je ne les juge même plus vu qu’ils prennent leurs droits avec l’aval de pôle emploi 🤔

        Les 8 points cités de M. onfray ne sont que logique populaire et volonté de tous a mon avis après il est clair qu’il y a de la démagogie car les volontés ne suivent aucune solution ou acte…

        • Le pire c’est qu’en disant les choses telles qu’elles sont vous pourriez vous faire taxer de sale capitaliste voire pire.
          Nous sommes dans un pays qui pense très fort par le bas!

        • J’ai un profil identique au vôtre concernant la reprise des études à 30 ans alors que je n’ai pas le bac… La société française permet ce genre de miracle pour ceux qui veulent (vraiment) en sortir. Aux états unis, il faut beaucoup d’argent pour pouvoir suivre des études, quelle chance nous avons dans ce pays. De plus, mais personne le dit, les frais d’inscriptions ont diminué et la sécurité sociale est maintenant gratuite… 217 euros d’économie.. c’est rien diront certains, ceux qui n’ont pas la notion de l’argent…
          Oui, la situation est paradoxale avec des experts des réseaux sociaux et des luxueux smartphones là la main, je crois rêver…
          Concernant l’exemple du poste à 3000 euros et la grande difficulté à trouver des salariés en Vendée, c’est un reportage passé à Capital sur M6 le 25/11.
          https://www.20minutes.fr/arts-stars/television/2379627-20181125-video-vendee-departement-paradis-emploi-capital-m6-dimanche-soir

          Je ne sais pas si on peut le revoir en replay, très instructif, mobilité des français, « champions du monde de la non mobilité »… Seuls 2 à 3 % des français sont prêts à trouver un emploi dans une autre région, on est mieux sur les ronds points à contempler le paysage…
          Effectivement, il y en a qui profite du système (vacances pendant plusieurs mois tout en étant au chômage, sauf en ce moment) et ils font de l’ombre aux vrais chômeurs

  17. Pour moi le fond du problème des gilets jaunes correspond moins à leurs revendications parfois maladroites qu’à une volonté de se sentir (à nouveau ?) acteurs citoyens (qui fait d’ailleurs écho au « repli » nationaliste observé dans notre période contemporaine).

    La politique fiscale de Macron creuse les inégalités sociales (Cf. le rapport de l’IPP), et ça tout le monde commence à le ressentir. Ça se voit d’autant plus que le gilet jaune moyen a 35 ans, est actif et n’arrive plus à joindre les deux bouts alors que les riches s’enrichissent encore plus vite que les pauvres s’appauvrissent, et c’est bien ça le coeur du problème et qui rend leur colère légitime : le sentiment d’une France asymétrique ou le contrat social qu’incarne nos élus est rompu.

    Donc on veut tout remettre à plat parce qu’on n’a plus confiance dans nos institutions qui protègent une minorité au détriment d’une majorité (ou, à tout le moins, qui donnent cette impression). Fondamentalement, les gilets jaunes plaident pour davantage de démocratie participative et moins de représentativité (il n’y a qu’à voir comme certains porte-parole plus ou moins auto-proclamés sont mal perçus car, outre leurs ambitions politicardes à peine dissimulées ainsi que cela a été souligné plus haut, il y a un mot d’ordre assez constant qui ressort du mouvement et qui consiste à considérer celui-ci comme unitaire et certainement pas hiérarchisé).

    Le fait d’élire des représentants qui n’ont aucune obligation de respecter ce sur la base de quoi ils ont pu être légitimement élus mais qui disposent ensuite de 5 ans pour faire à peu près tout ce qu’ils veulent en adoptant des lois prétendument prises au nom du peuple est une mascarade dont tout le monde est désormais lassé. C’est ça le cancer de notre société qui fait que, d’élection en élection, d’espoirs déchus en espoirs déchus, les gens se sentent à l’écart du processus électoral et social ; surtout quand en 10 ans on a connu l’alternance droite/gauche/ni de droite ni de gauche sans que rien ne change foncièrement, et d’autant plus quand, encore une fois, tout va pour le mieux pour ceux pour qui ça va plutôt déjà bien (distributions de dividendes record au CAC40, Ghosn -comme feu Cahuzac- qui se sent dispensé de payer ses impôts, Benalla qui fait des selfies avec une arme de poing, tape à vue dans la foule et dissimule son coffre fort avant sa garde à vue, Macron qui nomme un de ses fans consul de France, dans la droite lignée d’Hollande qui nomme Ségolène ambassadrice des pôles, NKM avec son ticket de métro à 4€ et Copé avec ses pains au chocolat à 15cts, El Khomri et ses CDD, le couple Macron et sa vaisselle, le couple Macron et sa piscine, le couple Macron et leur maison du Touquet traficotée dans leur déclaration d’intérêt, les Macron leaks étouffés, des perquisitions chez le FN et la FI mais par chez EM!, Dassault et les Balkany qui qui dorment au chaud chez eux tous les soirs, JV Placé bourré qui fait le kéké mais qui ne fait cependant pas aussi bien que le député LREM qui met en soins intensifs un collègue PS à coup de casque de scooter, le président de l’Assemblée National englué dans une affaire de prise illégale d’intérêts, Sarko et l’affaire Kadhafi, Fabius et le sang contaminé à la tête du Conseil Constitutionnel, etc. etc.).

    Soit autant d’affaires qui détruisent petit à petit toute confiance du peuple envers ses élus ou élites et renforcent l’idée d’une France à double vitesse, surtout en prenant en compte la rupture de la redistribution des richesses avec une classe moyenne (entendue au sens large) qui se fait presser de toutes parts mais qui n’a droit à rien. Mais qui par contre doit bien payer ses PV depuis qu’on est passé à 80 km/h sur les routes…

    Voilà donc ce que sont les gilets jaunes pour moi : des gens pas forcément politisés mais qui raisonnent très concrètement, et de ce ras-le-bol très prosaïque résulte en fait, au-delà de revendications facialement incohérentes, une volonté changement de paradigme politique que nos castes dirigeantes ne peuvent ni même ne veulent entendre car il sonnerait la fin de leurs petit statut -ainsi que des privilèges y afférents- d’élus ou de haut fonctionnaire dont on veut désormais se passer (et je rejoins entièrement Guillaume sur ce point).

    D’où l’intervention complètement foireuse de Macron qui, à base de poudre de perlimpinpin, tente surtout de sauvegarder un système à bout de souffle en occultant le vrai coeur du sujet. A voir maintenant comment se tour de passe-passe sera accueilli…

    • Vous dites « Donc on veut tout remettre à plat parce qu’on n’a plus confiance dans nos institutions qui protègent une minorité au détriment d’une majorité ». Les gilets jaunes veulent plus d’argent donné sans contrepartie par l’état. Mais ils veulent aussi conserver la CMU, les allocs, les APL, la sécu et les soins gratuits, etc .. Donc il faut que le monde change mais seulement ce qui les arrange.
      J’ai un ami qui a une trentaine d’appartements sur Paris. Il est riche. Il paye en IRPP + CSG + IFI + taxes foncières 11 mois de loyer sur 12. Il lui reste 1 mois pour les travaux, agence, impayés, etc ..
      Vous voulez quoi, qu’il s’ouvre les veines ?

      • Vous croyez vraiment que votre ami est dans leur cible?

      • je croyais qu’on ne pouvait pas prendre plus de 75% des revenus !!!!

      • Ne confondez pas tout ou ne faites pas d’ellipses…. Ce que les GJ dont je fais partie veulent, c’est l’arrêt de ce déséquilibre où certains se gavent : train de vie de l’Etat, magouilles en tous genres, politiciens professionnels, cumuls de mandats, effectifs de fonctionnaires pléthoriques, retraites bonifiées, indemnités de députés/sénateurs énormes + avantages scandaleux etc, etc. Et de l’autre coté un peuple qui ne décide de rien de ceci est bon ou mauvais pour lui mais qui n’a que le droit de sur les conneries et lubies du gouvernement et …payer.

    • Tout est dit… CQFD.

  18. Les mesures annoncées par Macron sont en effet absurdes, dans le sens où elles ne résoudront rien, ne répondent pas au problème fondamental qui se pose, ne font que repousser (ou en fait, accélérer ? ) le problème. C’est reculer pour mieux sauter. C’est répondre à côté.
    Je vous rejoins sur ces points.

    Mais je ne crois absolument pas que ce soit la faute de notre dirigeant, comme ce n’était pas celle de Hollande ou de Sarkozy. On a beau dire, on a beau se plaindre, le pouvoir appartient au peuple. Ca nous plait de dramatiser en répétant que la France n’est pas une démocratie, que notre liberté d’expression est bafouée, blablabla la monarchie, mais soyons objectifs : le peuple a beaucoup de pouvoir.

    Et contrairement à ce que vous dites, le peuple ne réclame pas un changement de société. Oh oui, de manière bien vague, grandiloquente, il fait de belles phrases pour dire qu’il veut changer le monde. Mais de manière beaucoup plus concrète, beaucoup plus immédiate, quand il s’agit de passer à l’action, c’est bien une augmentation des salaires, une baisse de la CSG et des taxes qu’ils demandent. Et comme le peuple, c’est avant tout un tas de cons incapables de faire quelque chose de productif et d’oeuvrer pour le bien du pays, et bien Macron n’a pas d’autre choix que de leur donner ce qu’ils veulent : une augmentation des salaires et une baisse des taxes. Point.

    C’est ça ou l’anarchie qui se poursuit sur d’autres semaines, avec plus de casse, plus de dégâts, plus de violences. Donc on leur donne ce qu’ils veulent pour que ces enfants capricieux s’arrêtent de tout casser.
    Mais comme Macron n’est pas un magicien, et bien effectivement, il faudra bien payer tout ça, et oui cela s’accompagnera 1) d’une hausse des impôts et / ou 2) d’une baisse des dépenses publiques et / ou 3) d’une augmentation du déficit et de la dette qu’il faudra bien payer un jour ou l’autre.

    Selon moi, toute la fin de votre analyse est à jeter. Il n’y a pas de problème de formatage de vos énarques, pas de peur de déplaire au souverain. Juste un enchainement par le peuple qui n’acceptera aucune restructuration, aucun remodelage en profondeur, qui veut juste assouvir ses instincts primaires : du pain et des jeux. Du pognon et carburant pour se promener le weekend, et tant pis pour l’environnement.

    • Vous dites :
      « Le peuple demande un changement de société, le gouvernement ne peut pas répondre, je vous entends, je vais donc accélérer le déploiement de la politique que vous contestez. »

      Le problème est que le peuple est schizophrène et formule des demandes incohérentes. Le gouvernement est forcé de prendre des décisions nocives, car c’est ça ou l’anarchie.

      En une phrase : les gilets jaunes forcent le gouvernement à appliquer cette même politique qu’ils contestent.

      Il n’y a mathématiquement aucune solution, la France est prise dans un cercle vicieux dont le moteur est le peuple.

    • « Il n’y a pas pire aveugle que celui qui ne veut pas voir »……..

  19. Tous ces développements sont intéressants, mais ce qui m’a frappé ces dernières semaines est l’absence de débat sur une équation économique fondamentale en grande partie à la source de nos maux : La ratio actifs/retraités en France est aujourd’hui l’un des plus faibles du monde : 1,7 contre 1, avec une projection 1,5/1 en 2050. Il était de 4 contre 1 en 1968. (A titre de comparaison, il est de 4,4 contre 1 aux Etats-Unis).
    Bien que l’effondrement du système soit annoncé depuis 30 ans, à la différence de nos voisins, nous n’avons voulu toucher à aucun levier : ni travailler plus longtemps, ni baisser les pensions, ni augmenter les cotisations. Tout cela avec une espérance de vie qui continue d’augmenter et un taux de fécondité qui s’effondre. Sans parler des inégalités entre cotisants que Macron se propose précisément de corriger.
    Dans ces conditions, on peut récriminer dans toutes les directions et proposer tous les débats citoyens qu’on veut, mais nous serons invariablement rattrapés par cette équation, dont le mouvement des GJ n’est autre qu’une (douloureuse) piqûre de rappel ! Les récriminations sur le pouvoir d’achat ont encore beaucoup d’avenir !
    Mes propositions : travaillons plus longtemps, pour ceux qui peuvent, et puisqu’il faut être inventif et sortir des écoles de pensée traditionnelles : Accordons le droit de travailler aux étrangers, migrants, réfugiés, demandeurs d’asile, sans-papier, qui contribueront eux aussi à la création de valeur économique et à la contribution aux finances nationales. Cela devrait satisfaire à la fois ceux qui se plaignent de leur coût pour la collectivité, et les demandeurs eux-mêmes dont la plupart ne demandent que ça.

    • Cela rejoint le message que j’ai posté juste avant le votre.

      Le peuple n’a voulu toucher à aucun levier. Votre phrase résume tout le problème à côté duquel Guillaume est à mon avis passé.

      Le peuple feint de réclamer un changement de société, mais dans la mesure où il ne souhaite faire aucun effort, ne veut que que des stimulis positifs (baisse des taxes, hausse des salaires), le gouvernement est pieds et poings liés, aucune solution n’est possible pour satisfaire ce peuple idiot et égoïste, donc oui on accélère cette politique destructrice et tôt ou tard il faudra se prendre ce mur.

      • C’est vous qui passez à côté d’un ressenti prégnant chez les gilets jaunes : eux estiment faire des efforts mais ne pas être suivis par d’autres qui en font insuffisamment à leurs yeux.
        Sont visés (sans notion d’importance relative, je vous l’accorde) : les grandes entreprises, les (très) riches et les gouvernants.
        Il est là le problème de société : se faire tondre mais avec un reste à vivre suffisant, on voit depuis des décennies que ça passe, mais se faire tondre encore et encore avec l’impression que celui qui tond ne perd pas un poil de fourrure (voire même il fait passer la vôtre pour la sienne), au bout d’un moment ça agace, qu’importe les explications qu’il pourrait apporter.
        C’est précisément cette légitimité de nos institutions qui est remise en cause, et on ne pourra rien bâtir de pérenne ni même rationnel sur la base d’un contrat social rompu.

        • Cela montre que vous n’avez pas compris (ou voulu comprendre) mes commentaires et ceux de Clément ci-dessus : vous ânonnez les poncifs habituels sans chercher à comprendre les mécanismes sous-jacents, et avec un tropisme très français : les efforts sont pour les autres. Que voulez-vous ? Un pays sans grandes entreprises, avec des gouvernants bénévoles, et une rémunération identique pour tous ? Croyez-vous que les institutions seules peuvent résoudre l’ensemble de nos problèmes ?

          • Sauf que vous vous trompez de destinataire : ce n’est pas ma réflexion, mais celle des gilets jaunes.

            Je ne dis pas qu’ils ont raison sur tout, mais des gens qui bossent sans pour autant réussir à complètement sortir la tête de l’eau financièrement et qui s’en tamponnent allègrement des concepts de startup nation et de ruissellement car leurs préoccupations sont bien plus concrètes et immédiates, je me garde bien de les juger ou de leur faire la morale.

      • Vous avez tout à fait raison Clément, une partie du peuple, sans en être conscient met la France dans une impasse et tout le monde va le payer tôt ou tard.
        Si les gilets jaunes continuent, ils seront de plus en plus dans la misère comme tous les français sauf que certaines personnes luttent encore pour essayer de sauver le pays : La France des vrais travailleurs…

    • Que les clandestins travaillent ? Alors que le peuple de France peine à trouver quoi que ce soit et où les salaires sont tous au SMIC !!!!! Vous vivez dans quel monde ???,

      • Parce que je crois que le travail n’est pas un gâteau que l’on partage, c’est au contraire une dynamique abondée par les initiatives des acteurs. Le travail produit du travail, en plus de la richesse. C’est pourquoi je dis qu’on pourrait s’appuyer sur les fortes dispositions de cette population, ou tout au moins d’une partie, à produire des efforts pour réussir. Votre « France qui peine à trouver quoi que ce soit », on ne la voit pas beaucoup sur les chantiers et dans les arrière-cuisines …

      • Je ne reconnais pas la France dans vos propos extrêmes. Combien d’employeurs ne trouvent pas d’employés ou bien lorsqu’il y a une personne qui se présente, elle arrive en retard dès le premier jour de travail puis démissionne au bout d’une semaine… Trop fatiguant…. L e SMIC est à nouveau augmenté, c’est une bonne chose car certains préfèrent rester à la maison et toucher des aides. A chaque fois que j’ai cherché du travail, j’en ai trouvé et ceci est vrai pour pratiquement tous les métiers d’autant plus qu’il est possible de se recycler en France. Pourquoi être défaitiste ?
        Ou alors cela arrange certaines personnes et leur donne des excuses pour rester à la maison, regarder les voitures passer et essayer d’obtenir encore plus…

  20. Les français doivent être mis devant leurs responsabilités. Ils souhaitent une hausse des salaires, cela a un prix.
    Oui le contribuable va à nouveau payer pour augmenter le pouvoir d’achat.
    Derrière, les salariés non cadres ont la possibilité de gagner plus d’argent et sans imposition.
    Que fallait-il faire de plus?
    Mettre le Smic à 2000€?
    Il a tenu le cap. C’est pour cela qu’il a été élu.
    Il est temps que les français apprennent que l’argent ne sort pas des poches du président.

    • Malheureusement, certains français ne veulent pas comprendre, même si on essaye de les mettre devant leurs responsabilités.
      Oui, en effet, mettre le SMIC a 2000 euros serait très populaire, et pourquoi pas 3000 euros afin que l’on puisse s’acheter le dernier SUV, la dernière TV OLED, etc…
      J’ai toujours une télévision a écran cathodique qui fonctionne depuis 15 ans et lorsque j’apprends que 82 % des français ont une TV LED, je me demande comment ils peuvent dire qu’ils ont des problèmes de fin de mois. Désolé d’être à contre courant mais parfois, il faut que centaines personnes se rendent compte de ce qu’elles disent…

      • je pense que ce que veulent les gens c’est de la justice. comment vous leur expliquez que Muriel Penicaud va payer 60000€ d’impôt en moins avec l’ISF. que eux par contre vont payer l’essence et que en plus il y a le 80km/h. eux ne peuvent pas faire leur course en trottinette !! ( les parisiens se reconnaîtront)
        a un moment il faut effectivement faire de la pédagogie et non pas annoncer péremptoirement : « ça va servir le ruissellement » ( même Picketty ne croit pas à cette théorie).
        c’est le sujet de toutes les « révolutions ». la révolution française a connu la terreur mais aujourd’hui personne ne remettrait la RF en cause.
        Le changement va être difficile mais je pense que Big Mac a une possibilité unique de remettre tout à plat . encore faut’il effectivement que les comptables lui en donne l’opportunité.

        • Les comptables bruxellois ne lui en donneront pas l’opportunité ! Il doit forcer la main.

        • Un chef d’entreprise ne réussit à rien s’il écoute son comptable ! Le comptable ne fait de mettre en chiffre la décision stratégique d’un chef d’entreprise. Ce ne sont pas les comptes qui dictent la stratégie, mais la stratégie qui construit les compte.

        • Keith, ne vous moquez pas du monde. Les français ont largement de quoi payer leur essence et leurs courses, simplement lorsque l’on fait partie des personnes les moins bien payés de France, on ne peut effectivement pas avoir l’essence, l’Iphone X, 1000€ de vêtements, le champagne foie gras à Noël, l’inscription au club de danse et à celui de piano, la sortie bi-hebdomadaire en ville et la nouvelle cuisine-salle de bain.

          Au bout d’un moment, tout le monde ne peut pas avoir le train de vie d’un cadre supérieur, c’est normal et il n’aurait jamais dû être question du contraire (en tout cas, ça aurait dû être le cas). Je crois que c’est avant tout ça qu’il faut reexpliquer aux gens, et mettre un frein d’urgence à cette consommation effrénée. NON, ce n’est PAS normal, NON ça ne va PAS de soi, NON ce n’est PAS légitime de demander à avoir un tel niveau de vie. L’Iphone X n’est PAS UN DU !

          • Clement,
            je ne suis pas certains que tous puissent avoir ce que vous décrivez. dans les grandes métropoles peut-être mais en province ce n’est pas sur.
            si tout se passe aussi bien que cela et que nos prélèvements de toutes sortes ( les plus élevés du monde, payés par moins de 50% ce qui est amusant) sont utilisés le mieux du monde alors pourquoi avoir des élections pour changer.

        • Fredy Gosse says:

          Perricaud n’est pas le problème , Macron n’ a fait le boulot qu’ à moitié il fallait tout supprimer pour….. faire revenir les riches…là c’est fichu pour longtemps
          soit vous croyez que les riches peuvent servir à quelque chose dans le pays , soit pensez que les riches sont des exploiteurs du peuple et dans ce cas ,oui, il faut tout reprendre
          marxiste or not marxiste that is the. question..
          Personnellement je suis pour beaucoup. riches à la condition que la méritocratie fonctionne et que les riches d’aujourd’hui puissent ne plus l’être demain , que devenir riches ne soit pas réservé aux seuls amis du pouvoir . En ce sens j’ai peur que la transition écologique ne soit que le divin prétexte à enrichir quelques un mais qu elle soit payée massivement par le vulgum pecus
          En l’état scientifique d’aujourd’hui il n’ y a pas d’alternative économique au pétrole et au gaz et les joueurs de flûtes qui nous mènent vers le fleuve vont nous noyer

          • je suis d’accord avec vous sur la méritocratie. l’exemple n’était là que pour montrer les ravages qu’une mauvaise communication peut faire.
            en ce qui concerne la méritocratie regardez le profil type d’élève d’école de commerce type Essec, HEC. vous verrez ( à part quelques exceptions) que cela n’est plus le cas.

        • Les 60 000 € en moins vont servir au chiffre d’affaires d’une ou plusieurs entreprises, même si c’est une goutte d’eau, celle-ci contribue directement à l’économie et peut avoir des retombées en termes d’emploi.
          Si les 60 000 € vont à l’état, alors ce dernier fait écran et va flécher la dépense dans un sens qui ne correspond pas forcément à l’intérêt général qui est que nous ayons plus d’emplois.

  21. Etrange mouvement, mais aussi (et surtout) étranges réactions. Nier le fait que, depuis bien trop longtemps, ce pays est mal administré me semble totalement irréaliste. De fait, il suffit de constater le « retour sur investissement » de la masse fiscale captée par l’Etat et les collectivités pour comprendre le malaise du pays. De fait, la gestion des affaires ressemble de plus en plus à un énorme hold-up. Depuis des années, la seule action des pouvoirs public c’est de capter tout ce qui peut l’être pour continuer à vivre, plutôt grassement, et même continuer à croître. Car, en fait, le niveau d’acceptabilité des impôts et taxes réside dans le sentiment de bien être fourni par ces prélèvements obligatoires et contraints. Or, la dégradation constatée de nombreux services publics, leurs suppressions même dans certains cas, alors que la masse des prélèvement ne fait qu’augmenter, est perçue, à juste titre, comme anormale.
    Le constat étant posé, maintenant comment s’en sortir ? quelles solutions ?
    Hélas, l’énarco-technocratie aux commandes, nouvelle noblesse auto-proclamée, n’est pas disposée à faire évoluer un système dans lequel elle se complait d’autant mieux qu’elle en vit très très bien. Cela peut être logique et compris, sauf à oublier qu’en principe, les dirigeants politiques, et partant les hauts-fonctionnaires, sont au service du peuple. Or, il faut bien l’admettre, c’est le contraire qui se produit.
    Cette situation n’est plus tenable. Hélas, sans violence il y aurait fort à parier que rien ne bougerait, jamais, dans notre beau pays.
    Alors, bien sur, les frileux, les égoïstes, les « pas concernés » et la masse de ceux qui vivent de l’écume des pouvoirs en place redoutent les changements qui, pourtant, sont indispensables.
    Ce mouvement à au moins le mérite de poser sèchement et de façon directe, les problèmes.
    Je crains que notre Président ne puisse pas comprendre et répondre aux attentes exprimées par de nombreux français.

    • Le pays est mal administré, c’est une certitude, et personne ne le nie. Ce que je nie, c’est qu’il y aurait la possibilité de faire autrement, face à la pression quotidienne du peuple. Je vous crois très cynique quand vous dites que « l’énarco-technocratie n’est pas disposée à faire évoluer un système dans lequel elle se complait ». Je ne pense pas qu’individuellement, les femmes et les hommes qui font de la politique soient particulièrement égoïstes et se soucient d’abord de leurs propres intérêts.

      Je pense qu’ils peuvent aussi être animés de nobles intentions, réellement vouloir le meilleur pour notre pays. Ils sont peut-être véritablement entrés dans cette carrière par passion, pour faire changer les choses.
      Ce n’est pas de la naïveté de ma part, je crois qu’Hollande ou Macron auraient préféré rentrer dans l’histoire et être acclamé comme de grands présidents, plutôt que de s’enrichir un peu plus.

      Bref, je ne crois vraiment pas que ce soit la raison pour laquelle le pays est mal administré 🙂

      • je pense que ce que veulent les gens c’est de la justice. comment vous leur expliquez que Muriel Penicaud va payer 60000€ d’impôt en moins avec l’ISF. que eux par contre vont payer l’essence et que en plus il y a le 80km/h. eux ne peuvent pas faire leur course en trottinette !! ( les parisiens se reconnaîtront)
        a un moment il faut effectivement faire de la pédagogie et non pas annoncer péremptoirement : « ça va servir le ruissellement » ( même Picketty ne croit pas à cette théorie).
        c’est le sujet de toutes les « révolutions ». la révolution française a connu la terreur mais aujourd’hui personne ne remettrait la RF en cause.
        Le changement va être difficile mais je pense que Big Mac a une possibilité unique de remettre tout à plat . encore faut’il effectivement que les comptables lui en donne l’opportunité.

      • il y a quand même une enarco-technocratie. il suffit de voir le cas de la réduction des APL de 5€ dont tout le monde dit que cela a été une « connerie » mais sur laquelle personne ( philippe et macron) n’a voulu revenir.
        quand on fait une bêtise on revient dessus si cela est averé
        a un moment c’est leur amour propre qui en prend un coup et donc contre vents et marées on ne change rien. conclusion : on se retrouve avec les GJ.
        idem pour le 80 km/h

    • Et par ailleurs :

       » Or, la dégradation constatée de nombreux services publics, leurs suppressions même dans certains cas, alors que la masse des prélèvement ne fait qu’augmenter, est perçue, à juste titre, comme anormale  »

      Pas à juste titre malheureusement.
      Le peuple n’a juste aucun recul sur ce qu’il coûte à l’état. Dernier exemple en date, tout frais : les 100€ de SMIC. 1200 (1300 ? ) € supplémentaires à débourser pour des millions de travailleurs, dont seulement une fraction sera récupérée par les impôts. Il n’y aura évidemment pas d’augmentation de 1000€ d’impôts pour chacun de ces travailleurs.

      La différence devra bien être trouvée quelque part, et elle se fera forcément au détriment de quel que chose.

      Idem pour tous les gestes que le peuple demande sans cesse à l’Etat, sur tous les sujets : subventions, aides, protectionnisme, investissement dans la recherche, dans l’écologie, diminution de telle ou telle taxe, de tel ou tel impôt. La pression fiscale étant déjà au maximum, chacun de ces gestes s’accompagne toujours d’une contrepartie, mais il faut avoir un certain recul pour le comprendre.

      • En fait, lorsque j’évoque « l’énarco-technocratie » je pense avant tout à la caste des hauts fonctionnaires et aux membres des cabinets ministériels, y compris souvent les ministres eux-mêmes. Dans le texte initial qui nous amène à réagir, le parallèle avec la défaite de 1940 est tout à fait efficient. L’intérêt commun, l’esprit critique ou même le bon sens disparaissent sous les couches de formatages normatifs imposés par une sur-structure administrative. En fait, les français se font berner depuis plus d’un demi siècle par des politiciens qui font croire qu’ils peuvent être efficients en tout domaines et doivent donc avoir « la main » sur tout, y compris sur l’économie. Car la France, avec 50% de dépenses pour le fonctionnement public, est bien une Nation administrée par le public. c’est probablement là ou se situe le malaise.

    • Il est certain qu’il faudrait dégraisser sérieusement le mamouth de l’administration. Mais pas n’importe comment, ni dans tous les services. Il y a surement des fonctionnaires gilets jaunes actuellement sur les rond points. Ils ne sont pas dans les services indispensables et peuvent prendre des rtt ou des jours de congés. Quand ils vont comprendre qu’il faudra les licencier pour accepter les revendications des gilets jaunes, ils vont faire quoi, bloquer la France avec les gilets rouges ?

      • Hé oui, et cela s’appelle un retour de manivelle mais il faut avoir une certaine lucidité pour le comprendre.
        Comme les gilets jaunes « pacifistes » et « qui sont contre la casse » qui se font écraser par une grille qu’ils venaient d’arracher… Résultat un gilet jaune « pacifiste » (?) dans le comma…

  22. julien bonnetouche says:

    Le sujet actuel relève d’un débat de société absolument fondamental.
    Ce n’est pas un épiphénomène et mériterait des commentaires d’un niveau supérieur à celui de « l’écume des choses  »
    Nous devrions tous essayer de faire un effort de réflexion en particulier en y apportant un regard Historique de façon à envisager vers quoi nous nous dirigeons.

  23. Par exemple, s’attaquer à la question des prix de transfert doit être un sujet.

    • Ou encore le fait que les GAFA ne sont réputés disposer d’aucun établissement stable en France…

      • ou encore sur le fait d’accepter que nous consommons des produits ou aliments qui sont produits en détruisant environnement (déforestation par exemple) dans leur pays de production) rendant nos entreprise non compétitives, car une production respectueuse de l’environnement n’est pas compétitive à court terme.

        • Fredy Gosse says:

          Faut choisir Guillaume la Planète et nous 😀quand on a moins d argent on ne défend pas la planète POUR AUTANTQU ELLE NÉCESSITE D ÊTRE DÉFENDUE

    • taxer les transactions financières aussi

  24. Fredy Gosse says:

    Il faut abandonner le modèle français 😀😀sauf que les français veulent plus d État plus de subventions,plus de gratuit,plus de cantine bio et moins d impôts .vieille tradition française que des 1850 Bastiat dénonçait …
    J’oubliai moins de travail ,plus de vacances
    De rêves
    Le mot français est :vous partez quand le lendemain de retour de vacances 😀Tout cela est payé par une destruction
    Massive d emplois trop indemnisés qui n encouragent pas a chercher un
    Nouveau boulot
    Trop de fonctionnaires empêchent de mieux les payer et toute réforme voulant y arriver est cloué au pilori
    Et nous avons rien vu la transition énergétique de la part d un des pays les plus vertueux est la folie absolue. ,nous n avons pas les moyens de payer par des subventions des fabrications d énergies nouvelles et encore moins faire payer les nouveaux prix aux consommateurs Ça ça coincer c est tellement évident qu on
    Peut se poser la question légitime mais pourquoi tant d obstination

  25. Nous avons chacun plein d’idées depuis quelques semaines pour remettre le pays en marche (désolé j’ai pas pu résisté). Au moins grand merci à ces GJ pour leur obstination bienfaisante pour le débat. Dommage qu’encore il faille casser pour se faire entendre car je ne vois pas les GJ et leurs louables intentions qui auraient changé qq chose si vite.
    Donc leur combat reste. Ce qui a été obtenu est le fruit des casseurs.
    L’acte 5 est un changement pour donner la parole aux citoyens. C’est dans son discours mais tant que les modalités de ce changement explicites, rien de bon n’est à espérer. Trainer serait un moyen de renforcer indirectement notre adorateur de Chavez national.

    • Guillaume, désolé pour mon commentaire mal rédigé. Depuis un petit clavier, la tache n’est pas simple. Comme les commentaires sont plus longs que vos éditos, n’est il pas temps de prévoir des outils de modification de nos contenus ?

    • Ce qui ne va pas dans votre commentaire, c’est que vous semblez largement sous-entendre que l’action des gilets jaunes a été bénéfique, bienfaisante. Que la seule limite c’est qu’il ait fallu passer par de la violence, mais que c’était nécessaire.

      Leurs actions n’ont pas été bénéfiques. On ne devrait pas demander à des brebis sans discernement de conduire le troupeau. (Et je fais moi-même partie de ces brebis incompétentes et incultes). Elles n’ont pas le recul et la maturité nécessaire pour savoir ce qui est bon pour le pays et ce qui n’est pas viable.

      Le problème est qu’on vit dans un système où il faut écouter les brebis (et comme vous le dites, particulièrement les brebis violentes, pour les empêcher de casser plus).
      N’ayant pas le choix, on accède à des revendications stupides, et on s’enfonce d’autant plus dans un modèle qui est de moins en moins viable et de plus en plus destructeur.

      Puis, des gens s’étonnent sur leurs blogs que la réponse soit inadaptée et que le gouvernement s’y prenne mal pour conduire le changement sociétal dont le monde a besoin.

      • La violence, réelle ou supposée… La vraie violence peu ici la connaissent vraiment. Sans violence, je persiste et signe, les dirigeants font la sourde oreille. Ils font des déclarations, ils font semblant d’écouter, ils tergiversent. Et rien, ou presque, ne change jamais. C’est normal. Ils partent du postulat que les « brebis » comme vous l’écrivez, ne savent pas, ne comprennent pas, ne doivent qu’obéir aux « élites éclairées ». Hélas, le bilan des « élites éclairées » est loin, très loin même, d’être satisfaisant. Encore une fois, il ne s’agit pas d’autre chose que de constater. Le constat est sans appel. Il faut donc changer les « élites ».

        • Je fais le même constat que vous : la situation n’est pas satisfaisante.
          Rien, ou presque, ne change jamais. Vous avez raison.

          Mais comme je l’ai répété bien des fois sur ce fil de discussion, ce n’est sûrement pas à cause de l’incompétence de nos « élites ».
          Aucun homme, aucune femme, aucune équipe, aucun gouvernement ne pourrait faire quoi que ce soit de ce troupeau dans le cadre qui est le notre. Le pouvoir est aux mains des brebis depuis un demi-siècle, et il ne faut pas s’étonner que le bilan soit si triste et que rien n’ait pu changer.

      • Si nos « dirigeants éclairés » avaient si bien illuminé la France de leurs lampes à décharge de 100000 lumens au mètre pendant ces 50 dernières années, je serai prêt à vous suivre. Mais j’ai cru voir des lumières de luciole fiévreuse. Tout au plus elles ont réussi à attirer les opportunistes qu’ils soient politiques, entrepreneurs, rentiers ou fonctionnaires de tous poils. Chacun essayant de trouver des « niches » pour essayer de sortir son épingle du jeu.
        Et à propos des brebis que nous sommes, je suis étonné de voir qu’elles sont bien portantes en Suisse, un salaire de caissière à 3000€/mois pour un litre d’essence 95 à 1€40… Les helvètes seraient-ils stupides de donner leur avis sur une dépense publique comme dépenser des milliards pour des avions de chasse ou augmenter le prix de leur vignette.

        • Vous faites des raccourcis sur la Suisse complètement à coté…c’est pas tout à fait ça. Les salaires en Suisse sont plus élevés et oui, MAIS: il faut payer, et cher, l’assurance maladie (LAMAL), les médicaments, les forfaits internet, les loyers sont très élevés et pire encore, le prix des biens immo . Le « frais » est très cher en Suisse aussi , ce qui fait de l’alimentation en général un poste couteux. Etc etc. Ne vous pamez pas de la Suisse, ils y ont leurs pauvres à 3000 CHF/mois….. ,k

      • j’etais à Porte Maillot lors de la 1er manifestation. il y avait eu 280.000 manifestants.
        si vous reprenez les commentaires de Philippe , vous verrez :
        « on ne change rien car on a raison pour la planète et que la trajectoire est la bonne »
        en passant, sur les 4Md€ prélevés seul 400 millions allaient à la transition ( un mensonge de plus ?).
        2 manifs plus tard et beaucoup de casse:
        le smic, on devient un riche retraité à partir de 2000€ etc..
        conclusion??

        • Conclusion : on a pris des mesures que l’on n’aurait pas dû prendre, que l’on ne pouvait pas prendre. Et on le paiera.

          • Hé oui, les « vainqueurs » de cette casse nationale vont finir par le payer indirectement, mais c’est trop difficile à comprendre ou du moins, on ne veut pas voir plus loin que le bout de son nez… Dommage…

        • Qui a dit riche retraité. Il faut bien placer la barre quelque part…et 2000 euros de retraite pour 1 individu par les temps qui courent c’est plutot pas mal, non ? (4000 pour un couple)

          • c’est dommage que les  » sans dents » ce soient révoltés. ils n’ont vraiment rien compris.
            on a un état le meilleur du monde et on en a vraiment pour son argent. je ne comprend pas que Mosco ait parlé déjà de ras le bol fiscal il y a 4 ans.
            je ne comprend pas pourquoi tous les pays du monde ne nous suivent pas avec un taux de prelevement de 47.2% et 9% de chômage.
            tout va pour le mieux dans le meilleurs des mondes
            on est les champions, on est les champions !!!

          • Fredy Gosse says:

            Hollande ?😂

  26. Bonne analyse,mais la solution me semble plus complexe;on peut changer le modèle mais pas changer le monde .Le dilemme restera jouissance immédiate ou jouissance différée?

    • Bernard, la jouissance différée n’est plus de mise hélas depuis 68, sauf pour les tantriques chevronnés.

      MMMMhh pas sortis de l’auberge……

  27. Il faut le marteler :
    Les représentants/chefs présumés doivent a priori donner l’exemple sur la restriction de leur nombre et rémunération/avantages, mais ils ne le veulent pas, tant pis,le hard les y contraindra.
    C’est un préalable SYMBOLIQUE indispensable et il est étonnant que Macron tout féru de symboles et pyramides etc…. ne s’en soucie pas, peut être parce qu’il ne le peut pas….

    Idem les conseils économiques et sociaux en région, les cantons (nommez moi un conseiller cantonal que vous connaissez, à quoi sert-il ) idem l’empilement régions et strates administratives locales jamais exclusives l’une de l’autre.

    Nous aurons ainsi récolté suffisamment de milliards pour financer ces annonces, mais surtout repris la main sur ce délire de Léviathan qui pompe les forces vives d’un pays

    Ensuite, l’on verra les taxes indues de partout, les fraudes SS, le scandale de la formation permanente, la perfusion de la presse, les syndicats tous nus ne représentant rien et touchant gros…..

    Y a du taf, oui…..

  28. Un peu d’espoir sur le blog de françois RODIER (http://www.francois-roddier.fr/?p=876)

    Le lecteur de ce blog doit se demander pourquoi j’ai consacré deux billets successifs à parler de la culture française. La raison est que celle-ci tend à disparaître. Autrefois considérée comme étant la langue diplomatique, la langue française est de plus en plus remplacée par la langue anglaise. Lorsqu’on voyage, on retrouve partout les mêmes aéroports avec la même nourriture internationale, celle des États-Unis.

    On parle de mondialisation, mais c’est la mondialisation du modèle américain ou plus précisément du modèle californien, c’est-à-dire celle de la partie des États-Unis qui a réussi (Hollywood, Google, Facebook). Les jeunes français semblent fascinés par cette culture. Ils ne sont pas les seuls: tous les pays développés s’uniformisent. À quoi est due cette uniformisation?

    D’abord à l’explosion des moyens de transport. Mon premier voyage aux États-Unis date de 1950. À cette époque, on traversait l’Atlantique en paquebot. La traversée durait 5 jours. Le matin du dernier jour, j’ai vu apparaître dans la brume la statue de la liberté: un spectacle inoubliable. Vingt huit ans plus tard, j’ai traversé ce même océan en trois heures, à bord de l’avion supersonique Concorde. À l’arrivée, j’ai pris ma voiture pour m’endormir peu après, garé au bord au bord de la route. J’aurais sans doute mieux dormi si j’avais pris un avion ordinaire. Aujourd’hui, Concorde n’existe plus. Aurait-on découvert que la croissance a des limites?

    Après l’explosion des moyens de transport est venue celle des moyens de communication. Dans les années 60, il fallait attendre 6 mois pour obtenir le téléphone chez soi. Aujourd’hui, tout le monde a l’internet et communique avec Facebook. Non seulement on a toujours son téléphone sur soi, mais on le remplace de plus en plus par ce qu’on appelle des « smartphones », de véritables ordinateurs de poche qui s’interconnectent les uns aux autres.

    Or les biologistes nous disent que la robustesse d’un écosystème est liée à son interconnectivité. Plus son interconnectivité est grande, plus l’écosystème se développe, mais plus il devient fragile. il existe une interconnectivité optimale au delà de laquelle l’écosystème tend à s’effondrer. Nous avons vu qu’on peut aisément transposer ce résultat aux sociétés humaines (billet 116). Nos sociétés actuelles ont une très grande interconnectivité. Celle-ci maximise leur efficience, c’est-à-dire leur aptitude à produire des biens matériels. Elle favorise ce qu’on appelle la croissance économique. Mais plus une société est interconnectée, plus elle devient fragile et dès qu’un lien cède tout peut s’effondrer. C’est le cas d’une société mondialisée dont la culture devient unique. Il semble donc grand temps de démondialiser l’économie et de restaurer la diversité des cultures.

    Je voudrais donner ici une lueur d’espoir. Une des caractéristiques de la culture française, qui la distingue de la culture anglaise ou allemande, est le sens de l’égalité. Emmanuel Todd lie cette caractéristique aux règles d’héritage (absence de droit d’ainesse). Le mouvement des gilets jaunes en faveur d’une plus grande égalité sociale semble en être l’expression. Il redonne de l’espoir: la culture française n’a pas encore totalement disparu.

  29. Je partage entièrement les remarques de Pascal et Hubert. Tous les Français ne soutiennent pas les gilets jaunes, tous les Français ne veulent pas d’une révolution dont on sait que cela finit toujours historiquement très mal….loin s’en faut ! J’en fais partie !
    Guillaume, vous parlez d’une augmentation de tous les revenus ? N’est-ce pas démagogique (comme le sont les extrêmes) que de réclamer ceci, comment pensez-vous que la France puisse financer cela ? Par le retour de ce malheureux ISF (qui ne rapportait par an même pas le quart de ce que va nous coûter cet épisode Gilets Jaunes, dégâts catastrophiques et mesures prise comprises) ???? Soyons RAISONNABLES, il me semble !!!

    • Ou voyez vous une telle proposition ? Je ne crois pas avoir affirmé cela.

    • Les affaires reprennent chez les avocats fiscalistes depuis une quinzaine de jours(RMC ce midi), ce doit être le réchauffement climatique qui pousse les gens à partir.

      • Fredy Gosse says:

        ils sont cons ces Suisse volatipa que le texte qui devait permettre à la suisse de respecter les objectifs de la COP 21 vient d’être rejeté par le conseil national 92 VOIX contre 60
        que fait notre ambassadrice des pôles ? que fait Hulot? nos riches, eux ,vont se dire finalement ils sont plus intelligents que Macron et vont reprendre leurs calculs et valises
        oui mais chez nous ce sera plus juste..entre pauvres on se comprendra beaucoup mieux n’est ce pas

      • Le climat est délétère, ce sont bien des exilés climatiques.

    • Bonjour, certes tous les français ne sont pas « GJ » et tous ne soutiennent pas ce mouvement. Mais, en revanche, les révolutions se terminent toujours…bien. C’est le « momentum » de la révolution en elle-même qui est difficile et parfois sanglant. Mais « l’après » est souvent bien meilleur que l’avant. La grande révolution de 1789, celle de 1830, puis 1848, la commune de 1871 et plus près de nous les soubresauts de 1968 on tous débouchés sur des « mieux êtres’ pour les français. Etre « raisonnable » c’est être immobile et, quelque part, conforter ceux qui sont responsables de la situation actuelle du pays dans leurs positions. Mais chacun sa vision des choses.

      • Effectivement chacun sa vision. On pourrait discuter longtemps des « après-révolution » que vous évoquez et de leurs soit disant bienfaits. Certes il y en eut, mas pas que, loin s’en faut.

        • Si 1789 n’avait pas existé, ou même 1830, 1848 etc… peut-être serions nous encore dans un régime absolutiste de Droit Divin…. La démocratie n’est certes pas le régime idéal, c’est peut-être le moins mauvais…

          • D’un point de vue statistique c’est généralement vrai.
            Mais pour la France, on aurait dû en rester au droit divin tant les dissensions sont nombreuses.

  30. Bonjour je n’ai pas lu tous les très nombreux commentaires; je partage celui de saisix… et suis très étonné que Guillaume se comporte comme un yakafaucon…..
    comme si la gestion d’un pays comme la France qui cumule déficits et dépenses publiques depuis 40 ans devait se redresser en 2 ans !!!!! Il faut être un peu sérieux et là Guillaume, vous dérapez complètement…. Il serait intéressant que vous disiez à quel ministère en dehors des paperassiers de Bercy vous allez toucher pour réduire les dépenses publics !!!! En tant qu’ancien controleur de gestion dans le secteur privé, je connais les résistances à accepter les sacrifices nécessaires. Or en France, dès que vous touchez un tout petit peu à un avantage acquis, où qu’il soit, c’est un « crime ».
    Donc parler d’un manque de vision est vraiment « dingue »…. et j’ai vraiment l’impression que vous avez dû rester scotché devant les écrans de télé nous abreuvant de soi-disants reportages sur les gilets jaunes, qui n’étaient que 150000 dans la rue !!!!! Qu’est ce que ça représente ???? Rien du tout.
    Alors éloignez-vous de votre télé et allez prendre l’air; vous y verrez plus clair à votre retour; mais je vous rassure, vous êtes nombreux à avoir surconsommé les télés qui sont trop heureuses de ces gilets jaunes qui leur donnent une audience exceptionnelle !!!!

    • Tout à fait d’accord.
      Rien que le titre de votre article Guillaume laisse pantois…ou alors c’est de la provoc et ça marche visiblement !

      • Non, pas de la provocation. Je veux simplement exprimer l’idée selon laquelle les annonces du président ne changent rien et devrait aggraver la situation du pays. Il est louable d’accorder des aides afin de calmer la colère à court terme. Mais je crois que le véritable sujet est ailleurs. Ces aides vont aggraver la situation du pays et notamment le déficit qu’il faudra bien assumer un jour ou l’autre.

        Comme je le dis dans l’article « Bref, rien de bouleversant ! Le libéral Emmanuel MACRON ajoute toujours plus d’étatisme et de redistribution dans le système fiscal Français d’ores et déjà considéré comme le plus redistributif au monde (sic!). »

        Faire des cadeaux, c’est bien, mais cela doit s’inscrire dans un cadre plus large. Nous ne pouvons perpétuellement fonctionner de la sorte. Le déficit prévisible à la suite de ces annonces pourraient atteindre 3.4% pour 2019 (avec maintien d’une croissance relativement forte). C’est là le déficit le plus important de la zone Euros, et toujours la même politique.

        Il faut trouver une solution (je ne la connais pas) pour retrouver le moyen d’assurer une plus grande équité, une meilleur partage de la valeur ajoutée sans creuser éternellement la dette. C’est à mon sens le véritable sujet.

        Entre la suppression de la taxe d’habitation, la remise en cause de la hausse de la CSG et de la taxe carbone, il va falloir trouver plus de 15 à 20 milliards de recettes ou réduire les dépenses dans les mêmes proportions.

        Donc, oui, le renoncement qui consiste à distribuer 10 milliards sans évoquer de nouvelles visions me semble être une étrange défaite. Ne savons nous faire autre chose que de creuse la dette ? Qui va payer ? L’impôt de ceux d’entre nous considérés comme les plus riches ?

        C’est d’ailleurs un début de solution élaborée par E Macron dans son discours via cette petite phrase « J’ai besoin que nos concitoyens les plus fortunés aident la Nation à réussir »

        La situation des giletsjaunes n’est elle pas la conséquence de cette même habitude depuis 30 ans ?

        Le terme « étrange défaite » fait directement au livre de Marc Bloch dont je vous conseille vivement la lecture, c’est très intéressant.

        • Soit, mais alors qu’aurait-il du dire ? et surtout qu’aurait-il du faire selon vous ?
          Démissionner peut-être ?

          • Je n’ai pas leur compétence. Je ne sais pas. Mais peut être qu’il eut été intéressant d’engager une réflexion vers les raisons de cette balance commerciale déficitaire à l’origine de tous nos maux en acceptant de remettre en cause les excès du libéralisme financier. Je ne suis pas révolutionnaire ! Je suis, je crois, capitaliste, mais il faut admettre quelques excès destructeurs de l’idéologie du marché autorégulateur pour nos sociétés.

            Est il impossible d’évoquer le déséquilibre des relations commerciales avec la chine ? et plus globalement avec de nombreux pays émergents qui produisent moins cher grâce à l’exploitation excessive de leur salarié et de leur environnement. Nos travailleurs ne seront jamais compétitifs face à des pays, sans protection sociale, sans retraite, sans salaire minimum et avec un droit du travail peu protecteur. Je crois pas pertinent de courir après la compétitivité prix.

            Êtes vous prêt à expliquer aux salariés qu’il faut réduire leur retraite parce que les petits chinois sont payés moins chers ? C’est pourtant ce que nous faisons.

            Êtes vous prêt à expliquer aux salariés qu’il faut délocaliser la production de tel ou tel produit parce que dans tel pays, moins protecteur de son environnement, il est moins onéreux de produire du fait de cette moindre exigence environnementale ? C’est pourtant ce que nous faisons.

            C’est le raisonnement que j’essaie de proposer dans cet article « [Réflexion] Et si TRUMP avait raison ? Le protectionnisme est il une solution ?

            Qu’en pensez vous ? peut être suis totalement hors sol. Il me faut alors me ressaisir. 😉

            Dans de telles conditions, comment est il possible de se battre commercialement ?

            • Après Marc Bloch, je vous suggère de lire Karl POLANYI, La grande transformation dont voici une fiche de lecture : http://www.hglycee.fr/?p=2022

            • Pensez-vous réellement que Macron aurait du évoquer tout cela dans son allocution ????
              J’ai déjà répondu plus tôt à votre message évoquant votre article sur le protectionnisme. Le protectionnisme dans ma compréhension ne peut faire qu’augmenter les prix. Cela peut être une solution pour réduire la surconsommation. Mais si les gens n’achètent pas les produits produits dans notre pays c’est qu’ils les trouvent trop cher et donc achètent ceux à bas coup venant de l’extérieur. Si ceux de l’extérieur deviennent aussi cher que les notres, je pense qu’ils ne les achèterons plus.

            • Fredy Gosse says:

              heu ??? toujours les chinois et les allemands ? les autres européens,? faut arrêter avec la chine…
              nous étions et nous sommes sur des produits de moyenne gamme ,nos couts « marxiste s » ont fait le reste.
              pour developper son commerce il faut investir , avoir des avancées technologique pour être maitre d e ses prix.
              quand on est maitre de ses prix ( cf les parfums ,le luxe ) tout va bien
              le problème c’est que nos lois foisonnantes; redistributrices ont régulièrement ont empêche la recherche et le développement de produits . Autre facteur Il faut le dire, aussi ,la complicité du haut patronat avec la haute administration protectionniste a joué
              un rôle néfaste : pendant des années elle a protégé une industrie vieillissante.Le jour ou les droits de douane ont dépendu de l’UE et sans la possibilité de dévaluer à tour de bras la France au réveil sans maquillage n’était plus qu’une vieille femme ayant perdu tous ses charmes

            • Déjà Guillaume si tous les grands groupes(Français et étrangers) ne pouvaient pas faire d’optimisation fiscale et payaient la totalité des impôts qu’ils doivent, la dette de la France serait comblée et nous n’aurions pas ces problèmes : régulation normale du capitalisme par les états. Aujourd’hui les politiques ont perdu la main vis à vis des multinationales, à nous de les forcer à reprendre la main. Ceci n’est pas révolutionnaire les US l’ont fait au temps de Roosevelt.

              • Oui, nous sommes bien d’accord !

              • Tout à fait et c’est un réel point de convergence pour tous les français sans exception, comme pour la fraude fiscale ou les abus à la sécurité sociale.
                Il faut en effet s’attaquer en priorité aux postes les plus importants, cela semble logique mais je ne sais pas si c’est fait ou si c’est dans la liste des priorités du gouvernement.
                Si les gilets jaunes portaient aussi ce point en priorité haute, cela serait top mais le problème c’est qu’il n’y aura pas de « bénéfice » immédiat donc il pourrait passer en priorité plus basse… La politique court terme est parfois privilégiée…
                Comment s’assurer que c’est bien pris en compte en haute priorité par le gouvernement ?

        • Vous oubliez de dire que les gilets jaunes et quelques sympathisants veulent plus d’argent aujourd’hui, pas demain, simple non ??!!
          Ils n’ont sans doute pas fait leurs comptes car ils en ont déjà eu plus qu’avant… Je parle des gilets jaunes qui galèrent, pas de ceux qui vivent déjà grassement et se payent des petits gadgets en tout genre.
          Ils ne sont pas d’accord pour attendre le résultat d’une politique à long terme mais c’est vrai que c’est compliqué à expliquer.
          Moi aussi je peux arrêter de travailler et mettre un siège sur un rond point pour voir les voitures passer et les faire klaxonner puis dire que je ne gagne pas assez d’argent. D’ailleurs soit dit en passant, les automobilistes et conducteurs de camions ont vite compris, il suffit de mettre un gilet jaune sur soi et de klaxonner pour ne pas être bloqué à un carrefour. Intéressant non… Et ça, personne n’ose le dire…

        • Aggraver la situation du pays c’est exactement ce qu’il fallait faire.
          Il y en a marre que certains pensent que l’argent tombe du ciel. Qu’ils oient mis devant leurs responsabilités!
          Si demain l’économie s’effondre c’est eux que j’irai voir en leur demandant de rendre des comptes sur leur temps de travail, leur productivité et la façon dont ils dépensent le salaire que nous leur avons donné.

    • Également d’accord, raison pour laquelle j’ai précisé que cela ne servait à rien de mettre de l’huile sur le feu…
      Surtout dans le climat actuel où à chaque fois qu’il y a des avancées on en demande encore plus…

      • Bien d’accord avec vous Michel !

        Pour faire avancer le « Schmilblick », il faut voter….ou se présenter aux élections si on pense détenir la vérité !

        • Cher Jacques, le problème n’est pas de se présenter aux élections mais bien l’inertie de l’administration, et la mainmise totale de la haute administration sur le direction réelle du pays. L’énarco-technocratie, nouvelle aristocratie auto-proclamée, s’est octroyée avantages, prébendes, revenus et moultes ‘arrangements » qui ne l’incitent guère à laisser les membres de la société civile qui seraient tentés de se présenter donner leurs avis…

  31. Quelle prose !!!!!

  32. Je regrette comme Guillaume que la France est abandonné son génie. Alors que nous étions précurseurs (« siècle des lumières ») avec un modèle original, nous nous sommes noyés dans le suivisme en finançant à crédit depuis 30 ans un contrat social qui se délite. Avec Maastricht, nous avons fait le pari d’une Europe unie face aux enjeux de la mondialisation. Cela a tourné au « machin » que redoutait de Gaulle. Nos politiques sont devenus les hommes de paille de Bruxelles. Les gens l’ont bien compris : ils ne votent plus.

    Nous avons cédé ce qui faisait notre ADN : une liberté paternaliste, mais sécurisante de l’État ; un système de redistribution jugé équitable ; une ouverture au monde grâce à notre passé colonial et nos valeurs universalistes. Liberté, égalité, fraternité. On peut ajouter le principe de laïcité, creuset d’acculturation des citoyens dans la sphère publique. Partout nous avons lâché. Que reste t’il de nus à part nos musées, notre bouffe et notre tradition du débat. Et encore. Les musées sont pour les touristes. Les supermarchés dissimulent mal la piètre qualité de ce que nous mangeons. Et les débats se limitent à des gesticulations pour vendre un livre. Comment dans ces conditions assurer notre cohésion ?

    Je suis fidèle à l’esprit de la France, pas à ce qu’elle est devenue. Nous devons donc nous réinventer en puisant aux racines de ce que nous étions. Notre qualité de vie était ce qui nous rassemblait, malgré une fiscalité excessive. Nous devons récupérer des marges de manœuvre à Bruxelles pour retrouver une âme. Cessons de nous comparer aux autres comme si nous devions absolument nous formater. Le capitalisme commence à atteindre ses limites : non seulement pour la planète, mais aussi à fournir de la croissance et des emplois. La France pourrait initier un nouveau rapport au réel en sortant des sentiers battus. Si elle ne le fait pas, nous deviendrons le Brésil de l’Europe.

  33. Guillaume,
    Comme tout le monde, vous avez pensé que le montant annoncé de 2.000 euros par mois pour un retraité concernait le montant de la pension… (pour la suppression de l’augmentation de la CSG)
    Finalement, c’était de l’enfumage,
    En voici la preuve : https://www.liberation.fr/checknews/2018/12/11/serez-vous-concerne-par-la-baisse-de-la-csg-annoncee-par-macron-pour-les-retraites-gagnant-moins-de-_1697230

  34. NB : correction 1ère ligne « ait abandonné » – désolé j’aurais dû me relire

    @TEX : Ne snobez pas les sans-culotte, vous avez eu droit à un amuse-gueule
    Avec la récession monstrueuse qui se prépare, vous pourriez finir par les rejoindre

  35. Les journalistes qui informent la population devraient repasser en revue les annonces de Macron d’hier soir et les mettre en regard de la réalité qui se dégage heure après heure.

    1 – augmentation du salaire des personnes au smic de 100 euros
    A- la réalité: ce sera pas le salaire qui sera augmenté mais le net par le paiement par l’état des 100 euros en aide
    B- les conséquences:
    a- ce sont des taxes en plus pour l’état et donc à récupérer sur ceux paient déjà trop d’impôt et taxes, exactement à l’opposé de la demande des gilets jaunes (réduite la pression fiscale, impôts, taxes, …)
    b- les salaires non-smic n’auront rien: si vous gagnez un peu plus que le smic vous devriez probablement ne rien avoir
    c- des éléments de langage politiciens, sans changement avant / après les gilets jaunes

    2- annulation de la hausse de la CSG sur les retraites de moins de 2000€ et, dixit Mme Muriel Pénicaud, ministre du travail, sur le plateau TV de France 2 hier soir 200€ par personne et pas par ménage — donc 4000€ par ménage
    A- la réalité:
    a- ce sera donc 1862€ et pas 2000€
    b- pour un couple ce sera 2850€ et pas 4000€
    c- cela intègre tous les revenus et pas seulement la retraite
    B- les conséquences:
    – beaucoup moins de personnes concernées
    – un mensonge sur les chiffres
    – des éléments de langage politiciens, sans changement avant / après les gilets jaunes

    Sur les autres éléments, je n’ai pas l’info …

  36. Fredy Gosse says:

    Quand ça veut pas ça veut pas maintenant un attentat islamique en cours à Strasbourg
    Mais qui va vouloir venir dans notre petaudiere

  37. julien bonnetouche says:

    J’adresse mes compliments à Guillaume pour ses derniers commentaires qui cherchent à cerner le fond du problème français tout en avouant son absence de compétence.

    Si manque de compétences il y a, elles gagnent hélas jusqu’au sommet de l’État.

    il n’est pourtant pas bien difficile de faire le diagnostic, et même si les spécificités françaises doivent être prises en compte, c’est justement à la lumière de celles décrites par Emmanuel Todd que l’on devrait repenser le modèle social de notre pays.

    En effet celui ci conclus ses études en affirmant la France comme un pays « libéral-égalitaire » (à part quelques bastions à tendance communistes dans le sud ouest)

    Or nous avons évolué en quelques décennies vers un égalitarisme dominant le libéral.

    On veut maintenant, l’égalité à tous prix avant la liberté, du moins c’est ce que tente de nous faire croire la frange activiste de la gauche (Mélanchon…)

    Tout le mal vient de ce que les gouvernements successifs depuis 50 ans par peur des mouvements sociaux orchestrés justement par ces communistes minoritaires mais actifs, ont toujours cédé à leur chantage en tapant sur les entreprises soi disant pour donner  » aux pauvres » ce qui donne le résultat que nous voyons : toujours + de pauvres et moins d’entreprises

    alors c’est comme cela que l’on a eu :
    L’ISF
    Les charges sociales les plus élevées du monde
    un droit du travail le plus infernal au monde
    les taxes à la production (CFE ex TP)…. qui font payer des impôts avant même de gagner un sou
    bien entendu les impôts les plus élevés du monde aussi( ou presque)

    Avec en échange, des services publics qui ne sont pas à la hauteur :

    transports
    Ecole complètement déclassée au classement Pisa
    Santé : car même si on dit que la santé est plutôt bien faite en France, il faut comparer avec son coût !! c’est bien mais beaucoup trop cher pour de que c’est.
    Le pléthore dans les administrations territoriales dont le coût est surdimensionné.
    La liste est longue, il n’y a que l’administration des impôts qui est exemplaire .. On l’exporte même.

    La solution :

    Il est impératif de ramener le balancier vers un peu plus de libéralisme pour l’équilibrer avec l’égalitaire. Car c’est ce que veut la majorité français.

    On voit bien que Macron le veut aussi, mais il s’y prend mal : il fait du « bricolage fiscal » alors qu’il faut revoir en profondeur la structure des dépenses publiques et d’abord celles que j’ai citées ci dessus ainsi que l’age de départ à la retraite.

    Il ne s’agit pas uniquement de réduire les dépenses, mais d’améliorer leur efficacité.

    Évidemment c’est beaucoup plus de boulot que de changer telle ou telle taxe

    Mais il me semble que nous payons les politiques et les fonctionnaire pour cela (pour travailler!!!!!)

  38. Un article intéressant qui essaie de démontrer que la genèse de la crise des #giletsjaunes n’est pas que financier ! Sinon, les vrais pauvres, c’est à dire les habitants des métropoles seraient giletsjaunes.

    Le vrai problème c’est la désespérance, la perte de confiance dans l’avenir ! Ce n’est pas avec un arbitrage budgétaire et 100€ de solidarité nationale que l’on retrouve l’espoir dans un avenir meilleur !

    Gilets jaunes: un divorce d’abord culturel source : https://www.telos-eu.com/fr/societe/gilets-jaunes-un-divorce-dabord-culturel.html

    Qui sont les gilets jaunes ? Dans un premier temps, les commentateurs ont ré-entonné à l’unisson la ritournelle de la France « périphérique », celle des campagnes ou du périurbain, condamnés à la voiture, oubliés des services publics (etc.), par opposition à la France des métropoles, camp retranché des élites. Les très nombreuses études ou tribunes publiées au cours des dernières années par les chercheurs (géographes, sociologues, économistes) pour souligner le caractère simpliste de cette géographie duale sont restées totalement inaudibles dans le monde des médias, et aussi, très largement, de la politique. Les jours passant, on semble enfin comprendre que cette clé n’est pas bonne. Opposer globalement les villes riches à la ruralité déclassée n’a pas de sens. Le point essentiel, comme Olivier Galland l’a noté dans sa tribune du 28 novembre, est que les pauvres et les personnes des classes moyennes précarisées sont beaucoup plus nombreux dans les grandes villes que dans les zones dites périphériques. Les inégalités territoriales les plus fortes sont désormais internes aux grandes agglomérations. L’écart entre les déciles extrêmes de revenu par ménage est de 4,5 en région parisienne alors qu’il varie entre 3 et 3,5 dans les autres territoires[1]. Et les dernières décennies ont été marquées par la convergence des revenus entre zones denses et zones peu denses du territoire (C’est moins vrai pour le patrimoine, compte tenu de la flambée de l’immobilier urbain). Le revenu médian disponible dans les divers types de territoires, depuis les cœurs urbains jusqu’aux petites communes rurales isolées, est à peu près constant, à l’exception des premières couronnes des grandes villes qui sont plus riches (mais parfois très contrastées, comme en région parisienne). On dira à juste titre qu’il s’agit là de moyennes ou de médianes. Mais, comme les villes, les territoires peu denses présentent des visages extrêmement divers. Les régions du Nord et de l’Est, qui furent celles du périple macronien de novembre, forment un arc de crise étendu, s’étirant jusqu’au Massif central. Mais, en dehors de cette grande diagonale, la France non métropolitaine est un patchwork étonnant de bassins de vie et d’emploi très dynamiques et d’autres qui stagnent ou déclinent. La comparaison souvent avancée avec l’Amérique ultra-clivée de Trump ou la Grande Bretagne globalement déchirée du vote Brexit est gravement trompeuse à cet égard.

    En réalité, si fracture sociale il y a, elle traverse nos territoires et ne s’y superpose pas de façon simple. Et elle ne s’explique pas seulement par les revenus. Rappelons d’abord que le ressenti subjectif peut être très différent de ce que disent les chiffres. Les inégalités sociales en France sont nettement inférieures à celles des USA, du Royaume-Uni, proches de celles de l’Allemagne et des pays du Nord[2]. Le problème est que les gens, dans leur grande majorité, n’y croient pas ! Jean Pisani-Ferry, rendant compte d’une étude internationale comparative sur la mobilité sociale, souligne l’étonnante inversion des perceptions par rapport aux faits. La mobilité sociale, ainsi, est sensiblement plus élevée en France qu’aux USA, mais la perception est inverse : les Américains continuent à y croire, les Français non[3]. Il est stérile de pleurer sur ce pessimisme français. Parmi les raisons qui l’expliquent, il y a sans doute l’intensité particulière de notre désir d’égalité (et pas seulement d’égalité des chances), exigence qui est à mes yeux éminemment positive, même si elle dérange ou exaspère beaucoup d’observateurs ou d’acteurs « modernisateurs ». Il y a aussi, probablement, l’expression d’un déficit spécialement aigu de « reconnaissance », qui apparaît très clairement dans diverses enquêtes récentes sur le travail[4].

    Deuxième remarque : Dans un excellent livre qui n’a pas eu le retentissement qu’il mérite, Thierry Pech, analysant les dissidences multiples, négatives et positives, qui montent dans la société française, met l’accent sur les inégalités de rapport à l’avenir[5]. Le nouveau monde qui émerge est excitant pour les uns, profondément angoissant pour beaucoup d’autres.

    Troisième aspect : les transitions à marche forcée dans lequel nous sommes engagées ont une inscription socio-géographique très différente de celle de la grande mutation d’après-guerre, celle des Trente Glorieuses. La marche de qualification à franchir pour passer des emplois de l’ancien monde (celui de la France agricole et artisanale) au nouveau monde d’alors (industriel, puis tertiaire) était sensiblement moins haute qu’aujourd’hui. Le fort développement de l’emploi féminin avait augmenté les ressources monétaires des ménages. Et le changement avait pu se faire à géographie à peu près constante, les nouveaux emplois allant à la rencontre de la main d’œuvre disponibles dans la France provinciale (A l’inverse de l’Italie, par exemple, où les gens du Mezzogiorno sont montés en masse dans le Nord Industriel). Aujourd’hui, même si beaucoup de villes moyennes ou petites tirent bien leur épingle du jeu, les créations d’emploi qualifiés ont tendance à se concentrer dans les grandes zones urbaines. Le saut de qualification à franchir est élevé. Et la fameuse injonction à la mobilité adressée aux territoires en difficulté, (« traversez la rue »…) n’est ni audible, ni crédible, car ceux qui auraient le plus besoin de bouger sont souvent ceux qui n’ont pas les ressources (monétaires et autres) pour le faire.

    Quatrième point, le plus important : la France, comme d’autres pays, expérimente une cassure culturelle croissante. Au siècle dernier, les conflits sociaux se référaient à un récit plus ou moins commun, accentué et interprété de manière antagoniste. (Pour simplifier : la modernisation économique vue par le mouvement ouvrier et par le patronat). Aujourd’hui, il n’y a plus de récit commun. Nous ne vivons plus des conflits d’interprétation du monde, mais la divergence de visions devenues exotiques les unes aux autres, en état de « no-bridge ». L’écologie en est un bon exemple. On a souvent relevé, à juste titre, l’étroitesse mandarinale de l’élite dirigeante française. C’est un problème central. Mais, paradoxalement, le malaise vient aussi de l’élargissement considérable des couches sociales qui adhèrent à une vision plutôt positive des mutations en cours, voient les inconvénients mais aussi les avantages de la mondialisation, en ont assez du pessimisme français, sont motivés par la mutation écologique et numérique, mais se retrouvent en décalage radical avec d’autres pans de la société. Il y a aujourd’hui 17 % de cadres dans la population active française. D’une certaine la fameuse « disruption » macronienne a été très classique, et peut aussi se comprendre comme l’émergence de ces forces nouvelles modernistes, si mal représentées dans les partis traditionnels. L’épisode en cours serait, à cet égard, un épisode assez banal de « lutte des classes » ! C’est entre ces mondes culturels divergents qu’il faut renouer le dialogue, et pas seulement entre un pouvoir arrogant et des citoyens « de base » excédés.

    [1] Voir l’excellent rapport de l’Observatoire des territoires, publié par Commissariat Général pour l’Égalité des Territoires, 2017. http://www.observatoire-des-territoires.gouv.fr ; voir aussi Pierre Veltz, Fractures territoriales, fractures sociales, sur le site http://www.metiseurope.eu ; Frédéric Gilli, Bruno Jeanbart, Thierry Pech, Pierre Veltz, http://www.tnova.fr/notes/elections-2017-pourquoi-l-opposition-metropoles-peripheries-n-est-pas-la-cle

    [2] Voir France Stratégie, Lignes de faille, 2016

    [3] Voir Jean Pisani-Ferry, « Les Français ne croient plus à la mobilité sociale », Le Monde, Vendredi 4 mai 2018

    [4] Voir notamment, Marie Bellan, « Les salariés satisfaits de leur travail, mais en manque de reconnaissance », Les Echos, lundi 26 novembre 2018.

    [5] Thierry Pech, Insoumissions, Portrait de la France qui vient, Seuil, 2017

  39. On apprend ce matin que finalement, la hausse de la prime d’activité, faussement nommé hausse du smic, interviendra dans quelques mois avec effet rétroactif au 01/01/2019 …

    Ces 100€ devrait être constitué :

    – De la suppression des cotisations chômage et maladie ; Déjà appliqué depuis 2018
    – D’une augmentation de la prime d’activité de 20€ appliqué en Octobre 2018 ;

    ==> Donc en fait des augmentations déjà faites !

    – Accélération de la hausse déjà programmée de la prime d’activité jusqu’en 2021 pour un coût de seulement 600 millions d’euros (on comprend bien qu’il s’agit donc d’une générosité réduite ; 600 millions semblent très faibles)

    – Et pour le reste « pour parvenir à 100 euros nets sur la feuille de paie, il faut trouver d’autres mécanismes. Mais le plus grand flou régnait encore mardi soir sur la façon d’y parvenir. Faudra-t-il demander aux employeurs de faire un effort, alors qu’Emmanuel Macron a garanti lundi qu’ils n’auraient pas un euro à débourser sur cette mesure ? Ou bien modifier les règles de prise en compte des revenus familiaux dans le calcul de la prime d’activité ? Inventer autre chose ? La réflexion va devoir aboutir très vite. »

    Source : https://www.lesechos.fr/economie-france/social/0600322630554-le-casse-tete-des-100-euros-de-plus-pour-les-salaries-au-smic-2229140.php#xtor=CS1-3046

    • C’est bien là le problème, vous dites :
      – De la suppression des cotisations chômage et maladie ; Déjà appliqué depuis 2018
      – D’une augmentation de la prime d’activité de 20€ appliqué en Octobre 2018 ;
      Donc en fait des augmentations déjà faites !
      Tiens tiens, plus on en a plus on en veut…
      A entendre les GJ, ils n’ont jamais rien reçu !!!!
      Situation paradoxale, cela ne gêne personne ?
      Et quid de la taxe d’habitation, cela ne servait à rien de la diminuer, finalement, « jamais content » comme dit une célèbre chanson.
      Cela ne peut plus continuer, c’est ça le problème avec l’enfumage des réseaux sociaux, au royaume des aveugles, les borgnes sont rois, donc à tout moment on peut entraîner quelques personnes (100 à 200.000 sur 60.000.000 de français) à faire n’importe quoi.

  40. conseil en patrimoine says:

    Guillaume
    ce blog est il relatif à la gestion du patrimoine (à sa bonne gestion) ou est il le café du commerce où chacun explique comment faire pour que ce pays (en réalité ses intérêts personnels) aille mieux ? que sort il de vos discussions ? un défouloir ?

    • Je vous rejoins, je suis stupéfait par ce défouloir où les personnes parlent de leurs intérêts personnels et profitent d’un mouvement dirigé par les réseaux sociaux…

      • Tout à fait d’accord, pourquoi ne pas laisser à Twitter nos meilleures suggestions pour redresser à coups d’idées partisanes ou de bon sens un pays comme on redresse une barre de fer plongée chauffée à blanc ?
        Pendant ce temps, je brûle mon capital et paye de gentils gestionnaires de patrimoines. Pour l’instant l’espoir d’un rendement positif pour 2018-2019 frise le 0 et je ne suis pas à plaindre.

    • Si vous déconnectez la GP de l’actualité, c’est que vous ne connaissez pas très bien le métier.
      Il est normal de s’inquiéter de ce qui va sortir de ces événements.

  41. @ conseil en patrimoine
    je vous rejoins aussi .
    Ne pas transformer ce blog éducatif et d’information en caisse de résonance à l’identique des réseaux sociaux .
    Un défouloir .

  42. précédemment je parlais de comptable et de boutiquier. en voici les méfaits:
    notre président annonce 2000€ ( après on peut discuter du montant mais c’est lui qui l’annonce).
    puis les comptables de Bercy modifient le chiffre en 1860€/mois. pour chacun 12*2000€ cela fait 24000€ annuel et non pas 22360€. si le président veut parler à des « sans dents » il faut qu’il parle leur langage.
    après on ne parle plus de pension mais de revenus.
    la défiance vis à vis du politique commence là.
    cela me rappelle le débat sur la réversion. tout est question de non dit. c’est pas très motivant. de ce fait chaque fois qu’il y a une annonce on cherche ou on va se faire avoir.
    comme disait une certaine personne, s’il y a un flou c’est qu’il y a un loup!!!

    • Tout à fait d’accord. Ne sommes nous pas déjà méfiants quand un conseiller de banque ou de gestion communique en utilisant des termes flous, techniques sentant la fumée à grosses particules à plein tube ? Pareil pour tout les citoyens.

  43. Parce que prendre le pouls de la société vous paraît inutile pour élaborer des stratégies de gestion de patrimoine ?
    Se demander si le vent tournera, si oui dans quel sens, et donc s’il y a des choses à précipiter ou, au contraire, à repousser en fonction du contexte ?

  44. Euh! il s’appelle comment déjà ? ah oui !
    Le blog Patrimoine et dedans il y a PATRIMOINE…. curieux langage que celui tenu depuis la parution de cet article.
    Problème de mémoire sans doute

  45. conseil en patrimoine says:

    Prendre le pouls de la société, tenir compte de l’actualité….vous pensez que ce blog tel qu’il dérive aujourdhui apporte une réelle valeur ajoutée à une gestion de patrimoine ? prenez juste le thème de cette discussion et indiquez moi le conseil sur la gestion de patrimoine, pratique et applicable, ecrit en clair….il y a tellement d’états d’humeur que je m’y perds….revenons à l’essentiel, il y a assez de blablas inutiles sur Facebook
    merci

    • Bonjour,

      Malhreureusement, l’art est difficile et celui qui voudrait prétendre le contraire est un menteur. Il n’existe pas de réponse parfaite, pas de solution miracle pour gérer son patrimoine. Alors, oui, cela nécessite beaucoup de travail personnel pour essayer de prendre des décisions. N’attendez plus les solutions toutes pretes ! Vous devez les créer, les construire et effectivement, cela demande du temps et du travail.

      Je considère ce site, comme un terreau, une accumulation de matière, que j’espère noble, que chacun doit s’approprier pour construire sa gestion de patrimoine.

      Ces débats me semblent fondamentaux ! Ils permettent de lire, de comprendre le moment dans lequel nous vivons.

      Prenez de la hauteur et vous pourrez juger de la grande qualité de cet ensemble. Au plaisir.

  46. Fredy Gosse says:

    Prendre des décisions comment ?
    En tenant compte du droit existant ? De celui que l on croit deviner en lisant les projets gouvernementaux? D essayer de comprendre les conséquences des décisions qui sont’prises Sur votre immobilier vos actions vos assurances vies
    Messieurs les conseillers comment faites vous ?
    Merci de vos reponses detaillees

    • Si on travaille à court terme il y a de quoi s’inquiéter et partir dans la « gesticulation patrimoniale » mentionnée plus haut, c’est-à-dire aller sur des actifs que l’on maitrise mal et prendre de mauvaises décisions.
      De toutes manières le futur est par définition aléatoire. Alors, il faut veiller à bien définir ses objectifs. Plus que jamais.

  47. conseil en patrimoine says:

    Que l’art soit difficile, je n’en doute pas. Pour autant, ce que je retiens de la situation actuelle, c’est qu’il devient très risqué de chercher à faire fructifier son patrimoine, mieux vaut profiter de la vie, transmettre un max à ses enfants par tous moyens, placer son argent dans des sociétés solides assurant un bon rendement, obligations ou actions et fuir les niches fiscales qui pourraient disparaitre rapidement. Pour assurer l’avenir de ses enfants, ne pas lésiner sur l’education, la formation qui est la clé pour faire face à un futur incertain. Sur ce point, je pense que c’est la carence majeure des gilets jaunes. Pour ce qui ne sont pas en retraite, ne pas écouter les politiques et se la préparer par de l’épargne, et surtout ne pas croire aux promesses des Melenchon ou Le Pen. Il faut changer de modèle, peut être…mais ce n’est pas en 3 mois et surtout prenez vous en charge. Je m’adresse bien sûr ici aux lecteurs, pas aux cas sociaux qui sont pris en charge par la solidarité nationale et que l’assistance sans cesse accrue assigne à résidence

    • Et bien voilà! L’idée dans un contexte d’incertitudes est d’avoir des marges de manœuvre, donc d’avoir un patrimoine « mobile » et de privilégier le conseil global personnalisé pour réorganiser votre patrimoine en ce sens.

    • Je pense que tous les lecteurs devraient s’imprégner de vos conseils qui sont simples à comprendre et qui sont très sages. De plus c’est bien dans le sujet du « blogpatrimoine ».
      A mon sens, la plupart des commentaires que j’ai pu lire sont tellement « dirigés » qu’il est impossible d’en tirer des conclusions, le « débat » est biaisé.

  48. conseil en patrimoine says:

    très bien, enfin on se recentre sur ce qui nous intéresse tous. « mobile » donc pas d’immobilier ?

    • Si vous avez une excellente capacité d’endettement vous pouvez encore profiter des taux bas. L’idée c’est de ne pas être coincé.
      Exemple si vous êtes déjà à 30% d’endettement, j’estime que ce n’est pas utile ni judicieux d’aller jusqu’à 40% avec autant d’incertitudes. Ce n’est que mon point de vue. D’autres vous diront qu’il faut absolument s’endetter.

    • CAPL conseils says:

      L’immobilier peut être relativement liquide avec des SCI SCPI OPCI dans de l’assurance vie qui me permet.
      Mobile veut dire qui pourra être redirigé en cas d’aléas du support choisi.
      Vous pouvez avoir de l’immobilier direct mais le conseil ne pourra pas être que votre patrimoine soit constitué de 90/100% sinon en cas de déconvenue vous ne pourrez pas réorienter votre patrimoine sur des meilleurs supports ou plus sécurisés par ex
      Après chaque cas est particulier et mérite un audit en approche globale.

  49. Merci Monsieur FONTENEAU pour votre blog.
    Vos propres analyses sont très intéressantes.
    C’est très enrichissant de lire les différents points de vue, le but étant de conforter sa propre analyse.
    Et quel bonheur d’y lire les vérités d’un grand comme Michel ONFRAY.

  50. Un tournant social pour satisfaire les #giletjaunes ? Pas vraiment

    • Merci pour votre point de vue très clairement exposé.
      J’espère que vous renouvellerez cette participation pour les réformes à venir.
      Je pense en particulier aux retraites avec un grand coup de canif via la réversion.
      Merci encore.

  51. #giletsjaunes : L’étrange défaite par l’utilisation des réseaux sociaux (utilisés pour expliquer un complot du gouvernement)
    Je n’ai pas encore lu de commentaires sur l’utilisation des réseaux sociaux pour faire passer, comme souvent, tout et n’importe quoi.
    Une fois de plus, les réseaux sociaux des gilets jaunes sont utilisés pour faire passer des fakenews et c’est bien regrettable.
    Extraits d’articles concernant l’attentat de Strasbourg :
    Avant même que le nom du suspect et ses intentions ne soient dévoilés, certains accusaient déjà le gouvernement de faire diversion…
    Puis :
    Comme l’ont également relayé plusieurs journalistes sur Twitter, de nombreux messages de ce type se propagent sur les pages Facebook de gilets jaunes. « Macron (et) le gouvernement font exprès de faire un attentat pour instaurer l’état d’urgence pour empêcher les gilets jaunes de faire la révolution », s’insurge un internaute, qui ajoute: « on sait tous que le gouvernement organise ça ».
    Voir ici :
    https://www.huffingtonpost.fr/2018/12/11/apres-la-fusillade-de-strasbourg-des-gilets-jaunes-versent-dans-la-theorie-du-complot_a_23615584/?ncid=other_trending_qeesnbnu0l8&utm_campaign=trending
    Mais heureusement que quelques gilets jaunes essayent de raisonner les autres :
    « Restez neutre sur ce sujet s’il vous plaît », implore une de ces internautes sur la page « gilet jaune » à travers un message particulièrement modéré, qui ne remet toutefois pas en cause la thèse d’une attaque téléguidée par l’Élysée. « L’idée que l’attentat soit commandé par l’État fait polémique et les médias tentent de l’utiliser pour nous diviser », ajoute-t-elle, consciente des remous que provoque ce genre de discours.
    Et ensuite :
    Mais d’autres messages sont beaucoup moins complaisants à l’égard de ceux qui relaient ces théories en question. « Merci à tous les complotistes de nous faire passer pour des blaireaux » cingle par exemple un internaute. D’autres messages, tout aussi virulents ont d’ailleurs disparu de certaines pages. « Vous nous faîtes passés (sic) pour des abrutis déterminés à sauter sur toutes les occasions pour remettre la faute sur le gouvernement », s’indignait par exemple un gilet jaune sur la page « Je suis Gilet Jaune ! » avant que son message ne s’évapore….
    Voir :
    https://www.huffingtonpost.fr/2018/12/12/theories-du-complot-sur-strasbourg-des-gilets-jaunes-tentent-de-calmer-le-jeu_a_23616016/
    A force de relayer des informations farfelues sur les réseaux sociaux, les gilets jaunes pourraient être effectivement définitivement discrédités si ils continuent dans cette voie, cela s’appelle « un retour de manivelle » ou « l’arroseur arrosé ».
    Lorsqu’il s’agit de faits graves comme celui de Strasbourg, on ne doit pas tolérer ce genre de comportement.

  52. L’ I S F est l’un des sujets principaux, sans doute la première cible du « RIC » pour lequel une pétition est en ligne; essentiel aussi. Méritent-t-ils chacun une discussion dédiée ? Vous en déciderez, Guillaume. Merci pour le forum.

    Sujet: LA METAPHORE DU RUISSELLEMENT.
    Le contexte dans lequel nous vivons amène tout naturellement chacun à élargir sa réflexion sur la fiscalité.
    Concernant l’ I. S. F. , on note des avis très partagés.
    Il est extrêmement difficile de se forger son propre point de vue; impossible de trouver des avis capables de faire valoir clairement des arguments pour ou contre l’ISF.
    De mon point de vue parce qu’ils ne s’appuient en général que sur des fantasmes qui ne sont validés par aucun chiffrage rigoureux .
    Pas même, (ou alors ,je n’ai su trouver), une tentative cartésienne de modélisation avec l’espoir d’une première approche par un calcul de probabilité.
    De l’avis général, y compris du Fonds monétaire international, il n’y a aucune preuve que la diminution des impôts sur les plus riches profite à l’investissement.
    Pour être concret , chacun peut imaginer son propre comportement.
    Personnellement, je n’ai pas atteint l’impôt sur la fortune mais j’imagine le début de cette situation. Il est très clair que je privilégierai une épargne sans risque pour aider mes petits enfants pour leurs études et démarrer dans la vie. Cela avant d’investir avec des risques dans l’économie réelle.
    Mais je reviens au sujet :
    Incompétent en économie, je suis toutefois très interpellé par le fait que l’on n’ait pas accompagné l’abandon d’une partie de l’ISF par des mesures adéquates.
    Des mesures indispensables pour encadrer et s’assurer du fait que tout se passe bien comme VOULU et non pas: PREVU… avec une incertitude loin d’être négligeable et qui plus est semblant impossible à anticiper.
    Pourquoi n’a t-on pas opéré sur le mode des contraintes associées aux avantages offerts par les niches fiscales classiques ?
    J’ y ai vu pour ma part dès le début une analogie, comme une sorte de grande niche fiscale.
    « Canaliser » le ruissellement (merci d’apprécier l’image), aurait eu plusieurs vertus.
    D’une part: une garantie d’efficacité et d’autre part: surtout une meilleure acceptation qui, aujourd’hui, divise gravement la nation.
    Pour ce qui est de l’efficience, pourquoi n’avoir pas orienté, voire imposé l’investissement vers les PME ? Et d’ailleurs à ce propos, pire : j’ai noté que l’on supprimait à terme l’ISF-PME, ce dernier étant, lui, bien encadré semble-t-il.
    Incompréhensible pour moi. Certes, plutôt scientifique/technicien, je suis incompétent en économie. Je compte sur les commentateurs pour un éclairage bienvenu.
    Pour résumer : le manque de rigueur ambiant m’inquiète.
    Etre gouverné avec des métaphores, « n » mesures décidées sans qu’elles soient abouties, ne me rassure pas. On peut avoir des idées en marchant mais il faut prendre le temps de s’arrêter pour rédiger.
    Un adhérent EM qui fuit.

    • Rappelez-moi qui cherche les preuves? Le FMI, un organisme international qui vit des impôts et dont les membres ne paient pas d’impôts. Vous voulez qu’ils cherchent les preuves de l’inefficacité d’un impôt?
      Demandez-vous d’abord comment vous vous y prendriez pour payer l’ISF en tant que salarié, en tant qu’entrepreneur, en tant que retraité.
      Comment vous y prendriez-vous?

    • L’ISF est vécu, par ceux qui le paye, comme une injustice, la punition d’avoir réussi, la preuve haineuse de vouloir casser du riche et prendre une revanche sur ceux qui ont mieux réussi.
      Dans certains cas, après l’ISF il ne reste plus rien pour vivre (immobilier) et cela continue avec l’IFI.
      Dans d’autres cas, l’ISF empêche une transmission facile des entreprises.
      Dans d’autres cas, l’ISF n’est pas assez important pour gêner les finances du contribuable mais il en éprouve un tel ressenti qu’il fera tout pour y échapper : arrêter d’investir, partir à l’étranger faire son usine, faire des placements à risques qui lui coûteront plus cher que le paiement de l’ISF.
      Bref l’ISF est une aberration qui coûte cher à la France.
      Les GJ veulent le retour de l’ISF mais aussi celui des emplois pour tous. Il est impossible d’avoir les deux car le retour des emplois nécessite l’oubli de l’ISF.

      •  » Il est impossible d’avoir les deux car le retour des emplois nécessite l’oubli de l’ISF. » Attention, ce genre de phrase laisse croire qu’il s’agit d’une vérité démontrée par de nombreuses études économiques et sociales. Or, il n’en n’est rien ! Personne n’est capable de le démontrer, ni sa véracité, ni le faux jugement.

        • C’est exact sauf à comparer la situation économique française sur le long terme avec ses voisins (pas avec ceux qui font n’importe quoi comme la Grêce à une époque ou l’Espagne à une autre dans l’immobilier).

        • Personnellement, j’ai vu les investisseurs arrêter de rénover des immeubles entiers à cause de l’ISF. J’ai vu des entreprises partir à cause de l’ISF. Idem pour quelques sportifs que je connaissais.
          Eux ne partaient pas parce qu’ils ne pouvaient pas le payer mais juste parce qu’ils ne voulaient pas car trop injuste.
          Tous ceux qui le payaient mais n’ont pas pu partir, ils sont restés mais ils ont arrèté d’investir. Au final, c’est pire.

        • Personne n’est capable… brrrr Dans ce cas pourquoi ne pas arrêter la gestion de patrimoine en essayant de deviner le futur ? Par exemple, lancez un sondage auprès d’actionnaires majoritaires de sociétés qui génèrent plus de 10% d’EBIT depuis 10 ans et de plus de 50 ans et demandez :
          – en cas de retour sont-ils intéressés de vendre leurs actions ?
          – de baisser leur activité ?
          – de quitter le territoire à plus ou moins loin terme ?
          On compte environ 2.4 millions de sociétés hors financières, agricoles ou unipersonnelles sans bilan et au moins 1 millions d’entre elles entre dans les EBIT de plus de 10% (source https://www.insee.fr/fr/statistiques/fichier/2497179/ENTFRA16.pdf)

        • Allez Guillaume ! on remet une petite pièce dans la machine !!

        • Fredy Gosse says:

          pas prouvé?et d’après vous tous ces gens riches qui votent avec leurs pieds ils le font pourquoi?combien devront s’exiler pour admettre une fois pour toute que trop d’impôt tue l’ impot et que impôt sur revenus + plus values + capital ‘impôt foncier:succession +iIFI c’est redondant et SURTOUT que dans un espace ouvert commercialement la concurrence fiscale ne permet pas de continuer à pressurer les classes aisées , je ne parle pas des plus riches eux ….savent faire
          bon sur ce sujet j’arrête tout a été dit on ne peut plus donner plus nonobstant GJ ou pas

  53. Pour être accepté un bon impôt doit avoir une assiette large et un taux faible, ce qui est le contraire même de l’ISF qui n’est qu’un impôt idéologique, rajouté dans le programme commun de la gauche en 1981 sous la pression des communiste.

    C’est un genre de punition, de guillotine fiscale qui vise à satisfaire les sentiments les plus vils d’une partie de nos concitoyens.

  54. CAPL conseils says:

    Ce qui me surprend le plus est l’image que les gens ont de la réussite…
    La plupart des clients aisés qui me font confiance sont dans une grande majorité des entrepreneurs qui ont un cru en un projet et pris des risques ou des professions libérales (médicales etc).
    Les Français veulent toujours le beurre et l’argent du beurre sans comprendre que dans le monde dans lequel on vit, un des rares moyens de s’enrichir est de prendre des risques. En bourse avec la prime de risque (rendement espère – taux oat 10ans) encourage a placer de l’argent. Dans le travail c est pareil, u entrepreneur qui a un bon projet et une bonne base va prendre du risque et sacrifier sa vie personnelle pendant des années pour s’enrichir mais il est normal que celui qui reste sur un CDI a 35h ne peut rien espérer de tout cela….
    J’ai personnellement quitte un job surpayé il y a 2 ans et repris mes études (notre pays donne cette chance a ce qui sont prêt a se bouger par rapport a la plupart de nos voisins avec le CPF par ex) pour m’installer et même si je gagné moins pour le moment je construis mon entreprise et embauche en début d’année prochaine 2 personnes !
    Que des chefs d’entreprise (toutes catégories PME TPE ETI etc) doivent en plus de 40% d’impôts sur le revenuet de leurs sacrifices personnels, payer l’ISF sur leur réussite me rend perplexe et les fait fuir.
    Je refuse les montages off shore MAIS étant dans le pays basque tous aspirent a monter une holding en Espagne. Les « riches » de ce pays ne sont pas des fils a papa comme le pense trop de gens maisbien des personnes investies dans notre économie qui apportent de l’emploi et il est bien dommage de ne pas suffisamment véhiculer cette image de la réussite.
    La mise en place de l’IFI a fait perdre 2 milliards a la France et ne refera pas revenir les ultra riches avant longtemps a mon avis. Mais pourquoi ne nous donnons pas la peine dans notre cher Pays d’aller chercher l’argent ou il est a savoir les fraudes sociales et fiscales (quasi 1 milliard + 60 milliards €)
    Les gilets jaunes voulaient de l’immédiateté qu’ils ont eu (voir décalage maintenant de 6 mois pour le SMIC) mais c’est du vent par rapport a ce qui doit être fait dans le temps !
    La gestion de patrimoine devient un casse plus complexe chaque jour car les lois et les règles changent tous les matins alors que nous avons pour mission d’accompagner nos clients sur du long terme face a des projets de vie ou professionnels. Il est temps de tout remettre à plat : fiscalité, redistribution des aides, soumission a l’Europe pour sortir de ce millefeuille juridico-fiscal qui finira par nous mettre dans un mur sans même avoir compris ce qu’il s’est passé

  55. Je retiens donc que l’impôt sur l’ISF, s’ajoutant aux autres sur le revenu, apparaît injuste eu égard aux risques encourus, aux sacrifices et à beaucoup de travail pour certains.
    Sans oublier d’autres injustices , par exemple celle d’un couple âgé d’agriculteurs qui exploite, heureux, en retraite, un terrain qui a pris beaucoup de valeur dans une zone touristique très prisée, mais dont les revenus ne permettent pas de règler l’ISF qui les surprend.
    Impôt peu rentable, sa suppression gardant de la richesse en France apparait justifiée.
    Compris pour moi, j’avais adhéré à E.M.

    Mais hélas, tout le monde n’est pas prêt à recevoir ces arguments.

    Venant de la part d’envieux qui en sont incapables, il est vain de répondre.
    En revanche, c’est plus difficile envers ceux qui ont eu moins de talent, d’opportunités ou de chance mais ont, malgré tout, également beaucoup travaillé.

    Alors arrivent les arguments à la fois contre le mérite ( cf l’allusion bien connue : « Etre né avec une cuiller d’ argent dans la bouche ») et par ailleurs, la réalité du ruissellement; au point même d’imaginer du ruissellement possible sur des entreprises concurrentes des entreprises françaises.
    Ainsi la métaphore du ruissellement n’est pas forcément convaincante sauf peut-être à passer par un minimum de gardes fous comme je l’invoquais.

    De même la métaphore du premier de cordée montre aujourd’hui une corde rompue avec les derniers en jaune. Les deux groupes risquant de s’affronter!

    En fait, EM use de métaphores qui illustrent des idéaux d’emblée très engageants.

    Mais le citoyen, à priori déjà défiant vis à vis du politique, écoute volontiers l’opposition lorsqu’elle met en exergue le moindre élément ne collant pas exactement avec ce que laissait espérer le discours… S’ajoutant à des mesures sociales non abouties : vous connaissez la suite.

    L’aspect positif du fond remis en cause par la forme ?

    C’est sans doute très prétentieux de ma part mais j’aurai dû plutôt titrer mon premier commentaire : « DU BON USAGE DE LA METAPHORE »

  56. La gestion de patrimoine, aujourd’hui en France, ne peut être efficace sans structurer ledit patrimoine. Tout le reste n’est qu’écume disparaissant sous les vagues d’un étatisme fiscal effréné. Le problème c’est que les détenteurs du patrimoine restent bien frileux envers les solutions « européennes » et que la plupart des conseillers, par manque de connaissances ou simplement crainte de « perdre la main » sur leurs clients, restent assez hermétiques. Et pourtant. Ce n’est pas si compliqué.

    • Pouvez vous être plus explicite quant à vos solutions européennes?
      Merci

    • CAPL conseils says:

      Idem ?
      Que signifie pour vous des solutions européennes ?
      Des produits avec des sous jacents européens bénéficiant dune fiscalité plus avantage et améliorant le rendement comme des SCPI de corum ou des produits typique de certains pays ?
      Merci par avance pour votre explicité

  57. Plus explicite… Cela fait partie des conclusions relevant d’études, au cas par cas. Mais bien souvent, on arrive à des propositions arbitrales. Les solutions, leurs mise en place, sont préconisées à titre onéreux. cela fait d’ailleurs aussi parti de l’étude, mettre face à face les coûts induits et les économies escomptées. Le droit européen est une source d’étonnements et de gains substantiels. Corum est un bon exemple, encore que les gains restent relativement limités.

    • Il est trop facile de répondre en faisant des paraphrases et une certaine novlangue 😉 Mouillez vous un peu…

      • C’est comme au poker, il faut payer pour voir.

        Quand c’est flou c’est qu’il y a un loup disait Martine A.

        Je n’investis que dans ce que je comprends (W.Buffet)

      • CAPL conseils says:

        Bien d’accord, les intervenants sont t professionnels et non-professionnels sur ce blog et nous cherchons a partager…
        Votre réponse le laisse sur ma faim, peut être était ce votre objectifs ?
        En effet nous ne sommes pas là pour perdre des opportunités d’honoraires mais rien ne nous empêche sans arriver a un audit global de donner des pistes de réflexion 😁
        Dommage

    • Quitte à investir en dehors de nos frontières, je préférerais le faire dans des pays plus stables dont les lois font l’objet de l’approbation du peuple : Suisse, USA, Canada.

  58. bien dit guillaume

  59. J’ai loupé un certain nombre de commentaires ci-dessus, donc je vous présente mes excuses en cas de redite, mais je pense que l’ISF symbolise moins la volonté de taper sur les riches juste pour taper sur les riches qu’un sentiment de justice sociale (qu’on traduit fiscalement) résultant de ce qui est perçu comme étant une mauvaise redistribution des richesses.

    Typiquement : que peut penser d’autre l’intérimaire ou l’employé en CDD de Renault qui reste dans sa situation précaire ou l’ouvrier en CDI au smic sur la chaîne de montage lorsqu’il apprend que son grand chef a non seulement une rémunération de plusieurs millions d’euros et qu’il se permet en plus de prendre des largesses avec ses obligations fiscales ?
    De même : des élus payés 15 k€ par mois et des hauts fonctionnaires encore plus alors les points d’indice sont gelés, les retraites pas indexées sur l’inflation et le smic pas plus revalorisé, c’est des montants complètement démesurés pour tous ceux qui bataillent avec moins de 1.500 € par mois, et c’est bien là l’origine de leurs souhait de suppression du Sénat, de réduction du nombre de députés, de cessation des régimes de retraite ultra-avantageux des ministres et élus, etc., quand bien même ça ne représente qu’une paille dans le budget de l’Etat (ça me fait aussi penser au budget consacré à la première dame et tout ce qu’il suscite…).
    On pourrait même pousser plus loin en faisant le lien avec l’immigration et les frustrations qu’elle crée (sans entrer dans le débat de savoir si c’est fondé ou non, ce n’est ni l’objet de ce blog ni ma volonté, je ne prends cet exemple que sous l’angle d’un fait objectif).

    Ces différentes illustrations résultent d’un sentiment -certes nombriliste, mais à la fois humain et incontestable- d’une société où tout le monde ne contribue pas avec la même intensité et surtout où les cibles sont ressenties comme étant toujours les mêmes. Encore une fois, savoir si c’est justifié ou pas ou même justifiable ou pas est une chose, mais savoir si c’est accepté ou pas en est une autre. Ceux qui veulent le rétablissement de l’ISF n’ont aucune volonté de faire payer à ceux qui en seraient redevables leur réussite, mais seulement le souhait de faire davantage payer ceux qui semblent, de leur point de vue, proportionnellement (et j’insiste sur le mot « proportionnellement ») moins taxés qu’eux.

    • Vous confondez vous aussi revenus et patrimoine. Vous parlez des personnes qui demande la justice sociale en remettant l’ISF et vous donnez comme exemple des grands patrons ou grands fonctionnaires qui ont des revenus énormes.
      Moi je connais des personnes qui sont riches d’un million et il leur reste moins que le smic en paye mensuelle nette. Alors qu’ils ont bossé toute leur vie, fait des économies, payent beaucoup d’impôts et n’ont droit à aucune aide ou exonération.
      Si la justice sociale existait, elle devrait s’appliquer aussi à ces gens là. Mais pour les « plus démunis », la justice sociale veut dire : faire payer tous les autres mais ne pas changer mes propres avantages.
      On peut certainement faire peur aux quelques grands patrons qui ne sont pas encore exilés ou aux grands fonctionnaires. Mais que l’on soit riche, trop bien payé ou pauvre, je propose que l’on s’en prenne uniquement aux fainéants qui poussent la France dans le fossé et pas à ceux qui veulent la faire évoluer.
      Mais là, nous sommes très loin de la « justice sociale » demandée par les GJ.

      • « Vous confondez vous aussi revenus et patrimoine » : justement, c’est parce que ces exemples de hauts revenus abondent dans un sentiment d’injustice que les GJ (et certains partis que j’estime populiste pour le coup) se raccrochent au patrimoine. Ce n’est pas moi qui fait la confusion, mais les faits qui y poussent.

        PS : si vous voulez tout savoir, je suis personnellement contre l’ISF (et a fortiori contre l’IFI, que je trouve encore plus injuste), tout autant que je suis idéologiquement contre une fiscalité du patrimoine plus douce que celle du travail.

        • Nous sommes bien d’accord. Personnellement, il y a un point où je suis d’accord avec les GJ : il faut tout revoir dans ce pays pour le remettre sur les rails. Mais les solutions nécessaires ne vont plaire à personne.

        • Fredy Gosse says:

          Faire payer les tickets des transports publics à leurs coûts réels ??
          Supprimer les transports gratuits?controler systématiquement les passagers?
          😂

      • J’en profite pour préciser à toutes fins utiles que je n’étais pas redevable de l’ISF et ne le serais pas plus s’il était rétabli

    • D’abord, les richesses ne sont pas distribuées elles ne peuvent donc pas être redistribuées. Cela s’appelle de la novlangue pratiquée par tous les gouvernements pour faire croire que c’est l’état qui attribue les richesses.
      Les richesses sont réparties ce qui est totalement différent.

      Les gouvernements parlent de redistribution, concrètement cela s’appelle du vol par l’autorité titulaire de prérogatives de puissance publique.

      Ce ne serait pas du vol si le contribuable consentait à l’impôt. Or, ce n’est plus le cas.

      Ensuite, je suis frappé de voir le nombre de défenseurs de l’état alors que c’est précisément l’ennemi dans cette affaire.

      Aucune « redistribution » de richesse ne fera disparaître les inégalités ou la pauvreté, un autre article de ce blog a levé le voile sur la mascarade.
      En revanche, la fiscalité est le moyen pratique d’obtenir des voix et de perdurer en politique sans jamais et je dis bien jamais ne serait-ce qu’effleurer le cœur du problème.

  60. Peut être faut-il rappeler que fin 2014, 10% des foyers fiscaux français ont payé 67% de l’impôt sur le revenu. Si l’on affine, 1% des foyers (soit 367.000 ménages) se sont acquittés de 30% du total, et 1 pour 1000 (précisément 36.700 ménages) ont réglé 10,4% de la facture.(Figaro)

    • certes, mais qu’en est-il de ceux qui n’ont pas payé autant que ce qu’ils auraient « dû » ?

    • par ex les parlementaires sur leur IRFM, nos députés européens et certains fonctionnaires internationaux, ceux qui ont fait de l’évasion fiscale avant de faire les gros titres…

    • et on ne parle là que de l’IR : quid des GAFA qui ne payent aucun IS ? des montages qui font que les plus grands groupes « nationaux » ont un IS ridicule au vu de leur CA ? Idem pour les banques qui en plus se font chopper ensuite parce qu’elles ont permis l’évasion fiscale de leurs clients ? etc.

      et même en restant concentré sur l’IR : quid des expatriés « de plaisance » (en Belgique, en Suisse, au Luxembourg…) qui, tout en ayant l’essentiel de leurs activités en France, n’y acquittent pas leur IR ?

      • Forcément en remettant l’ISF tout ira mieux, c’est une évidence.

        • Ce que je veux dire c’est que l’ISF n’est que la partie apparente (et mal choisie, je vous l’accorde) de l’iceberg, et que les causes sont plus profondes

      • C’est la qu’est le paradoxe français, certaines idoles françaises qui ont été adulés en France ont préféré habiter en dehors de la France pour faire de « l’optimisation fiscale ». Un exemple récent montre que le dernier album (posthume) a battu un record de vente (>> 1 million).
        Je me pose la question sur ces ventes :
        Est-ce que les GJ et les soit disant « nombreux sympathisants » ont acheté cet album… ?
        Trouvez-vous que c’est logique sachant que les GJ se battent contre l’optimisation fiscale (ce qui est très bien, par ailleurs) ?
        Attention, il n’est pas question de minimiser le talent de cet artiste.

        • un peu comme les personnalités préférées des francais qui sont presque toujours des exilés fiscaux, je me marre !!

        • Je pense que Johnny qui va vivre aux US est plus perçu comme le mec qui va accomplir son rêve américain que l’exilé fiscal.
          Tout du moins, ça se tient davantage que les sportifs qui s’en vont accomplir leur rêve helvète…

          • Restons donc avec une image positive pour le rocker qui voulait accomplir son rêve américain après, malgré tout, des épisodes belge, puis suisse, le tout avec une holding au Luxembourg, au Libéria… Quand même bizarre car tous ces pays ont des particularités communes…
            A ce niveau la, ça ne ressemble plus vraiment à un rêve américain 😉
            Il est clair, voir les commentaires, que ce n’est pas un cas isolé.
            Devons nous continuer à admirer ces personnes et serait-il possible de les « raisonner » pour qu’elles puissent payer, comme tout le monde, leurs impôts en France ?
            Cela me semblerait être un beau geste de solidarité par rapport aux évènements récents.

  61. Précisions. Pas de « novlangue » de ma part, juste la saine protection d’un modèle économique. Par ailleurs, la référence à Warren Buffet ne me semble pas pertinente, aucun exemple ni détail n’ayant été donné. En revanche, je trouve dangereuse l’attitude « je ne connais pas, donc ça n’existe pas » de la part de professionnels en charge du patrimoine de leurs clients.

  62. Autre vision des choses. On critique les « paradis fiscaux » en mettant sous ce qualificatif des situations bien différentes. Mais personne ici ne semble réellement choqué que la France soit devenue pour beaucoup un « enfer fiscal ». Or, n’est-ce pas légitime de vouloir fuir, ou du moins tenter d’éviter l’enfer ?

    • Fredy Gosse says:

      et si elle était un paradis fiscal elle n’aurait pas de problème d emplois donc d charges sociale et de retraites…lol

      • Je n’ai pas vu où Jean-Paul a parlé d’emplois, de charges sociales ou de retraites.
        En revanche, il y a bien des centaines de milliers d’expatriés qui fuient la spoliation fiscale ou la folie administrative française ou encore qui sont tout simplement à la recherche d’une vie meilleure.

        Lien :
        http://www.rfi.fr/france/20170310-hausse-nombre-expatries-francais

        « Le nombre des expatriés est de plus en plus nombreux : 2,5 millions de Français vivent hors de la France. La moitié des expatriés sont en Europe. Actuellement, 1,78 million sont inscrits au Registre des Français de l’étranger, soit une augmentation de 4,2% par rapport à 2015. Les cinq pays préférés des Français, notamment des jeunes, pour s’expatrier sont la Suisse, les Etats-Unis, le Royaume-Uni, la Belgique et l’Allemagne. »

  63. Évoquons aussi « l’exit tax ». Quand on commence à mettre des barreaux aux fenêtres, cela s’appelle une prison… N’en déplaise aux donneurs de leçons morales, mais proclamer d’un côté l’ouverture des frontières, la libre circulation des biens et des personnes, et de l’autre vouloir dissuader les candidats au départ me paraît tout de même un peu schizophrénique.

  64. bonsoir

    A Michel

    J’aimais bien le roker et le bonhomme. Toutefois je me contentais de l’écouter. Aujourd’hui on en découvre de bonnes!! et même du point de vue familial ce n’est pas très sain tout ça. Mais il me semble que Monsieur et madame Macron étaient de bons amis . Un autre ( AZNAVOUR) tout aussi méritant semble avoir bien géré son affaire comme du papier à musique tant pour ses finances que pour sa famille. (au moins ça ne va pas encombrer les tribunaux.
    ça distrait un peu , mais on entre dans le ragot et bien loin du sujet mais bon il faut bien parler.
    Ces quelques lignes n’ont que peu d’intérêts. Ce n’est pas avec ça qu’on va faire avancer la machine.

  65. Les gilets jaunes font avancer les réflexions de manière considérables !

    Voici la dernière interview d’Olivier Blanchard, ex chef economiste du FMI : « Je pense par exemple à la liberté totale du commerce international, qui bénéficie énormément aux consommateurs, mais crée aussi de graves problèmes sociaux. Nous ne pouvons pas continuer à simplement dire que l’on s’occupera des « perdants du système ». Car en réalité, on s’en occupe assez mal.
    Pourquoi, dès lors, ne pas ralentir par exemple l’ouverture des frontières dans certains secteurs, pour laisser aux travailleurs potentiellement impactés le temps de se reconvertir ? Pourquoi ne pas limiter l’ouverture dans certains secteurs, si les avantages pour les consommateurs ne compensent pas les dégâts chez les producteurs ? »

    Voici toute l’interview ! Passionnant ! On s’attaque enfin aux véritables sujets

    « Nous devons remettre en cause certains dogmes du capitalisme mondial »

    Recueilli par Marie Dancer , le 19/12/2018 à 6h49

    Face à la montée des populismes, Olivier Blanchard, l’ancien chef économiste du FMI et économiste au Peterson Institute à Washington propose de remettre à plat la liberté totale du commerce international et la libre circulation intégrale des capitaux. À ses yeux, il existe aussi beaucoup de leviers d’action au plan national, que ce soit la prime d’activité ou les politiques d’éducation ou de formation professionnelle.

    Olivier Blanchard, ancien chef économiste du FMI, économiste au Peterson Institute à Washington. / MANDEL NGAN/AFP

    La Croix : Les régimes populistes se multiplient partout dans le monde, ainsi que les protestations sociales type gilets jaunes en France… Sommes-nous toujours en train de payer la facture de la crise financière de 2008 et de ses séquelles, avec un fossé accru entre les plus modestes, tandis que les plus riches ont préservé leurs intérêts ? Faut-il ainsi y voir une « trahison des élites » ?

    Olivier Blanchard : Il y a certainement des comportements égoïstes, des gens très riches qui veulent conserver leurs avantages et des entreprises qui font en sorte de payer le moins d’impôts possible. Mais je ne pense pas qu’il y ait une « trahison des élites » comme on l’entend parfois. Au niveau politique, la plupart des élus et responsables essaient de faire ce qu’ils estiment être bénéfique pour la population.
    Mais les problèmes à résoudre sont très complexes et les contraintes très nombreuses. Il est donc très difficile d’y apporter les bonnes réponses, et les bonnes réponses sont souvent difficiles à vendre. Par exemple, il est évident qu’une hausse du smic serait désirable du point de vue de la redistribution des revenus, mais on sait qu’à un certain point, cela va détruire des emplois. Le bon équilibre entre salaire minimum et prime d’activité est difficile à trouver.
    De même, il est souhaitable de redistribuer davantage, mais dans un pays où le poids de l’État dépasse déjà la moitié du PIB, on atteint les limites de l’exercice. Si on veut plus de redistribution, il faut trouver de l’argent quelque part.

    La lutte contre l’évasion fiscale internationale permettrait de dégager de nouvelles ressources pour les États…

    O. B. : La difficulté d’imposer le capital limite les marges que l’État a pour redistribuer. Aujourd’hui, un pays qui voudrait alourdir, seul, la taxation sur le capital, se retrouverait très vite contraint parce que les entreprises déplaceront leurs profits pour y échapper.
    Si on veut éviter cela, il faut donc conclure des accords au niveau international sur un taux minimal d’imposition des entreprises, assorti de sanctions pour les pays qui ne se comportent pas correctement.
    La même approche doit être utilisée pour éliminer les paradis fiscaux. Jusqu’à maintenant, le progrès sur ce front a été trop lent, à la fois au niveau Européen et au niveau mondial. Mais vu les pressions budgétaires, et la montée des populistes, il y a là une fenêtre d’opportunité à utiliser pour faire des progrès plus rapides.

    Peut-on imaginer un nouveau système, qui remplace le modèle capitaliste installé à la fin de la Seconde Guerre mondiale, pour répondre aux aspirations des peuples ?

    O. B. : Nous avons en effet à remettre en cause un certain nombre de dogmes du capitalisme mondial tel qu’il a émergé à partir de l’après-guerre, à la fin des années 1940.
    Je pense par exemple à la liberté totale du commerce international, qui bénéficie énormément aux consommateurs, mais crée aussi de graves problèmes sociaux. Nous ne pouvons pas continuer à simplement dire que l’on s’occupera des « perdants du système ». Car en réalité, on s’en occupe assez mal.
    Pourquoi, dès lors, ne pas ralentir par exemple l’ouverture des frontières dans certains secteurs, pour laisser aux travailleurs potentiellement impactés le temps de se reconvertir ? Pourquoi ne pas limiter l’ouverture dans certains secteurs, si les avantages pour les consommateurs ne compensent pas les dégâts chez les producteurs ?
    Enfin, et ceci est plus important pour les pays émergents que pour nous, il faut réexaminer la libre circulation des capitaux, en particulier des capitaux à horizon court. Les pays émergents sont régulièrement déstabilisés par des allers-retours massifs de liquidités sur leur marché, au gré d’événements extérieurs – fluctuations du dollar, du niveau des taux d’intérêt américains… Cela pénalise aussi l’économie mondiale et sa stabilité, et ça a souvent des conséquences politiques.
    Certes, ce faisant, on joue avec le feu car on prend le risque que ces restrictions durent trop longtemps ou qu’elles soient trop fortes. Mais face à l’urgence, on doit se poser ces questions. Si on ne se les pose pas, on risque de voir les populistes et les démagogues offrir des solutions plus radicales et dangereuses.
    Ce nouveau système est-il vraiment réalisable, alors que le président américain Donald Trump remet en cause le multilatéralisme et que les travaux internationaux et européens contre l’évasion fiscale patinent…
    O. B. : Prenez la question d’accords internationaux sur l’imposition des revenus du capital. C‘est certainement long et compliqué quand il n’y a pas, ou peu, de pression pour le faire. Il y a dix ans, on pouvait peut-être encore se dire : « il y a un problème, mais on verra bien ». Aujourd’hui, nous sommes arrivés à un point où le sentiment d’urgence est davantage palpable. Sous la pression, on peut espérer voir des progrès plus rapides et les instances internationales doivent pousser en ce sens. Ce devrait désormais être une priorité.
    De fait, cette colère des peuples porte d’immenses risques pour la démocratie…
    O. B. : Le défi est énorme. Si on ne répond pas à cette colère, les régimes populistes de tout bord vont se multiplier. Le danger est qu’ils deviendront vite impopulaires, dans la mesure où leur rhétorique simpliste n’apporte aucune vraie réponse aux problèmes. Rappelez-vous l’ignorance économique de Marine Le Pen dans le dernier débat avant les élections.
    Ils risquent alors d’être tentés de basculer vers l’autoritarisme, et de calmer les impatiences de leur opinion publique en suscitant des tensions extérieures et des guerres commerciales – voire des guerres tout court, comme la Russie procède actuellement avec l’Ukraine et la Crimée. Ce danger n’est que trop réel. Il y a urgence, pour les gouvernements qui ne sont ni extrémistes ni populistes, à proposer des réponses.
    Il y va de la stabilité internationale, d’autant que notre monde est de plus en plus complexe en raison d’innovations aux effets très ambigus – regardez le rôle des médias sociaux dans le mouvement des gilets jaunes ou dans certaines élections.
    Le dérèglement climatique peut-il accélérer la prise de conscience de la nécessité de changer chez les partis modérés ?
    O. B. : De fait, la situation est aussi très inquiétante sur le front du climat. Elle suit la même dynamique que celle des inégalités : cela fait dix ou vingt ans qu’on en parle sans avoir fait grand-chose, et l’on constate aujourd’hui les premières conséquences de notre inaction.
    Là encore il n’y a pas suffisamment de progrès et quand le problème explosera, il risque d’être trop tard. Et là encore les solutions sont compliquées. Il suffit de voir les réactions en France quand on procède à la nécessaire hausse du prix de l’essence pour changer les comportements – on aurait pu mieux le faire, avec une compensation des perdants, sans perdre les effets d’incitation à consommer moins.
    Comme pour les inégalités, il y a des débuts de réponses au défi du dérèglement climatique, mais il est peut-être trop tard pour éviter une catastrophe.

    En pleine mondialisation, les gouvernements nationaux ont-ils encore des marges de manœuvre ?
    O. B. : En réalité, il existe beaucoup de leviers d’action pertinents au plan national. Je pense par exemple aux instruments classiques que l’on peut mieux utiliser, comme la prime d’activité en France. Ils permettent de compléter le salaire des travailleurs pauvres sans augmenter le coût du travail pour les entreprises. Emmanuel Macron a annoncé des mesures en ce sens lundi 10 décembre.

    D’autres politiques nationales sont essentielles pour remettre en marche l’ascenseur social au niveau d’un pays, qu’il s’agisse par exemple des politiques d’éducation ou de la formation professionnelle. Ceci faisait partie du programme du président Macron, et des réformes sont mises en place sur ces deux fronts. Elles me paraissent essentielles, et porteurs à terme d’une diminution des inégalités.
    On peut penser à des mesures plus radicales. On pourrait par exemple renforcer la taxation sur les successions élevées. Ce serait à mon avis préférable à la réintroduction de l’ISF. Les sondages suggèrent que les Français sont largement opposés à l’impôt sur les successions. Je le comprends : il me paraît normal d’essayer d’aider ses enfants, sans que l’État en prenne une grande part.
    Mais, comme Thomas Piketty l’a montré, la transmission de richesse par les grosses successions est un facteur important d’inégalité. Là encore, il faut remettre en cause les vaches sacrées, et explorer les possibilités.
    Qu’est-ce qui pourrait déclencher enfin une action déterminée des gouvernements ?
    O. B. : Les origines du problème remontent à longtemps. La taille du problème est considérable. Les enjeux aussi. Je ne suis pas sûr que tout serait résolu même si un gouvernement menait toutes les actions dont je rêve. Mais ce n’est pas une raison pour ne pas mettre toute notre énergie à essayer.

    • Oui mais toujours pas de baisse des dépenses publiques dans le cadre d’une simplification et d’une rationalisation du fonctionnement de l’état et des administrations.

      • Je ne suis pas convaincu qu’il y ait beaucoup de grain à moudre de ce côté (vu ce que ça représente, en % du PIB par exemple), même sil faut maintenir (voire accroitre) les efforts en ce sens.

        Ca ressemble de plus en plus à une diversion pour ne pas prendre un peu de distance, et s’attaquer aux disfonctionnements qui ont beaucoup plus d’impact (les impacts des « paradis fiscaux », amplifiés par certains comportements opportunistes, voire fraudes, et par l’inadaptation de certains mécanismes fiscaux actuels à la mondialisation et aux activités du numériques) et accepter certaines réalités (par exemple : qu’est-ce qui devrait justifier qu’une personne peu productives d’un pays « développé » bénéficient d’un niveau de vie bien plus élevé que celui d’une personnes plus productives d’un les pays en développement ?) tout en accompagnant au mieux les personnes en difficulté.

        • Simplifier et rationaliser permettrait également, me semble-t-il, de lutter plus efficacement contre la fraude fiscale et sociale.

    • Je suis bien d’accord avec Damien : commençons par faire des économies sur le train de vie de l’état. Maintenant si vous voulez taxer les très riches, que ce soit avec l’ISF, les droits de succession, un IRPP à 75 % ou autre, ils quitterons la France avec leurs entreprises, leurs emplois et leur volonté d’entreprendre. La France pourrait se le permettre si elle était un paradis fiscal. Mais en tant qu’enfer fiscal, elle n’a pas de marge de manoeuvre.

      Quatre mesures simples pour relancer l’économie :
      Imposer à tous les locataires mauvais payeurs de quitter le logement après 3 impayés + arrêter la « trêve hivernale » + interdire les squats quel que soit le type de logement + arrêter toutes les aides à la pierre.

      • Sympa de lire une suppression des aides à la pierre. Je milite pour l’arrêter des aides aux entreprises. Toutes ! C’est un drame à déformer le fonctionnement d’entreprises. Baisser l’IS et faites disparaître les autres taxes cachées sous de traîtres noms. Bref refusons un état cholestérolique. C’est mauvais pour sa santé.

        • D’accord à 100 % :
          Rendre la fiscalité très simple. Libérer dans le privé la moitié des fonctionnaires actuels pour qu’ils s’épanouissent dans un travail enfin productif …
          Que du bonheur.

  66. Fredy Gosse says:

    Hier je lisais un journal specialise dans l économie en 20 minutes j ai trouvé 4 entreprises qui fermaient 2200 emplois disparaissent dans l indifférence généralisée .ils sont mauvais nos patrons vivement qu on nationalise tout

  67. julien bonnetouche says:

    Est ce possible ?

    Oui est il vraiment possible de résoudre le problème posé par Guillaume avec les gilets jaunes ?

    On le voit, les réponses avancées de ça et là ont une connotation politicienne plutôt traditionnelle avec des arguments type gauche /droite : taxer les riches, les paradis fiscaux etc… les Piketty en herbe font florès arguant les inégalités et bien sur de la sacro-sainte justice sociale chères aux gauchistes.

    D’un autre côté, le capitalisme mondialisé est arrivé à un tel stade de développement que l’on se demande bien, internet aidant, de quelle manière on pourrait l’arrêter autrement que par une action militaire mondialisée elle aussi. Et même dans ce cas il sera le dernier à céder du terrain.

    Car rien ne peut fonctionner à la place du libéralisme : on pourrait avoir des dictatures de droite, mais l’argent leur est nécessaire.
    On pourrait avoir des dictatures de gauche, mais les gilets jaunes devraient alors accepter un appauvrissement considérable.
    La fermeture des frontières : quasiment impossible.
    Des droits de douane et revenir au Franc : c’est sortir de l’Europe et revenir 70 ans en arrière. ça c’est possible, mais qui le veut vraiment ?

    Il semble bien que les solutions politiques traditionnelles ne seront en aucun cas un rempart en face de l’écart de richesse croissant entre des groupes sociaux et cela à l’échelle mondiale.
    Car on parle de notre pays, mais ailleurs c’est la même chose. La seule différence est l’acceptation plus ou moins forte des populations en face de ces différences.
    En France on les accepte mal, depuis bien avant la révolution.

    Vraiment, je ne vois pas comment on pourrait s’en sortir.

    Il y a bien une solution théorique : puisque seuls 25% de la population bénéficie de la mondialisation contre 75% qui est larguée, il faudrait amener à toute allure avec des formations had oc à peu près 25 autre % au niveau suffisant pour être dans le coup.

    Mais je dis bien que c’est théorique, car d’une part il faudrait le faire à coup de pompe dans le c… et aussi avoir les enseignants au niveau en nombre suffisant. Ce qui est loin d’être le cas ( pour les matières scientifiques cela va de soi)

    Un exercice politique, pourrait être un test intéressant à faire :

    Imaginons le président venir sur TF1 et déclarer que tous les enfants qui sortent du système scolaire devront parler anglais couramment, possible uniquement avec des méthodes réservées jusque là aux formations professionnelles, et ce des le primaire.

    Personne ne peut nier l’utilité de la démarche, mais l’aimerais voir la réaction des enseignants concernés.

    On pourrait quand même tenter le coup et continuer à payer en attendant.

    • Enseignement, apprendre à apprendre est une des plus belles sources de libertés. J’approuve

    • @Julien et Philippe,
      Oui la formation et l’enseignement sont des réels leviers pour une meilleure intégration dans le monde du travail. Il y a encore une trop grande disparité entre les offres et les demandes. L’Allemagne vient d’ouvrir ses frontières pour recruter en urgence des informaticiens, des infirmières qui ne sont pas assez nombreux dans le pays.
      D’ailleurs, j’ai eu la chance d’avoir pu reprendre mes études à 30 ans car les études sont gratuites en France, sinon, je n’aurais jamais pu me les payer.
      Oui aussi, la fermeture des frontières n’est pas la solution. Dans la plupart de mes jobs, j’étais en relation avec un grand nombre de pays dans le monde pour des projets internationaux, soit pour des contacts au sein du même groupe, soit pour prospecter.
      Oui aussi, l’anglais est indispensable et certains pays l’ont bien compris. Aux Pays Bas, les enfants parlent anglais à 8 ans ! Tous mes collègues hollandais parlent un anglais (ou plutôt un américain) remarquable. Ils sont toujours étonnés que les chauffeurs de taxi français ne parlent pas anglais lorsqu’ils viennent nous voir car en hollande, TOUT le monde parle anglais couramment ! Bref, on peut encore progresser.
      Les gilets jaunes ont montré leur détermination lorsqu’ils veulent obtenir quelque chose, je suis persuadé que si ils le voulaient, ils auraient la capacité d’évoluer et je crois, en effet, que nous sommes tous prêts à payer pour des personnes volontaires pour progresser. C’est aussi l’avenir de notre pays.

  68. Savez-vous que l’abus de droit fiscal a été étendu?
    Désormais, les donations en démembrement de propriété pourraient être purement et simplement de l’abus de droit pour Bercy.
    Il n’est plus question de sanctionner le but exclusivement fiscal mais le but principalement fiscal!
    Évidemment, le critère de la prépondérance du but fiscal n’est pas défini.

    • Cette affaire est au stade de rumeur. Mais tellement crédible d’imaginer un fonctionnaire sur son siège en cuir lustré par les années de frottement de son pantalon trouver ainsi comment chasser du gibier se faisant de plus en plus rare. Cela sent la prime jvoul dit ma bonne dame.

      • C’est à l’étude. Mais connaissant Bercy et son penchant pour l’insécurité juridique et fiscale, et vu la précédente décision du conseil constitutionnel, c’est un texte qui va être adopté.

  69. oui mais il n’y a jamais de fumée sans feu. il n’y a qu’à voir le sujet des pensions de réversion.
    c’est un peu cela le probleme de nos amis de Bercy. comme ils sont très nombreux, ayant fait souvent l’Ena, ne touchant pas terre dans leur forteresse, des qu’ils peuvent trouver un truc pour faire c… ils s’y engouffrent. et après on parle de stabilité fiscale. quelle rigolade

  70. Amendement 1066 PLF 2019.

  71. http://vivaldi-chronos.com/droit-fiscal/montages-abusifs/plf-2019-la-proposition-de-creation-d-un-abus-de-droit-a-deux-etages/

    Pour avoir quelques commentaires d’un avocat.
    Bercy va pouvoir faire des contrôles fiscaux selon son bon vouloir et aussi longtemps qu’il le souhaite!

  72. http://www.fiscalonline.com/La-Commission-des-Finances.html

    Désolé Guillaume pour les liens mais il faut que ça se sache.

  73. Il faut savoir que l’amendement avait été adopté par les députés, mais il n’apparaît pas dans le texte du PLF 2019 adopté le 20 décembre dernier. Ou alors, je ne l’ai pas encore trouvé.

  74. Pour bien comprendre l’enjeu : toute décision impliquant un régime fiscal plus avantageux est susceptible d’être revue pour Abus de droit.
    Cela pourrait être par exemple :
    – le passage d’une SCP à une SEL
    – une donation d’usufruit temporaire après avoir détaché son enfant du foyer fiscal
    – une donation avant cession
    – l’option pour l’IS d’une SCI
    – une donation en nue-propriété d’un immeuble de rapport
    – la donation de parts sociales
    – l’échange de parts sociales
    – une convention de quasi-usufruit dans le cadre de la gestion d’un portefeuille titre

    Absolument tout peut être remis en cause.

    Après on peut se rassurer et se dire que le coût de la mise en oeuvre concrète d’une telle mesure surpasserait largement les gains espérés, mais tout de même ils y ont pensé!!

  75. Bonjour

    En réponse ou parallèlement à Michel;

    Ma femme était pionne et n’avait aucun moyen de se payer des études. Elle exerçait à 100 Km d’une grande ville universitaire. Elle étudiait une semaine sur 2 en fac ( le reste des cours elle les avait en photocopie par une autre étudiante. Elle a eu sa première année en 2 ans. Et puis au contact des collégiens elle a pensé que l’enseignement lui aurait bien convenu. Elle a alors passé un concours pour devenir prof. Avec un engagement de 10 ans pour enseigner là ou l’on l’aurait envoyé* l’état lui a payé ses études. * déjà en ce temps Paris ou plutôt sa banlieue effrayait les professeurs. Et bien il n’y pas le choix pour ces « engagés » Normal non c’est du donnant donnant. On a rien sans effort. Vu son envie de réussir et son tempérament travailleur elle ne faisait pas que 40 heures de travail effectif / semaine. Tous les week-end les copies les cours, mais ça tombait bien j’étais moi-même occupé. Nous n’en faisons pas une histoire personnelle! beaucoup ont fait de même mais si j’en ai parlé c’est que cette idée de mérite est de moins en moins à la mode.
    * Je n’aime pas trop envier puisque nous récoltons ce que nous semons ! mais aujourd’hui en tant que retraité je comprends très bien qu’il n’est pas anormal que pour ceux qui le peuvent nous cotisions un peu plus pour notre santé! étant donné les progrès faits et le coût des opérations aussi diverses. ( Nous ne pouvons pas comparer avec ce que coûtaient les soins de santé apportés à nos parents).
    * à ce propos pourquoi ne demanderait-t-on pas un engagement à servir l’état ( durant un certain moment)les jeunes étudiants faisant des études de médecine. C’est certain une proposition pareille ferait hurler!!!D’ailleurs certaines entreprises procèdent ainsi aujourd’hui.
    La société évolue je pense que tout le monde doit y participer.
    Ce qui n’a fait hurler personne c’est qu’à Valence des médecins intérimaires gagnaient 21000 €/ mois. De plus, des médecins des cliniques voisines de cet hôpital si généreux, prenaient des jours pour convenances personnelles, pour aller se faire périodiquement quelques pépites pour mettre du beurre dans les épinards.
    Voilà ou nous en sommes!! Oui à la promotion comme MICHEL ou moi même et enfin être productif dans un métier qui nous convient . Non aux étudiants traînant* dans des filières qui ne mènent à aucun emploi. Souvent d’ailleurs ils sont assez spécialisés dans les assemblées générales et ce qui suit …
    Oui en FRANCE, il y moyen de faire avec beaucoup de propositions de vraies formations. Autrefois la communication n’était pas la même et parfois il fallait les chercher ces formations qui d’ailleurs étaient peu nombreuses mais permettaient à celui qui en avait le courage de se faire une situation: remise à niveau par un cycle court par exemple puis ensuite des cours du soir dispensés gratuitement par le CNAM ou autre organisme. C’est certain tout le monde n’est pas disposé à aller à un cours de 2 h après une journée de travail ou même le samedi matin durant parfois des années.
    L’action des gilets jaunes, je la comprends mais je comprends aussi aussi que si tu es en bonne santé et que tu as quelques capacités, il faut les exploiter même en prenant sur ton temps libre ! mais aujourd’hui ça c’est plus difficile à faire admettre parce qu’on pense que c’est peut-être une régression.
    Ah!! un autre sujet d’actualité  » parcours sup »…Là je ne me suis pas beaucoup penché sur le sujet!
    Il y a certainement un malaise ! peut-être certains pourraient m’éclairer§

    Bonne journée

  76. julien bonnetouche says:

    @ alain et Michel (entre autres)

    Toujours sur le même sujet, celui de la formation, puisque nous sommes d’accord pour dire que c’est la seule façon de progresser :

    L’État est en grande partie responsable, d’une part de la dégradation globale de la qualité de l’enseignement, mais aussi de la mauvaise communication envers le peuple pour ce qui est de la responsabilité des parents dans l’éducation de leurs enfants.

    On a tendance à faire croire que les parents n’ont aucun rôle à jouer, et ce depuis que l’on veut collectiviser et uniformiser l’enseignement selon un modèle marxiste.
    L’École doit tout faire, les parents ne doivent pas intervenir. En tous cas tous les parents qui ont eu affaire aux enseignants du primaire et qui ont participé à des réunions scolaires le savent : il y a de nombreux parents et enseignants qui sont de cet avis.( qui sont contre les devoirs à la maison par exemple)

    En face de cette monstruosité intellectuelle, les parents informés ont beau jeu de propulser leurs enfants en tête de classe rien qu’en travaillant un peu plus, et ce dès le CP et ensuite pour toujours car tout le monde sait que celui qui est 1er le la classe en CP a de bonnes chances de le rester longtemps, et jusque dans la vie adulte.

    Et c’est là que l’État est responsable, car il devrait expliquer aux parents qu’ils doivent s’impliquer non seulement dans l’éducation, mais encore l’enseignement de leurs enfants, très tôt.

    « On ne peut pas tout faire pour vous » (ou aide toi et le ciel t’aidera)

    Alors c’est très bien et surtout très courageux de recommencer des études sur le tard, mais c’est tellement plus simple de commencer tôt !!

    • Quand je pense qu’on met autant d’argent dans l’éducation nationale pour avoir un enseignement médiocre, je me dis qu’il y a une chaîne d’irresponsabilité assez invraisemblable.

  77. @Alain, Julien et Damien :
    Oui Alain, ce n’est pas facile d’avoir une vie « normale » et de reprendre ses études, surtout lorsque l’on a pas beaucoup d’argent. Je n’ai pas tout dit car au début, j’ai du payer un logement, payer les droits d’inscriptions et je n’ai pas pu cotiser à la sécu car trop chère. Au bout d’un an, je me suis déclaré concubin pour bénéficier d’une sécu (sans mutuelle). Rappel : à l’époque, pas de sécu étudiante après 26 ans ! Quand je parle d’une chambre, les toilettes étaient dans la cour et je n’avais pas de chauffage, pas d’eau l’hiver quand il gelait, etc. L’argent venait de mes économies, pas de subvention.
    Quant au « parcours sup », je ne connais pas bien, j’ai connu l’ancien système APB qui avait aussi été critiqué. En fait, c’est un système qui rassemble les demandes des futurs bacheliers. Donc, en théorie, c’est bien car il faut faire toutes les demandes sur un système centralisé et le futur étudiant prend connaissance des différents établissements. En pratique, le futur bachelier va faire 10 choix mais, si je ne me trompe pas, ne peut pas hiérarchiser ses demandes alors qu’avec l’ancien système APB, on indiquait l’ordre de ses choix. Ceci veut dire que l’étudiant peut se voir attribuer une place dans l’établissement qu’il aurait voulu en dernier (ou 10ème) choix. Les critères de choix des établissements ne semblent pas très limpides et les étudiants doivent écrire des lettres de motivation pour chacun des établissements (ce qui les rebutent ou favorisent les gens très motivés (ou aidés)).
    @Julien, je ne suis pas certain qu’il y ait une dégradation générale de l’enseignement et que l’on explique aux parents qu’ils ne doivent pas intervenir dans l’éducation des enfants. J’étais délégué des parents de la maternelle jusqu’en terminale pour, dans la mesure du possible, être acteur dans la vie scolaire de nos enfants (j’ai bien dit nos enfants et non pas mes enfants). Je n’ai jamais ressenti de volonté des enseignants de mettre à l’écart les parents, bien au contraire. Quand les enseignants demandaient à voir les parents, ils ne venaient pas. Paradoxalement, les parents qui venaient spontanément voir les enseignants étaient les parents dont les enfants n’avaient aucune difficulté. Quant à la qualité des enseignements, elle était parfois dégradée lorsque les enfants étaient incontrôlables dans les classes et comme vous savez, si les enseignants se montrent trop menaçants, ce sont les parents qui viennent se plaindre à l’enseignant. comment gérer une telle situation, pas facile… L’école ne peut pas faire l’éducation des enfants à la place des parents, elle s’occupe de leur enseignement.
    En conclusion, oui, il faut que les parents s’intéressent à ce que font leurs enfants, c’est très valorisant pour eux, cela me semble logique.
    En effet, c’est tellement plus simple de commencer tôt, mais je n’étais pas mûr à 18 ans, j’ai réalisé plus tard après avoir travaillé une dizaine d’années.
    On ne peut pas vraiment parler d’enseignement médiocre en France, il y a parfois des conditions difficiles qui datent car j’avais déjà connu des cours debout dans des salles pleines, les toilettes sans lumière avec des portes défoncées, etc. Il y a des universités qui délivrent d’excellents diplômes et les étudiants trouvent du travail en quelques jours (Polytech, Université de Compiègne, INSA, etc.) sans compter qu’il existe aussi des écoles GRATUITES qui recrutent sans le bac (Ecole 42), mais il faut parfois travailler 10 à 15 heures par jour pour réussir (mais débouchés garantis). Que voulez-vous de plus ?
    Comme je l’ai déjà dit, les frais d’inscriptions universitaires ont été diminués dernièrement et la sécurité sociale est maintenant GRATUITE pour les étudiants mais personne n’en parle.
    @Damien, oui on met beaucoup d’argent dans l’éducation nationale et je suis d’accord qu’il faut travailler sur une réduction des coûts mais l’enseignement en France est encore de bonne qualité, c’est la raison pour laquelle certains étudiants étrangers viennent étudier chez nous.
    Mais il est vrai que, en général, les parents doivent suivre leurs enfants de la maternelle au bac pour que tout se passe bien.
    Pourriez-vous préciser à quel niveau l’enseignement est médiocre pour que je comprenne mieux ?

  78. julien bonnetouche says:

    Michel, et Damien (je répond un peu à votre place)

    Nous somme d’accord sur tout.

    Évidemment on ne verra jamais un enseignant dire aux parents : « ce n’est pas la peine de vous occuper de vos enfants, l’État s’en charge à votre place »

    C’est plus insidieux que cela. Et voilà ce que je voulais dire :

    Il existe dans la société française une minorité active de tendance communiste, par conséquent d’obédience égalitariste, que l’on retrouve alors là, très concentrée dans l’éducation nationale. Et cela va depuis les instituteurs jusqu’à ceux qui élaborent les programmes. ( ce n’est pas pour rien que les quelques notions d’économie distillées dans le secondaire, ne mettent pas en valeur l’entreprise et le patronat…voire les discréditent)

    Et puis nous avons en aussi les « psycho-pédagogues » avec la méthode globale et les résultats que l’on connait.

    l’on retrouve encore cette même tendance libertaire chez une partie minoritaire des parents qui pensent que l’enfant doit puiser en lui la révélation de l’accès à la connaissance, un peu comme la foi chez les chrétiens.( ça donne des écoles style Decroly)

    A côté de cela, il existe des types de populations ( je tiens ce que je vais dire d’un ami proviseur ayant occupé divers postes en France) qui n’estiment pas nécessaire de pousser les enfants à faire des études : c’est la cas dans le Nord et en Normandie. En Bretagne par exemple, ( chez les Chouans) c’est le contraire..

    Et puis naturellement, nous avons eu la dégradation des conditions de scolarisation depuis les années 60 due essentiellement à l’apport de populations migrantes qui elles non plus ne considèrent pas l’éducation et l’enseignement comme une priorité, ainsi qu’à la disparition partielle du respect, de la hiérarchie et de l’autorité.

    Enfin, la baisse générale des niveaux, avec l’idée démagogique une fois de plus, du bac pour tous.

    Ce qui fait qu’aujourd’hui si l’on n’a pas un bac math avec mention bien minimum, l’accès aux bonnes écoles du supérieur est quasi impossible.

    En face de cette décadence programmée de l’acquisition des connaissances (il n’y a qu’à voir les fautes d’orthographe commises par beaucoup d’adultes d’aujourd’hui) à aucun moment on n’a vu l’État s’inquiéter d’une manière ou d’une autre, et intervenir dans le débat public, comme c’est son rôle, en tentant de motiver parents et enseignants sur la responsabilité qui est la leur quant à la formation des jeunes dont ils sont en principe responsables.

    • Merci pour votre réponse Julien.
      J’allais lister exactement ce que vous dites en me basant sur les retours d’expérience de professeurs qui se ruinent la santé à vouloir faire les choses de la bonne façon, mais aussi sur ce que j’ai pu observer à travers les notes prises par un certain nombre d’enfants dans différentes académies et sur le retour d’expérience de parents exaspérés de devoir payer une école privée pour échapper (Je dis bien échapper) à l’école publique. Et contrairement à ce que l’on pourrait penser ce ne sont pas forcément des parents hyper privilégiés. Ils appartiennent plutôt à la classe moyenne basse, celle qui peut encore partir en vacances pas trop loin et avec un budget au millimètre près.

  79. Bien d’accord avec vous .
    Suggestion :
    école gratuite jusqu’a un niveau de rémunération : 2500€ pour un couple avec un enfant .
    Payante au delà , avec droit de regard d’un conseil parental conjointement avec l’éducation nationale .
    Etude supérieure payante avec des bourses plus « attrayantes  » pour les faibles revenus mais en contre partie un niveau de résultats a atteindre .
    La fac ne serait plus un refuge .

  80. Bonjour

    Je connais bien le milieu puisque mon épouse était « prof » dans le public. Malgré cela si nous avions été confrontés à un absentéisme ( régulier) d’un prof ou plusieurs nous aurions certainement cherché une école privée. Ceci dit l’absentéisme n’est pas dû au prof dans la majorité des cas: aujourd’hui pour un prof absentéiste, la sécurité de l’emploi n’est plus assurée, surtout s’il est jeune et tant mieux je m’en réjouis).
    Moi-même en tant qu’élève dans le public ( il y a plus de 50 ans), , je n’ai eu un prof de français qu’en MARS !! C’est triste et je ne plaisante pas : le titulaire est mort après un mois de cours. Deux auxiliaires remplaçants se succédèrent après avoir fait 3 ou 4 semaines chacun.

    Le problème n’est pas d’aujourd’hui : le chef d’établissement ne dispose pas de toutes les directives ; quoique récemment j’ai vu une annonce sur le bon coin pour recruter un prof de « math » dans un établissement public; bravo au directeur qui a osé !
    C’est que les prof de « math » il n’y en a pas « à la pelle ». Il y en aurait des compétents: j’en connais, mais ils ne veulent pas s’engager dans une galère ou parfois il faut faire la discipline avant le cours !

    Je ne parle pas du cours de musique ou d’arts plastiques !!! 18 classes pour un prof : c’est normal mais il vaut mieux savoir intéresser les élèves avec « la musique d’aujourd’hui »
    Il vaut mieux ne pas trop faire de solfège et écouter de la musique à pépé.

    ———————-

    La Discipline ? Là c’est une autre histoire: dans l’enseignement publique un chef d’établissement peut exclure ( durant 3 jours) un perturbateur mais rarement « virer » . A la rigueur ce perturbateur peut-être envoyé dans un établissement public voisin.
    En revanche un perturbateur dont personne ne veut plus (dans les établissements privés) est automatiquement dirigé vers un établissement public qui est obligé de le récupérer. En fait c’est comme les cliniques privés et l’hôpital public.
    Quant au 2500€ pour un couple avec un enfant c’est un peu juste; Là, on reporte la charge sur les non smicards et on abat les classes moyennes. De plus « dit comme ça » : 2500€ à paris et 2500 € dans la creuse c’est différent. En outre, pour un jeune couple il y a plus de dépenses que chez 2 retraités ayant 4000 € / mois et à qui on vient d’enlever la CSG *
    •c’est seulement une remarque et non un jugement : il faut revenir à la réalité du coût de la vie.

    Bonne soirée

  81. @Julien et Damien (+ Alain et Gilbert)
    Même si nous dérivons du sujet initial, le sujet me parait important car l’éducation et l’enseignement sont indispensables pour l’avenir d’un pays et, au moins sur ce point, nous sommes bien alignés.
    Ce qui est intéressant avec vos remarques, c’est qu’elles mettent en lumière des cas très concrets que je n’avais pas encore abordés.
    Je reconnais beaucoup de choses vraies qu’il faut, bien sûr, améliorer.
    Je vous donne ma vision des choses sur les points remontés et Alain a commencé aussi à répondre avec ses propres témoignages.
    Je ne peux pas dire grand chose sur les programmes car je ne m’y suis jamais intéressé de près mais quelques notions d’économie pourraient en effet apporter un plus.
    Personnellement, je me suis toujours interrogé sur l’intérêt des cours de dessin, de musique et de la technologie.
    J’étais complètement hermétique à l’enseignement de ces matières et je n’étais pas le seul. J’aurais préféré étudier l’économie !
    Je n’avais pas encore entendu que certains parents n’estiment pas nécessaire de pousser leurs enfants à faire des études, mais je conviens que c’est fort regrettable. J’avais un copain étudiant qui devait reverser intégralement sa bourse à ses parents car ils ne comprenaient pas que leur fils veuille suivre des études supérieures au lieu de travailler. En fait, c’était un problème financier car ce copain logeait et mangeait chez eux et ça leur coûtait « cher »…
    « dégradation des conditions de scolarisation depuis les années 60 » :
    Comme Alain, je note surtout qu’il y a de plus en plus d’éléments perturbateurs qui ne peuvent pas vraiment être exclus.
    L’école étant obligatoire, la sentence ultime est le renvoi de l’élève dans un établissement voisin.
    Et c’est la qu’est le problème car un établissement privé a beaucoup plus de marges de manoeuvre qu’un établissement public.
    Il peut exclure des élèves et il peut choisir ses élèves.
    Ceci est tellement vrai que certains établissements privés ont un taux de réussite de 100% au bac !
    Il faudrait donc donner plus de marge de manoeuvre aux établissements publics, aussi bien pour sanctionner les élèves perturbateurs que pour sanctionner les enseignants qui ne font pas leur travail correctement.
    En d’autres termes, un chef d’établissement devrait avoir ces pouvoirs et ce n’est pas le cas à ce jour.
    En fait, il faudrait qu’il ait un pouvoir de chef d’entreprise pour pouvoir intervenir lorsqu’un enfant se comporte mal et lorsqu’un enseignant n’est pas à la hauteur. De même, il devrait pouvoir récompenser un enseignant qui s’investit fortement dans son travail.
    Damien a raison de dire que certains parents doivent payer une école privée pour échapper à l’école publique.
    J’ai « résisté » en laissant mes enfants dans un établissement public mais je les suivais régulièrement (de loin car il ne faut pas non plus être trop derrière leur dos) tout en étant délégué des parents de manière à remonter à l’équipe enseignante ce qui ne fonctionnait pas bien.
    Concernant l’école payante, j’ai bien peur que cela rebuterait encore plus de parents à envoyer leurs enfants à l’école
    Même chose pour les études supérieures, d’autant plus que les étudiants manifestent déjà lorsque le gouvernement décide de faire payer les étudiants étrangers non européens !
    L’enseignement et l’éducation sont tellement primordiaux pour une nation que je suis prêt à continuer à payer pour cela.
    Par contre, comme dit Gilbert, il faut des résultats car il ne faut pas de parasites qui traînassent en fac…

  82. La FAC gratuite est une voie de garage pour un grand nombre de « grands enfants  » , qui ne leur apporte absolument rien, qui revient cher à la communauté .
    Laquelle communauté ne peut investir dans des salaires dignes , des formations débouchant sur l’excellence et demandant de l’exigence à tous .
    Pour ce qui est des 2500€ , il fallait plus voir le fond que la forme .
    Je ne suis ni mathématicien , ni actuaire , ni spécialiste dans le domaine des rémunérations, par contre je connais bien la Creuse et les revenus mensuels de 2500 € ne sont pas pléthore !!!!!!!!!
    La gratuité n’induit pas l’implication , bien au contraire .

    • Vous avez tout à fait raison, il y a un certain gachi par le fait que la fac soit gratuite.
      Je suis aussi tout à fait d’accord sur le fond, il ne reste plus qu’à trouver un moyen qui soit « optimal » pour tout le monde.
      Cet argent serait mieux utilisé dans le cadre de formations professionnelles pour faire évoluer les carrières (et les salaires).
      Personnellement, je trouve l’idée bonne mais je serai plus partisan d’un contrat avec l’état où l’étudiant aurait le choix entre un engagement de la durée de ses études (voire plus) OU un crédit qui serait contracté avec l’étudiant afin qu’il puisse rembourser ses études plus tard lorsqu’il travaillera.
      A titre d’information, le coût moyen des études en 2015 était :
      * En cycle primaire : un écolier coûte en moyenne 6 190 euros par an (+8,6 % depuis 2006).
      * En cycle secondaire : un collégien coûte en moyenne 8 510 euros et un lycéen, 11 070 euros.
      * Dans l’enseignement supérieur : un étudiant coûte 11 680 euros en moyenne, 150 euros de moins qu’en 2014.
      Sachant que les grandes écoles publiques coûtent plus chères que les universités (environ le double).
      Je pense que ce système dissuaderait les moins motivés et éviterait des dépenses importantes pour les parents.
      J’essaye encore de trouver un moyen qui permette aux plus motivés de pouvoir continuer leurs études sans hésitation car une nation forte a besoin de personnes instruites.

  83. julien bonnetouche says:

    Bonjour à tous les intervenants,

    COMMENT PROMOUVOIR L’EXCELLENCE CHEZ UN JEUNE ?.

    Ici encore j’aimerais prendre la discussion par un autre biais afin de mettre en lumière les failles du système :

    l’inégalité des chances des élèves repose sur deux éléments, l’argent d’une part mais surtout le contexte familial. Ce dernier étant prépondérant puisque l’on trouve dans les écoles d’ingénieur des enfants d’ingénieurs certes mais également beaucoup d’enfants d’enseignants ( donc pas très riches)

    L’école d’autrefois, celle que l’on peut voir dans les films de Pagnol par exemple, avait le mérite de donner sa chance à tous, mais n’intervenait déjà pas sur les circonstances familiales et culturelles.
    Et à l’époque, avoir le certificat d’étude avec des connaissances basiques, suffisait à garantir un avenir stable.

    L’époque d’aujourd’hui, est bien pire, puisque l’école publique est souvent devenue un foutoir où il est impossible d’apprendre, et les connaissances requises pour entrer dans les sphère des gens qui surnagent du lot, sont devenues tellement pointues qu’elles exigent un passage extrêmement sélectif au travers de plusieurs filtres établis tout au long de la filière éducative.

    C’est là que là motivation des parents va jouer un rôle essentiel :

    Car si l’on estime avoir des enfants « normaux » c’est à dire ni trop idiots, ni hyper doués, leur donner les meilleures chances va nécessiter et des efforts financiers et des efforts environnementaux.

    Cela commence par leur apprendre à lire avant le CP
    ensuite il faut les maintenir en tête de classe tout le primaire.
    Jusque là c’est facile.

    Rentrer au collège en série math (parce que c’est le plus dur) et bien entendu choisir un collège privé de bonne renommée, qui intègre un lycée permettant de donner un « bon dossier » à l’élève. Je viens de tel lycée, donc j’ai un bon profil.

    Ou alors il faut avoir la chance d’habiter dans la sectorisation d’un lycée d’excellence ( Henry IV Louis Legrand …on peut y être concierge) ou alors les parents décident d’aller vivre dans ces quartiers si ils en ont les moyens.
    Et je ne parle pas des nombreux cours parallèles nécessaire en complément du minimum exigé par l’école, ni des nombreux séjours linguistiques à l’étranger.

    Pendant tout ce cursus éducatif, les parents doivent rester attentifs à la personnalité de l’enfant et l’aider à choisir une filière professionnelle qui doit tenir compte, et de la personnalité du jeune, et des possibilités offertes par un marché du travail en rapide et perpétuelle évolution.

    C’est dire que tout cela n’est pas simple, parce qu’il faut en plus motiver l’enfant à essayer de se dépasser.

    Le but ultime idéal, étant que le futur adulte soit capable d’aller exercer son activité professionnelle dans n’importe quelle autre pays que le notre, puis que tel est l’avenir de la « société mondialisée »

    Naturellement, je ne prétends pas que ce que je décris là soit une règle absolue, car il y a d’autres voies d’accès.

    Mais tout de même, on entrevoit facilement qu’à la moindre faille , à la moindre défection des parents ou de l’enfant, le système peut déraper facilement, et confiner le futur adulte dans un monde du passé, même dépassé, (celui des gilets jaunes)

    Et l’on voit aussi qu’elles peuvent être nombreuses.

    la bonne formule éducative pour les parents est donc :

    Argent + connaissances + de la psychologie + ensuite des relations car ça aide aussi.

    Ah j’allais oublier une chose essentielle :

    Si l’on veut que le futur adulte excelle un jour financièrement, ils faudra lutter en permanence contre l’idéologie dominante de l’égalitarisme financier par le bas : A savoir  » fais ce qui te plait mais surtout pas pour l’argent (qui est sale) »

    Mais bien sur, chacun selon sa philosophie…..

    • Bravo Julien. Totallement d’accord avec vous.
      Concernant les élèves du cycle primaire, secondaire ou fac qui ne veulent rien faire hormis empêcher les autres de travailler, j’aurai une suggestion : Plutôt que de perdre du temps et de l’argent à les aider contre leur volonté, pourquoi ne pas les mettre d’emblée dans les métiers où ils vont fatalement finir ?
      On gagnerait du temps, de l’argent, les autres pourraient travailler sereinement et cela les obligerait peut-être à se réveiller et à faire des efforts.

  84. Un enseignement de qualité et a moindre coût pourrait être dispensé à travers le numérique .
    Réalisé par des profs de qualité , consultable à toute heure et en tout lieu et  » répétible  » à l’infini !!!
    Idem pour certaine formation professionnelle .

  85. Un lien des Échos pour la route :
    https://www.lesechos.fr/monde/europe/0600410855224-europe-des-penuries-demplois-qui-se-generalisent-2232545.php
    En résumé, le chômage est structurel en France, donc voulu, programmé, planifié.

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