La prochaine Loi sur le logement ELAN devrait acter le retour de l’encadrement des loyers. En effet, après avoir été annulé par voie judiciaire par les tribunaux de Lille et Paris, l’encadrement des loyers devrait faire son retour par la grande porte de la loi ELAN ( Évolution du Logement, de l’Aménagement et du Numérique). 

Je vous propose d’essayer de décrypter ce nouvel encadrement des loyers. Notez qu’il ne s’agit que d’un projet de loi qui sera discuté, amendé, modifié, amélioré par le parlement.

Tout d’abord, il est important de rappeler que l’encadrement des loyers n’aura pas un caractère automatique. Il devra être précédé de la création d’un observatoire local des loyers puis d’une décision du maire de la commune concernée de mettre en oeuvre ou non l’encadrement des loyers dans sa ville. L’encadrement des loyers est donc une possibilité offerte aux mairies des villes situées dans certaines zones géographique.

En tout état de cause, l’encadrement des loyers de la loi ELAN est disposition expérimentale qui ne pourra excéder 5 années.

Le projet de loi ELAN précise que seules « Les zones d’urbanisation continue de plus de 50 000 habitants où il existe un déséquilibre marqué entre l’offre et la demande de logements, entraînant des difficultés sérieuses d’accès au logement sur l’ensemble du parc résidentiel existant, qui se caractérisent notamment par le niveau élevé des loyers, le niveau élevé des prix d’acquisition des logements anciens ou le nombre élevé de demandes de logement par rapport au nombre d’emménagements annuels dans le parc locatif social » seront concernées par l’encadrement des loyers.

Dans les faits, il s’agit des 28 agglomérations dans lesquelles s’applique la taxe sur les logements vacants ou la surtaxe d’habitation sur les résidence secondaire (cf liste des villes : Liste des villes en zones tendues – Ou simulateur de zones tendues proposé par l’administration).

Ainsi, dans chacune des 28 agglomérations, il devra être créé un observatoire local des loyers. Ces observatoires des loyers seront composés de telle sorte d’assurer la représentation équilibrée des bailleurs, des locataires et des gestionnaires ainsi que la présence de personnalités qualifiées au sein de ses organes dirigeants. 

 

Le représentant de l’Etat dans le département utilisera le travail de l’observatoire local des loyers afin de fixer, chaque année, par arrêté, un loyer de référence, un loyer de référence majoré et un loyer de référence minoré, exprimés par un prix au mètre carré de surface habitable, par catégorie de logement et par secteur géographique. Notez qu’il sera possible de concentrer l’encadrement des loyers sur certains quartiers d’une ville et c’est le maire de la ville qui décidera de l’application ou non de l’encadrement des loyers.

 

 

Quelques mesures importantes de l’encadrement des loyers de la loi ELAN.

Les catégories de logement et les secteurs géographiques sont déterminés en fonction de la structuration du marché locatif constatée par l’observatoire local des loyers.

Chaque loyer de référence est égal au loyer médian calculé à partir des niveaux de loyers constatés par l’observatoire local des loyers selon les catégories de logement et les secteurs géographiques.

Chaque loyer de référence majoré et chaque loyer de référence minoré sont fixés respectivement par majoration et par minoration du loyer de référence. Le loyer de référence majoré est égal à un montant supérieur de 20 % au loyer de référenceLe loyer de référence minoré est égal au loyer de référence diminué de 30 %.

 

La fixation du loyer lors de la signature du bail initial ne pourra dépasser un loyer de référence majoré + complément de loyer pour les biens aux qualités supérieures.

Dans les villes concernées par l’encadrement des loyers, le loyer de base des logements mis en location est fixé librement entre les parties lors de la conclusion du contrat de bail, dans la limite du loyer de référence majoré (loyer médian + 20%). 

Dans l’hypothèse ou le loyer de base prévu dans le contrat de bail est supérieur au loyer de référence majoré à la date de signature dudit contrat de bail, il pourra être engagé une action en diminution de loyer pour le rendre compatible avec le loyer de référence majoré.

Néanmoins, le propriétaire bailleur pourra essayer d’imposer un complément de loyer (et donc dépassé les loyers de référence majoré) pour des logements présentant des caractéristiques de localisation ou de confort supérieur par comparaison avec les logements de la même catégorie situés dans le même secteur géographique. 

Le complément de loyer tient compte des équipements et services associés aux logements meublés.

 

Lors du renouvellement du bail, le loyer pourra faire l’objet d’une action en réévaluation ou en diminution du loyer trop élevé ou trop faible par rapport au loyer de référence majoré ou minoré.

Lors du renouvellement du contrat, une action en diminution de loyer peut être engagée si le montant du loyer fixé au contrat de bail, hors montant du complément de loyer le cas échéant, est supérieur au loyer de référence majoré.

Lors du renouvellement du contrat, une action en réévaluation de loyer peut être engagée dès lors que le loyer est inférieur au loyer de référence minoré.

Dans ces deux cas, l’une ou l’autre des parties peut proposer un nouveau loyer à son cocontractant, au moins six mois avant le terme du contrat pour le bailleur et au moins cinq mois avant le terme du contrat pour le locataire, dans les conditions de forme prévues à l’article 15 de la loi n° 89-462 du 6 juillet 1989 tendant à améliorer les rapports locatifs et portant modification de la loi n° 86-1290 du 23 décembre 1986. Le montant du loyer de référence majoré ou minoré pris en compte correspond à celui qui est en vigueur à la date de la proposition émise par l’une des parties.

Le nouveau loyer proposé dans le cadre d’une action en réévaluation de loyer est inférieur ou égal au loyer de référence minoré. Le locataire peut, par référence aux loyers habituellement constatés dans le voisinage pour des logements comparables, contester l’action en réévaluation de loyer selon la procédure prévue au présent article.

Les loyers servant de références doivent être représentatifs de l’ensemble des loyers habituellement constatés dans le voisinage pour des logements comparables, situés soit dans le même groupe d’immeubles, soit dans tout autre groupe d’immeubles comportant des caractéristiques similaires et situés dans la même zone géographique.

Le nombre minimal de références à fournir est de trois. Toutefois, il est de six dans les communes, dont la liste est fixée par décret, faisant partie d’une agglomération de plus d’un million d’habitants.

 

 

Quelles sanctions pour le propriétaire bailleur qui appliquerait un loyer trop élevé ?

L’article 49 du projet de loi ELAN prévoit une sanction pour le propriétaire qui se verrait imposer une baisse de loyer :

Lorsque le juge des baux, saisi par un locataire, diminue le loyer de base prévu au contrat de bail et condamne le bailleur à reverser un trop perçu, le jugement est notifié au représentant de l’Etat dans le département.

Le représentant de l’Etat prononce une amende administrative dont le montant ne peut être supérieur à 25 % pour une personne physique et à 75 % pour une personne morale du montant du trop-perçu au reversement duquel le bailleur a été condamné.

L’amende est prononcée après que l’intéressé ait été informé de la possibilité de présenter ses observations dans un délai déterminé.

 

A suivre …

 

 

 

 

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34 Comments

  1. Belle époque says:

    Le début de la FIN !!!

  2. julien bonnetouche says:

    Lettre ouverte au président Macron à propos de l’encadrement des loyers du projet de loi ELAN

    Monsieur le Président,

    Dans le projet de loi ELAN, vous reprenez et renforcez l’encadrement des loyers pendant une durée de 5 ans, afin dit votre ministre, de mener l’expérience jusqu’au bout.
    Vous le renforcez parce qu’il est prévu des condamnations financières pour les propriétaires qui ne le respecteraient pas.
    Serait il possible Monsieur le Président de nous expliquer ce que l’on peut attendre comme informations au bout de 5 années d’application de cette mesure, si ce n’est que les loyers seront effectivement encadrés  par des barèmes administratifs ?
    S’il y a bien un domaine où le consensus est général, (hormis quelques gauchistes) c’est bien celui là : l’encadrement des loyers est la meilleure façon de détruire les centres villes après les bombardements, car on sait très bien qu’à la longue les bailleurs n’entretiendront plus les immeubles faute de moyens.
    Vous même d’ailleurs, vous le savez, puisque pendant la campagne électorale, vous avez déclaré ne pas être favorable à l’encadrement des loyers.

    Alors pourquoi maintenir une telle mesure ?

    La réponse qui vient le plus aisément, c’est qu’elle s’inscrit dans la continuité de votre projet qui consiste à détourner les français de l’immobilier pour orienter l’épargne vers l’investissement en entreprise.
    J’imagine bien l’un de vos conseillers se risquer à proposer que l’on pourrait tout aussi bien encadrer les prix de vente du m² avec une marge de ± 20 % dans un immeuble donné, selon que l’on a un 6eme étage et une vue sur la tour Eiffel ou une RDC sur une cour sans intérêt.
    Je vois bien aussi quelqu’un d’autre dire qu’il ne faudrait peut être pas pousser le bouchon trop loin !!!

    Monsieur le président,
    Je pourrais vous dire que ceux qui investissent dans l’immobilier sont les mêmes que ceux qui investissent dans les actions d’entreprises et qu’il n’est pas utile d’altérer la confiance que vous avez réussi à obtenir de leur part en les faisant douter de votre pensée libérale.
    Je pourrais vous dire que l’immobilier est aussi un secteur économique essentiel.
    Je pourrais vous dire également que les français aiment l’immobilier, et que vous ne les changerez pas, car on ne change pas les gens. Il faut faire avec.
    Je pourrais vous dire enfin que ce qui ne surprenait pas de la part de Mmes Duflot et Aubry, est quasi stupéfiant de la votre.

    Mais je préfère vous dire que pour la première fois en appliquant cette mesure vous agissez en contradiction avec l’image que les investisseurs ont de vous, et ça, c’est la pire des attitudes que l’on peut attendre d’un chef.
    Taxer si vous le voulez, mais ne limitez pas la liberté !

    • Patrick D says:

      Vous dites « les français aiment l’immobilier, et que vous ne les changerez pas » …
      Je ne suis pas certain que cela soit encore vrai, autour de moi tous les loueurs cherchent à revendre.

    • Votre message légèrement pathétique me fait doucement rire car très autocentré. Je devine aisément votre propre intérêt à conserver les prix de l’immobilier élevés car soit vous êtes certainement (multi) propriétaire soit vous travaillez dans l’immobilier (des marges plus grandes ?). Dans tous les cas, vous semblez vous focaliser sur l’argent.

      Si je faisais moi-même une lettre ouverte au président de façon autocentrée, j’expliquerais tout simplement que le prix de l’immobilier élevé fait que les générations arrivées sur le marché du travail après 2011 subissent de plein fouet ces prix. Non seulement les prix sont inabordables car déconnectés des salaires mais surtout, cela ne laisse entrevoir à ces générations aucune possibilité d’acquisition pour l’avenir. Il ne faut pourtant pas oublier que l’immobilier est un besoin !!
      On se retrouve ainsi avec une part de plus en plus importante de la population obligée de louer à des prix très élevés qui épargne au maximum, limite les dépenses et consomme au minimum pour espérer un jour réaliser le rêve de l’accession à la propriété. (En général, ce n’est pas bon un pays dans lequel les gens ne consomment pas)
      Cette part de la population est en plus obligée de louer des petites surfaces ce qui n’aide pas non plus pour fonder une famille.
      Du côté des propriétaires investisseur, (qui se décrivent souvent comme les bâtisseurs sauveurs), on retrouve souvent (heureusement pas systématiquement) la logique du profit au maximum ce qui fait que le parc immobilier français est de plus en plus inadapté et non entretenu. J’ai visité de nombreux appartements dans lesquels le propriétaire (défiscalisateur) n’y habiterait certainement pas.

      Des prix de l’immobilier bas seraient donc très bénéfiques : Plus de consommation, regain d’optimisme, hausse de la natalité, parc immobilier mieux entretenu ce qui mécaniquement améliorerait l’emploi.

      Finalement, c’est bien de mettre l’humain en avant et non l’argent.

      PS : Vous n’allez certainement pas le croire mais je ne suis pas un « gauchiste ».

      • julien bonnetouche says:

        Bonjour RoD,

        Je pense que vous n’avez pas bien saisi ce que je dis :
        A aucun moment je pense que les prix de l’immobilier parisien va baisser : Je peux même parier sur son augmentation régulière dans les années à venir. C’est sur la plus-value que les investisseurs margent. Bien plus que sur les loyers.

        C’est d’ailleurs normal car nous sommes dans un marché mondial où les autres grandes capitales de même niveau valent dans l’ensemble plus cher que Paris.
        Paris a donc du retard à rattraper et le fera surement avec la politique pro business actuelle. Et de toutes façons le marché est complètement déséquilibré en faveur d’une offre trop faible pour la demande.

        Mais justement il faut rester cohérent : A Paris vivent beaucoup d’étranger anglophones , et en général dans leur pays d’origine, les loyers sont plus élevés qu’à Paris. Il n’y a aucune raison qu’ils nous prennent pour un pays sous développé, d’une part.

        D’autre part, un encadrement des prix est une mesure d’un autre age, tout a fait en décalage avec la mondialisation libérale qui a gagné la bataille contre la lutte des classe et le protectionnisme.

        Enfin, dans ce contexte de mondialisation sans retour possible, il est important de laisser le marché trouver son propre équilibre, faute de quoi on s’expose à des effets pervers (nombreux) tel qu’une désaffection pour l’investissement privé dans l’immobilier locatif pourtant indispensable à la fluidité du marché..

      • Patrick D says:

        Je ne suis pas d’accord avec vos affirmations et pourtant je connais bien l’immobilier car je suis ce que vous appelez un « (multi) propriétaire ».
        _ Vous dites que l’immobilier est trop cher et qu’un jeune ménage ne peut pas se loger : c’est faux. Dans ma ville de Niort et sur 80 % de la France, je peux trouver des maisons et apparts à des prix faibles voire bas si le couple est prêt à retrousser les manches.
        _ Vous dites que les gens rêvent d’acheter leur logement ( puis peut-être d’investir pour devenir un riche investisseur ?) : c’est faux. J’ai beaucoup de locataires qui n’ont ni l’envie, ni la stabilité territoriale d’acheter leur logement et qui sont très contents de trouver un logement à louer.
        _ Vous dites que des prix de logements bas seraient une bonne chose, ce qui entraineraient des loyers bas : c’est vrai. Je vous conseille de vite venir aider toutes les chambres de propriétaires qui exigent moins de normes, moins de taxes, moins de hausses ou de changement perpétuel des lois. Et vous verrez … rien du tout car l’état se fiche complétement que l’immobilier coûte cher à acheter tant que les loyers n’augmentent pas ou baissent comme en ce moment dans ma région.
        Puis je vous conseiller de sortir vous même de votre bulle et de revenir à la vie réelle. Ce qui se passe n’arrive pas sans raisons et les fautifs ne sont certainement pas les bailleurs, sauf cas particuliers comme on n’en trouve aussi chez les locataires.
        Je subodore que vous ne voyez le monde de l’immobilier qu’à travers le prisme de Paris. Vous pourriez évoluer : Paris n’est pas la France.

  3. Belle époque says:

    Julien vous voilà , c’est un plaisir nous allons pouvoir recommencer notre guerre ouverte puisque meilleurs agents à boycotter la plupart des profils baissiers. Bon quelques part on peut comprendre c’est leur gagne pain .

  4. Belle époque says:

    @ julien
    C’est vrai que tout le monde n’est pas retraité comme vous avec des multipropriétés acheté à l’époque une bouchée de pain !

    Vous êtes un papy boomer qui a commencé à investir quand une serveuse pouvait facilement se payer un trois pièces à Paris quand maintenant un ingénieur à bien du mal.

    La plus grande occupation de vos journées se trouve dans vos commentaires sur les multiples forums immobiliers pour satisfaire l’ ego , et l’avarice !

    La plupart des jeunes qui travaillent aspire à bien autrechose et GF a soulevé une très forte probabilité dans son article.
    https://www.leblogpatrimoine.com/immobilier/la-bulle-immobiliere-a-paris-en-2018-peut-telle-eclater-comme-la-bulle-de-1991.html

    • Badtimes says:

      Pardon mais quand j’ai acheté mon deux pièces à Paris fin des années 70 j’étais cadre dans une grande entreprise et n’avait déjà pas les moyens sans aide de pouvoir acheter: merci de me signaler que je ne m’étais mal orienté professionnellement et que j’aurai du être serveur! Restons sérieux svp

  5. Belle époque says:

    https://www.meilleursagents.com/actualite-immobilier/2017/12/evolution-prix-immobilier-1er-decembre-2017/

    @julien
    Sur le sujet de l’encadrement des loyers voici donc la raison qui vous rattrape .
    J’avais déja évoqué le sujet dans le baromètre du 1 décembre 2017 à la date du 3 décembre et le 5 décembre vous disiez que cela arrangeait Mr Macron et maintenant vous lui faîtes une lettre ouverte. Vous voyez la différence entre vous est moi c’est que j’avais raison.

    Mais bons c’est comme la bourse mieux vaut avoir tort à plusieurs que raisons tout seul.

    Mon entrée en matière était un peu taquineuse, mais c’est seulement dans le but d’écouter encore est encore une de vos belles histoires.

  6. Les vents contraires commencent à souffler sur la pierre , bientôt l’ouragan ? On verra mais une chose est sûre les mesures douanières américaines vont générer une forte inflation qui va se propager presque partout . Inflation qui va donc de pair avec hausse des taux et baisse de la valeur de l’actif couplé aux mesures macronienne sur l’immobilier vaut mieux que ceux qui ont acheté récemment à des prix prohibitifs soient bien accroché pour la chute !

    • Fredy Gosse says:

      En attendant Le Point de cette semaine ne trouve plus assez d’arguments pour décrire la folie acheteuse et l’envolée des prix .Alors qu’est ce qui nous échappe?

  7. Fredy Gosse says:

    Une serveuse pouvait s acheter un 3 pièces a Paris Texas sans doute?Pour le reste la plasticité humaine rétablira le pas de porte au noir…J oubliais vous êtes trop jeune pour avoir connu les effets de la loi de 48????

  8. Francis says:

    Dans la mesure où les loyers tiennent compte en partie de l’amortissement du prix d’acquisition du bien, la logique ne serait elle pas d’aller jusqu’au bout en definissant aussi un prix de vente au m2 dans les zones concernées ? Celà aurait pour effet de faire renoncer les promoteurs, donc à restreindre le nombre de biens destinés à la location, favorisant donc les « arrangements » occultes. Pour les biens déjà construits, les propriétaires, spoliés par une telle mesure, ne mettraient plus en vente leurs biens.
    Bref ! Encore une fois une usine à gaz, des comités « théodule ».
    Foutons la paix à ceux qui ont le courage – la témérité – de permettre de mettre sur le marché ce que les instances gouvernementales sont incapables de satisfaire.

  9. julien bonnetouche says:

    @ belle époque,

    Alors « Belle époque » Toujours sur votre île ensoleillée ?
    J’espère pour vous que vous n’envisagez pas de revenir pour acheter à Paris, car les prix des appartements corrects ont augmentés d’à peu près 10% depuis nos derniers échanges….
    Vous dites que ce qui nous différencie, c’est que vous aviez raison et moi tort sur l’encadrement des loyers.
    Permettez moi de ne pas voir les choses sous cet angle :
    Moi je vois ce qui est souhaitable ou non pour l’économie du pays en général.
    Alors que vous, vous jouissez des péripéties administratives qui gênent ceux qui réussissent mieux que vous, car vous êtes incapable d’en faire autant !
    Et ce n’est pas comme cela que vous sortirez de l’aigreur qui vous anime !!

  10. Fredy Gosse says:

    Quelques chiffres pour égayer nos débats
    en 1973 une employée au smic gagnait 19010 FRANCS par an soit 1584 ,16 FRANCS /Mois donc 241 Euros, 50 par mois
    le prix du m2 Neuf moyen à Paris était de 3701 Francs /m2 secteur libre
    ainsi donc un appartement de 70 m2 valait
    259070 francs soit 39494 ,96 euros
    .Alors c’était vraiment très facile n’est ce pas
    je rappelle que l’inflation en 1974 était de 13,70 % et que le livret rapportait 6.50 % cad que l’on perdait 7,20 % de son argent cette année là en ayant un livret A…
    Oh la belle vie …. salauds de vieux

  11. Belle époque says:

    L’insalubrité , le prix de ces logements qui dépérissent et en même temps prennent de la valeur; le bruit et j’en passe . Je ne vais certainement pas faire semblant de tromper l’ennui en revenant alors que j’ai vendu

  12. Fredy Gosse says:

    Est ce le sujet ? Je vous parle de ce qui était le nec plus ultra de l époque ?

  13. Belle époque says:

    @fredy gosse

    Donc sur la base que vous choisissez de 1973 un smic annuel correspondait à 5,13 M2 à Paris

    Aujourd’hui un smic net annuel correspond à 13 788 euros et Le M2 moyen à 9200 soit 1,49 M2 .

    Soit un pouvoir d’achat diminué de 345% sur la base que vous proposez.

    Car après après il faut faire abstraction de la dette , des taux et des manigances des nantis qui ont mené le pays là ou il est !

  14. Fredy Gosse says:

    vous oubliez que l’on empruntait à 16% sur 15ans ça fait du bruit …..in fine

    De plus la hausse n’a pas été linéaire loin s’en faut suivant les périodes vous pourriez n’avoir rien gagné
    exemple perso j’ai acheté à paris en 1974 un bien je l’ai revendu début des années 90 ,l’acheteuse a dit au notaire quelle plu value …et je lui ai répondu non c’est juste l inflation ce qui été confirmé par le notaire….

    Dans tous les cas de figure la serveuse que vous citez n’a jamais jamais pu s’acheter quoi que ce soit à Paris
    le délire Parisien remonte au début des années 2000 …l’immobilier c’est comme la bourse ça ne monte pas jusqu’ au ciel .nous nous sommes rapprochés de la voute céleste maintenant est ce que le marché va trinquer en 2018 ou en 2022 ça je ne suis pas devin mais je suis suffisamment vieux pour savoir que ça se produira..et d’ailleurs il ya suffisamment de décisions politique pour aller dans ce sens -:)
    Enfin Paris n’est pas la France en 1978 les prix de Paris et de Nice( pas la ville la moins chère )était proche ce n’est plus le cas… loin s’en faut

  15. Saint Nazaire, une ville que je connais bien se retrouve en zone tendue, je me demande pourquoi ?
    Le véritable problème de Saint Nazaire, ce n’est pas la quantité de logement disponible mais la qualité qui fait défaut.
    La grande majorité des locations sont dans des immeubles reconstruit après la guerre, tout comme Lorient, donc de gros problèmes d’isolation, de ventilation etc…
    Il y a beaucoup de logement à louer et ce n’est pas facile de trouver des locataires solvables. Donc bloquer les loyers équivaut à bloquer les travaux, j’ai du mal à comprendre cette stratégie !

  16. Fredy Gosse says:

    c’est pire, Hulot veut augmenter l’impôt foncier pour les logements mal isolés .s’il comprend comment faire fructifier son patrimoine ,manifestement il n’a pas compris que l’on ne peut à la fois augmenter l’impôt et exiger des travaux…surtout que ce sont le moins aisés qui ont ce type d’appartements
    on est chez les fous

  17. julien bonnetouche says:

    Bonjour, à tous,

    Le Paris des années 70 et le Paris actuel sont difficilement comparables, à la fois à cause de l’évolution des ses quartiers et de de l’art d’y vivre qui a considérablement changé.
    les populations aussi ne sont plus les mêmes ainsi que les activités professionnelles.

    Dans les années 70, les quartiers de l’ouest tenaient le haut du pavé. les 5eme et 6eme étaient également très prisés, mais le reste n’était pas terrible.
    Aujourd’hui ce sont les arrondissements centraux rénovés, et même un peu plus à l’est les 10eme et 11eme.qui sont recherchés. Bientôt le 13eme vers Ivry
    Même si une certaine bourgeoisie traditionnelle affectionne encore l’ouest, la jeunesse exige l’animation des bars et des boutiques branchées.
    Le mode de travail est lui aussi en constante évolution.
    les bureaux sont disséminés, le co-working est entrain partiellement de les remplacer petit à petit, et ce que les gens veulent, ( les jeunes) c’est une proximité entre leur vie professionnelle et leur vie personnelle. que ce soit avec le métro ou un vélo.
    la voiture c’est terminé pour la vie de tous les jours.
    Sortez dans les rues et dans les bars le soir dès la fin du travail et vous verrez l’animation qui y règne !!!
    vous pourrez noter aussi en vous promenant dans ces quartiers de Paris que la tendance maintenant généralisée des boutiques « bio » trouve ici un accent particulier avec les commerces de plus en plus nombreux proposant des produits  » circuits courts » haut de gamme et naturellement plus chers. Cela reflète les aspirations et le pouvoir d’achat des populations locales.

    Ce que je j’essaie de faire comprendre par là, c’est que l’engouement pour Paris n’est pas de la spéculation pure, comparable à ce qui peut se passe en bourse. Il s’agit d’une véritable demande pour un mode de vie pour lequel on est prêt à payer le prix, qui s’est initié au tournant de ce siècle et qui est loin d’être terminé.

    Il est donc normal que le Paris d’aujourd’hui soit plus cher qu »il y a 50 ans en monnaie constante.

  18. julien bonnetouche says:

    Une information qui remonte d’en bas, et que je donne à l’état brut.
    Je ne sais pas encore quelle va être l’estimation du prix moyen de m2 à Paris au 1er avril, mais j’ai d’ores et déjà le sentiment que ce que l’on nous donne est sous évalué, et ne reflète pas la tendance du marché actuel.
    j’étais hier soir avec un agent immobilier du 11eme.
    Selon lui les prix ont plutôt augmenté de 15% peut être 20%, depuis 1 an, avec une frénésie particulièrement importante depuis quelques mois.
    Sauf défaut important il y a toujours plusieurs offres au prix pour un bien, quelle que soit la surface.
    Il me disait que c’est la même chose pour des appartements à 2M que pour des 2 pièces à 450000€.
    (Cela est peut être en rapport avec la suppression de l’encadrement des loyers en décembre, et si c’est le cas, cela peut aussi retomber un peu quand il sera de nouveau instauré.)

    Je dis ça pour faire plaisir à « belle époque »

    Toujours est il, et je parle de ce que je connais, c’est à dire la rive droite, si on voit un appartement à 10000€m2 ou 10500€m2 qui reste un peu sur le marché, soit il se situe dans un quartier périphérique comme Louis blanc, Belleville, gare du nord, ou alors un RDC ou 1er étage exposé au nord,ou les chambres sur un boulevard passant….
    Tout le reste n’est jamais à moins de 11000€m2 et ne reste pas longtemps.
    la caractéristique générale étant qu’il n’y a rien de potable à vendre. C’est d’abord pour cela que les prix montent.
    Je sais qu’il y en a ici qui ne me croient pas, aussi, je leur conseille d’aller frapper à la porte de 2 ou 3 agences prises au hasard et il entendront rapidement quelle musique on leur joue !!

  19. « Je sais qu’il y en a ici qui ne me croient pas, aussi, je leur conseille d’aller frapper à la porte de 2 ou 3 agences prises au hasard et il entendront rapidement quelle musique on leur joue !! »

    Justement ce que mes associés et moi même firent et font toutes les semaines, et la musique n’est pas la même que la vôtre !

    « On ferait mieux de rester chez nous car peu d’appels » et surtout, peu d’appétence, ce qui est plus préoccupant, même « au prix » ce qui ne veut plus dire grand’chose en soit disant période de montée perpétuelle que vous décrivez…
    Mes connaissances notaires et syndics ne disent pas autre chose, hormis le segment grand luxe

  20. julien bonnetouche says:

    M. Fonteneau,
    je propose un autre sujet :
    Est il temps de renforcer ses positions en bourse, et si oui, de quelle manière ?

  21. julien bonnetouche says:

    Michel 2,

    Merci, mais je suis au courant.
    Nous verrons bien les modalités d’application.
    En ce qui me concerne, je loue la plupart du temps à des étrangers qui ne restent que quelques mois et qui posent peu de problèmes.
    Comme je n’aime pas me laisser enfumer par des gauchistes, cette fois ci, je crois que les français seront définitivement exclus pour mes appartements.

  22. Je crois que l’immobilier en général a un coup dans l’aile! Nous sommes dans un pays où la liberté de choix n’est plus ce qu’elle était et je ne crois pas à une amélioration à l’avenir, au contraire(malheureusement).

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