Lorsque l’on envisage l’optimisation de la transmission de son patrimoine, la question du respect de la réserve héréditaire et de la quotité disponible arrive rapidement et peut apparaître comme une atteinte forte à la libre répartition de son patrimoine.

Et oui, en France, vous n’êtes, a priori, pas totalement libre de choisir vos héritiers. La loi et plus précisément le code civil désigne vos héritiers et leur attribue une part incompressible de votre patrimoine. Analysons ensemble ces notions de réserve héréditaire, d’héritier réservataire et de quotité disponible et surtout essayons de trouver quelques solutions pour utiliser avec habileté le code civil et choisir librement la répartition de votre patrimoine entre les héritiers que vous aurez choisi.

 

 

Qu’est ce que la réserve héréditaire ? Qui sont vos héritiers réservataires qui ne peuvent être déshérités ?

Selon votre situation familiale, que vous soyez marié, PACS ou en union libre, que vous ayez des enfants ou non, votre réserve héréditaire et quotité disponible sont différentes.

La distinction entre réserve héréditaire et quotité disponible est présentée à l‘article 912 du code civil :

« La réserve héréditaire est la part des biens et droits successoraux dont la loi assure la dévolution libre de charges à certains héritiers dits réservataires, s’ils sont appelés à la succession et s’ils l’acceptent.

La quotité disponible est la part des biens et droits successoraux qui n’est pas réservée par la loi et dont le défunt a pu disposer librement par des libéralités. »

 

 

Qui sont vos héritiers réservataires si vous êtes marié ?

Si vous êtes marié, sans enfant, votre conjoint est votre seul héritier réservataire à hauteur de 1/4 de votre patrimoine.

Cela signifie que vous serez dans l’obligation de transmettre à minima 1/4 de votre patrimoine à votre conjoint. Vous serez alors totalement libre de transmettre le solde (c’est à dire les 3/4 de votre patrimoine) aux personnes de votre choix. Cette libre transmission pourra être effectuée par donation ou testament.

A défaut de saisir cette liberté d’attribuer votre quotité disponible aux héritiers de votre choix, le code civil prévoit une répartition à hauteur de 1/4 à chacun de vos parents vivants et le solde à votre conjoint.

A défaut de parent, l’intégralité de votre patrimoine sera transmis à votre conjoint sauf les biens que vous auriez reçus de vos ascendants par succession ou donation et qui se retrouvent en nature dans votre succession qui seraient, en l’absence de descendants, dévolus pour moitié aux frères et sœurs du défunt ou à leurs descendants, eux-mêmes descendants du ou des parents prédécédés à l’origine de la transmission (article 757 – 3 du code civil)

 

Vous aurez donc noté que vos parents ne sont pas héritiers réservataires et qu’il est tout à fait possible de les déshériter par testament par exemple (mais qu’à défaut de les déshériter, ils seront vos héritiers à hauteur de 1/4 chacun).

 

 

Si vous êtes marié, avec enfants, vos enfants sont vos seuls héritiers réservataires.

Le conjoint n’est plus héritier réservataire si vous avez des enfants. Cela signifie que si vous avez des enfants, vous ne pourrez pas les déshériter et vous devrez obligatoirement leur transmettre une partie de votre patrimoine. En revanche, vous pourrez tout à fait déshériter votre conjoint par testament par exemple.

La réserve héréditaire des enfants varie en fonction du nombre d’enfant :

  • Si vous êtes marié, avec un enfant, votre enfant unique est votre seul héritier réservataire et devra obligatoirement recevoir 1/2 de votre patrimoine ; Vous êtes libre de transmettre le solde de votre patrimoine (c’est à dire la moitié) à qui vous le voulez, y compris votre conjoint (ou pas).
  • Si vous êtes marié, avec deux enfants, chacun de vos enfants est héritier réservataire à hauteur de 1/3 de votre patrimoine ; Vous êtes libre de transmettre le solde de votre patrimoine (c’est à dire un tiers) à qui vous le voulez, y compris votre conjoint (ou pas).
  • Si vous êtes marié, avec trois enfants et plus, vos enfants sont héritiers réservataires à hauteur de 3/4 de votre patrimoine ; Vous êtes libre de transmettre le solde de votre patrimoine (c’est à dire un quart) à qui vous le voulez, y compris votre conjoint (ou pas).

 

Si vous ne saisissez pas cette liberté de transmettre votre quotité disponible aux héritiers de votre choix, le code civil prévoit que votre conjoint sera votre héritier à hauteur de 1/4 en pleine propriété ou 100% en usufruit selon que vos enfants soient ou non fruit d’une seule union et le solde reparti équitablement entre vos enfants (cf »Protection du conjoint : quel héritage pour le conjoint survivant ?« ).

Vous noterez qu’une donation entre époux permettra le cas échéance d’augmenter les droits successoraux dévolus au conjoint survivant (cf »La donation entre époux universelle plus efficace que la communauté universelle pour protéger le conjoint ?)

 

 

Qui sont vos héritiers réservataires si vous êtes PACS, en union libre, concubinage ou célibataire ?

Seul le mariage permet une protection maximale du conjoint. Les autres formes d’union, y compris le PACS, ne confère aucun droit successoraux au conjoint (cf »PACS : Comment protéger son conjoint et partenaire ? Quels sont les droits du survivant ?« )

 

Si vous êtes n’êtes pas marié, c’est à dire en PACS, union libre, concubinage ou célibataire, sans enfant, vous n’avez aucun héritier réservataire .

Si vous n’êtes pas marié, sans enfant, vous n’avez aucun héritier réservataire et vous pourrez alors librement désigner vos héritiers.

A défaut de librement désigner vos héritiers par un testament ou donation, le code civil organise votre succession et précise que vos héritiers sont

  • Que vos parents sont vivants et que vous avez des Frères et sœurs :  la succession est dévolue, pour un quart, à chacun des père et mère et, pour la moitié restante, aux frères et sœurs ou à leurs descendants ;
  • Que vos parents sont vivants et que vous n’avez pas de frère et sœur : Vos parents sont vos seuls héritiers à hauteur de 1/2 chacun ;
  • Que vos parents sont décédés que vous avez des frères et sœur : Vos frères et sœur sont vos seuls héritiers ;

 

 

Si vous êtes n’êtes pas marié, c’est à dire en PACS, union libre, concubinage ou célibataire, avec au moins un enfant, votre enfant est votre unique héritier réservataire. 

En présence d’un enfant, celui-ci est votre unique héritier réservataire. La réserve héréditaire des enfants varie en fonction du nombre d’enfant :

  • Si vous êtes en PACS, concubinage, union libre ou célibataire, avec un enfant, votre enfant unique est votre seul héritier réservataire et devra obligatoirement recevoir 1/2 de votre patrimoine ; Vous êtes libre de transmettre le solde de votre patrimoine (c’est à dire la moitié) à qui vous le voulez, y compris votre partenaire de PACS, concubin (ou pas).
  • Si vous êtes en PACS, concubinage, union libre ou célibataire, avec deux enfants, chacun de vos enfants est héritier réservataire à hauteur de 1/3 de votre patrimoine ; Vous êtes libre de transmettre le solde de votre patrimoine (c’est à dire un tiers) à qui vous le voulez, y compris votre partenaire de PACS, concubin (ou pas).
  • Si vous êtes en PACS, concubinage, union libre ou célibataire, avec trois enfants et plus, chacun de vos enfants est héritier réservataire à hauteur de 1/4 de votre patrimoine ; Vous êtes libre de transmettre le solde de votre patrimoine (c’est à dire un quart) à qui vous le voulez, y compris votre partenaire de PACS, concubin (ou pas).

 

A défaut de profiter de cette liberté dans la désignation de vos héritiers (utilisation de la quotité disponible), vos seuls héritiers seront vos enfants et votre partenaire de PACS, concubin ne sera pas votre héritier ! 

 

 

Est on dans l’obligation de respecter la réserve héréditaire et la quotité disponible ? Comment est elle calculée ? Comment contourner ces règles rigoureuses ?

Le respect de la quotité disponible et de la réserve héréditaire est facultative et ce seront aux héritiers réservataires (c’est à dire les enfants, ou le conjoint) d’engager une action pour faire respecter le code civil et faire valoir leur droits successoraux définis par la réserve héréditaire.

Il est tout à fait possible de ne pas respecter la réserve héréditaire et la quotité disponible, c’est à dire de déshériter les héritiers réservataires, si ces derniers sont d’accord. Ils pourront signifier leur accord à cette transgression de la réserve héréditaire :

  • Soit au moment du règlement de la succession en n’engageant pas l’action en réduction (et signant alors un consentement à exécution d’une libéralité excessive),
  • Soit du vivant de la personne qui souhaite plus de liberté dans sa dévolution successorale en faisant signer aux héritiers réservataires qui accepteraient d’être lésés un acte de renonciation anticipée à l’action en réduction (article 929 du code civil).

 

 

L’action en réduction, la solution pour les héritiers réservataires lésés qui veulent faire valoir leurs droits successoraux sur la réserve.

A contrario, un héritier réservataire lésé qui souhaiterait faire valoir ses droits successoraux pourra mettre en oeuvre l’action en réduction afin de réduire la part du patrimoine transmise aux héritiers non réservataires (qui viendrait donc empiéter sur la réserve héréditaire).

C’est l’article 921 et suivant du code civil qui présente l’action en réduction :

« La réduction se détermine en formant une masse de tous les biens existant au décès du donateur ou testateur.

Les biens dont il a été disposé par donation entre vifs sont fictivement réunis à cette masse, d’après leur état à l’époque de la donation et leur valeur à l’ouverture de la succession, après qu’en ont été déduites les dettes ou les charges les grevant. Si les biens ont été aliénés, il est tenu compte de leur valeur à l’époque de l’aliénation. S’il y a eu subrogation, il est tenu compte de la valeur des nouveaux biens au jour de l’ouverture de la succession, d’après leur état à l’époque de l’acquisition. Toutefois, si la dépréciation des nouveaux biens était, en raison de leur nature, inéluctable au jour de leur acquisition, il n’est pas tenu compte de la subrogation.

On calcule sur tous ces biens, eu égard à la qualité des héritiers qu’il laisse, quelle est la quotité dont le défunt a pu disposer. » article 922 du code civil

 

 

L’action en réduction est calculée sur la masse de tous les biens existant au décès du donateur ou testateur et des biens dont il a été disposé par donation entre vifs… mais pas l’assurance vie souscrit par le défunt et dénoué par son décès. 

Le respect de la quotité disponible et de la réserve héréditaire est une notion propre au code civil. C’est alors que les capitaux versés aux bénéficiaire désignés dans la clause bénéficiaire d’un contrat d’assurance vie ne sauraient être concernés par ces notions civiles.

Comme nous vous l’expliquons dans cet article « Comment deshériter ses enfants en toute légalité ?« , l’action en réduction qui consiste à faire respecter la réserve héréditaire et la quotité disponible en fonction de la situation familiale du défunt s’applique à une masse de bien qui ne comprend pas l’assurance vie.

C’est alors qu’une utilisation habille de l’assurance vie, en veillant à éviter une requalification au titre des primes manifestement exagérées (cf »Requalification du contrat d’assurance vie : Peut on investir tout son patrimoine en Assurance vie.« ), il est possible de contourner les conséquences de la réserve héréditaire.

Avec l’assurance vie, la réserve héréditaire s’appliquera sur un patrimoine hors assurance vie. Imaginons la situation patrimoniale suivante :

Monsieur X, célibataire, à deux enfants dont un qu’il souhaite favoriser.

Monsier X à un patrimoine de 500 000€ dont 300 000€ en assurance vie, fruit d’une épargne de 30 ans, régulière et sur laquelle il tire des revenus complémentaires.

Monsieur désigne un seul de ses enfants bénéficiaire dudit contrat d’assurance vie.

Monsieur rédige un testament dans lequel il attribue la quotité disponible à un seul des enfants.

  • Un enfant aura donc :2/3 du patrimoine + bénéfice du contrat d’assurance vie  = 2/3 * 200 000€ + 300 000€  = 432 000€
  • L’autre enfance aura : 1/3 du patrimoine = 1/3 * 200000€ = 66 000€

Et c’est incontestable !




27 Comments

  1. Bonjour,

    Est-ce que les 1/2 frères et 1/2 sœurs sont considérés au même niveau que les « frères et sœurs »?
    Merci
    Cdt

    • En fait, les enfants du défunt sont « traités » de manière comparable.

      Vos 1/2 frères ou 1/2 sœurs sont l’enfant de votre père ou mère. Vous aurez donc des droits successoraux égalitaires lors de votre parent commun.

      Ai je répondu à votre question ?

      • Quid d’un divorcé avec 2 enfants avec la mère objet du divorce ??
        Cdlt

      • En fait, je me questionne sur mon héritage.
        J’ai 1 frère direct + 1 autre frère suite au remariage de mon père.
        Étant propriétaire de plusieurs biens immobiliers, s’il m’arrivent quelque chose, est-ce que la répartition de mes biens sera équitable entre mes 2 frères (en supposant que mes parents ne soient plus de ce monde)?
        Merci pour votre réponse

  2. fruitpassion says:

    nous sommes 2 enfants d’un premier mariage et 3 enfants d’un 2ième mariage.
    notre part 9/60 pour 2 enfants
    leur part 14/60 pour 3 enfants.
    bien immobilier en donation et usufruit pour ma belle mère.
    mon père est décédé en 2013.
    je souhaiterais récupérer ma part en monétaire, cela est-il possible ?
    si oui quels sont les démarches à faire chez le notaire puisque je dois siger un bon pour accord chez le notaire concernant cette succession. cordialement

  3. bonsoir
    mon père étant célibataire quand je suis né ma mère m »a élevé toute seule
    j ai aujourd’hui 46ans
    cela fait 1 an mon père c ‘est marié oui il n’auras pas d’enfants !!!!
    suis je hériditaire de lui ????

  4. Bonsoir,
    Nous sommes 3 enfants, notre mère veut faire une donation de son vivant. Notre sœur n’étant pas d’accord sur le choix des biens, notre mère décide de donner à mon frère et moi de son vivant les biens immobiliers que nous avons choisi et dont la somme serait égale. Par contre elle laisse une part égale à notre sœur qui se réglera au moment de la succession après son décès. Cela posera t’il des problèmes au moment de la succession ?
    Notre sœur pourra elle demander de revoir les donations ?
    merci

  5. Bonjour, ma mère est décédée en 1990, aucune succession n’a été faite. Nous sommes trois enfants de ce mariage. D’une autre relation est né notre demi frère. Mon père vient de décéder, l’assurance vie et au nom du demi frère, avont nous un recourt pour cette assurance vie? peut on l’a déduire du reste de la succession?

  6. Bonjour,

    Je vous remercie par avance de votre réponse.

    Un couple (mes parents) marié sous le régime de la communauté de biens réduite aux acquêts ont 3 enfants.
    Ils ont acquis une maison pendant leur union.
    De leur vivant , ils ont fait une donation partage à leurs 3 filles issues de cette union.
    Mon père est décédé cet été. Il ne reste donc que ma mère (usufruit) et nous 3 filles (nue propriétaire).

    Ma mère a eu 1 fils d’un premier mariage.

    Aura-t-il un droit sur la donation partage que mes parents ont fait en notre faveur au décès de ma mère ?

    Sahila

    • Non. Néanmoins, au décès de votre mère, celle ci aura quatre héritiers qui, sauf disposition contraire prise par votre maman, auront chacun 1/4 de son patrimoine.

      Le patrimoine de votre mère à partager en 4 sera composé de ses biens propres, mais également de 1/2 de la communauté qu’elle avait avec votre père.

      • Merci pour votre réponse rapide.

        Dans le futur partage, nous pourrons considérer en bien propre sa voiture par ex. , son épargne en numéraire.

        Est ce que la maison, objet de la donation partage au profit des 3 filles est toujours considéré comme la communauté avec mon père bien qu’elle n’ai gardé que l’usufruit aujourd’hui ?
        Ex : la maison vaut 200 000€ = 1/2 100 000€ – il aura droit à 25 000€.

  7. OlivierSPb says:

    « Si vous êtes marié, avec trois enfants et plus, chacun de vos enfants est héritier réservataire à hauteur de 1/4 de votre patrimoine » donc si j’ai 5 enfants la réserve est de 5/4 de mon patrimoine!
    Marcel Pagnol s’est invité chez GF!
    César : Eh bien, pour la dixième fois, je vais te l’expliquer, le picon-citron-curaçao. Approche-toi ! Tu mets d’abord un tiers de curaçao. Fais attention : un tout petit tiers. Bon. Maintenant, un tiers de citron. Un peu plus gros. Bon. Ensuite, un BON tiers de Picon. Regarde la couleur. Regarde comme c’est joli. Et à la fin, un grand tiers d’eau. Voilà.
    Marius : Et ça fait quatre tiers.
    César : Exactement. J’espère que cette fois, tu as compris.
    Marius : Dans un verre, il n’y a que trois tiers.
    César : Mais, imbécile, ça dépend de la grosseur des tiers !
    Marius : Eh non, ça ne dépend pas. Même dans un arrosoir, on ne peut mettre que trois tiers.
    César: Alors, explique-moi comment j’en ai mis quatre dans ce verre !
    Marius : Ça, c’est de l’Arithmétique.

  8. OlivierSPb says:

    Plus sérieusement, il faut noter une chose importante qui certes ne concerne qu’ une minorité: Par défaut la loi applicable est celle du dernier pays de résidence. Même chose en ce qui concerne le régime matrimonial, en l’absence de contrat de mariage, le régime par défaut est celui du dernier pays de résidence, par exemple au Royaume-Uni, c’est la séparation de biens.
    Les législations nationales diffèrent sensiblement: par exemple en Belgique vous pouvez faire des donations révocables, avec des conditions suspensives…
    Par testament vous pouvez opter pour soumettre votre succession à la loi d’un pays dont vous possédez la nationalité.
    Tout ce ci concerne non seulement les grosses fortunes mais aussi les patrimoines plus modestes qui sont partis à l’étranger (Portugal, Maurice, Maroc,…) pour qu’une retraite moyenne leur donne un pouvoir d’achat supérieur et le tout sous des cieux ensoleillés…
    Pour consulter les particularités des divers pays européens, on se référera avec avantage à: http://www.successions-europe.eu/

  9. arnaud de rouge says:

    Il me semble qu’il y aune petite erreur dans le cas « Mariés avec trois enfants ou plus » chaque enfant n’est pas héritier réservataire d’1/4 mais ils sont globalement réservataires des 3/4… Même remarque pour les autres types d’unions.

  10. Riviera06
    Je lis avec intérêt toutes vos lettres avec un grand intérêt et cet article correspond à une situation qui me concernera.
    Voici une situation pour laquelle je souhaiterais avoir votre réponse:
    Mes parents nous ont fait une donation conjonctive avec réserve d’usufruit en 1979 d’une partie de leurs biens, soit 293 363 francs chacun à moi même et mes deux sœurs.
    Mon père est décédé le 31 décembre 2011 et ma mère âgée de 97 ans est vivante.
    Le 17 avril 2003 ma mère a fait une donation de la nue propriété en avancement de part successorale d’un terrain à bâtir à l’une de mes sœurs.
    Le 22 décembre 2011 (10 jours avant le décès de mon père dans la maison de retraite où ma sœur était secrétaire), ma mère (alors âgée de 90 ans) a transformé la donation en avancement de part successorale en une donation hors part successorale.
    Le 23 juillet 2015 ma mère a renoncé à son usufruit. Le bien a été évalué à 100 000 euros alors que les prix pratiqués sur cette commune montrent qu’il en vaut 185 000 euros.
    Il ne reste, à ma connaissance, qu’un seul bien qui reste dans la succession pour une valeur actuelle d’environ 150 000 euros.
    Le 23 juillet 2015 ma dite sœur a fait donation à l’un de ses fils de ce terrain à bâtir.
    Le 21 août 2015 ledit fils a apporté ce terrain à bâtir à une S C I dans laquelle il est majoritaire.
    Et il m’a été demandé « de donner mon consentement pur et simple à l’aliénation du bien provenant des donations relatées ci-dessus, dans les termes de l’article 924-4 alinéa 2 du code civil, afin que l’action en réduction ou revendication instituée par le premier alinéa du même article ne puisse être exercée contre l’acquéreur ou les tiers des biens immobiliers qui se sont trouvés apportés à la S C I et que ceux-ci obtiennent la propriété incommutable desdits biens ».
    Me trois questions:
    -Est-ce que la donation partage de 1979, composée uniquement de biens immobiliers, sera revalorisée de francs en euros actuels et intégrée à la succession?
    -La renonciation à l’action en réduction ne pourra pas s’appliquer à la S C I, mais pourra t-elle s’appliquer à ma sœur et à son fils?
    -Quels sont les délais de prescription pour agir compte tenu de cet historique des faits.
    Merci.
    M.C.

  11. Merci d’avance de votre réponse.
    Mariée avec 2 enfants (mariage précédent) et 9 petits enfants. Possédant une assurance vie je voudrais savoir quelles seraient le montant des taxes à payer si ce sont mes petits enfants qui en bénéficient ???
    M

  12. Bonjour,
    Dans le cas d’un couple marié (régime légal) ayant 2 enfants communs et s’étant fait une donation réciproque au dernier vivant, comment avantager un des enfants lors de la succession du premier conjoint (hors assurance vie) ?
    Si testament pour léguer une part de la quotité disponible à cet enfant, quel impact sur la part du conjoint survivant et la donation au dernier vivant ?
    Merci

  13. bonjour ma mère a été fille mère mon père a reconnu ma demie soeur qui est décédée mes nièces n ont jamais pris de contact avec mon père est ce qu il peux les déshériter ??? merci de votre réponse

  14. Bonjour,
    J’ai lu avec attention vos différents messages et certains ont commencés a orienter mes interrogations. Je me renseigne depuis quelques temps sur les successions dans des cas particuliers mais je ne trouve pas LA réponse, peut être la trouverais-je ici…

    Ma situation :
    Je viens d’hérité d’un terrain (que l’on se passe de génération en génération dans ma famille).
    J’ai un projet de construction dessus avec mon conjoint (avec qui je suis pacsé).
    Mon conjoint à 2 enfants d’une première union et nous avons 1 enfant ensemble.
    Le terrain restera à mon nom et nous souhaitons faire un prêt commun; la maison sera donc financé à 50/50. Cependant je sais que le droit du sol l’emporte donc en réalité la maison sera a moi.
    De ce fait, je me pose plusieurs questions :
    – en cas de séparation :
    Je sais qu’il aura doit a une indemnité ou un dédommagement financier.
    Comment cela se calcul-t-il ?
    1) la valeur de la maison seule divisé par 2 (je lui devrai donc 50% de la valeur de la maison)
    2) la valeur total de la propriété – la valeur du terrain nu = une somme. Cette somme divisée par 2 ?
    3) J’ai lu que cela pouvait être impacté par la plue value et qu’alors le dédommagement était égal à un certain pourcentage, c’est à dire par exemple Mr contribue au financement de la maison à hauteur de 50% il aura donc droit à 50% du montant de la pluevalue.
    Qu’est ce qui est vrai/faux… je suis perdue !

    J’essaye de trouver des réponses pour savoir dans quoi je vais m’engager et dans quoi lui et ses/notre enfant(s) seront engagés également.

    – en cas de décès

    * Si je décède en premier :

    Je compte rédiger un testament afin que mon conjoint ai l’usufruit de la maison à ma disparition.
    Mon enfant étant ma seule héritière, mes biens lui reviendront à elle seule (la maison y compris étant donné que le terrain est à moi).
    Etant seulement pacsé pourra t-il resté jusqu’à son décès dans la maison ? J’ai cru lire qu’il y avait une histoire de % dans l’usufruit et/ou que le pacsé peut rester 1 an dans la maison après le décès du conjoint mais qu’après il doit quitter la maison…
    Quelqu’un peut m’éclairer ? Comment dois je faire pour qu’il puisse y rester jusqu’à la fin de sa vie, l’usufruit donné sur le testament suffierait il ?

    Mais je n’oublie pas la résèrve heriditaire concernant la part de mon conjoint pour ses autres enfants.
    Ayant participé à 50% du financement, ces enfants ont tous droit à une part, donc quand lui aussi sera décédé, ma fille devra une part financière à ses freres et soeurs.
    Comment cela se calculera t-il ?
    N’y a t-il pas une autre solution afin que ma fille soit seule héritière de la maison (je ne voudrais pas qu’elle doit obliger de vendre le bien pour payer la part a ses freres et soeurs / bien que j’ai dejà pensé a contracter une assurance vie où elle serait bénéficiaire qui lui permettrait d’utiliser cet argent pour payer la part de ses freres et soeur par la suite mais bon… ce serait vraiment beaucoup trop de frais pour moi).

    * Si mon conjoint décède en premier :
    Je dois une part financière à ses enfants (notre fille y compris) ils ont droits obligatoirement aux 3/4 de son héritage (si j’ai bien compris) et moi si cela est stipulé dans son testament à la quotité disponible soit 1/4.
    Evidemment lors de son décès je vais devoir soit avoir les fonds nécessaire pour leur payer leur part soit vendre la maison pour pouvoir le faire.. chose que je ne souhaite pas sinon aucun intérêt à réflechir autant biensur.
    Du coup, nous pensions aux assurances vies pour nous protéger également. Ainsi il souhaite ouvrir une assurance vie dont je serai bénéficiaire. Ce qui me permettra d’avoir des fonds pour payer les enfants de leur part.
    Cependant, j’en ai discuter avec un notaire et celui-ci m’a dit qu’avec la jurisprudence, cela n’est plus trop possible. Cela serait considéré comme du détournement d’héritage afin de lésé les héritiers, sauf que ce n’est pas le cas.
    Si je touche son assurance vie et que je leur donne les fonds de l’assurance vie pour garder ma maison ou que je touche les fonds et qu’ensuite de vende ma maison pour leur payer leur part avec l’argent de la maison.. en soit cela reviendrai aux mêmes en terme financier.. sauf que je n’aurai plus de toit… je ne sais pas si je suis bien clair dans mes propos..
    Ces enfants pourront ils contester ce choix d’assurance vie vers moi qui servirait à leur donné leur part financière ?
    J’ai bien compris que la réserve hériditaire doit être respecté (mais que les assurances vies ne rentre pas en compte dans la succession).
    Dans notre cas, admettons que mon conjoint n’est pas d’autre bien que notre maison, la reserve hériditaire des enfants serait calculé uniquement sur la part de mon conjoint (sa contribution à la maison soit 50%).
    Je sais que tout sera calculé à linstant t (lors du décès) donc si par exemple la propriété est estimé 400.000€ (on y retire évidemment la valeur de mon terrain aujd 100.000€) = 300.000€ divisé par deux (chacun sa part) => la part de mon conjoint serait de 150.000€. C’est sur ce montant que serait calculé la part de chacun si je comprend bien. Donc si je suis également héritière chacun à 1/4 (3 enfants + moi), si je ne le suis pas (3 enfants seulement) chacun à 1/3.
    Je devrais donc soit 150.000€ (3 enfants) soit 112.500€ (3 enfants + moi). Est-ce bien cela ?

    Ma situation est assez compliquée j’ai limpression… famille recomposée + terrain uniquement à mon nom + maison commune… aidez moi s’il vous plait.

    Merci par avance de votre réponse

    • Bonjour Lilly,

      Vous avez déjà quelques réponses dans le lien suivant:
      https://testamento.fr/fr/guides/pacs/differences-entre-pacs-et-mariage

      S’agissant du terrain, vous en serez et resterez propriétaire unique avec ou sans maison qui elle, si elle a été construite à vous deux sera en indivision à 50/50 si la proportion apportée par chacun des pacsés est elle même de 50/50 et si précisé sur la convention de pacs.
      Pour le reste, les AV , héritiers de familles recomposées, etc. , je laisse les spécialistes vous répondre. Cdlt

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